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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

FUZEON 90 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Enfuvirtide
laboratoire: Roche Registration Ltd

Poudre et solvant pour solution injectable
Boîte de 60 Flacons de poudre + flacons de solvant de 1 mL
Toutes les formes
1 680,05€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 1 680,87 €

Indication

- Fuzeon est indiqué, en association avec d'autres antirétroviraux, dans le traitement des patients infectés par le VIH-1, exposés et en échec à un traitement comprenant au moins un médicament de chacune des classes antirétrovirales suivantes : inhibiteurs de protéase, analogues non nucléosidiques de la transcriptase inverse et analogues nucléosidiques de la transcriptase inverse, ou présentant une intolérance aux traitements précédemment cités (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).
- Pour déterminer une nouvelle association thérapeutique chez les patients en échec d'un traitement antirétroviral, une attention toute particulière doit être portée à l'histoire thérapeutique du patient ainsi qu'aux mutations associées aux différentes molécules. Des tests de résistance pourront, le cas échéant, se révéler utiles (voir rubriques mises en garde et précautions d'emploi et propriétés pharmacodynamiques).

Posologie FUZEON 90 mg/mL Poudre et solvant pour solution injectable Boîte de 60 Flacons de poudre + flacons de solvant de 1 mL

Fuzeon doit être prescrit par des médecins expérimentés dans la prise en charge de l'infection par le VIH.
Fuzeon doit être administré uniquement par injection sous-cutanée.
- Adultes et adolescents > = 16 ans : la dose recommandée de Fuzeon est de 90 mg deux fois par jour, en injection sous-cutanée dans la partie haute du bras, la face antérieure de la cuisse ou l'abdomen.
- Sujets âgés : il n'y a pas de données disponibles chez les patients âgés de plus de 65 ans.
- Enfants > = 6 ans et adolescents : les données disponibles chez l'enfant sont limitées (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques). Le schéma posologique qui a été utilisé pour les études cliniques est décrit dans le tableau 1 ci-dessous :
TABLEAU 1 : Posologie pédiatrique.
Poids : Dose par injection biquotidienne [Volume injecté (90 mg d'enfuvirtide par ml)].
. 11,0 à 15,5 kg : 27 mg/dose (0,3 ml).
. 15,6 à 20,0 kg : 36 mg/dose (0,4 ml).
. 20,1 à 24,5 kg : 45 mg/dose (0,5 ml).
. 24,6 à 29,0 kg : 54 mg/dose (0,6 ml).
. 29,1 à 33,5 kg : 63 mg/dose (0,7 ml).
. 33,6 à 38,0 kg : 72 mg/dose (0,8 ml).
. 38,1 à 42,5 kg : 81 mg/dose (0,9 ml).
. > = 42,6 kg : 90 mg/dose (1,0 ml).
Fuzeon n'est pas recommandé chez l'enfant de moins de 6 ans suite à l'insuffisance de données concernant la sécurité et l'efficacité (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
- Insuffisance rénale : il n'est pas nécessaire d'ajuster la posologie chez l'insuffisant rénal, y compris sous dialyse (voir rubriques mises en garde et précautions d'emploi et propriétés pharmacocinétiques).
- Insuffisance hépatique : les données disponibles ne permettent pas d'établir des recommandations posologiques chez l'insuffisant hépatique (voir rubriques mises en garde et précautions d'emploi et propriétés pharmacocinétiques).

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
DECONSEILLE :
- Fuzeon n'est pas recommandé chez l'enfant de moins de 6 ans suite à l'insuffisance de données concernant la sécurité et l'efficacité.
- Grossesse : il n'existe pas d'étude adaptée et standardisée chez la femme enceinte. Les études chez l'animal n'ont pas montré d'effets délétères sur le développement foetal. L'enfuvirtide ne doit être administré à la femme enceinte que si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le foetus.
- Allaitement : chez l'homme, on ignore si l'enfuvirtide est sécrété dans le lait maternel. Il doit être déconseillé aux mères qui reçoivent de l'enfuvirtide d'allaiter leur enfant, en raison du risque potentiel de transmission du VIH et d'éventuels effets indésirables de l'enfuvirtide chez l'enfant allaité.

