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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

HUMIRA 40 mg 40 mg/0,8 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Immunologie
principes actifs: Adalimumab
laboratoire: Abbott Laboratories Ltd

Solution injectable
Boîte de 2 Stylos préremplis de 0,8 mL
Toutes les formes
940,90€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 941,72 €

Indication

Polyarthrite rhumato ïde

Humira en association au m éthotrexate est indiqué pour :

- le traitement de la polyarthrite rhumato ïde modérément à sévèrement active de l'adulte lorsque la réponse aux traitements de fond, y compris le méthotrexate, est inadéquate.

- le traitement de la polyarthrite rhumato ïde sévère, active et évolutive chez les adultes non précédemment traités par le méthotrexate.

Humira peut être donné en monothérapie en cas d'intolérance au méthotrexate ou lorsque la poursuite du traitement avec le méthotrexate est inadaptée.

Il a été montré qu'Humira ralentit la progression des dommages structuraux articulaires mesurés par radiographie et améliore les capacités fonctionnelles lorsqu'il est administré en association au méthotrexate.

Arthrite juv énile idiopathique

Arthrite juv énile idiopathique polyarticulaire

Humira en association au m éthotrexate est indiqué pour le traitement de l'arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire évolutive chez les patients à partir de 2 ans en cas de réponse insuffisante à un ou plusieurs traitements de fond.

Humira peut être administré en monothérapie en cas d'intolérance au méthotrexate ou lorsque la poursuite du traitement par le méthotrexate est inadaptée (pour l'efficacité en monothérapie, voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Humira n'a pas été étudié chez les patients de moins de 2 ans.

Arthrite li ée à l'enthésite

Humira est indiqu é pour le traitement de l'arthrite active liée à l'enthésite chez les patients à partir de 6 ans en cas de réponse insuffisante ou d'intolérance au traitement conventionnel (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Spondyloarthrite axiale

Spondylarthrite ankylosante (SA)

Humira est indiqu é pour le traitement de la spondylarthrite ankylosante sévère et active chez l'adulte ayant eu une réponse inadéquate au traitement conventionnel.

Spondyloarthrite axiale sans signes radiographiques de SA

Humira est indiqu é dans le traitement de la spondyloarthrite axiale sévère sans signes radiographiques de SA, mais avec des signes objectifs d'inflammation à l'IRM et/ou un taux élevé de CRP chez les adultes ayant eu une réponse inadéquate ou une intolérance aux anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Rhumatisme psoriasique

Humira est indiqu é pour le traitement du rhumatisme psoriasique actif et évolutif chez l'adulte lorsque la réponse à un traitement de fond antérieur a été inadéquate. Il a été montré qu'Humira ralentit la progression des dommages structuraux articulaires périphériques tels que mesurés par radiographie, chez les patients ayant des formes polyarticulaires symétriques de la maladie (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques) et améliore les capacités fonctionnelles.

Psoriasis

Humira est indiqu é dans le traitement du psoriasis en plaques, modéré à sévère, chez les patients adultes qui ne répondent pas à d'autres traitements systémiques comme la ciclosporine, le méthotrexate ou la puvathérapie, ou chez lesquels ces traitements sont contre-indiqués ou mal tolérés.

Maladie de Crohn

Humira est indiqu é dans le traitement de la maladie de Crohn active modérée à sévère, chez les patients adultes qui n'ont pas répondu malgré un traitement approprié et bien conduit par un corticoïde et/ou un immunosuppresseur ; ou chez lesquels ce traitement est contre-indiqué ou mal toléré.

Maladie de Crohn chez l'enfant et l 'adolescent

Humira est indiqu é dans le traitement de la maladie de Crohn active, sévère, chez les enfants et les adolescents à partir de 6 ans, qui n'ont pas répondu à un traitement conventionnel comprenant un corticoïde, un immunomodulateur et un traitement nutritionnel de première intention ; ou chez lesquels ces traitements sont mal tolérés ou contre-indiqués.

Rectocolite h émorragique

Humira est indiqu é dans le traitement de la rectocolite hémorragique active, modérée à sévère chez les patients adultes ayant eu une réponse inadéquate au traitement conventionnel, comprenant les corticoïdes et la 6-mercaptopurine (6-MP) ou l'azathioprine (AZA), ou chez lesquels ce traitement est contre-indiqué ou mal toléré.

