publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

DACARBAZINE MEDAC 500 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Dacarbazine
laboratoire: Medac Gmbh

Poudre pour solution pour perfusion IV
Boîte de 5 Flacons unidoses de 500 mg
Toutes les formes

Indication

Dacarbazine medac est indiqué pour le traitement de patients atteints de mélanome malin métastatique.

Les autres indications de la dacarbazine dans le cadre d'une polychimiothérapie sont :

· Maladie de Hodgkin.

· Sarcomes des tissus mous de l'adulte.

Posologie DACARBAZINE MEDAC 500 mg Poudre pour solution pour perfusion IV Boîte de 5 Flacons unidoses de 500 mg

L'utilisation de Dacarbazine medac doit être réservée aux médecins expérimentés en oncologie ou hématologie.

La dacarbazine est sensible à la lumière. Les solutions reconstituées doivent être tenues à l'abri de la lumière, y compris pendant l'administration (perfuseur opaque).

L'administration de l'injection doit être effectuée avec précaution afin d'éviter toute extravasation dans les tissus car celle-ci entraînerait des douleurs localisées et des dommages tissulaires. En cas d'extravasation, l'injection doit être immédiatement interrompue et le reste de la dose doit être introduit dans une autre veine.

L'absorption d'aliments avant l'administration de la dacarbazine doit être évitée afin de limiter la sévérité des nausées et vomissements. Les excréta et vomissures doivent être manipulés avec précaution.

Les posologies suivantes pourront être utilisées. Pour plus de précisions, voir les publications scientifiques actuelles.

Mélanome malin

La dacarbazine peut être utilisée en monothérapie aux doses de 200 à 250 mg/m2 de surface corporelle/jour en injection IV pendant 5 jours toutes les 3 semaines. La dacarbazine peut être administrée en perfusion courte de 30 minutes à 1 heure.

Il est également possible d'administrer 1000 mg/m2 de surface corporelle à J1 puis une fois toutes les 3 semaines en perfusion intraveineuse.

Maladie de Hodgkin

La dacarbazine doit être administrée en IV à la dose quotidienne de 375 mg/m2 de surface corporelle tous les 15 jours en association avec la doxorubicine, la bléomycine et la vinblastine (traitement ABVD).

Sarcome des tissus mous

Pour les sarcomes des tissus mous de l'adulte, la dacarbazine doit être administrée en IV à des doses quotidiennes de 250 mg/m2 de surface corporelle (Jours 1-5) en association avec la doxorubicine toutes les 3 semaines (traitement ADIC).

Pendant le traitement par la dacarbazine, les numérations sanguines, ainsi que les fonctions hépatique et rénale, doivent faire l'objet de fréquents contrôles. Les réactions gastro intestinales sévères étant fréquentes, il est conseillé de recourir à des anti émétiques et des mesures de prise en charge symptomatique.

Des troubles gastro intestinaux et hématologiques sévères étant possibles, une évaluation extrêmement minutieuse du rapport bénéfice/risque s'impose avant chaque traitement par Dacarbazine medac.

Durée du traitement

Le médecin traitant devra décider de la durée du traitement individuel de chaque patient en tenant compte du type et du stade de la maladie sous-jacente, de la chimiothérapie associée utilisée, de la réponse à la dacarbazine et de ses effets indésirables.

Dans le traitement de la maladie de Hodgkin, il est habituellement recommandé d'administrer 6 cycles de multithérapie ABVD.

Dans le traitement du mélanome malin métastatique et du sarcome des tissus mous, la durée du traitement dépend de l'efficacité et de la tolérance observées chez chaque patient.

Vitesse d'administration de l'injection/la perfusion

Les doses allant jusqu'à 200 mg/m2 peuvent être administrées en injection intraveineuse lente de 30 minutes à 1 heure. Les doses supérieures (comprises entre 200 et 1000 mg/m2) doivent être administrées en perfusion intraveineuse sur  2 à 3h.

Il est recommandé de tester d'abord la perméabilité de la veine à l'aide de 5 à 10 ml de solution isotonique pour perfusion à base de chlorure de sodium ou de glucose à 5 %. La même solution devra être utilisée après la perfusion pour purger les résidus de médicament dans la tubulure.

Après reconstitution à l'aide d'eau pour préparations injectables et sans aucune dilution supplémentaire à l'aide d'une solution isotonique de chlorure de sodium ou de glucose à 5 %, les préparations de Dacarbazine medac sont hypo-osmolaires (env. 100 mOsmol/kg) et doivent donc être administrées en injection intraveineuse lente de 30 minutes à 1 heure,  et non par injection IV en bolus sur quelques secondes.

Populations particulières

Patients atteints d'insuffisance rénale/hépatique

En présence d'une insuffisance rénale ou hépatique légère à modérée isolée, il n'est habituellement pas nécessaire de réduire la dose. Chez les patients atteints d'insuffisances rénale et hépatique combinées, l'élimination de la dacarbazine est plus lente. Cependant, aucune recommandation validée concernant la réduction de la dose ne peut actuellement être fournie.

