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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

INTRONA 10 MUI/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: [Interféron alfa-2b*, 2911]
laboratoire: Schering Plough Europe

Solution injectable ou perfusion (IV/SC)
Boîte de 1 Flacon à usage unique de 1 mL
Toutes les formes
77,13€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 77,95 €

Indication

Hépatite B chronique : Traitement des patients adultes atteints d'hépatite B chronique, possédant des marqueurs de réplication virale de l'hépatite B (présence d'ADN-VHB et d'Ag-HBe), des alanine aminotransférases (ALT) élevées et une inflammation active du foie histologiquement prouvée et/ou une fibrose.

Hépatite C chronique :

Patients adultes :

IntronA est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'hépatite C chronique possédant des transaminases élevées en l'absence de décompensation hépatique et ayant un ARN-VHC sérique positif ou des anticorps anti-VHC positifs (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

La meilleure façon d'utiliser IntronA dans cette indication est de l'associer à la ribavirine.

Enfants et adolescents :

IntronA est destiné à être utilisé, en association avec la ribavirine, pour le traitement des enfants âgés de 3 ans et plus et adolescents, atteints d'hépatite C chronique, non préalablement traités, en l'absence de décompensation hépatique et ayant un ARN-VHC sérique positif. La décision de traiter doit être prise au cas par cas en tenant compte à la fois des signes de progression de la maladie, notamment inflammation et fibrose hépatiques, et des facteurs pronostics de réponse, génotype du VHC et charge virale. Le bénéfice attendu du traitement doit être évalué au regard des données de sécurité issues des études cliniques réalisées chez les enfants et adolescents (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi, Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).

Leucémie à tricholeucocytes : Traitement des patients atteints de leucémie à tricholeucocytes.

Leucémie myéloïde chronique :

Monothérapie : Traitement des patients adultes atteints de leucémie myéloïde chronique avec chromosome Philadelphie positif ou translocation bcr/abl positive.

L'expérience clinique montre qu'une réponse majeure/mineure d'ordre hématologique et cytogénétique est obtenue chez la majorité des patients traités. Une réponse cytogénétique majeure est définie par un taux de cellules leucémiques Ph+ < 34 % dans la moelle osseuse, alors qu'une réponse mineure est définie par un taux de cellules Ph+ dans la moelle ≥ 34 % mais < 90 %.


Traitement combiné : Il a été démontré que l'association d'interféron alfa-2b et de cytarabine (Ara-C) administrée pendant les 12 premiers mois de traitement augmente significativement le taux de réponses cytogénétiques majeures et prolonge significativement la survie globale à trois ans après comparaison avec interféron alfa-2b en monothérapie.

Myélome multiple : Traitement d'entretien chez les patients ayant obtenu une rémission objective (plus de 50 % de réduction des protéines du myélome) à la suite d'une chimiothérapie d'induction initiale.

L'expérience clinique actuelle montre que le traitement d'entretien par interféron alfa-2b prolonge la phase de plateau ; cependant, les effets sur la survie globale n'ont pas été démontrés de manière probante.

Lymphomes folliculaires : Traitement des lymphomes folliculaires de masse tumorale élevée en association à un protocole de chimiothérapie d'induction appropriée de type CHOP. La masse tumorale élevée est définie par la présence de l'un au moins des critères suivants : masse tumorale à l'origine (> 7 cm), atteinte d'au moins trois sites ganglionnaires (chacun > 3 cm), présence de symptômes systémiques (perte de poids > 10 %, fièvre > 38°C pendant plus de 8 jours, ou sueurs nocturnes), splénomégalie dépassant l'ombilic, syndrome de compression ou d'obstruction d'un organe majeur, atteinte orbitaire ou épidurale, épanchements séreux, ou leucémie.

Tumeurs carcinoïdes : Traitement des tumeurs carcinoïdes avec atteinte ganglionnaire ou métastases hépatiques en présence d'un "syndrome carcinoïde".