Posologie HUMIRA 40 mg 40 mg/0,8 mL Solution injectable Boîte de 2 Stylos préremplis de 0,8 mL

Posologie

Le traitement par Humira doit être instauré et supervisé par un médecin spécialiste qualifié en matière de diagnostic et de traitement des pathologies dans lesquelles Humira est indiqué. Une carte spéciale de surveillance sera remise aux patients traités par Humira.

Apr ès une formation correcte à la technique d'injection, les patients peuvent s'auto-injecter Humira, si leur médecin l'estime possible, sous le couvert d'un suivi médical approprié.

Pendant le traitement par Humira, les autres traitements concomitants (tels que les cortico ïdes et/ou immunomodulateurs) devront être optimisés.

Polyarthrite rhumato ïde

Chez les patients adultes atteints de polyarthrite rhumato ïde, la posologie recommandée d'Humira est une dose unique de 40 mg d'adalimumab administrée toutes les deux semaines, par voie sous-cutanée. L'administration de méthotrexate doit être continuée pendant le traitement par Humira.

Les glucocortico ïdes, les salicylés, les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou les antalgiques peuvent être poursuivis pendant le traitement par Humira. En ce qui concerne l'association aux autres médicaments anti-rhumatismaux de fond autres que le méthotrexate (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques). En monothérapie, certains patients chez qui l'on observe une diminution de leur réponse à Humira, peuvent bénéficier d'une augmentation de la posologie à 40 mg d'adalimumab toutes les semaines.

Interruption du traitement

Il peut être nécessaire d'interrompre le traitement, par exemple avant une intervention chirurgicale ou en cas d'infection sévère. Les données disponibles suggèrent que la ré-introduction d'Humira après un arrêt de 70 jours ou plus entraîne une réponse clinique de même ampleur et un profil de tolérance similaire à celui observé avant l'interruption du traitement.

Spondylarthrite ankylosante, spondyloarthrite axiale sans signes radiographiques de SA et rhumatisme psoriasique

La posologie recommand ée d'Humira pour les patients atteints de spondylarthrite ankylosante, de spondyloarthrite axiale sans signes radiographiques de SA et pour les patients atteints de rhumatisme psoriasique est de 40 mg d'adalimumab en dose unique toutes les deux semaines, en injection sous-cutanée.

Pour toutes les indications ci-dessus, les donn ées disponibles laissent supposer que la réponse clinique est habituellement obtenue en 12 semaines de traitement. La poursuite du traitement devra être soigneusement reconsidérée chez un patient n'ayant pas répondu dans ces délais.

Psoriasis

La posologie recommand ée d'Humira pour débuter le traitement chez l'adulte est de 80 mg par voie sous-cutanée. La posologie se poursuivra une semaine après par 40 mg en voie sous-cutanée une semaine sur deux.

La poursuite du traitement au-del à de 16 semaines doit être soigneusement reconsidérée chez un patient n'ayant pas répondu dans ces délais.

Maladie de Crohn

Chez les patients adultes atteints de maladie de Crohn active mod érée à sévère, le schéma posologique d'induction recommandé d'Humira est de 80 mg à la semaine 0, suivis de 40 mg à la semaine 2. S'il est nécessaire d'obtenir une réponse plus rapide au traitement, le schéma 160 mg à la semaine 0 (la dose peut être administrée sous forme de 4 injections par jour ou de 2 injections par jour pendant deux jours consécutifs), 80 mg à la semaine 2, peut être utilisé sachant que le risque d'événements indésirables est alors plus élevé pendant cette phase d'induction.

Apr ès le traitement d'induction, la posologie recommandée est une dose de 40 mg administrée toutes les deux semaines, en injection sous-cutanée. Si un patient a arrêté le traitement par Humira et si les signes et symptômes de la maladie réapparaissent, Humira pourra être ré-administré. L'expérience de la ré-administration du traitement au-delà de 8 semaines après la dose précédente est limitée.

Pendant le traitement d'entretien, les cortico ïdes pourront être progressivement diminués conformément aux recommandations de pratique clinique.

Certains patients chez qui une diminution de la r éponse au traitement est observée peuvent bénéficier d'une augmentation de la fréquence d'administration à 40 mg d'Humira toutes les semaines.

Certains patients n 'ayant pas répondu au traitement à la semaine 4 peuvent poursuivre le traitement d'entretien jusqu'à la semaine 12. La poursuite du traitement devra être soigneusement reconsidérée chez un patient n'ayant pas répondu dans ces délais.