Patients âgés

L'expérience chez les patients âgés étant limitée, aucune instruction particulière ne peut être fournie concernant l'utilisation de la dacarbazine dans cette population.

Enfants

Aucune recommandation particulière ne peut être fournie concernant l'utilisation de la dacarbazine chez l'enfant tant que des données supplémentaires ne sont pas disponibles.

Pour connaître les instructions de préparation et de reconstitution, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination .

Contre indications

Dacarbazine medac est contre indiqué dans les cas suivants:

· Hypersensibilité à la dacarbazine ou à l'un des excipients.

· Grossesse ou allaitement.

· Leucopénie et/ou thrombocytopénie,

· Affection hépatique ou rénale sévère.

· En association avec le vaccin contre la fièvre jaune ( voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions ).

Effets indésirables Dacarbazine Medac

Fréquence:

Très fréquent (≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)

Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)

Très rare (≥ 1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent

Anémie, leucopénie, thrombocytopénie, insuffisance médullaire.

Rare

Pancytopénie, agranulocytose.

Affections du système immunitaire

Rare

Anaphylaxie, réactions d'hypersensibilité.

Affections psychiatriques

Peu fréquent

Confusion.

Affections du système nerveux

Rare

Céphalées, léthargie, convulsions, paresthésie faciale.

Affections oculaires

Peu fréquent

Vision trouble.

Rare

Altération de la vision.

Affections vasculaires

Peu fréquent

Bouffées vasomotrices faciales.

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Anorexie, nausées, vomissements.

Rare

Diarrhées.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent

Elévation des transaminases (ASAT, ALAT), élévation de la phosphatase alcaline, élévation de la lacticodéshydrogénase (LDH). Hépatotoxicité, thrombose veineuse hépatique, nécrose hépatique, syndrôme de Budd-Chiari d'évolution potentiellement fatale.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Alopécie, hyperpigmentation, photosensibilité, éruption cutanée transitoire.

Rare

Erythème, exanthème maculo-papuleux, urticaire.

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent

Altération de la fonction rénale avec élévation de la créatinine sanguine et de l'urée sanguine.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent

Symptômes pseudo-grippaux, malaise.

Rare

Irritation au site d'injection.

Les troubles digestifs comme l'anorexie, les nausées et les vomissements sont fréquents et sévères. De rares cas de diarrhées ont été observés.

Les modifications de la numération sanguine fréquemment observées (anémie, leucopénie, thrombocytopénie) sont fonction de la dose et différées, les nadirs n'étant souvent atteints qu'au bout de 3 à 4 semaines. De rares cas de pancytopénie et d'agranulocytose ont été décrits.

Des symptômes pseudo grippaux avec épuisement, frissons, fièvre et douleurs musculaires sont occasionnellement observés pendant ou, souvent, quelques jours après l'administration de la dacarbazine. Ces troubles peuvent réapparaître lors de la perfusion suivante.

Une élévation des enzymes hépatiques (transaminases (ASAT, ALAT), phosphatase alcaline, lacticodéshydrogénase (LDH), par ex.) a été observée de façon peu fréquente.

Des cas peu fréquents de nécrose hépatique consécutive à une occlusion des veines intrahépatiques (maladie veino-occlusive) ont été observés suite à l'administration de dacarbazine en monothérapie ou dans le cadre d'une polychimiothérapie., Le syndrome est généralement apparu pendant le deuxième cycle de traitement. Les symptômes ont été notamment une fièvre, une éosinophilie, des douleurs abdominales, une augmentation du volume du foie, un ictère et un choc s'aggravant rapidement en quelques heures ou jours. Des évolutions fatales ayant été décrites, il est particulièrement important de contrôler fréquemment la taille du foie, la fonction hépatique et les numérations sanguines (les éosinophiles, en particulier) pendant le traitement. Dans des cas spécifiques de suspicion de maladie veino-occlusive, un traitement rapide par corticostéroïdes à forte dose (par exemple, hydrocortisone 300 mg/jour), avec ou sans agents fibrinolytiques comme l'héparine ou l'activateur tissulaire du plasminogène, s'est avéré efficace ( voir également les rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi ).

On pense que les troubles localisés au niveau du site d'injection, comme les irritations veineuses, et certaines des réactions indésirables systémiques pourraient résulter de la formation de produits de photodégradation. Des douleurs localisées et une nécrose sont à prévoir en cas d'extravasation accidentelle.

Les altérations de la fonction rénale avec élévation de la concentration sanguine des substances devant être excrétées dans les urines sont peu fréquentes.

Des troubles du système nerveux central, tels que des céphalées, des troubles de la vision, un état de confusion, une léthargie et des convulsions, peuvent survenir dans de rares cas. Une paresthésie et des bouffées vasomotrices faciales peuvent se produire peu après l'injection.

Des réactions cutanées allergiques de type érythème, exanthème maculo-papuleux ou urticaire sont observées dans de rares cas. Une alopécie, une hyperpigmentation et une photosensibilité cutanée peuvent survenir de façon peu fréquente. De rares cas de réactions anaphylactiques ont été décrits.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr .



publicité