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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ILARIS 150 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 05.04.2013

Médicament générique du Classe thérapeutique: Immunologie
principes actifs: Canakinumab
laboratoire: Novartis Europharm Ltd

Poudre pour solution injectable
Boîte de 1 Flacon de poudre de 150 mg
Toutes les formes
11 945,98€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 11 946,80 €

Indication

Syndromes périodiques associés à la cryopyrine

Ilaris est indiqué chez les adultes, les adolescents et les enfants de 2 ans et plus et pesant au moins 7,5 kg dans le traitement des syndromes périodiques associés à la cryopyrine (CAPS), incluant :

- Le syndrome de Muckle-Wells (MWS), - Le syndrome chronique infantile neurologique, cutané et articulaire (CINCA) / la maladie systémique inflammatoire à début néo-natal (NOMID), - Les formes sévères du syndrome familial auto-inflammatoire au froid (FCAS) ou urticaire familiale au froid (FCU), présentant une symptomatologie ne se limitant pas à l'éruption urticarienne induite par le froid.


Arthrite goutteuse

Ilaris est indiqué dans le traitement symptomatique des patients adultes présentant des crises fréquentes d'arthrite goutteuse (au moins 3 crises au cours des 12 mois précédents) chez qui les anti­inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et la colchicine sont contre-indiqués, mal tolérés ou n'entrainent pas de réponse suffisante et chez qui des cures répétées de corticoïdes ne sont pas appropriées (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Posologie ILARIS 150 mg Poudre pour solution injectable Boîte de 1 Flacon de poudre de 150 mg

CAPS : adultes, adolescents et enfants âgés de 2 ans et plus

Le traitement doit être instauré et surveillé par un médecin spécialiste ayant l'expérience du diagnostic et du traitement du CAPS.

Après avoir été correctement formés à la technique d'injection et si leur médecin la juge appropriée, l'administration d'Ilaris peut être effectuée par les patients eux-mêmes. Le cas échéant un suivi médical peut être mis en place.

Chez les patients présentant un CAPS, la dose initiale recommandée d'Ilaris est la suivante :

Adultes, adolescents et enfants âgés de 4 ans et plus :

- 150 mg chez les patients pesant strictement plus de 40 kg

- 2 mg/kg chez les patients pesant entre 15 kg et 40 kg

- 4 mg/kg chez les patients pesant entre 7,5 kg et 15 kg

Enfants âgés de 2 à moins de 4 ans :
- 4 mg/kg chez les patients pesant au moins 7,5 kg

La dose doit être administrée par injection sous-cutanée toutes les huit semaines en dose unique.

Chez les patients recevant une dose initiale de 150 mg ou de 2 mg/kg, l'administration d'une deuxième dose de 150 mg ou de 2 mg/kg d'Ilaris peut être envisagée 7 jours après le début du traitement, en l'absence de réponse clinique satisfaisante (résolution du rash cutané et des autres symptômes inflammatoires généralisés). Dans ce cas, s'il a été obtenu une réponse totale au traitement, le schéma posologique augmenté doit être maintenu (300 mg ou 4 mg/kg toutes les 8 semaines). En l'absence de réponse clinique satisfaisante 7 jours après cette augmentation de dose, l'administration d'une troisième dose de 300 mg ou de 4 mg/kg d'Ilaris peut être envisagée. Dans ce cas, s'il a été obtenu une réponse totale au traitement, le maintien du schéma posologique augmenté à 600 mg ou 8 mg/kg toutes les 8 semaines doit être envisagé, sur la base d'un jugement clinique individuel.

Chez les patients recevant une dose initiale de 4 mg/kg, l'administration d'une seconde dose de 4 mg/kg d'Ilaris peut être envisagée 7 jours après le début du traitement en l'absence de réponse clinique satisfaisante. Dans ce cas, s'il a été obtenu une réponse totale au traitement, le maintien du schéma posologique augmenté à 8 mg/kg toutes les 8 semaines doit être envisagé sur la base d'un jugement clinique individuel.

L'expérience clinique est limitée pour des administrations à moins de 4 semaines d'intervalle ou pour des doses supérieures à 600 mg ou à 8 mg/kg.


Arthrite goutteuse

Le traitement doit être instauré et surveillé par des médecins ayant l'expérience du diagnostic et du traitement de l'arthrite goutteuse et de l'utilisation des substances biologiques. Ilaris doit être administré par un professionnel de la santé.

La prise en charge de l'hyperuricémie par un traitement hypo-uricémiant (THU) approprié doit être instaurée ou optimisée. Ilaris doit être utilisé à la demande pour traiter les crises d'arthrite goutteuse.