Rectocolite h émorragique

Chez les patients adultes atteints de rectocolite h émorragique modérée à sévère, le schéma posologique d'induction recommandé d'Humira est de 160 mg à la semaine 0 (la dose peut être administrée sous forme de 4 injections par jour ou de 2 injections par jour pendant deux jours consécutifs) et de 80 mg à la semaine 2. Après le traitement d'induction, la posologie recommandée est de 40 mg administrée toutes les deux semaines, en injection sous-cutanée.

Pendant le traitement d'entretien, les cortico ïdes pourront être progressivement diminués conformément aux recommandations de pratique clinique.

Certains patients chez qui une diminution de la r éponse au traitement est observée peuvent bénéficier d'une augmentation de la fréquence d'administration à 40 mg d'Humira toutes les semaines.

Les donn ées disponibles laissent supposer que la réponse clinique est habituellement obtenue en 2 à 8 semaines de traitement. Le traitement par Humira ne doit pas être poursuivi chez les patients n'ayant pas répondu dans ces délais.

Sujets âgés

Aucun ajustement de la posologie n'est n écessaire.

Insuffisantsr énaux et/ou hépatiques

Humira n'a pas été étudié dans ces populations de patients. Il n'est pas possible de recommander des posologies.

Population p édiatrique


Arthrite juv
énile idiopathique

Arthrite juv énile idiopathique polyarticulaire de 2 à 12 ans

La posologie recommand ée d'Humira pour les patients âgés de 2 à 12 ans atteints d'arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire est de 24 mg/m2 de surface corporelle jusqu'à une dose unique maximale de 20 mg d'adalimumab (pour les patients de 2 à 4 ans) et jusqu'à une dose unique maximale de 40 mg d'adalimumab (pour les patients de 4 à 12 ans) toutes les deux semaines, en injection sous-cutanée.

Le volumed 'injection est déterminé en fonction de la taille et du poids du patient (tableau 1). Un flacon pédiatrique de 40 mg est disponible pour les patients qui ont besoin d'une dose inférieure à une dose entière de 40 mg.

Tableau 1. Posologie d'Humira en millilitres (ml) en fonction de la taille et du poids du patient pour l'arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire et l'arthrite liée à l'enthésite

Taille

Poids corporel total (kg)

(cm)

10

15

20

25

30

35

40

45

50

55

60

65

70

80

0,2

0,3

0,3

0,3

90

0,2

0,3

0,3

0,4

0,4

0,4

100

0,3

0,3

0,3

0,4

0,4

0,4

0,5

0,5

110

0,3

0,3

0,4

0,4

0,4

0,5

0,5

0,5

0,5

0,6

0,6

120

0,3

0,4

0,4

0,4

0,5

0,5

0,5

0,6

0,6

0,6

0,6

0,7

0,7

130

0,4

0,4

0,5

0,5

0,5

0,6

0,6

0,6

0,6

0,7

0,7

0,7

140

0,4

0,4

0,5

0,5

0,6

0,6

0,6

0,7

0,7

0,7

0,7

0,8*

150

0,5

0,5

0,6

0,6

0,6

0,7

0,7

0,7

0,7

0,8*

0,8*

160

0,5

0,5

0,6

0,6

0,7

0,7

0,7

0,8*

0,8*

0,8*

0,8*

170

0,6

0,6

0,6

0,7

0,7

0,8*

0,8*

0,8*

0,8*

0,8*

180

0,6

0,7

0,7

0,8*

0,8*

0,8*

0,8*

0,8*

0,8*

* La dose unique maximale est de 40 mg (0,8 ml)

Arthrite juv énile idiopathique polyarticulaire à partir de 13 ans

Pour les patients à partir de 13 ans, une dose de 40 mg est administrée toutes les 2 semaines, quelle que soit la surface corporelle.

Les donn ées disponibles laissent supposer que la réponse clinique est habituellement obtenue en

12 semaines de traitement. La poursuite du traitement devra être soigneusement reconsidérée chez un patient n'ayant pas r épondu dans ces délais.

Il n 'y a pas d'utilisation justifiée d'Humira chez les patients âgés de moins de 2 ans dans cette indication.

Arthrite li ée à l'enthésite

La posologie recommand ée d'Humira pour les patients à partir de 6 ans atteints d'arthrite liée à l'enthésite est de 24 mg/m² de surface corporelle jusqu'à une dose unique maximale de 40 mg d'adalimumab toutes les deux semaines en injection sous-cutanée. Le volume d'injection est déterminé en fonction de la taille et du poids du patient (tableau 1).

