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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Flolan
Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Epoprosténol
laboratoire: Panmedica

Poudre et solvant pour solution injectable
Boîte de 1 Flacon de poudre + flacon de solvant de 50 ml
Toutes les formes

Indication

EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable est indiqué dans le traitement au long cours, en perfusion continue, de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP):

· hypertension artérielle pulmonaire idiopathique - familiale ou sporadique,

· hypertension artérielle pulmonaire associée à une collagénose systémique.

Chez les patients en stade clinique fonctionnel III ou IV (de l'échelle de sévérité de New York Heart Association).

A titre indicatif, avant d'envisager la mise en route d'un traitement au long cours par EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable, les patients potentiellement répondeurs aux vasodilatateurs oraux pourront être identifiés par un test de vasodilatation en aigu qui sera au mieux réalisé à l'aide du monoxyde d'azote par voie inhalée.

EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ne doit être prescrit que dans des services spécialisés en pneumologie disposant d'une unité de soins intensifs et d'une unité d'exploration cardiologique invasive afin d'assurer un bilan spécialisé et la surveillance par une équipe formée à la prise en charge des patients atteints d'hypertension artérielle pulmonaire et à l'utilisation de EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable.

Posologie EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg Poudre et solvant pour solution injectable Boîte de 1 Flacon de poudre + flacon de solvant de 50 ml

Posologie préconisée chez l'adulte:

· Test de vasodilatation en aigu:
Ce test n'a pour seul intérêt que de dépister les patients répondeurs aux vasodilatateurs oraux (tels que les inhibiteurs calciques) et en aucun cas les répondeurs à l'époprosténol en administration au long cours (dont l'indication ne se justifie que chez des sujets non répondeurs au test en aigu). Il peut aisément être remplacé par un test au monoxyde d'azote (NO) inhalé, plus simple et sans retentissement systémique.
Le produit pourra être administré soit par voie périphérique soit par voie centrale.
La perfusion sera débutée à raison de 2 ng/kg/min, puis augmentée par paliers de 2 ng/kg/min toutes les 15 minutes ou moins fréquemment, jusqu'à l'apparition d'effets pharmacologiques limitants dont les plus fréquents sont des nausées, des vomissements, des céphalées, une hypotension ou une tachycardie.
A titre indicatif, au cours des essais cliniques, la dose maximale administrée en aigu n'entraînant pas de tels effets a été en moyenne de 8,6 ± 0,3 ng/kg/min.

· Perfusion continue au long cours:
Pour une perfusion au long cours, le produit dilué sera administré au moyen d'un cathéter veineux central. Le débit de perfusion d'époprosténol sera ajusté sous contrôle médical.

o Dose initiale:
La perfusion sera débutée à raison de 1 ng/kg/min puis augmentée par palier de 1 ng/kg/min toutes les 12 à 24 heures selon la tolérance, jusqu'à une posologie de 10 ng/kg/min. La posologie sera ensuite augmentée de 1 ng/kg/min tous les 15 jours jusqu'à la dose de 16 ng/kg/min.

o Ajustement des doses perfusées lors du traitement au long cours:
Les doses d'époprosténol seront augmentées en fonction des récidives ou des aggravations des symptômes de l'hypertension artérielle pulmonaire, sur l'objectivation d'une baisse de la tolérance à l'exercice sur les tests de marche (6 min) répétés et sur les paramètres hémodynamiques.
La survenue d'évènements indésirables liés à un surdosage devra faire envisager la diminution de doses d'époprosténol.

o Modalités et conditions d'augmentation de la dose lors de la perfusion au long cours:
Les symptômes de l'hypertension artérielle pulmonaire peuvent revenir graduellement en cours de traitement. En général, ils répondent bien à de faibles augmentations de dose d'époprosténol.
Lorsque les signes d'hypertension artérielle pulmonaire se majorent, la dose perfusée sera augmentée par paliers de 1 ng/kg/min en respectant des intervalles de temps suffisamment longs (1 à 4 semaines) pour permettre l'évaluation de la réponse clinique.
Les débits de perfusion doivent être réévalués à intervalles réguliers. A titre indicatif, lors des essais cliniques, l'augmentation de la dose a été en moyenne de 1 ng/kg/min par mois, mais la variabilité était considérable.