Dans l'arthrite goutteuse, la dose recommandée d'Ilaris chez les patients adultes est de 150 mg administrés par voie sous-cutanée en dose unique au cours d'une crise. Pour obtenir un effet maximum, Ilaris doit être administré dès que possible après le début d'une crise d'arthrite goutteuse.

Les patients qui ne répondent pas au traitement initial ne doivent pas être retraités par Ilaris. Chez les patients qui répondent au traitement et qui ont besoin d'être traités à nouveau, un intervalle d'au moins 12 semaines doit être respecté avant qu'une nouvelle dose d'Ilaris puisse être administrée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Populations particulières

Population pédiatrique

En l'absence de données cliniques, Ilaris ne doit pas être utilisé chez l'enfant atteint de CAPS de moins de 2 ans.

L'utilisation d'Ilaris dans l'indication d'arthrite goutteuse dans la population pédiatrique n'est pas justifiée.


Sujets âgés

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.


Insuffisance hépatique

Ilaris n'a pas été étudié chez les patients atteints d'insuffisance hépatique.


Insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale. L'expérience clinique chez ces patients est toutefois limitée.

Pour des instructions sur l'utilisation et la manipulation de la solution reconstituée, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition. Infections sévères, évolutives (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Effets indésirables Ilaris

Synthèse du profil de sécurité d'emploi

Plus de 2 300 sujets ont été traités par Ilaris, dont environ 250 enfants (âgés de 2 à 17 ans), dans le cadre d'essais cliniques en aveugle et en ouvert incluant des patients atteints de CAPS, d'arthrite goutteuse ou présentant d'autres pathologies médiées par l'IL-1 bêta et des volontaires sains. Les effets indésirables les plus fréquents ont été des infections (par exemple, des infections respiratoires hautes et des rhinopharyngites). La majorité des événements étaient de sévérité légère à moyenne. Aucun impact sur le type ou la fréquence des effets indésirables n'a été observé lors de traitements à long terme.

Lors des essais cliniques, des cas suggérant des réactions d'hypersensibilité associées au traitement par Ilaris ont été rapportés chez des patients traités par canakinumab (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Les effets indésirables sont listés ci dessous selon le système de classification par organe MedDRA, et par ordre de fréquence observée. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent ( ≥ 1/10) ; fréquent ( ≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent ( ≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare ( ≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.


CAPS

Au total, 194 patients adultes et pédiatriques présentant un CAPS (incluant FCAS/FCU, MWS et NOMID/CINCA) ont été traités par Ilaris dans le cadre d'essais cliniques. La sécurité d'emploi d' Ilaris en comparaison à un placebo a été évaluée dans une étude pivotale de phase III composée d'une période en ouvert de 8 semaines (partie I), d'une période randomisée en double aveugle contrôlée contre placebo de 24 semaines (partie II) et d'une période de traitement par Ilaris en ouvert de 16 semaines (partie III). Ilaris a été administré à tous les patients par voie sous-cutanée à la dose de 150 mg ou de 2 mg/kg si leurs poids étaient compris entre 15 kg et 40 kg.

Tableau 1. Evénements indésirables rapportés dans l'essai clinique pivotal mené dans le CAPS

Partie I

Partie II

Partie III

Ilaris

Ilaris

Placebo

Ilaris

N = 35

N = 15

N = 16

N = 31

n (%)

n (%)

n (%)

n (%)

Infections et infestations

Très fréquent

Rhinopharyngite

4 (11,4 %)

5 (33,3 %)

3 (18,8 %)

4 (12,9 %)

Fréquent

Infection urinaire

0

2 (13,3 %)

0

1 (3,2 %)

Infection

1 (2,9 %)

1 ( 6,7 %)

1 (6,3 %)

1 (3,2 %)

respiratoire haute

Infection virale

3 (8,6 %)

2 (13,3 %)

3 (18,8 %)

1 (3,2 %)

Affections du système nerveux

Fréquent

Sensations

3 (8,6 %)

0

0

3 (9,7 %)

vertigineuses/

vertiges

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent

Réaction au site d'injection #

3 (8,6 %)

2 (13,3 %)

1 (6,3 %)

1 (3,2 %)

# Recueillis par l'intermédiaire de questionnaires aux médecins

Durant les essais cliniques menés avec Ilaris chez les patients atteints de CAPS, une augmentation des valeurs moyennes de l'hémoglobine a été observée ainsi qu'une diminution des valeurs moyennes pour les globules blancs, les neutrophiles et les plaquettes.

De rares cas d'élévations des transaminases ont été observés chez des patients atteints de CAPS.

Des élévations légères et asymptomatiques de la bilirubinémie ont été observées chez des patients atteints de CAPS traités par Ilaris, sans élévation concomitante des transaminases.