Humira n 'a pas été étudié chez les patients de moins de 6 ans atteints d'arthrite liée à l'enthésite.

Psoriasis p édiatrique

La s écurité et l'efficacité d'Humira chez les enfants âgés de 4 à 17 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible. Il n'y a pas d'utilisation justifiée d'Humira chez les enfants âgés de moins de 4 ans dans cette indication.

Maladie de Crohn chez l'enfant et l'adolescent

Enfants et adolescents de poids < 40 kg atteints de maladie de Crohn:

Chez les enfants et adolescents atteints de maladie de Crohn s évère, le schéma posologique d'induction recommandé d'Humira est de 40 mg à la semaine 0, suivi de 20 mg à la semaine 2. S'il est nécessaire d'obtenir une réponse plus rapide au traitement, le schéma 80 mg à la semaine 0 (la dose peut être administrée sous forme de 2 injections par jour), 40 mg à la semaine 2, peut être utilisé sachant que le risque d'événements indésirables peut être plus élevé pendant cette phase d'induction.

Apr ès le traitement d'induction, la posologie recommandée est une dose de 20 mg administrée toutes les deux semaines, en injection sous-cutanée. Certains patients chez qui une réponse insuffisante au traitement est observée peuvent bénéficier d'une augmentation de la posologie à 20 mg d'Humira toutes les semaines.

Enfants et adolescents de poids ≥ 40 kg atteints de maladie de Crohn:

Chez les enfants et adolescents atteints de maladie de Crohn s évère, le schéma posologique d'induction recommandé d'Humira est de 80 mg à la semaine 0, suivi de 40 mg à la semaine 2. S'il est nécessaire d'obtenir une réponse plus rapide au traitement, le schéma 160 mg à la semaine 0 (la dose peut être administrée sous forme de 4 injections par jour ou de 2 injections par jour pendant deux jours consécutifs), 80 mg à la semaine 2, peut être utilisé sachant que le risque d'événements indésirables peut être plus élevé pendant cette phase d'induction.

Apr ès le traitement d'induction, la posologie recommandée est une dose de 40 mg administrée toutes les deux semaines, en injection sous-cutanée. Certains patients chez qui une réponse insuffisante au traitement est observée peuvent bénéficier d'une augmentation de la posologie à 40 mg d'Humira toutes les semaines.

La poursuite du traitement devra être soigneusement reconsidérée chez un patient n'ayant pas répondu à la semaine 12.

Il n 'y a pas d'utilisation justifiée d'Humira chez les enfants âgés de moins de 6 ans dans cette indication.

Rectocolite h émorragique pédiatrique

La s écurité et l'efficacité d'Humira chez les enfants de 4 à 17 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible. Il n'y a pas d'utilisation justifiée d'Humira chez les enfants âgés de moins de 4 ans dans cette indication.

Rhumatisme psoriasique et spondyloarthrite axiale y compris spondylarthrite ankylosante

Il n 'y a pas d'utilisation justifiée d'Humira dans la population pédiatrique dans les indications, spondylarthrite ankylosante et rhumatisme psoriasique.

Mode d 'administration

Humira est administr é en injection sous-cutanée. Les instructions complètes d'utilisation sont fournies dans la notice.

Un flacon p édiatrique de 40 mg est disponible pour les patients qui ont besoin d'une dose inférieure à une dose entière de 40 mg.

Contre indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition .

Tuberculose évolutive ou autres infections sévères telles que sepsis et infections opportunistes (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Insuffisance cardiaque modérée à sévère (NYHA classes III/IV) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Effets indésirables Humira 40 MG

Humira a été étudié chez 8 198 patients dans des essais pivots contrôlés et en ouvert d'une durée de 60 mois et plus. Ces essais ont inclus des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde récente ou ancienne, d'arthrite juvénile idiopathique (arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire et arthrite liée à l'enthésite) ou des patients souffrant de spondyloarthrite axiale (spondylarthrite ankylosante et spondyloarthrite axiale sans signes radiographiques de SA), de rhumatisme psoriasique, de la maladie de Crohn, de rectocolite hémorragique et de psoriasis. Les études contrôlées pivots portaient sur 5 343 patients ayant reçu Humira et 3 148 patients ayant reçu un placebo ou un comparateur actif pendant la phase contrôlée.

Le pourcentage de patients ayant interrompu le traitement en raison d'effets ind ésirables pendant la phase en double aveugle, contrôlée, des études pivots a été de 6,1 % chez les patients traités par Humira et de 5,7 % chez les patients du groupe contrôle.