o Modalités et conditions de diminution de la dose lors de la perfusion au long cours:
La survenue de signes cliniques témoignant d'un surdosage ou d'une élévation trop importante du débit cardiaque (dyspnée, fatigue, perte de poids, tachycardie, vomissements…) peut obliger à réduire la dose d'époprosténol perfusé. Ce phénomène disparaît parfois sans ajustement de posologie et il est souvent difficile de différencier ces symptômes de signes évoquant une insuffisance de traitement, d'où la nécessité d'une surveillance clinique et hémodynamique.
La diminution de dose doit se faire progressivement, par paliers de 2 ng/kg/min, toutes les 15 minutes ou plus, jusqu'à disparition des effets limitants en rapport avec la dose administrée.

La diminution de dose doit se faire progressivement par paliers.

L'interruption brusque de la perfusion d'époprosténol ou une réduction importante et/ou brutale du débit de perfusion doivent être évitées en raison du risque de survenue d'effet rebond pouvant menacer le pronostic vital.

· Utilisation chez le sujet âgé:
Les études cliniques menées avec EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable n'ont pas inclu un effectif suffisant de patients âgés de plus de 65 ans pour déterminer si, chez eux, l'efficacité et la tolérance de EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable différaient de celles observées chez des sujets plus jeunes.
Néanmoins, dans cette population, le choix d'une posologie doit être prudent, en raison d'un plus grand risque de dysfonctionnement hépatique, rénal, cardiaque, ainsi que de pathologies ou de traitements associés.

Chez l'enfant: en l'absence de donnée suffisante concernant le traitement de l'HTAP de l'enfant par EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable, il appartient au médecin de peser le bénéfice escompté du traitement par EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable et le risque encouru par le patient en l'absence de ce traitement.

Chez le nouveau né: en l'absence de donnée suffisante concernant le traitement du nouveau né par EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable, il appartient au médecin de peser le bénéfice escompté de EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable face au risque encouru par le patient en l'absence de ce traitement et aux alternatives thérapeutiques existantes.

Mode d'administration:

Perfusion intraveineuse.

Pour une perfusion intraveineuse au long cours, EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable sera administré via un cathéter central à l'aide d'une pompe pour perfusion ambulatoire.

· La pompe ambulatoire doit:

o être de petite taille et de faible poids;

o permettre des ajustements de débit par palier de 1 ng/kg/min;

o posséder une alarme pour les obstructions, les fins de perfusion et le déchargement de la pile;

o permettre une précision d'au moins 6 % par rapport au débit programmé;

o fonctionner par pression positive (continue ou pulsatile); l'intervalle entre les poussées ne doit pas dépasser 3 minutes aux débits utilisés pour l'administration de EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable.

Le réservoir doit être en chlorure de polyvinyle, en polypropylène ou en verre.
A titre indicatif, les pompes à perfusion utilisées au cours des essais cliniques ont été les suivantes: CADD-1 HFX 5 100 (Pharmacia Deltec), Walk-Med 410 C (Medfusion, Inc.) et Auto Syringe AS2F (Baxter Healthcare) et Graseby MS32.
Afin d'éviter d'éventuelles interruptions dans l'administration du médicament, le patient doit pouvoir avoir accès à une pompe de secours et à un matériel pour perfusion intraveineuse.
Les solutions de EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ne devant pas être mélangées avec d'autres solutés, un cathéter à plusieurs lumières doit être utilisé si d'autres traitements intraveineux sont administrés régulièrement.

· Préparation d'une solution de EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable pour perfusion:
Les solutions reconstituées, préparées en temps réel, ne doivent pas être utilisées sur plus de 12 heures lorsqu'elles sont administrées à température ambiante (entre + 15°C et + 25°C). Elles ne doivent pas être exposées à des températures supérieures à 25°C et doivent être maintenues à l'abri de la lumière.
Avant utilisation à température ambiante, les solutions reconstituées de EPOPROSTENOL PANPHARMA 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable peuvent être stockées au réfrigérateur entre + 2°C et + 8°C pour une durée qui ne saurait excéder 24 heures. Dans ce cas, elles ne doivent pas être utilisées ensuite sur plus de 8 heures lorsqu'elles sont administrées à température ambiante.
Avant administration, la solution reconstituée sera inspectée. Une décoloration ou la présence de particules doit interdire son administration.