Lors des études en ouvert à long terme avec escalade de dose, la survenue d'infections (gastroentérite, infection du tractus respiratoire, y compris haute), les vomissements et les étourdissements ont été plus fréquemment rapportés dans le groupe traité par la dose de 600 mg ou 8 mg/kg que dans les groupes avec d'autres doses.


Arthrite goutteuse

Plus de 700 patients atteints d'arthrite goutteuse ont été traités par Ilaris à des doses comprises entre 10 mg et 300 mg dans le cadre d'essais cliniques randomisés, en double aveugle, contrôlés contre un produit actif, d'une durée allant jusqu'à 24 semaines. Plus de 250 patients ont été traités à la dose recommandée de 150 mg dans le cadre d'essais de phase II et III (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Tableau 2 Evénements indésirables rapportés dans les études menées dans l'arthrite goutteuse

Infections et infestations

Très fréquent

Infections (par exemple, rhinopharyngite, sinusite, infection (virale) des voies respiratoires supérieures, bronchite, infection urinaire, infection de l'oreille, cellulite, gastro-entérite, grippe, pharyngite, pneumonie)

Affections du système nerveux

Fréquent

Etourdissements/vertiges

Affections gastro-intestinales

Peu fréquent

Reflux gastro-oesophagien

Affections musculo-squelettiques

Fréquent

Dorsalgies

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Fatigue/asthénie


Réactions au site d'injection

Lors des essais cliniques, des réactions au site d'injection ont été rapportées chez 1,2 % des patients traités par Ilaris.


Anomalies biologiques chez les patients atteints d'arthrite goutteuse
Hématologie

Une diminution du nombre de globules blancs (GB) à ≤ 0,8 x limite inférieure de la normale (LIN) a été rapportée chez 6,7 % des patients traités par Ilaris versus 1,4 % des patients traités par l'acétonide de triamcinolone. Lors des essais comparatifs, une diminution du nombre absolu de neutrophiles (NAN) à moins de 1 x 109/l a été rapportée chez 2 % des patients. Des cas isolés de NAN < 0,5 x 109/l ont également été observés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Dans les essais cliniques contrôlés contre un produit actif menés chez des patients atteints d'arthrite goutteuse, une diminution légère (< LIN et > 75 x 109/l) et transitoire du nombre de plaquettes a été observée à une incidence plus élevée (12,7 %) avec Ilaris versus le comparateur (7,7 %).

Acide urique

Dans les essais comparatifs menés dans l'arthrite goutteuse, des augmentations du taux d'acide urique (0,7 mg/dl à 12 semaines et 0,5 mg/dl à 24 semaines) ont été observées après le traitement par Ilaris. Dans une autre étude, parmi les patients initialement placés sous THU, aucune augmentation de l'acide urique n'a été observée. Aucune augmentation de l'acide urique n'a été observée dans les essais cliniques menés dans des populations de patients non atteints d'arthrite goutteuse (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

ALAT/ASAT

Des augmentations de la moyenne et de la médiane de l'alanine aminotransférase (ALAT), respectivement de 3,0 U/l et 2,0 U/l, et de l'aspartate aminotransférase (ASAT), respectivement de 2,7 U/l et 2,0 U/l, entre le début et la fin de l'étude ont été observées dans les groupes traités par Ilaris versus le(s) groupe(s) traité(s) par l'acétonide de triamcinolone ; cependant l'incidence des modifications cliniquement significatives ( ≥ 3 x limite supérieure de la normale (LSN)) a été plus élevée chez les patients traités par l'acétonide de triamcinolone (2,5 % pour l'ASAT comme pour l'ALAT) que chez les patients traités par Ilaris (1,6 % pour l'ALAT et 0,8 % pour l'ASAT).

Triglycérides

Dans les essais contrôlés versus comparateur actif menés dans l'arthrite goutteuse, il y a eu une augmentation moyenne des triglycérides de +33,5 mg/dl chez les patients traités par Ilaris versus une diminution modeste de -3,1 mg/dl avec l'acétonide de triamcinolone. Le taux de patients avec une augmentation des triglycérides > 5 x limite supérieure de la normale (LSN)a été de 2,4 % avec Ilaris et de 0,7 % avec l'acétonide de triamcinolone. La signification clinique de cette observation n'est pas connue.


Population pédiatrique

69 patients pédiatriques présentant un CAPS (âgés de 2 à 17 ans) ont été inclus dans les études. Dans l'ensemble, il n'y a pas eu de différence cliniquement significative du profil de sécurité et de tolérance d' Ilaris dans la population pédiatrique comparativement à la population générale présentant un CAPS (composée de patients adultes et d'enfants, N = 194), y compris concernant la fréquence et la sévérité des épisodes infectieux. Les infections les plus fréquemment rapportées ont été les infections respiratoires hautes.

Population âgée
Il n'y a pas de différence significative du profil de sécurité d'emploi chez les patients âgés ≥ 65 ans.




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