R ésumé du profil de tolérance

Les effets ind ésirables les plus fréquemment rapportés sont les infections (telles que les rhinopharyngites, les infections des voies respiratoires hautes et les sinusites), les réactions au site d'injection (érythème, démangeiasons, hémorragie, douleur ou gonflement), les céphalées et les douleurs musculo-squelettiques.

Des effets ind ésirables graves ont été rapportés avec Humira. Les antagonistes du TNF, tels qu' Humira affectent le système immunitaire et leur utilisation peut avoir des répercussions sur les défenses du corps contre les infections et le cancer. Des infections menaçant le pronostic vital et d'issue fatale (comprenant sepsis, infections opportunistes et tuberculose), des réactivations d'hépatite B et différents cancers (y compris leucémie, lymphome et lymphome hépatosplénique à lymphocytes T) ont également été rapportés avec l'utilisation d'Humira.

Des effets h ématologiques, neurologiques et autoimmuns sévères ont été rapportés. Ceci comprend de rares cas de pancytopénie, d'anémie médullaire, des cas de démyélinisation centrale et périphérique et des cas de lupus, d'événements liés au lupus et de syndrome de Stevens-Johnson.

Populationp édiatrique

Effets ind ésirables chez l'enfant et l'adolescent

En g énéral, la fréquence et le type des événements indésirables observés chez l'enfant et l'adolescent ont été comparables à ceux observés chez les patients adultes.

Liste des effets ind ésirables

La liste des effets ind ésirables est basée sur les études cliniques et sur l'expérience après commercialisation et est présentée par système-organe et par fréquence (très fréquent ≥ 1/10 ; fréquent ≥ 1/100 à < 1/10 ; peu fréquent ≥ 1/1 000 à < 1/100 ; rare ≥ 1/10 000 à < 1/1 000 et indéterminée - ne peut être estimée sur la base des données disponibles) dans le tableau 2 ci-dessous. Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité. La fréquence la plus élevée observée dans les diverses indications a été incluse. La présence d'un astérisque (*) dans la colonne " Classe de systèmes d'organes " indique que de plus amples informations sont disponibles aux rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables.

Tableau 2

Effets indésirables

Classe de systèmes d'organes

Fr équence

Effets indésirables

Infections et infestations*

Tr ès fréquent

Infections des voies respiratoires (y compris infection des voies respiratoires basses et infection des voies respiratoires hautes, pneumonie, sinusite, pharyngite, rhino-pharyngite et pneumonie herp étique).

Fr équent

Infections syst émiques (y compris sepsis,

candidose et grippe).

Infections intestinales (y compris gastro-ent érite

virale).

Infections cutan ées et des tissus mous (y compris

panaris superficiel p ériunguéal, cellulite,

imp étigo, fasciite nécrosante et zona).

Infections de l 'oreille.

Infections buccales (y compris herp ès, herpès

buccal et infections dentaires).

Infections des organes de reproduction (y

compris mycose vulvo-vaginale).

Infections des voies urinaires (y compris py élonéphrite).

Infections fongiques.

Infections articulaires.

Peu fr équent

Infections neurologiques (y compris m éningite

virale).

Infections opportunistes et tuberculose (y

compris coccidio ïdomycose, histoplasmose et

infections à Mycobacterium avium complex).

Infections bact ériennes.

Infections oculaires.

Diverticulite1).

Tumeurs b énignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)*

Fr équent

Cancer de la peau à l'exclusion du mélanome (y compris carcinome basocellulaire et carcinome malpighien spino-cellulaire).

Tumeur b énigne.

Peu fr équent

Lymphome**.

Tumeurs des organes solides (y compris cancer

du sein, du poumon et de la thyro ïde).

M élanome**.

Rare

Leuc émie

Ind éterminé

Lymphome h épatosplénique à lymphocytes T1). Carcinome à cellules de Merkel (carcinome neuroendocrine cutané)1)

Affections h ématologiques

et du syst ème lymphatique*

Tr ès fréquent

Leucop énie (y compris neutropénie et

agranulocytose).

An émie.

Fr équent

Leucocytose.

Thrombocytop énie.

Peu fr équent

Purpura thrombop énique idiopathique.

Rare

Pancytop énie.

Affections du syst ème immunitaire*

Fr équent

Hypersensibilit é.

Allergies (y compris allergie saisonni ère).

Peu fr équent

Sarco ïdose.

Rare

Anaphylaxie.