Mélanome malin : Traitement adjuvant chez des patients dont la rémission a été obtenue par chirurgie, mais considérés comme à haut risque de rechute systémique, par exemple les patients ayant une atteinte primaire ou secondaire des ganglions lymphatiques (clinique ou pathologique).

Posologie INTRONA 10 MUI/mL Solution injectable ou perfusion (IV/SC) Boîte de 1 Flacon à usage unique de 1 mL

Le traitement doit être initié par un médecin expérimenté dans la prise en charge de la maladie.

Toutes les présentations et tous les dosages ne sont pas adaptés à l'ensemble des indications. Assurez-vous de choisir la présentation et le dosage appropriés.

Si des effets indésirables se manifestent lors du traitement par IntronA, quelle qu'en soit l'indication, modifier la posologie ou interrompre temporairement le traitement jusqu'à ce que les effets indésirables diminuent. Si malgré un ajustement adéquat de la posologie, une mauvaise tolérance continue à se manifester ou se répète, ou si la maladie progresse, interrompre le traitement par IntronA. Suivant l'avis du médecin, le patient pourra s'administrer lui-même la dose de traitement d'entretien par voie sous-cutanée.

Hépatite B chronique : La posologie recommandée se situe entre 5 et 10 millions d'UI, administrés par voie sous-cutanée trois fois par semaine (tous les 2 jours) pendant une période de 4 à 6 mois.

La dose administrée doit être réduite de 50 % en cas de survenue de troubles hématologiques (cellules sanguines blanches < 1 500/mm3, granulocytes < 1 000/mm3, plaquettes < 100 000/mm3). Le traitement doit être interrompu en cas de leucopénie sévère (< 1 200/mm3), de neutropénie sévère (< 750/mm3) ou de thrombocytopénie sévère (< 70 000/mm3).

Chez tous les patients, si aucune amélioration des taux d'ADN-VHB sérique n'est observée après 3 à 4 mois de traitement (à la dose maximale tolérée), interrompre le traitement avec IntronA.

Hépatite C chronique : IntronA est administré par voie sous-cutanée à la posologie de 3 millions d'UI trois fois par semaine (tous les 2 jours) chez les patients adultes, soit en monothérapie soit en association avec la ribavirine.


Enfants âgés de 3 ans et plus et adolescents : L'interféron alfa-2b est administré par voie sous cutanée à la posologie de 3 MUI/m2 3 fois par semaine (tous les 2 jours) en association avec la ribavirine sous forme de gélules ou de solution buvable administrée quotidiennement par voie orale en deux prises (matin et soir) au moment des repas.

(Se reporter au RCP de la ribavirine en gélule et aux Recommandations en matière de modification de la posologie pour le traitement combiné. Pour les patients de moins de 47 kg ou qui ne peuvent pas avaler de gélules, se reporter au RCP de la ribavirine en solution buvable).

Patients rechuteurs (adultes):

IntronA est donné en association avec la ribavirine.

En fonction des résultats des études cliniques, pour lesquels des données sont disponibles pour 6 mois de traitement, il est recommandé que les patients soient traités avec IntronA en association avec la ribavirine pendant 6 mois.

Patients naïfs :

Adultes : L'efficacité d'IntronA est renforcée lorsqu'il est administré en association avec la ribavirine.

IntronA doit être donné seul principalement en cas d'intolérance ou de contre-indication à la ribavirine.

IntronA en association avec la ribavirine :

En fonction des résultats des études cliniques, pour lesquels des données sont disponibles après 12 mois de traitement, il est recommandé que les patients soient traités avec IntronA en association avec la ribavirine pendant au moins 6 mois.

Le traitement doit être poursuivi pour une autre période de 6 mois (soit un total de 12 mois) chez les patients qui présentent un ARN-VHC négatif à 6 mois, mais avec un génotype viral de type 1 (déterminé sur un échantillon avant traitement) et une charge virale élevée avant traitement.

D'autres facteurs de mauvais pronostic (âge > 40 ans, sexe mâle, fibrose septale) doivent être pris en compte en vue de prolonger le traitement jusqu'à 12 mois.