Effets indésirables Fuzeon

Les données de tolérance font principalement référence aux résultats combinés des études TORO 1 et TORO 2 à 48 semaines (voir le paragraphe propriétés pharmacodynamiques). Les résultats de tolérance sont exprimés par le nombre de patients présentant une réaction indésirable pour une exposition de 100 patients-année (à l'exception des réactions au site d'injection).
REACTIONS AU SITE D'INJECTION :
Les réactions au site d'injection (RSI) ont été les réactions indésirables les plus fréquemment rapportées, survenant chez 98% des patients (tableau 2). L'immense majorité des RSI sont apparues au cours de la première semaine d'administration de Fuzeon et étaient associées à une douleur ou une gêne légère à modérée au site d'injection, sans limitation des activités courantes. L'intensité de la douleur et de la gêne n'a pas augmenté avec la durée du traitement. Les signes et symptômes ont généralement duré au plus 7 jours. Des infections au site d'injection (comprenant abcès et cellulite) ont été observées chez 1,5% des patients.
TABLEAU 2 : Résumé des signes/symptômes caractéristiques des réactions locales au site d'injection dans les études TORO 1 et TORO 2 combinées (% de patients) (n = 663).
Pourcentage d'arrêt de traitement pour RSI : 4%.
Fuzeon + Traitement Optimisé(a) // % d'événements comprenant des réactions de grade 3 // % d'événements comprenant des réactions de grade 4.
. Douleur/gêne : 96,1% // 11,0%(b) // 0%(b).
. Erythème : 90,8% // 23,8%(c) // 10,5%(c).
. Induration : 90,2% // 43,5%(d) // 19,4%(d).
. Nodules et kystes : 80,4% // 29,1%(e) // 0,2%(e).
. Prurit : 65,2% // 3,9%(f) // ND.
. Ecchymoses : 51,9% // 8,7%(g) // 4,7%(g).
(a)Tout grade de sévérité.
(b)Grade 3 : douleur intense nécessitant des antalgiques (ou des morphiniques pendant < = 72 heures) et/ou limitant les activités courantes ; Grade 4 : douleur intense nécessitant une hospitalisation ou une prolongation d'hospitalisation, ou entraînant le décès ou une incapacité/invalidité significative ou persistante, ou mettant en jeu le pronostic vital, ou médicalement significative.
(c)Grade 3 : diamètre moyen > = 50 mm mais < 85 mm ; Grade 4 : diamètre moyen > = 85 mm.
(d)Grade 3 : diamètre moyen > = 25 mm mais < 50 mm ; Grade 4 : diamètre moyen > = 50 mm.
(e)Grade 3 : > = 3 cm ; Grade 4 : écoulement.
(f)Grade 3 : réfractaire à un traitement local ou nécessitant un traitement par voie générale (orale ou parentérale) ; Grade 4 : non défini.
(g)Grade 3 : > 3 cm mais < = 5 cm ; Grade 4 : > 5 cm.
AUTRES REACTIONS INDESIRABLES :
- L'addition de Fuzeon à un traitement antirétroviral n'a globalement pas augmenté la fréquence ou l'intensité de la plupart des réactions indésirables. Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés dans les études TORO 1 et TORO 2 étaient la diarrhée [38 patients pour 100 patients-année recevant Fuzeon + Traitement Optimisé (TO) versus 73 patients recevant TO seul] et la nausée (27 patients pour 100 patients-année recevant Fuzeon + TO versus 50 patients recevant TO seul).
- La liste suivante présente les événements observés avec un taux plus élevé chez les patients sous Fuzeon + TO que chez les patients sous TO seul et ce avec une différence d'exposition d'au moins 2 patients pour 100 patients-année. Ces événements sont alors mentionnés par leur fréquence estimée ["très fréquents" (> = 1/10) ou "fréquents" (> = 1/100, < 1/10)]. Une augmentation statistiquement significative a été observée pour les pneumonies et les lymphadénopathies. La plupart des réactions indésirables étaient d'intensité légère ou modérée.
