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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

DIVISEQ

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 14.09.2009

Médicament générique du Classe thérapeutique: Gynécologie
principes actifs: Comprimé blanc : Estradiol, Comprimé bleu : Estradiol, Médroxyprogestérone, Comprimé rose : Estradiol
laboratoire: Orion Corporation

Comprimé
Boîte de 1 Plaquette de 28
Toutes les formes
7,93€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 8,75 €

Indication

- Traitement hormonal substitutif (THS) des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées.
- L'expérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.

Posologie DIVISEQ Comprimé Boîte de 1 Plaquette de 28

Voie orale.
- Selon le calendrier de la plaquette : un comprimé par jour, sans interruption entre les plaquettes.
- DIVISEQ est une association continue séquentielle triphasique d'estrogène et de progestatif au cours de laquelle l'estrogène est administré tout au long du cycle. Le progestatif est associé de façon séquentielle pendant 12 jours à chaque cycle.
- La séquence de prise des différents comprimés reproduit le cycle menstruel naturel :
. le cycle commence par une phase estrogénique (comprimés blancs de 2 mg de valérate d'estradiol pendant 9 jours),
. se poursuit par une phase estroprogestative (comprimés bleus de 2 mg de valérate d'estradiol et de 10 mg d'acétate de médroxyprogestérone pendant 12 jours),
. et se termine par une deuxième phase estrogénique (comprimés roses de 1 mg de valérate d'estradiol pendant 7 jours).
- Des hémorragies de privation surviennent en général lors de cette phase ou lors des tous derniers jours de la phase estroprogestative (comprimés bleus).
- Chez les femmes qui ne prennent pas de THS, ainsi qu'en relais d'un THS combiné continu, le traitement par DIVISEQ peut être débuté n'importe quel jour. En relais d'un THS séquentiel, le traitement doit être débuté le lendemain de la fin du précédent cycle (cycle de 28 jours).
- Oubli d'un comprimé : en cas d'oubli d'un comprimé, celui-ci doit être pris dés que possible. Au-delà de 12 heures, il devra être jeté. L'oubli d'un comprimé peut favoriser la survenue de spottings et saignements.
- Pour débuter ou poursuivre un traitement dans l'indication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).

Contre indications

- Hypersensibilité connue à l'un des principes actifs ou à l'un des excipients ;
- Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédent de cancer du sein ;
- Tumeurs malignes estrogénodépendantes connues ou suspectées (exemple : cancer de l'endomètre) ;
- Hémorragie génitale non diagnostiquée ;
- Hyperplasie endométriale non traitée ;
- Antécédent d'accident thrombo-embolique veineux idiopathique ou accident thrombo-embolique en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
- Accident thrombo-embolique artériel récent ou en évolution (par exemple : angor, infarctus du myocarde) ;
- Affection hépatique aiguë ou antécédents d'affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;
- Porphyrie.
- Grossesse : DIVISEQ n'a pas d'indication au cours de la grossesse. La découverte d'une grossesse au cours du traitement par DIVISEQ, comprimé impose l'arrêt immédiat du traitement. Les données sur un nombre limité de grossesses exposées révèlent des effets indésirables de l'acétate de médroxyprogestérone sur la différenciation sexuelle du foetus. Des études conduites chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction. Les risques potentiels chez la femme ne sont pas connus. A ce jour, la plupart des études épidémiologiques n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou foetotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde à des associations d'estrogènes et de progestatifs.
- Allaitement : ce médicament n'a pas d'indication au cours de l'allaitement.
En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.