Au cours des études cliniques, les patients qui n'avaient pas eu une réponse virologique après 6 mois de traitement (ARN-VHC en dessous de la limite inférieure de détection) n'ont pas maintenu une réponse virologique (ARN-VHC en dessous de la limite inférieure de détection six mois après l'arrêt du traitement).

IntronA seul :

La durée optimale de traitement avec IntronA seul n'est pas encore complètement établie, mais un traitement compris entre 12 et 18 mois est conseillé.

Il est recommandé que les patients soient traités avec IntronA seul pendant au moins 3 à 4 mois, puis que le taux d'ARN-VHC soit déterminé. Le traitement doit être poursuivi chez les patients qui présentent un ARN-VHC négatif.

Enfants et adolescents : la sécurité et l'efficacité d'IntronA en association avec la ribavirine a été étudiée chez les enfants et adolescents non préalablement traités pour leur hépatite C chronique.

Génotype 1 : La durée recommandée de traitement est de 1 an. Les patients qui n'ont pas eu de réponse virologique à la 12ème semaine de traitement ont peu de chance de devenir des répondeurs avec une réponse virologique prolongée (valeur prédictive négative 96 %). La réponse virologique est définie par un niveau indétectable d'ARN-VHC à la 12ème semaine de traitement. L'arrêt du traitement doit être envisagé chez ces patients.


Génotype 2/3 : La durée recommandée de traitement est 24 semaines.

Les réponses virologiques après 1 an de traitement et 6 mois de suivi étaient de 36 % pour le génotype 1 et 81 % pour les génotypes 2/3/4.

Leucémie à tricholeucocytes : La dose recommandée est de 2 millions d'UI/m² administrée par voie sous-cutanée trois fois par semaine (tous les 2 jours) chez les patients splénectomisés ou non. Chez la majorité des patients atteints de leucémie à tricholeucocytes, la normalisation d'un ou de plusieurs paramètres hématologiques survient au cours du premier ou deuxième mois de traitement avec IntronA. L'amélioration des 3 paramètres hématologiques (nombre de granulocytes, de plaquettes et taux d'hémoglobine) peut requérir une période minimale de six mois. Ce schéma thérapeutique doit être maintenu à moins que la maladie ne progresse rapidement ou qu'une intolérance sévère ne se manifeste.

Leucémie myéloïde chronique : La posologie recommandée d'IntronA est de 4 à 5 millions d'UI/m² administrée quotidiennement par voie sous-cutanée. Certains patients ont retiré un bénéfice d'un traitement avec IntronA 5 millions d'UI/m² administré quotidiennement par voie sous-cutanée en association avec la cytarabine (Ara-C) 20 mg/m² administrée quotidiennement par voie sous-cutanée 10 jours par mois (jusqu'à une dose maximale quotidienne de 40 mg). Lorsque le nombre de cellules sanguines blanches est contrôlé, administrer la dose maximale tolérée d'IntronA (4 à 5 millions d'UI/m² quotidiennement) afin de maintenir une rémission hématologique.

Le traitement avec IntronA doit être interrompu après 8 à 12 semaines de traitement si au moins une rémission hématologique partielle ou une cytoréduction cliniquement significative n'a pas été obtenue.

Myélome multiple : Traitement d'entretien : Les patients se trouvant en phase de plateau (réduction supérieure à 50 % des protéines du myélome) après la chimiothérapie d'induction peuvent être traités par interféron alfa-2b en monothérapie, par voie sous-cutanée, à une dose de 3 millions d'UI/m² trois fois par semaine (tous les 2 jours).

Lymphomes folliculaires : Associé à la chimiothérapie, l'interféron alfa-2b sera administré par voie sous-cutanée à une dose de 5 millions d'UI trois fois par semaine (tous les 2 jours) pendant 18 mois. Une chimiothérapie type CHOP est recommandée, l'expérience clinique est cependant limitée au CHVP (association du cyclophosphamide, de la doxorubicine, du téniposide et de la prednisolone).

