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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ERBITUX 2 mg/ml Solution pour perfusion Boîte de 1 Flacon de 50 ml

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 04.02.2008

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Cétuximab
laboratoire: Merck Kgaa

Solution injectable pour perfusion IV
Toutes les formes

Indication

- Erbitux en association avec l'irinotécan est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal métastatique exprimant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) après échec d'une chimiothérapie à base d'irinotécan.
- Erbitux en association avec la radiothérapie est indiqué dans le traitement des patients présentant un carcinome épidermoïde localement avancé de la tête et du cou.

Posologie ERBITUX 2 mg/ml Solution pour perfusion Boîte de 1 Flacon de 50 ml

- Erbitux doit être administré sous la surveillance d'un médecin expérimenté dans l'administration de chimiothérapies cytotoxiques. Une surveillance étroite est nécessaire pendant la perfusion et pendant au moins 1 heure après la fin de la perfusion. La disponibilité d'un matériel de réanimation est impérative.
- Avant la première perfusion, les patients doivent recevoir une prémédication par un antihistaminique. Cette prémédication est recommandée avant toutes les perfusions ultérieures.
- Pour toutes les indications, Erbitux est administré une fois par semaine. La toute première dose est de 400 mg de cétuximab par m² de surface corporelle. Toutes les doses hebdomadaires ultérieures sont de 250 mg/m² chacune.
- Cancer colorectal :
. Chez les patients atteints de cancer colorectal métastatique, le cétuximab est utilisé en association avec l'irinotécan. Il est recommandé que la détection de l'expression de l'EGFR soit effectuée par un laboratoire expérimenté utilisant une méthode d'analyse validée (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).
. Concernant la posologie de l'irinotécan administré en association, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament. Normalement la dose d'irinotécan utilisée est la même que celle administrée au cours des derniers cycles du précédent traitement à base d'irinotécan.
Cependant, les recommandations de modification de doses d'irinotécan doivent être en accord avec le Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament. Irinotécan doit être administré au moins une heure après la fin de la perfusion de cétuximab.
. Il est recommandé de poursuivre le traitement par cétuximab jusqu'à la progression de la maladie sous-jacente.
- Carcinome épidermoïde de la tête et du cou :
Chez les patients atteints de carcinome épidermoïde localement avancé de la tête et du cou, le cétuximab est utilisé en association avec la radiothérapie. Il est recommandé de débuter le traitement par le cétuximab une semaine avant la radiothérapie et de poursuivre le traitement par cétuximab jusqu'à la fin de la période de radiothérapie.
- Administration :
. Erbitux 2 mg/ml est administré par voie intraveineuse en interposant un filtre sur la ligne de perfusion et en utilisant soit une pompe à perfusion, soit un goutte-à-goutte, soit une seringue électrique (pour les instructions de manipulation, voir rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
. Pour la dose initiale, la durée de perfusion recommandée est de 120 minutes. Pour les doses hebdomadaires ultérieures, la durée de perfusion recommandée est de 60 minutes. La vitesse maximale de perfusion ne doit pas dépasser 10 mg/minute, ce qui équivaut à 5 ml/minute d'Erbitux 2 mg/ml.
- Populations particulières :
. Seuls des patients présentant des fonctions rénales et hépatiques adéquates ont fait l'objet d'investigations à ce jour (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Le cétuximab n'a pas été étudié chez des patients présentant des troubles hématologiques préexistants (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Aucun ajustement de dose n'est nécessaire chez les sujets âgés, cependant l'expérience concernant les sujets de 75 ans ou plus est limitée.
. Il n'y a pas d'expérience chez l'enfant (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Erbitux est contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents connus de réactions d'hypersensibilité sévères (grade 3 ou 4) au cétuximab.
- Avant d'instaurer un traitement combiné, il doit être tenu compte des contre-indications de l'irinotécan ou de la radiothérapie.
- La tolérance et l'efficacité de cétuximab en pédiatrie n'ont pas été établies.
DECONSEILLE :
Grossesse et allaitement : le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) est impliqué dans le développement du foetus et d'autres anticorps IgG1 traversent le placenta. On ne dispose pas d'études chez l'animal ou de données suffisantes chez la femme enceinte ou allaitante. En conséquence, durant la grossesse, il est fortement recommandé de n'administrer Erbitux que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le foetus. L'excrétion d'Erbitux dans le lait maternel est inconnue. L'allaitement est déconseillé durant un traitement par Erbitux et jusqu'à 2 mois après la dernière administration.

