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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

IFOSFAMIDE EG 40 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Ifosfamide
laboratoire: EG Labo

Solution injectable pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 50 ml
Toutes les formes

Indication

· Sarcomes des tissus mous et sarcomes ostéogéniques chez l'enfant et l'adulte.

· Lymphomes non hodgkiniens.

· Cancer de l'ovaire en rechute.

· Cancers bronchiques à petites cellules et non à petites cellules.

· Rechute de lymphome hodgkinien, de carcinome testiculaire.

· Cancer du sein métastatique.

· Cancer de la sphère ORL en rechute ou métastatique.

Posologie IFOSFAMIDE EG 40 mg/mL Solution injectable pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 50 ml

Posologie

La posologie de l'ifosfamide est fonction de l'indication thérapeutique (type et localisation de la tumeur, traitement initial ou d'entretien). Elle est individuelle et doit tenir compte de l'état clinique et hématologique du patient ( voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi ).

L'ifosfamide est habituellement utilisé en association avec d'autres cytostatiques à des doses moyennes de 1,5 à 3 g/m2/jour par cycles courts de 3 à 5 jours renouvelables toutes les 3 à 4 semaines. La dose totale à rechercher est de 5 à 10 g/m2/cycle.

En perfusion continue de 24 heures, la posologie recommandée varie de 5 à 8 g/m2/jour maximum, à renouveler toutes les 3 à 4 semaines.

Si l'ifosfamide doit être administré en perfusions répétées sur 5 jours, la dose maximale tolérée est de 3,2 g/m2 par jour.

En raison de la toxicité vésicale de l'ifosfamide, il est recommandé de lui associer systématiquement un uroprotecteur (mesna). La dose habituelle de mesna atteint, voire dépasse, 100% de la dose journalière d'ifosfamide.

En cas d'association de l'ifosfamide avec le cisplatine dont l'administration journalière nécessite une hyperhydratation, il sera nécessaire d'augmenter la dose de mesna administrée pour compenser son élimination urinaire augmentée.

Mode d'administration

En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

La voie d'administration habituelle est la perfusion intraveineuse, de 30 minutes à 8 heures, en doses fractionnées réparties sur plusieurs jours. Les fortes doses sont administrées en perfusion continue de 24 heures.

Il est possible d'administrer l'ifosfamide quotidiennement à doses faibles pendant 10 jours consécutifs.

Le médicament préalablement reconstitué dans l'eau pour préparations injectables est introduit dans le liquide de perfusion (soluté injectable isotonique de glucose ou de chlorure de sodium).

Dans tous les cas, la concentration de l'ifosfamide ne doit pas dépasser 4%. Il est recommandé d'associer systématiquement la prise de mesna et/ou d'assurer une hydratation suffisante.

Afin de faciliter l'administration, l'uroprotecteur (mesna) peut-être administré conjointement à l'ifosfamide dans le même liquide de perfusion.

D'autres voies peuvent être utilisées comme la voie intra-artérielle.

Modalités de manipulation

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinérateur dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.

Contre indications

· Insuffisance rénale sévère.

· Infection urinaire aiguë, ou non contrôlée, ou ayant débuté depuis plus de 48 heures, cystite hémorragique pré-existante, atonie vésicale, obstruction bilatérale des voies excrétrices urinaires.

· Allergie connue à l'ifosfamide.

· Allaitement, grossesse.

· Insuffisance médullaire sévère, hypoplasie.

· En association avec le vaccin antiamarile (fièvre jaune) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Effets indésirables Ifosfamide EG

Affections rénales et urinaires :

Reins :

Des insuffisances rénales aiguës et chroniques ont été signalées plus particulièrement chez l'enfant après administration de posologies élevées. Une atteinte principalement tubulaire proximale est possible et plus rarement glomérulaire. Des syndromes de Fanconi ont été signalés. Le délai d'apparition de ces anomalies peut être long (plusieurs mois, voire plusieurs années) après l'arrêt du médicament, nécessitant une surveillance prolongée (voir mise en garde). Le mécanisme de cet effet n'est pas clair. Certains facteurs de risque ont été évoqués : dérivés du platine (voir interaction), médicaments néphrotoxiques, néphrectomie, irradiation concomitante de l'aire rénale.

Cette toxicité rénale a pu entrainer un rachitisme chez l'enfant et une ostéomalacie chez l'adulte.

Très rares : Des cas d'hypokaliémie ont été rapportés.

Vessie :

Très fréquent : l'hématurie ou la cystite après administration d'ifosfamide sont des complications très fréquentes et dose dépendantes. ELLES PEUVENT ETRE EXTREMEMENT SEVERES.

En fonction de la sévérité de l'hématurie ou de la cystite hémorragique, l'arrêt du traitement peut être nécessaire.

