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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

HOLOXAN 2 000 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Ifosfamide
laboratoire: Baxter

Poudre pour usage parentéral
Boîte de 1 Flacon de 2000 mg
Toutes les formes

Indication

- Sarcomes des tissus mous et sarcomes ostéogéniques chez l'enfant et l'adulte.
- Lymphomes non hodgkiniens.
- Cancer de l'ovaire en rechute.
- Cancers bronchiques à petites cellules et non à petites cellules.
- Rechute de lymphome hodgkinien, de carcinome testiculaire.
- Cancer du col utérin métastatique.
- Cancer du sein métastatique.
- Cancer de la sphère ORL en rechute ou métastatique.
- Rechute de leucémie aiguë lymphoblastique chez l'enfant et chez l'adulte.

Posologie HOLOXAN 2 000 mg Poudre pour usage parentéral Boîte de 1 Flacon de 2000 mg

Posologie :
La posologie de l'ifosfamide est fonction de l'indication thérapeutique (type et localisation de la tumeur, traitement initial ou d'entretien). Elle est individuelle et doit tenir compte de l'état clinique et hématologique du patient (voir précautions d'emploi).
- L'ifosfamide est habituellement utilisé en association avec d'autres cytostatiques à des doses moyennes de 1,5 à 3 g/m²/jour par cycles courts de 3 à 5 jours renouvelables toutes les 3 à 4 semaines. La dose totale à rechercher est de 5 à 10 g/m²/cycle.
- En perfusion continue de 24 heures, la posologie recommandée varie de 5 à 8 g/m²/jour maximum, à renouveler toutes les 3 à 4 semaines.
- Si l'ifosfamide doit être administré en perfusions répétées sur 5 jours, la dose maximale tolérée est de 3,2 g/m² par jour.
- En raison de la toxicité vésicale de l'ifosfamide, il est recommandé de lui associer systématiquement un uroprotecteur (Uromitexan).
La dose habituelle d'Uromitexan atteint, voire dépasse, 100% de la dose journalière d'ifosfamide.
En cas d'association de l'ifosfamide avec le cisplatine dont l'administration nécessite une hyperhydratation, il sera nécessaire d'augmenter la dose d'Uromitexan administrée pour compenser son élimination urinaire augmentée.
Mode d'administration :
La voie d'administration habituelle est la perfusion intraveineuse, de 30 minutes à 8 heures, en doses fractionnées réparties sur plusieurs jours. Les fortes doses sont administrées en perfusion continue de 24 heures.
En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.
Il est possible d'administrer I'ifosfamide quotidiennement à doses faibles pendant 10 jours consécutifs.
Le médicament préalablement reconstitué dans l'eau pour préparations injectables est introduit dans le liquide de perfusion (soluté injectable isotonique de glucose ou de chlorure de sodium).
Dans tous les cas, la concentration de l'ifosfamide ne doit pas dépasser 4%. Il est recommandé d'associer systématiquement la prise d'Uromitexan et/ou d'assurer une hydratation suffisante.
Afin de faciliter l'administration, l'uroprotecteur (Uromitexan) peut être administré conjointement à Holoxan dans le même liquide de perfusion (solution injectable de glucose ou de chlorure de sodium isotonique).
D'autres voies peuvent être utilisées comme la voie intra-artérielle.
Modalités de manipulation :
La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excreta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.
Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.

Contre indications

- Allergie connue à l'ifosfamide.
- Insuffisance rénale sévère.
- Infection urinaire aiguë, ou non contrôlée, ou ayant débuté depuis plus de 48 heures, cystite hémorragique préexistante, atonie vésicale, obstruction bilatérale des voies excrétrices urinaires.
- Dépression sévère de la moelle osseuse.
- Grossesse et allaitement.

Effets indésirables Holoxan

- La tolérance locale de l'ifosfamide est bonne ; le produit n'entraîne pas d'altération de la paroi veineuse même après injections répétées. Les injections extravasculaires accidentelles ne provoquent généralement pas de nécrose.
- Une neutropénie et rarement une thrombopénie modérée peuvent être observées : elles sont toujours spontanément réversibles après diminution de la posologie ou à l'arrêt du traitement. L'utilisation des facteurs de croissance (G-CSF ou GM-CSF) permet de corriger la neutropénie.
- Certains patients peuvent présenter des nausées associées ou non à des vomissements qui sont facilement prévenus ou supprimés par les anti-émétiques. Ils peuvent aussi présenter une alopécie inconstante, transitoire et réversible.
- Des cas de cystites hémorragiques ont été observés chez certains patients (voir posologie et mode d'administration).
- A fortes doses, il existe également un risque de toxicité neurologique du produit se traduisant, le plus souvent, par des phénomènes de somnolence, d'états confusionnels, de désorientation. Ceux-ci sont plus fréquents et plus intenses chez les patients présentant une insuffisance rénale. Ils sont généralement réversibles après diminution de la posologie ou lors de l'arrêt du traitement.
- Des anomalies transitoires des paramètres biologiques hépatiques et rénaux ont été rapportées dans de rares cas.
- Des troubles de la fonction glomérulaire rénale ou, plus fréquemment, des troubles de la fonction tubulaire rénale, sont possibles.
Les néphropathies sévères sont rares.
Les facteurs de risques sont les doses quotidiennes élevées d'ifosfamide et le traitement concomitant ou antérieur avec les dérivés du platine. De même, une néphrectomie préalable, une irradiation concomitante de l'aire rénale sont des facteurs de risque.
Une attention particulière doit être apportée à la fonction rénale quand des composés potentiellement néphrotoxiques sont utilisés (voir interactions).
Dans de rares cas et en particulier chez l'enfant en cas d'exposition prolongée, les patients présentant des troubles chroniques de la fonction tubulaire rénale peuvent développer un syndrome de Fanconi.
En cas d'apparition d'une néphropathie, il existe un risque important d'insuffisance rénale chronique qui impose l'arrêt momentané ou définitif de l'ifosfamide.
- A très fortes doses, il existe un risque de cardiotoxicité (arythmies), en particulier chez les patients ayant reçu de fortes doses d'anthracyclines.
- Une aménorrhée et une azoospermie sont possibles, voire définitives.



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