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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CYTARABINE KABI 100 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Cytarabine
laboratoire: Fresenius Kabi Oncology

Solution injectable ou pour perfusion
Boîte de 1 Flacon de 10 ml
Toutes les formes

Précautions d'emploi

Mises en garde

La cytarabine est un myélosuppresseur puissant. Le traitement doit être instauré avec prudence chez les patients ayant une myélosuppression pré-existante induite par un médicament. Des myélogrammes doivent être effectués fréquemment après disparition des blastes de la circulation sanguine périphérique.

Il importe d'avoir à sa disposition tous les équipements nécessaires pour la prise en charge des complications, potentiellement fatales, de la myélosuppression (infection résultant d'une granulocytopénie et d'autres diminutions des défenses de l'organisme, et hémorragies secondaires à la thrombocytopénie).

Des réactions anaphylactiques ont été observées avec le traitement par cytarabine. Une anaphylaxie ayant entraîné un arrêt aigu cardiopulmonaire et nécessité une réanimation a été rapportée. Ceci s'est produit immédiatement après l'administration intraveineuse de cytarabine.

Des réactions indésirables sévères et parfois fatales : neurologiques, gastrointestinales et pulmonaires (différentes de celles rapportées avec les protocoles de traitement conventionnels par cytarabine) ont été rapportées avec des schémas posologiques expérimentaux de cytarabine. Ces réactions incluent une toxicité cornéenne réversible ; des dysfonctions cérébrales et cérébelleuses, généralement réversibles ; une somnolence ; des convulsions ; des ulcérations gastro-intestinales sévères, incluant des pneumatoses kystiques intestinales conduisant à une péritonite ; un sepsis et des abcès hépatiques ; et des oedèmes pulmonaires.

La cytarabine est carcinogène chez l'animal. La possibilité d'un effet similaire doit être prise en compte lors de la prise en charge à long terme d'un patient.

Précautions d'emploi

Le traitement doit être suspendu ou modifié lorsque la myélosuppression induite par le médicament a entraîné une chute du nombre de plaquettes en dessous de 50 000 ou du nombre de polynucléaires en dessous de 1 000 par mm3. Le nombre d'éléments figurés dans le sang périphérique peut continuer à diminuer après l'arrêt du médicament et atteindre des valeurs plus faibles dans les cinq à sept jours après l'arrêt du traitement. S'il est indiqué, le traitement peut être repris dès l'apparition de signes certains de récupération médullaire (sur des myélogrammes successifs). Les patients pour qui le médicament est arrêté jusqu'à normalisation des valeurs de l'hémogramme peuvent échapper au contrôle thérapeutique.

Des neuropathies périphériques motrices et sensitives après un traitement de consolidation à fortes doses de cytarabine, de daunorubicine, et d'asparaginase ont été observées chez des patients adultes souffrant de leucémie aiguë non lymphoblastique.

Les patients traités par de fortes doses de cytarabine doivent être surveillés pour vérifier l'absence d'apparition de neuropathies car une adaptation du schéma posologique peut être nécessaire pour éviter des troubles neurologiques irréversibles.

Une toxicité pulmonaire sévère et parfois fatale, un syndrome de détresse respiratoire chez l'adulte et un oedème pulmonaire ont été observés après l'administration de fortes doses de cytarabine.

Lorsque des doses de cytarabine intraveineuses sont administrées rapidement, les patients sont fréquemment nauséeux et peuvent vomir plusieurs heures après. Ce problème tend à être moins sévère si le médicament est administré en perfusion.

Une sensibilité douloureuse de l'abdomen (péritonite) et une colite guaïac positive, avec une neutropénie et une thrombocytopénie concomitantes ont été rapportées chez des patients traités avec des doses conventionnelles de cytarabine en association avec d'autres médicaments. Ces patients ont répondu à un traitement médical non chirurgical.

Une paralysie ascendante progressive différée aboutissant au décès a été rapportée chez des enfants atteints de LAM après l'administration intraveineuse de cytarabine à des doses conventionnelles en association à d'autres médicaments.

La fonction hépatique ainsi que la fonction rénale doivent être surveillées pendant le traitement par cytarabine.

Chez les patients avec une altération hépatique pré-existante, la cytarabine doit être administrée avec la plus grande prudence.

Des contrôles périodiques du myélogramme et des fonctions hépatique et rénale doivent être effectués chez les patients recevant un traitement par cytarabine.

Comme les autres médicaments cytotoxiques, la cytarabine peut induire une hyperuricémie secondaire à la lyse rapide des cellules cancéreuses. Le médecin devra surveiller l'uricémie du patient et être prêt à recourir aux mesures pharmacologiques et de soutien nécessaires pour contrôler ce problème.

Effets immunosuppresseurs/Augmentation de la sensibilité aux infections.

L'administration de vaccins vivants ou vivants-atténués chez les patients immunodéprimés suite à une chimiothérapie incluant la cytarabine, peut aboutir à des infections graves ou fatales. La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant un traitement par cytarabine. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés ; cependant, la réponse à ces vaccins est susceptible d'être diminuée.

Fortes doses : le risque d'effets secondaires sur le système nerveux central est plus élevé chez les patients ayant déjà reçu un traitement du système nerveux central comme une chimiothérapie intrathécale ou une radiothérapie.

