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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ELAPRASE 2 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Métabolisme et nutrition
principes actifs: Idursulfase
laboratoire: Shire HG Therapies Ltd

Solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 3 ml
Toutes les formes

Indication

Elaprase est indiqué dans le traitement à long terme de patients atteints du syndrome de Hunter (mucopolysaccharidose de type II, MPS II).

Aucune étude clinique n'a été réalisée chez les femmes hétérozygotes.

Posologie ELAPRASE 2 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 3 ml

Le traitement par Elaprase doit être supervisé par un médecin ou un autre professionnel de la santé expérimenté dans la prise en charge des patients atteints de MPS II ou d'une autre maladie métabolique héréditaire.

Posologie

Elaprase est administré à une dose de 0,5 mg/kg de poids corporel chaque semaine par perfusion intraveineuse de 3 heures, durée pouvant être progressivement ramenée à 1 heure si aucune réaction associée à la perfusion n'est observée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

La perfusion d'Elaprase à domicile peut être envisagée chez les patients ayant reçu le traitement en milieu hospitalier depuis plusieurs mois et chez qui une bonne tolérance au traitement a été observée. Les perfusions à domicile seront pratiquées sous la surveillance d'un médecin ou autre professionnel de santé.

Populations particulières

Sujet âgé

Il n'y a aucune expérience clinique chez le sujet âgé de plus de 65 ans.

Patients ayant une insuffisance rénale ou hépatique

Il n'y a aucune expérience clinique chez le patient ayant une insuffisance rénal ou hépatique. Voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques.

Population pédiatrique

La dose pour les enfants et adolescents est de 0,5 mg/kg de poids corporel par semaine.

Mode d'administration

Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination .

Contre indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

Effets indésirables Elaprase

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables rapportés chez 32 patients traités par 0,5 mg/kg d'Elaprase par semaine au cours de l'étude TKT024 de phase II/III contrôlée contre placebo de 52 semaines étaient presque tous de sévérité légère à modérée. Les plus fréquents étaient des réactions associées à la perfusion : 202 ont été rapportées chez 22 des 32 patients suite à l'administration du produit sur un total de 1580 perfusions. Dans le groupe sous placebo, 128 réactions associées à la perfusion ont été rapportées chez 21 des 32 patients suite à l'administration du produit sur un total de 1612 perfusions. Sachant que plusieurs réactions associées à la perfusion peuvent survenir au cours d'une perfusion unique, les chiffres mentionnés ci-dessus sont susceptibles de surestimer la véritable incidence des réactions associées à la perfusion. Les réactions associées à la perfusion ayant eu lieu dans le groupe sous placebo étaient de nature et de sévérité similaires à celles observées dans le groupe traité. Les réactions associées à la perfusion les plus fréquentes comprenaient : réactions cutanées (éruption, prurit, urticaire), pyrexie, céphalées et hypertension. La fréquence de ces réactions associées à la perfusion a diminué au cours du temps avec la poursuite du traitement.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables du produit sont recensés dans le tableau ci-dessous et présentés par classe de systèmes d'organes et par fréquence. La fréquence est définie selon le classement suivant : très fréquent ( ≥ 1/10) ou fréquent ( ≥ 1/100, <1/10). La survenue d'un effet indésirable chez un seul patient a été considérée comme un événement fréquent étant donné le nombre de patients traités. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés selon un ordre décroissant de gravité. Les effets indésirables rapportés uniquement au cours de la période post-AMM sont également présentés dans le tableau suivant, sous la catégorie " fréquence indéterminée " (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classe de système d'organe

Effet indésirable du traitement (Terme préféré)

Très fréquent

Fréquent

Indéterminé

Affections du système immunitaire

Réaction anaphylactoïde

Affections du système nerveux

Céphalées

Sensation vertigineuse, tremblements

Affections cardiaques

Cyanose, arythmie, tachycardie

Affections vasculaires

Hypertension, bouffée congestive

Hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Sibilances, dyspnée

Hypoxie, tachypnée, bronchospasme, toux,

Affections gastro-intestinales

Douleurs abdominales, nausées, dyspepsie, diarrhée, vomissement

Langue gonflée

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Urticaire, éruption cutanée, prurit