Troubles du m étabolisme et de la nutrition

Tr ès fréquent

Augmentation du taux de lipides.

Fr équent

Hypokali émie.

Augmentation de l 'acide urique.

Taux anormal de sodium dans le sang.

Hypocalc émie.

Hyperglyc émie.

Hypophosphat émie.

D éshydratation.

Affections psychiatriques

Fr équent

Troubles de l 'humeur (y compris dépression). Anxiété, insomnie.

Affections du syst ème nerveux*

Tr ès fréquent

C éphalées.

Fr équent

Paresth ésies (y compris hypoesthésie).

Migraine.

Compression des racines nerveuses.

Peu fr équent

Accident vasculaire c érébral1).

Tremblements.

Neuropathie.

Rare

Scl érose en plaques.

Affections d émyélinisantes (par ex. névrite

optique, syndrome de Guillain-Barr é) 1).

Affections oculaires

Fr équent

Troubles visuels.

Conjonctivite.

Bl épharite.

Peu fr équent

Gonflement des yeux.

Diplopie.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Fr équent

Vertiges.

Peu fr équent

Surdit é.

Acouphènes.

Affections cardiaques*

Fr équent

Tachycardie.

Peu fr équent

Infarctus du myocarde1).

Arythmies.

Insuffisance cardiaque congestive.

Rare

Arr êt cardiaque.

Affections vasculaires

Fr équent

Hypertension.

Bouff ées de chaleur.

Hématomes.

Peu fr équent

An évrysme aortique.

Occlusion vasculaire.

Thrombophlébite.

Affections respiratoires, thoraciques et m édiastinales*

Fr équent

Asthme.

Dyspn ée.

Toux.

Peu fr équent

Embolie pulmonaire1).

Maladie pulmonaire interstitielle.

Broncho-pneumopathie chronique obstructive.

Pneumopathie.

Epanchement pleural1).




Rare




Fibrose pulmonaire1).

Affections gastro-intestinales

Tr ès fréquent

Douleurs abdominales.

Naus ées et vomissements.

Fr équent

H émorragie gastro-intestinale.

Dyspepsie.

Reflux gastro-oesophagien.

Syndrome de Gougerot-Sj ögren.

Peu fr équent

Pancr éatite.




Rare

Dysphagie.

Œdème du visage.

Perforation intestinale1).

Affections h épatobiliaires*

Tr ès fréquent

El évation des enzymes hépatiques.

Peu fr équent

Chol écystite et lithiase biliaire.

Stéatose hépatique.

Hyperbilirubinémie.

Rare

H épatite.

R éactivation d'hépatite B1).

H épatite auto-immune1).

Ind éterminé

Insuffisance h épatique1).

Affections de la peau et du tissu sous-cutan é

Tr ès fréquent

Rash (y compris éruption exfoliative).

Fr équent

Aggravation ou apparition d 'un psoriasis (y

compris psoriasis pustulaire palmoplantaire) 1).

Urticaire.

Ecchymoses (y compris purpura).

Dermatite (y compris ecz éma).

Onychoclasie.

Hyperhidrose.

Alop écie 1).

Prurit.

Peu fr équent

Sueurs nocturnes.

Cicatrice.

Rare

Eryth ème polymorphe1).

Syndrome de Stevens-Johnson1).

Angioedème1).

Vascularite cutanée1).

Ind éterminé

Aggravation des sympt ômes de dermatomyosite1)

Affections musculo-squelettiques et syst émiques

Tr ès fréquent Fréquent

Douleurs musculo-squelettiques.

Spasmes musculaires (y compris augmentation de la cr éatine phosphokinase sérique).

Peu fr équent

Rhabdomyolyse.

Lupus érythémateux disséminé.

Rare

Syndrome type lupus1).

Affections du rein et des voies urinaires

Fr équent

Insuffisance r énale.

Hématurie.

Peu fr équent

Nycturie.

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fr équent

Troubles de la fonction érectile.

Troubles g énéraux et anomalies au site d'administration*

Tr ès fréquent

R éaction au site d'injection (y compris érythème au site d'injection).

Fr équent

Douleur thoracique.

Œdème.

Fièvre1).

Peu fr équent

Inflammation.

Investigations*

Fr équent

Troubles de la coagulation et troubles h émorragiques (incluant un allongement du temps de céphaline activé).

Positivit é aux auto-anticorps (y compris aux anticorps anti-ADN double brin).

Augmentation du taux sanguin de lactate deshydrog énase.

L ésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fr équent

Mauvaise cicatrisation.

* de plus amples informations sont disponibles aux rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables.

** y compris les études d'extension en ouvert.

1) comprenant les donn ées des notifications spontanées

Description des effets ind ésirables sélectionnés

R éactions au point d'injection

Dans les essais contr ôlés pivots menés chez l'adulte et l'enfant, 13,6 % des patients traités par Humira ont présenté des réactions au point d'injection (érythème et/ou prurit, saignement, douleur ou tuméfaction) contre 7,6 % des patients recevant le placebo ou le comparateur actif. Les réactions au point d'injection n'ont généralement pas nécessité l'arrêt du médicament.

Infections

Dans les essais contr ôlés pivots menés chez l'adulte et l'enfant, la fréquence des infections a été de 1,52 par patient-année dans le groupe Humira et de 1,45 par patient-année dans le groupe placebo et le groupe contrôle. Les infections consistaient essentiellement en nasopharyngites, infections de l'appareil respiratoire supérieur et infections des voies urinaires. La plupart des patients ont continué Humira après la guérison de l'infection.

L 'incidence des infections graves a été de 0,04 par patient-année dans le groupe Humira et de 0,03 par patient-année dans le groupe placebo et le groupe contrôle.

Dans les études contrôlées et en ouvert avec Humira menés chez l'adulte et dans la population pédiatrique, des infections graves (y compris des infections à issue fatale, ce qui s'est produit rarement) ont été rapportées dont des signalements de tuberculose (y compris miliaire et à localisations extra-pulmonaires) et d'infections opportunistes invasives (par ex. histoplasmose diss éminée ou histoplasmose extrapulmonaire, blastomycose, coccidioïdomycose, pneumocystose, candidose, aspergillose et listériose). La plupart des cas de tuberculose sont survenus dans les huit premiers mois après le début du traitement et peuvent être le reflet d'une réactivation d'une maladie latente.

Tumeurs malignes et troubles lymphoprolif ératifs

Aucun cas de cancer n 'a été observé chez 249 patients pédiatriques représentant une exposition de 655,6 patient-années lors des études d'Humira chez les patients atteints d'arthrite juvénile idiopathique (arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire et arthrite liée à l'enthésite). De plus, aucun cas de cancer n'a été observé chez 192 patients pédiatriques représentant une exposition de 258,9 patient-années lors d'une étude avec Humira dans la maladie de Crohn pédiatrique.

Pendant les p ériodes contrôlées des essais cliniques pivots chez l'adulte avec Humira d'une durée d'au moins 12 semaines chez des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde modérément à sévèrement active, de spondylarthrite ankylosante, de spondyloarthrite axiale sans signes radiographiques de SA, de rhumatisme psoriasique, de psoriasis, de la maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique, un taux (intervalle de confiance 95 %) de cancers autres que lymphomes ou cancers de la peau non mélanomes, de 6,0 (3,7 - 9,8) pour 1 000 patient-années parmi les 4 622 patients traités par Humira, a été observé versus un taux de 5,1 (2,4 - 10,7) pour 1 000 patient-années parmi les 2 828 patients du groupe contrôle (la durée moyenne du traitement était de 5,1 mois pour les patients traités par Humira et de 4,0 mois pour les patients du groupe contrôle). Le taux (intervalle de confiance de 95 %) de cancers de la peau non mélanomes était de 9,7 (6,6 - 14,3) pour 1 000 patient-années pour les patients traités par Humira et de 5,1 (2,4 - 10,7) pour 1 000 patient-années parmi les patients du groupe contrôle. Dans ces cancers de la peau, les carcinomes spino-cellulaires sont survenus à des taux de 2,6 (1,2 - 5,5) pour 1 000 patient-années chez les patients traités par Humira et 0,7 (0,1 - 5,2) pour 1 000 patient-années chez les patients du groupe contrôle (intervalle de confiance 95 %). Le taux (intervalle de confiance 95 %) de lymphomes était de 0,7 (0,2 - 3,0) pour 1 000 patient-années chez les patients traités par Humira et 1,5 (0,4 - 5,8) pour 1 000 patient-années chez les patients du groupe contrôle.

En joignant les p ériodes contrôlées de ces essais et les essais d'extension en ouvert terminés ou en cours avec une durée moyenne d'environ 3,4 ans incluant 5 727 patients et plus de 24 568 patient-années de traitement, le taux observé de cancers, autres que lymphomes et cancers de la peau non mélanomes est d'environ 8,8 pour 1 000 patient-années. Le taux observé de cancers de la peau non-mélanomes est d'environ 10,3 pour 1 000 patient-années et le taux de lymphomes observés est d'environ 1,4 pour 1 000 patient-années.