Une transfusion concomitante de granulocytes doit être évitée car des cas d'insuffisance respiratoire sévère ont été rapportés.

Des cas de cardiomyopathie entrainant la mort ont été rapportés après un traitement expérimental par cytarabine à fortes doses en association au cyclophosphamide dans le cadre de la préparation à une greffe de moelle osseuse.

Sodium

Ce médicament contient moins d'1 mmol de sodium (23 mg) par dose, il est donc essentiellement « sans sodium ».

Interactions avec d'autres médicaments

La 5-Fluorocytosine ne doit pas être administrée avec la cytarabine car l'efficacité thérapeutique de la 5-Fluorocytosine est diminuée pendant ce type de thérapie.

Des diminutions réversibles des concentrations plasmatiques de digoxine à l'équilibre et de l'excrétion rénale des glycosides ont été observées chez les patients recevant un traitement par bêta-acétyldigoxine et une chimiothérapie contenant du cyclophosphamide, de la vincristine et de la prednisone avec ou sans cytarabine ou procarbazine. Les concentrations plasmatiques de digitoxine à l'équilibre ne semblent pas être modifiées. Par conséquent, la surveillance des concentrations plasmatiques de digoxine est indiquée chez les patients recevant des associations de chimiothérapies similaires. L'utilisation de digitoxine chez ces patients peut être considérée comme une alternative.

Une étude in vitro évaluant les intéractions entre la gentamicine et la cytarabine a montré un antagonisme lié à la cytarabine sur la sensibilité aux souches K. pneumoniae. Chez les patients sous cytarabine traités également par gentamicine pour une infection à K. pneumoniae, l'absence de réponse thérapeutique rapide peut indiquer la nécessité de ré-évaluer l'antibiothérapie.

En raison des propriétés immunosuppressives de la cytarabine, les infections virales, bactériennes, fongiques, parasitaires ou saprophytes de n'importe quelle localisation du corps peuvent être corrélées à l'utilisation de la cytarabine seule ou en association avec d'autres agents immunosuppresseurs, lesquels à des doses immunosuppressives affectent l'immunité cellulaire ou  humorale.

Ces infections peuvent être légères, mais aussi sévères et parfois fatales.

Grossesse et allaitement

Grossesse

La cytarabine est tératogène chez certaines espèces animales. L'utilisation de cytarabine chez les femmes enceintes ou susceptibles de l'être ne doit être envisagée qu'après une prise en considération soigneuse des bénéfices et risques potentiels.

Les hommes et les femmes doivent utiliser un moyen de contraception efficace pendant tout le traitement et jusqu'à 6 mois après le traitement.

Allaitement

Ce produit ne doit normalement pas être administré aux patientes qui sont enceintes ou aux mères qui allaitent.

Fécondité

Aucune étude de fécondité destinée à évaluer la toxicité de la cytarabine sur la reproduction n'a été effectuée. Une suppression gonadique pouvant causer des aménorrhées ou une azoospermie peut survenir chez les patients traités par la cytarabine, en particulier en cas d'association avec des agents alkylants. En général, ces effets semblent corrélés à la dose et à la durée du traitement et peuvent être irréversibles (voir rubrique Effets indésirables). Étant donné le potentiel mutagène de la cytarabine, qui peut induire des lésions chromosomiques dans les spermatozoïdes humains, il est conseillé aux hommes traités par cytarabine et à leur partenaire d'utiliser un moyen de contraception fiable.

Effet sur la conduite de véhicules

CYTARABINE KABI n'a aucun effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Néanmoins, les patients sous chimiothérapie sont susceptibles de présenter une diminution de leurs capacités à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Ils doivent être avertis de cette possibilité et avoir pour consigne d'éviter ces tâches dans ce cas.

Comment ça marche ?

La cytarabine est désaminée en ARA-U (arabinofuranosyl uracile) dans le foie et les reins. Après administration intraveineuse chez l'homme, seulement 5,8 % de la dose administrée est excrétée sous forme inchangée dans l'urine en 12 à 24 heures et 90 % de la dose est excrétée sous forme du métabolite inactif ARA-U. La cytarabine semble être métabolisée rapidement, principalement par le foie et peut-être par les reins. Après l'administration intraveineuse de fortes doses, les concentrations sanguines diminuent pour devenir indétectables en 15 minutes chez la plupart des patients. Chez certains patients, les concentrations circulantes du médicament ne peuvent déjà plus être mesurées 5 minutes après l'injection. La demi-vie du médicament est de 10 minutes.

Par comparaison avec la cinétique de la cytarabine à doses conventionnelles, les fortes doses produisent un pic plasmatique 200 fois plus élevé. Le pic d'apparition de l'ARA-U (métabolite inactif), avec les fortes doses, n'est observé qu'au bout de 15 minutes.  La clairance rénale est plus lente avec les fortes doses de cytarabine qu'avec les doses conventionnelles. Après l'administration d'une forte dose de 1 à 3 g/m² de cytarabine en perfusion intraveineuse, les concentrations de la cytarabine dans le liquide céphalorachidien sont d'environ 100 à 300 nanogrammes/ml.

Le pic plasmatique est atteint au bout de 20 à 60 minutes après injection sous-cutanée. A doses comparables, il est significativement inférieur à celui observé après administration intraveineuse.



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