publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

HEPARINE CHOAY 5 000 UI/1 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Hémostase et sang
principes actifs: Héparine sodique
laboratoire: Sanofi-Aventis France

Solution injectable IV
Boîte de 20 Ampoules de 1 mL
Toutes les formes

Indication

Cette héparine est une héparine classique, dite non fractionnée. Ses indications sont les suivantes :

· traitement curatif :

o des thromboses veineuses profondes constituées et de l'embolie pulmonaire, à la phase aiguë,

o de l'infarctus du myocarde avec ou sans onde Q et de l'angor instable, à la phase aiguë,

o des embolies artérielles extracérébrales.

o de certains cas de coagulopathie,

· prévention des accidents thromboemboliques artériels en cas de cardiopathie emboligène, de thérapeutique endovasculaire et de chirurgie vasculaire artérielle,

· prévention de la coagulation dans les circuits de circulation extra-corporelle et d'épuration extra rénale.

Posologie HEPARINE CHOAY 5 000 UI/1 mL Solution injectable IV Boîte de 20 Ampoules de 1 mL

VOIE INTRAVEINEUSE.

Ne pas injecter par voie intramusculaire.

La concentration de cette héparine est de 5.000 U.I./ml. Toutes les héparines n'étant pas à la même concentration, les prescriptions doivent être rédigées en U.I.

a) En traitement curatif,

en prévention des accidents thromboemboliques artériels en cas de cardiopathie emboligène

Le schéma posologique est le suivant :

· schéma posologique recommandé hors coagulopathie :

L'héparine doit être administrée en injection continue avec une seringue électrique.

On peut administrer auparavant un bolus de 50 UI / kg par voie intraveineuse directe pour atteindre dès le début du traitement une héparinémie efficace.

La dose initiale est de 20 UI / kg /heure.

La dose d'héparine sera ensuite adaptée en fonction des résultats du contrôle biologique.

· coagulopathies : la dose administrée est généralement inférieure en raison du risque hémorragique.

Surveillance biologique

Elle doit être au minimum quotidienne. Le premier prélèvement doit avoir lieu 6 heures après le début du traitement. Un prélèvement doit être effectué 4 à 6 heures après chaque modification de dose.

On peut utiliser en fonction des cas :

· le temps de céphaline activé (TCA) qui doit se situer entre 1 fois et demie et trois fois le témoin selon la sensibilité du réactif utilisé (à définir par le laboratoire),

· l'activité anti-Xa (héparinémie), qui est un test spécifique. Elle doit se situer entre 0,2 et 0,6 UI/ml. Ce test sera préféré quand il existe des anomalies du TCA préexistantes, chez les malades de réanimation et en cas de syndrome inflammatoire marqué.

Relais de l'héparine par les anticoagulants oraux

Chaque fois que cela est possible, les AVK seront introduites entre le premier et le troisième jour de traitement, de façon à ce que la durée totale de l'héparinothérapie n'excède pas 7 à 10 jours.

En raison du temps de latence précédant le plein effet de l'antivitamine K utilisé, l'héparine ne sera interrompue que lorsque l'INR sera 2 jours consécutifs dans la zone thérapeutique souhaitable. Celle -ci est variable selon la pathologie traitée.

Pendant cette période, la surveillance du TCA sera particulièrement attentive pour éviter un risque d'hémorragie.

b) Prévention des accidents thromboemboliques artériels en cas de thérapeutique endovasculaire et de chirurgie vasculaire artérielle.

Prévention de la coagulation dans les circuits de circulation extra-corporelle et d'épuration extra rénale.

Dans ces situations, la posologie et la surveillance biologique seront déterminées en fonction de chaque situation clinique.

Contre indications

Ce médicament ne doit JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :

· hypersensibilité à l'héparine ;

· antécédents de thrombopénie grave de type II (thrombopénie induite par l'héparine ou TIH), sous héparine non fractionnée ou sous héparine de bas poids moléculaire. ( voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi - TIH );

· maladies hémorragiques constitutionnelles;

· lésion organique susceptible de saigner;

· manifestations ou tendances hémorragiques liées à des troubles de l'hémostase : les coagulopathies peuvent être une exception à cette règle ( Cf rubrique Indications thérapeutiques ) à condition qu'elles ne compliquent pas une TIH;

· hémorragie intracérébrale.

Une anesthésie péridurale ou une rachianesthésie ne doivent jamais être effectuées pendant un traitement par héparine.

Ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE en cas de :

· accident vasculaire cérébral ischémique étendu à la phase aiguë, avec ou sans troubles de la conscience. Lorsque l'accident vasculaire cérébral est d'origine embolique, le délai est de 72 heures. La preuve de l'efficacité de l'héparine à dose curative n'a pas été établie à ce jour, quelles que soient la cause, l'étendue et la sévérité clinique de l'infarctus cérébral,

· hypertension artérielle non contrôlée,

· endocardite infectieuse aiguë (en dehors de celles survenant sur prothèse mécanique).

Les médicaments suivants sont généralement déconseillés en association avec l'héparine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) :

· l'acide acétylsalicylique (en tant qu'analgésique et antipyrétique),

· les AINS,

· le dextran.

Effets indésirables Heparine Choay

Les fréquences des effets indésirables ont été estimées selon la convention suivante : très fréquent (> 10 %); fréquent (de 1 % à 10 %); peu fréquent (de 0,1 % à 1 %); rare (0,01 % à 0,1 %); très rares (≤ 0,01 %)

· Manifestations hémorragiques : très fréquemment observées. Des facteurs de risque tels que des lésions organiques susceptibles de saigner, une insuffisance rénale, certaines associations médicamenteuses ( voir rubrique Contre-indications, Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions ) peuvent majorer ces manifestations.

· Très rares cas d'hématomes spinaux dans le cadre d'anesthésies péridurales ou rachianesthésies, et de ponctions lombaires ( voir rubrique Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi ).

· Des thrombopénies ont fréquemment été rapportées. Celles-ci sont de 2 types :

o les plus fréquentes, de type I, sont habituellement modérées (>100 000), précoces (avant le cinquième jour) et ne nécessitent pas l'arrêt de l'héparine,

o rarement des thrombopénies graves de type II (TIH). Leur prévalence est encore mal évaluée (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

· De rares nécroses cutanées au point de perfusion ont été signalées avec les héparines. Ces réactions peuvent être précédées d'un purpura ou de placards érythémateux, infiltrés et douloureux. La suspension du traitement doit être immédiate.

· Ostéoporose, lors de traitement au long cours.

· Manifestations d'hypersensibilité, peu fréquentes, localisées ou généralisées, notamment urticaire, prurit, éruption, érythème, conjonctivite, rhinite, asthme, cyanose, tachypnée, sensations d'oppression, fièvre, frissons, oedème angio-neurotique, et rarement choc anaphylactique. Dans certains cas leur existence doit conduire à l'arrêt du traitement.

· Effets divers :

o Cas fréquent d'élévation des transaminases et des γGT.

o Rares cas d'hyperéosinophilie parfois accompagnée d'éruption;

o Très rares cas : alopécie, priapisme;

o de très rares cas d'hypoaldostéronisme avec hyperkaliémie et (ou) acidose métabolique ont été rapportés, en particulier chez des patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).



publicité