· Calcul du débit de perfusion:
Le débit de perfusion Δ (ml/h) sera calculé au moyen de la formule suivante:

Δ (ml/h) = [D (ng/kg/min) x P (kg) x 60 min]

________________________

[F (ng/ml) x 1 (h)]

D représente la dose prescrite d'époprosténol exprimée en ng/kg/min.
P représente le poids corporel du patient exprimé en kg.
F représente la concentration d'époprosténol exprimée en ng/ml et calculée sur la base de la formule suivante: F (ng/ml) = Q (ng)/VD(ml) où VD représente le volume de dilution du solvant exprimé en ml et Q la quantité d'époprosténol exprimée en ng.
A titre indicatif, les concentrations (F) d'époprosténol les plus fréquemment utilisées dans le traitement de l'HTAPP sont:

o 10 000 ng/ml = 1 flacon dosé à 0,5 mg d'époprosténol, reconstitué et dilué dans 50 ml;

o 20 000 ng/ml = 2 flacons dosés à 0,5 mg d'époprosténol, reconstitués et dilués dans 50 ml;

o 30 000 ng/ml = 3 flacons dosés à 0,5 mg d'époprosténol ou 1 flacon dosé à 1,5 mg d'époprosténol, reconstitués et dilués dans 50 ml;

o 40 000 ng/ml = 4 flacons dosés à 0,5 mg d'époprosténol ou 1 flacon dosé à 1,5 mg d'époprosténol + 1 flacon dosé à 0,5 mg d'époprosténol, reconstitués et dilués dans 50 ml.

Contre indications

Ce médicament est contre-indiqué:

· en cas d'hypersensibilité à l'époprosténol ou à l'un des excipients;

· chez les patients ayant une insuffisance cardiaque congestive due à un dysfonctionnement sévère du ventricule gauche;

· en cas de suspicion de maladie veino-occlusive sur les données de l'anamnèse, de l'examen clinique, de la tomodensitométrie thoracique, et du lavage broncho-alvéolaire, ou en cas de survenue d'un oedème pulmonaire (clinique ou radiologique) lors de la mise en route du traitement par époprosténol.

Effets indésirables Epoprostenol Panpharma

Les effets indésirables rapportés sont classés ci-dessous par classe d'organe. Les fréquences sont définies comme : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), y compris les cas isolés.

Les évènements mentionnés avec une fréquence indéterminée correspondent à ceux rapportés par notification spontanée depuis la commercialisation.

Infections et infestations

Fréquent : Sepsis, septicémie.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent : Thrombopénies, saignements divers.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquence indéterminée:

Augmentation de la glycémie.

Affections psychiatriques

Fréquent : Anxiété, nervosité.

Fréquence indéterminée : Agitation.

Affections du système nerveux

Très fréquent : Céphalées.

Affections cardiaques

Fréquent : Tachycardie (des cas ont été rapportés en réponse à l'administration d'époprosténol à des doses ≤ à 5 nanogrammes/kg/min).

Bradycardie, parfois accompagnée d'hypotension orthostatique, des cas se sont produits chez des volontaires sains à des doses > à 5 nanogrammes/kg/min.

Hypotension.

Affections vasculaires

Très fréquent : flush facial.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent : Nausée, vomissement, diarrhée.

Fréquent : Colique abdominale, parfois rapportée comme une gêne abdominale.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : Eruption cutanée.

Fréquence indéterminé : Photosensibilité.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très fréquent : Douleur de la mâchoire.

Fréquent : Arthralgie.

Fréquence indéterminée : Douleurs des membres inférieurs.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent : Douleur (site non précisé)

Fréquent : Œdèmes des membres inférieurs souvent associés à une ascite dont l'origine n'est pas toujours clairement établie, douleur thoracique, douleur au site d'injection.

Rare : Infection locale.

Très rare : Oppression thoracique, rougeur au niveau du site d'administration, occlusion du cathéter intraveineux, sensation de lassitude.

Fréquence indéterminée : Syndrome pseudo-grippal, gêne respiratoire, étourdissement, vertige.



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