Erythème,

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Arthralgie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fièvre, douleurs thoraciques, gonflement au point de perfusion

Œdème de la face, oedème périphérique

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Réaction en relation avec la perfusion

Description de certains effets indésirables

Au cours des différentes études, des effets indésirables graves ont été rapportés chez un total de 5 patients ayant reçu 0,5 mg/kg par semaine ou tous les 15 jours. Quatre patients ont souffert d'un épisode hypoxique au cours d'une ou plusieurs perfusions, nécessitant une oxygénothérapie chez 3 patients atteints de broncho-pneumopathie obstructive sous-jacente sévère (2 avec trachéotomie préexistante). L'épisode le plus sévère est survenu au cours de la perfusion chez un patient atteint d'un syndrome de détresse respiratoire fébrile avec hypoxie et a donné lieu à une crise de courte durée. Chez le quatrième patient, atteint d'une affection sous-jacente moins sévère, une résolution spontanée a été observée peu de temps après l'arrêt de la perfusion. Ces événements ne se sont pas reproduits au cours des perfusions suivantes grâce à la mise en place d'une vitesse de perfusion plus lente et d'un prétraitement avant la perfusion (en général, stéroïdes à faible dose, antihistaminiques et bêta-agonistes en nébulisation). Chez le cinquième patient, atteint d'une cardiopathie préexistante, on a diagnostiqué des extrasystoles ventriculaires et une embolie pulmonaire au cours de l'étude.

Des réactions anaphylactoïdes associées à Elaprase ont été rapportées après sa mise sur le marché. Pour plus d'informations, voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

Le patients présentant une délétion totale/un grand réarrangement du génotype ont une probabilité plus élevée de présenter des effets indésirables liés à la perfusion (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Immunogénicité

Dans 4 études cliniques (TKT008, TKT018, TKT024 et TKT024EXT), 53/107 patients (50 %) ont développé des anticorps IgG anti-idursulfase à un certain moment. Le taux global des anticorps neutralisants était de 26/107 patients (24 %).

Une analyse post-hoc évaluant les données d'immunogénicité des études TKT024/024EXT a montré que 51 % (32/63) des patients traités par une dose hebdomadaire d'Elaprase de 0,5 mg/kg avaient présenté un résultat positif en anticorps anti-Elaprase sur au moins un échantillon de sang et que 37 % (23/63) continuaient à présenter des anticorps anti-médicament pendant au moins 3 visites d'étude consécutives. Vingt-et-un pour cent (13/63) des patients ont présenté au moins un résultat positif en anticorps neutralisants et 13 % (8/63) ont continué à présenter des anticorps neutralisants pendant au moins 3 visites d'étude consécutives.

L'étude clinique HGT-ELA-038 a évalué le profil d'immunogénicité du produit chez des enfants âgés de 16 mois à 7,5 ans. Au cours de cette étude de 53 semaines, 67,9 % des patients (19 sur 28) ont été testés positifs en anticorps anti-Elaprase sur au moins un échantillon et 57,1 % (16 sur 28) ont été testés positifs en anticorps au cours d'au moins trois visites consécutives. Cinquante-quatre pourcent des patients ont été testés positifs en anticorps neutralisants sur au moins un échantillon et la moitié ont été testés positifs en anticorps neutralisants au cours d'au moins trois visites consécutives.

Les patients dont le génotype comportait une délétion totale/un grand réarrangement ont tous développé des anticorps et la majorité d'entre eux (7/8) ont été testés positifs en anticorps neutralisants sur au moins 3 analyses consécutives. Les patients dont le génotype comportait un décalage du cadre de lecture/une mutation d'un site d'épissage ont tous développé des anticorps, et 4 patients sur 6 ont également été testés positifs en anticorps neutralisants au cours d'au moins 3 visites consécutives. Les patients testés négatifs en anticorps appartenaient exclusivement au groupe dont le génotype comportait une mutation faux-sens (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Population pédiatrique

Les effets indésirables observés dans la population pédiatrique étaient généralement similaires à ceux rapportés chez l'adulte.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.



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