En post-marketing de janvier 2003 à décembre 2010, essentiellement chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, le taux rapporté de cancers est approximativement de 2,7 pour 1 000 patient-années de traitement. Les taux rapportés pour les cancers de la peau non-mélanomes et les lymphomes sont respectivement d'environ 0,2 et 0,3 pour 1 000 patient-années de traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Au cours de la surveillance post-marketing, de rares cas de lymphome h épatosplénique à lymphocytes T ont été rapportés chez des patients traités par l'adalimumab (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Auto-anticorps

Des recherches d'auto-anticorps r épétées ont été effectuées sur des échantillons de sérum des patients des essais I-V dans la polyarthrite rhumatoïde. Dans ces essais, les titres d'anticorps antinucléaires initialement négatifs étaient positifs à la semaine 24 chez 11,9 % des patients traités par Humira et 8,1 % des patients sous placebo et comparateur. Deux patients sur les 3441 traités par Humira dans toutes les études dans la polyarthrite rhumatoïde et le rhumatisme psoriasique ont présenté des signes cliniques évoquant un syndrome pseudo-lupique d'apparition nouvelle. L'état des patients s'est amélioré après l'arrêt du traitement. Aucun patient n'a présenté de néphrite lupique ou de symptômes nerveux centraux.

Ev énements hépato-biliaires

Dans les essais cliniques contr ôlés de phase III dans la polyarthrite rhumatoïde et le rhumatisme psoriasique avec une période de contrôle de 4 à 104 semaines, des élévations d'ALT ≥ 3 x N sont survenues chez 3,7% des patients traités par Humira et chez 1,6% des patients du groupe contrôle.

Dans les essais cliniques contr ôlés de phase III dans le psoriasis en plaques avec une période de contrôle de 12 à 24 semaines, des élévations d'ALT ≥ 3 x N sont survenues chez 1,8% des patients traités par Humira et chez 1,8% des patients du groupe contrôle.

Dans les essais cliniques contr ôlés de phase III d'Humira chez les patients atteints d'arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire âgés de 4 à 17 ans et les patients atteints d'arthrite liée à l'enthésite âgés de 6 à 17 ans, des élévations d'ALT ≥ 3 x N sont survenues chez 6,1 % des patients traités par Humira et chez 1,3 % des patients du groupe contrôle. La plupart des élévations d'ALT sont survenues dans le cadre d'une utilisation concomitante de méthotrexate. Aucune élévation d'ALT ≥ 3 x N n'est survenue au cours de l'essai de phase III d'Humira chez des patients atteints d'arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire âgés de 2 à < 4 ans.

Dans les essais cliniques contr ôlés de phase III d'Humira chez les patients atteints de maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique avec une période de contrôle de 4 à 52 semaines, des élévations dALT ≥ 3 x N sont survenues chez 0,9% des patients traités par Humira et chez 0,9% des patients du groupe contrôle.

Dans l 'essai clinique de phase III d'Humira chez les enfants et adolescents atteints de maladie de Crohn qui a évalué l'efficacité et le profil de sécurité de deux schémas posologiques d'entretien en fonction du poids après un traitement d'induction ajusté au poids jusqu'à 52 semaines de traitement, des élévations d'ALT ≥ 3 x N sont survenues chez 2,6 % des patients, tous étaient traités en association avec des immunosuppresseurs au début de l'étude.

Dans les essais cliniques, toutes indications confondues, les patients avec ALT augment ées étaient asymptomatiques et dans la plupart des cas les élévations étaient transitoires et réversibles lors de la poursuite du traitement. Cependant, au cours de la surveillance post-marketing, des insuffisances hépatiques ainsi que des désordres hépatiques moins sévères, qui peuvent précéder une insuffisance hépatique, tels que des hépatites y compris des hépatites auto-immunes, ont été rapportées chez des patients recevant de l'adalimumab.

Administration concomitante d 'azathioprine/6-mercaptopurine

Lors d 'études dans la maladie de Crohn chez l'adulte, une incidence plus élevée de tumeurs et d'infections graves a été observée avec l'association Humira et azathioprine/6-mercaptopurine comparativement à Humira utilisé seul.

D éclaration des effets indésirables suspectés

La d éclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.



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