D'autres signes cliniques sont la dysurie, et d'autres symptômes d'irritation vésicale.

Affections psychiatriques / Troubles du système nerveux central :

L'ifosfamide peut entraîner une toxicité neurologique : somnolence, confusion, mutisme, mais aussi désorientation, agitation, troubles du comportement et symptômes cérébelleux. Elle est plus rarement sévère : convulsions, cliniques ou seulement électriques hallucinations, encéphalopathie, coma. Les facteurs de risque évoqués sont une administration intraveineuse rapide, une insuffisance rénale ou un taux faible d'albumine sérique. Cette symptomatologie, le plus souvent réversible à la diminution des posologies ou à l'arrêt du traitement, peut dans de rares cas ne pas régresser et l'évolution peut être fatale.

Cette toxicité neurologique débute en moyenne entre 25 et 50 heures après le début de la perfusion d'ifosfamide. Les troubles sont plus fréquents et plus intenses chez les patients présentant une insuffisance rénale.

Des polyneuropathies ont été rapportées.

Infections et Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

D'autres agents alkylants peuvent entrainer une pneumopathie interstitielle. Ce risque existe potentiellement avec ifosfamide.

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées :

Le traitement par ifosfamide peut être responsable secondairement de leucémie. Quelques cas de sarcome ou de cancer rénal ont été rapportés chez des patients traités par ifosfamide et inhibiteurs de la topoisomérase II.

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Une myelodépression très fréquente, dose dépendante et cumulative a été rapportée se traduisant par une leucopénie et / ou rarement une thrombopénie. (Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

En général, l'anémie est une complication rare et ne se développe généralement qu'au bout de plusieurs cycles de traitement.

La myélosuppression est habituellement réversible et le traitement peut être donné toutes les 3 à 4 semaines. Quand l'ifosfamide est utilisé avec d'autres médicaments myelosuppresseurs, l'ajustement des doses peut être nécessaire.

Les patients qui ont présenté une myelosuppression grave ont potentiellement un risque augmenté d'infections pouvant aller jusqu'à une septicémie mettant en jeu le pronostic vital.

Il a été rapporté des complications telles que maladies thromboemboliques, pouvant être dues à la pathologie sous-jacente et très rarement augmentées sous ifosfamide.

Affections du système immunitaire :

Dans de rares cas, des réactions d'hypersensibilité ont été rapportées. Les signes cliniques consistent en éruption, fièvre, hypotension .

Affections endocriniennes / Troubles du métabolisme :

Dans de rares cas, des syndromes de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH) associés à une hyponatrémie et/ou une rétention hydrique et associés à des symptômes (confusion, crampes) ont été décrits.

Affections oculaires :

Dans de rares cas, des cas de troubles visuels transitoires ont été rapportés.

Affections cardiaques :

Rarement, des arythmies (arythmies ventriculaires et supraventriculaires), et des anomalies du segment ST peuvent survenir. Des insuffisances cardiaques ont été rapportées, particulièrement après l'administration d'ifosfamide à posologie élevée, en association avec des anthracyclines.

Dans de très rares cas, des infarctus du myocarde ont été rapportés.

Affections gastro-intestinales

Les nausées et vomissements sont très fréquents et doses dépendants. Des formes modérées à sévères peuvent avoir lieu chez 50% des patients et peuvent aller jusqu'à la déshydratation. Les nausées associées ou non à des vomissements sont facilement prévenues ou supprimées par les antiémétiques.

Anorexie, diarrhée, constipation, et rarement des stomatites ont été rapportées.

Dans de très rares cas, des pancréatites aiguës peuvent survenir.

Affections hépatobiliaires :

Rarement, des anomalies des paramètres de la fonction hépatique: élévation des enzymes hépatiques (SGOT et SGPT), de la gamma-GT, des phosphatases alcalines et ou de la bilirubine peuvent survenir.

Affections de la peau et du tissu sous cutané :

L'alopécie est un effet très fréquent. Dépendant de la dose administrée et de la durée du traitement, elle peut survenir chez 100 % des patients mais est généralement réversible.

De rares cas de dermatites et de très rares cas de réactions cutanées peuvent se développer.

De très rares cas d'hypersensibilité de la peau irradiée (radiation recall syndrome) ont été rapportés.

Troubles généraux et anomalies du site d'administration :

Très fréquent : survenue d'une fièvre dans un contexte de neutropénie pouvant être associée à des infections.

Des conditions asthéniques comme fatigue, faiblesse, malaise ont été rapportées.

Rarement survenue d'une réaction au site d'injection.

Une aménorrhée et une azoospermie sont possibles, voire définitive.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration: Agence nationale de sécurité du médicament et des produit de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr.



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