Effets indésirables Erbitux

- Les effets indésirables détaillés dans ce paragraphe concernent le cétuximab.
- Aucune influence de l'irinotécan sur le profil de tolérance du cétuximab et vice versa n'a été mise en évidence. En association avec irinotécan, d'autres effets indésirables ont été rapportés et étaient ceux attendus avec l'irinotécan (comme diarrhée 72%, nausée 55%, vomissement 41%, mucites, par exemple stomatite 26%, fièvre 33%, leucopénie 25%, alopécie 22%). Par conséquent, se référer aussi au Résumé des Caractéristiques du Produit de l'irinotécan.
- En association avec une radiothérapie locale de la région de la tête et du cou, les effets indésirables supplémentaires étaient ceux typiquement associés à la radiothérapie (tels que mucite, radiodermite, dysphagie ou leucopénie, généralement sous forme de lymphopénie). Dans une étude clinique randomisée et contrôlée portant sur 424 patients, les fréquences de radiodermite et de mucite aiguës sévères comme celles d'événements tardifs liés à la radiothérapie étaient légèrement plus élevées chez les patients traités par radiothérapie en association avec le cétuximab que chez ceux traités par radiothérapie seule.
- Globalement, aucune différence cliniquement significative n'a été observée selon le sexe.
- Les définitions suivantes sont applicables à la terminologie en matière de fréquence utilisée ci-après :
Très fréquent (> = 1/10).
Fréquent (> = 1/100, < 1/10).
Peu fréquent (> = 1/1000, < 1/100).
Rare (> = 1/10000, < 1/1000).
Très rare (< 1/10000).
Fréquence non connue (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).
- Affections oculaires :
Fréquent :
Des conjonctivites peuvent apparaître chez environ 5% des patients.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Très fréquent :
Une dyspnée a été rapportée chez 25% des patients. Chez les personnes âgées et chez les patients présentant un indice de performance réduit ou des atteintes cardiaques ou pulmonaires préexistantes, une augmentation de l'incidence des dyspnées, parfois sévères, a été observée (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
. Très fréquent :
Des réactions cutanées ont été rapportées chez plus de 80% des patients et se présentent principalement sous forme d'éruption acnéiforme et/ou moins fréquemment sous forme de prurit, de sécheresse cutanée, de desquamation, d'hypertrichose ou d'anomalies unguéales (par exemple paronychies). Environ 15% des réactions cutanées sont sévères, incluant des cas isolés de nécrose cutanée. La plupart des réactions cutanées se développent au cours des trois premières semaines de traitement. En général, elles disparaissent sans séquelles au cours du temps à l'arrêt du traitement si les ajustements posologiques recommandés sont respectés (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). Selon le NCI-CTC, les réactions cutanées de grade 2 sont caractérisées par une éruption intéressant jusqu'à 50% de la surface corporelle, alors que les réactions de grade 3 affectent 50% ou plus de la surface corporelle.
. Fréquence non connue :
Les lésions cutanées induites par le cétuximab sont susceptibles de prédisposer les patients à des surinfections (par exemple par S. aureus) pouvant engendrer des complications ultérieures telles qu'une cellulite, un érysipèle ou, potentiellement avec une issue fatale, un syndrome d'épidermolyse staphylococcique ou un sepsis.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Fréquence non connue :
Des cas de diminution progressive de la concentration sérique en magnésium ont été observés et ont engendré une hypomagnésémie sévère chez certains patients. En fonction de sa sévérité, d'autres déséquilibres électrolytiques, principalement hypocalcémie ou hypokaliémie, ont également été observés.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Très fréquent :
Réactions légères ou modérées liées à la perfusion, y compris des symptômes tels que fièvre, frissons, nausées, vomissements, maux de tête, vertiges ou dyspnée survenant pendant ou peu de temps après la perfusion, principalement lors de la première perfusion du cétuximab.
Mucite légère à modérée.
. Fréquent :
Des réactions sévères liées à la perfusion peuvent apparaître, conduisant dans de rares cas à une issue fatale. Ces réactions surviennent habituellement pendant ou dans l'heure qui suit la première perfusion du cétuximab et peuvent inclure des symptômes tels que l'apparition rapide d'une obstruction des voies aériennes (bronchospasme, stridor, enrouement, difficultés d'élocution), d'une urticaire, d'une hypotension, d'une perte de conscience ; dans de rares cas une angine de poitrine, un infarctus du myocarde ou un arrêt cardiaque ont été observés. Bien que le mécanisme sous-jacent n'ait pas été identifié, certaines de ces réactions pourraient être de type anaphylactoïde/anaphylactique.
Pour la prise en charge clinique des réactions liées à la perfusion, voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi.
- Affections hépatobiliaires :
Très fréquent :
Elévation légère à modérée des enzymes hépatiques (ALAT, ASAT, PA).



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