Effets indésirables Diviseq

Les effets indésirables surviennent surtout lors des premiers mois de traitement. Les effets indésirables les plus fréquemment rencontrés lors des essais cliniques avec DIVISEQ étaient une tension mammaire (33%) et des saignements (saignements vaginaux irréguliers ou spottings) (36%).
- Infections et infestations :
Peu fréquents (> 1/1000 < 1/100) : Candidoses vaginales.
- Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (notamment kystes et polypes) :
Fréquents (> 1/100 < 1/10) : Augmentation de la taille des fibromes utérins.
- Affections endocriniennes :
Rares (> 1/10000, < 1/1000) : Hirsutisme.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Fréquents (> 1/100 < 1/10) : Prise de poids.
- Affections psychiatriques :
Fréquents (> 1/100 < 1/10) : Modifications de l'humeur (notamment dépression), anxiété, troubles du sommeil, modifications de la libido.
- Affections du système nerveux :
. Fréquents (> 1/100 < 1/10) : Céphalées, étourdissements.
. Peu fréquents (> 1/1000 < 1/100) : Migraines.
- Affections cardiaques :
Rares (> 1/10000, < 1/1000) : Palpitations.
- Affections vasculaires :
. Fréquents (> 1/100 < 1/10) : Hypertension.
. Rares (> 1/10000, < 1/1000) : Accidents thrombo-emboliques veineux.
- Affections gastro-intestinales :
. Fréquents (> 1/100 < 1/10) : Nausées, douleur abdominale, flatulence.
. Peu fréquents (> 1/1000 < 1/100) : Dyspepsie, vomissements, diarrhées, constipation.
- Affections hépatobiliaires :
Peu fréquents (> 1/1000 < 1/100) : Modifications des taux des enzymes hépatiques, affections biliaires.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Rares (> 1/10000, < 1/1000) : Alopécie, rash, démangeaisons.
- Affections musculosquelettiques et des tissus conjonctifs :
Peu fréquents (> 1/1000 < 1/100) : Crampes des membres inférieurs.
- Affections des organes de reproduction et du sein :
Fréquents (> 1/100 < 1/10) : Tension mammaire, syndrome prémenstruel, saignements vaginaux irréguliers ou spottings.
- Troubles généraux :
Fréquents (> 1/100 < 1/10) : Oedèmes, fatigue.
CANCER DU SEIN :
- Les résultats d'un grand nombre d'études épidémiologiques et d'une étude randomisée versus placebo, l'étude WHI, montrent que le risque global de cancer du sein augmente avec la durée d'utilisation du THS chez les femmes prenant ou ayant récemment pris un THS.
- Pour les estrogènes seuls, les risques relatifs (RR) estimés à l'issue d'une nouvelle analyse de 51 études épidémiologiques (parmi lesquelles plus de 80% ont utilisé un estrogène seul) et de la MWS sont similaires, soit respectivement de 1,35 (IC95% : 1,21-1,49) et de 1,30 (IC95% : 1,21-1,40).
- Pour les associations estroprogestatives, plusieurs études épidémiologiques ont montré que le risque global de cancer du sein est plus élevé que pour les estrogènes seuls.
- La MWS montre que, comparativement aux femmes n'ayant jamais utilisé un THS, l'utilisation de différentes associations estrogène/progestatif expose à un risque de cancer du sein (RR = 2,00, IC95% : 1,88-2,12) plus élevé que celle d'estrogènes seuls (RR = 1,30, IC95% : 1,21-1,40) ou de tibolone (RR = 1,45, IC95% : 1,25-1,68).
- Dans l'étude WHI, ce risque relatif est estimé à 1,24 (IC95% : 1,01-1,54) pour l'ensemble des femmes traitées pendant 5,6 ans par une association estrogène/progestatif (CEE + MPA) comparativement à celles sous placebo.
- Les risques absolus calculés à partir des résultats des études MWS et WHI sont présentés ci-dessous :
La MWS, prenant en compte l'incidence moyenne de cancers du sein dans les pays développés, estime que :
. sur 1000 non-utilisatrices de THS, environ 32 développeront un cancer du sein entre 50 et 64 ans ;
. sur 1000 femmes prenant ou ayant récemment pris un THS, le nombre de cas supplémentaires serait :
Pour les utilisatrices d'estrogènes seuls :
. Entre 0 et 3 cas (meilleure estimation = 1,5) pour 5 ans d'utilisation.
. Entre 3 et 7 cas (meilleure estimation = 5) pour 10 ans d'utilisation.
Pour les utilisatrices d'associations estrogène/progestatif :
. Entre 5 et 7 cas (meilleure estimation = 6) pour 5 ans d'utilisation.
. Entre 18 et 20 cas (meilleure estimation = 19) pour 10 ans d'utilisation.
- L'étude WHI estime qu'au terme de 5,6 ans de suivi de femmes âgées de 50 à 79 ans, le nombre de cas supplémentaires de cancers du sein invasifs imputables à l'utilisation d'une association estrogène/progestatif (CEE + MPA) est de 8 cas pour 10000 femmes-année.
- Les calculs réalisés à partir des données de l'étude permettent d'estimer que :
Pour 1000 femmes du groupe placebo :
. Environ 16 cas de cancers du sein invasifs seront diagnostiqués en 5 ans de suivi.
Pour 1000 femmes utilisant une association estrogène/progestatif (CEE + MPA), le nombre de cas supplémentaires serait :
. Entre 0 et 9 (meilleure estimation = 4) pour 5 ans d'utilisation.
- Le nombre de cas supplémentaires de cancers du sein est pratiquement identique chez les utilisatrices quel que soit l'âge de début du traitement (entre 45 et 65 ans) (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
CANCER DE L'ENDOMETRE :
Chez les femmes non hystérectomisées traitées par estrogènes seuls, le risque d'hyperplasie ou de cancer de l'endomètre augmente avec la durée de traitement.
Selon les données provenant d'études épidémiologiques, la meilleure estimation du risque entre 50 et 65 ans est d'environ 5 diagnostics de cancer de l'endomètre sur 1000 femmes n'utilisant pas de THS.
Sous estrogènes seuls, le risque de cancer de l'endomètre est multiplié par 2 à 12 par rapport aux non-utilisatrices, en fonction de la durée d'utilisation et de la dose d'estrogène utilisée. L'association d'un progestatif à l'estrogène diminue fortement ce risque.
D'AUTRES INDESIRABLES SONT RAPPORTES LORS DE L'ADMINISTRATION D'UN TRAITEMENT ESTROPROGESTATIF :
- tumeurs estrogénodépendantes bénignes ou malignes : cancer de l'endomètre ;
- maladie thrombo-embolique veineuse (thrombose veineuse profonde pelvienne ou des membres inférieurs, embolie pulmonaire), plus fréquente chez les femmes sous THS que chez les non-utilisatrices. Pour des informations complémentaires, voir rubriques contre-indications et mises en garde et précautions d'emploi ;
- infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral ;
- affections biliaires ;
- troubles cutanés et sous-cutanés : chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux ; purpura vasculaire ;
- probable démence (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).

Diviseq existe aussi sous ces formes

Diviseq



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