- Infections et infestations :
Fréquents : sinusite, papillome cutané, grippe, pneumonie, infection de l'oreille.
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
Fréquents : lymphadénopathie.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Fréquents : perte d'appétit, anorexie, hypertriglycéridémie, diabète.
- Affections psychiatriques :
Fréquents : anxiété, cauchemars, irritabilité.
- Affections du système nerveux :
. Très fréquents : neuropathie périphérique.
. Fréquents : hypo-esthésie, troubles de l'attention, tremblements.
- Affections oculaires :
Fréquents : conjonctivite.
- Affections de l'oreille et du labyrinthe :
Fréquents : vertiges.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Fréquents : congestion nasale.
- Affections gastro-intestinales :
Fréquents : pancréatite, reflux gastro-oesophagien.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquents : sécheresse cutanée, eczéma séborrhéique, érythème, acné.
- Affections musculosquelettiques et systémiques :
Fréquents : myalgie.
- Affections du rein et des voies urinaires :
Fréquents : calculs rénaux.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Fréquents : syndrome pseudogrippal, faiblesse.
- Investigations :
. Très fréquents : perte de poids.
. Fréquents : hypertriglycéridémie, hématurie.
- Par ailleurs, un faible nombre de réactions d'hypersensibilité ont été attribuées à l'enfuvirtide et, dans certains cas, ces réactions sont réapparues lors de la réintroduction du produit (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi : rash, fièvre, nausées et vomissements, frissons, raideur, hypotension et élévation des transaminases hépatiques sériques, ainsi qu'une éventuelle réaction à complexes immuns, une détresse respiratoire et une glomérulonéphrite).
- Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir mises en garde et précautions d'emploi : des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis carinii).
- Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi : douleurs, arthralgies, raideur articulaire, difficultés pour se mouvoir).
ANOMALIES BIOLOGIQUES :
La majorité des patients n'ont présenté aucune modification du grade de toxicité des paramètres biologiques au cours des études à l'exception de ceux listés dans le Tableau 3.
A la semaine 48, l'hyperéosinophilie (nombre d'éosinophiles dépassant la limite supérieure de la normale soit > 0,7 x 10puissance9/L) a été observée avec un taux plus élevé dans le groupe Fuzeon (12,4 patients pour 100 patients-année) que dans le groupe TO seul (5,6 patients pour 100 patients-année). Pour un seuil d'hyperéosinophilie plus élevé (> 1,4 x 10puissance9/L), le taux d'hyperéosinophilie ajusté en fonction de l'exposition est identique dans les deux groupes (1,8 patient pour 100 patients-année).
TABLEAU 3 : Anomalies biologiques de grade 3 et 4 ajustées par rapport à l'exposition parmi les patients sous Fuzeon + TO et sous TO seul (> 2 patients pour 100 patients-année).
Grade des paramètres de laboratoire pour 100 patients-année :
Groupe Fuzeon + TO (n 663) (557,0 patients-année) / Groupe TO seul (n 334) (162,1 patients-année)
.
. ALAT :
Gr.3 (> 5-10 x Limite Supérieure de la Normale) : 4,8 / 4,3.
Gr.4 (> 10 x Limite Supérieure de la Normale) : 1,4 / 1,2.
. Hémoglobine :
Gr.3 (6,5-7,9 g/dl) : 2,0 / 1,9.
Gr.4 (< 6,5 g/dl) : 0,7 / 1,2.
. Créatinine phosphokinase :
Gr.3 (> 5-10 x Limite Supérieure de la Normale) : 8,3 / 8,0.
Gr.4 (> 10 x Limite Supérieure de la Normale) : 3,1 / 8,6.



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