Tumeurs carcinoïdes : La posologie usuelle est de 5 millions d'UI (3 à 9 millions d'UI), administrée par voie sous-cutanée trois fois par semaine (tous les deux jours). Les patients avec une pathologie évoluée peuvent nécessiter une posologie quotidienne de 5 millions d'UI. Le traitement doit être interrompu de façon transitoire avant et après la chirurgie. Le traitement peut continuer tant que le patient répond au traitement par interféron alfa-2b.

Mélanome malin : Lors du traitement d'induction, l'interféron alfa-2b est administré par voie intraveineuse à la dose de 20 millions d'UI/m2 par jour pendant cinq jours par semaine sur une période de 4 semaines ; la dose calculée d'interféron alfa-2b est ajoutée dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) et administrée en perfusion de 20 minutes (voir rubrique Précautions particulières d'élimination et de manipulation). Lors du traitement d'entretien, la dose recommandée est de 10 millions d'UI/m2 administrée par voie sous-cutanée, trois jours par semaine (tous les deux jours) pendant 48 semaines.

En cas d'apparition d'effets indésirables sévères pendant le traitement par interféron alfa-2b, particulièrement si les granulocytes diminuent à un taux inférieur à 500/mm3 ou si les alanine aminotransférases / aspartate aminotransférases (ALT/AST) dépassent le seuil de 5 fois la limite supérieure de la normale, interrompre temporairement le traitement jusqu'à la disparition de l'effet indésirable. Le traitement par interféron alfa-2b doit être repris à 50 % de la dose antérieure. Si la mauvaise tolérance persiste après l'ajustement des doses ou si les granulocytes diminuent à un taux inférieur à 250/mm3 ou si les ALT/AST dépassent 10 fois la limite supérieure de la normale, interrompre le traitement par interféron alfa-2b.


Bien que la dose optimale (minimale) pour obtenir un bénéfice clinique ne soit pas encore connue, les patients doivent être traités à la dose recommandée, en ajustant les doses en fonction de la tolérance comme décrit ci-dessus.

IntronA peut être administré en utilisant des seringues stériles à usage unique en verre ou en plastique.

Contre indications

- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.

- Antécédents d'affection cardiaque sévère, ex : insuffisance cardiaque congestive non contrôlée, infarctus du myocarde récent, désordres arythmiques sévères.

- Insuffisance rénale ou hépatique sévère, y compris les troubles causés par des métastases.

- Epilepsie et/ou atteinte des fonctions du système nerveux central (SNC) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

- Hépatite chronique avec cirrhose hépatique décompensée.

- Hépatite chronique récemment traitée ou en cours de traitement par des agents immunosuppresseurs, à l'exception d'une corticothérapie de courte durée.

- Hépatite auto-immune ; ou antécédents de maladie auto-immune ; patients transplantés.

- Troubles thyroïdiens préexistants sauf s'ils sont contrôlés par des traitements conventionnels.

Enfants et adolescents :

-           Présence ou antécédents de troubles psychiatriques sévères, particulièrement dépression sévère, idées suicidaires ou tentative de suicide.

Traitement combiné avec la ribavirine : Se reporter également au RCP de la ribavirine si l'interféron alfa-2b est administré en association avec la ribavirine chez les patients atteints d'hépatite C chronique.

Effets indésirables Introna

Se reporter au RCP de la ribavirine pour les effets indésirables propres à la ribavirine si IntronA est administré en association avec la ribavirine chez les patients atteints d'hépatite C chronique.

Lors des études cliniques conduites dans de nombreuses indications et sur un intervalle de doses très large (de 6 MUI/m²/semaine pour la leucémie à tricholeucocytes à 100 MUI/m²/semaine pour le mélanome), les effets indésirables les plus couramment rapportés étaient la fièvre, la fatigue, les céphalées et les myalgies. La fièvre et la fatigue étaient fréquemment réversibles dans les 72 heures suivant l'interruption ou l'arrêt du traitement.

Dans les études cliniques conduites dans la population atteinte d'hépatite C, les patients étaient traités par IntronA seul ou en association avec la ribavirine pendant un an. Tous les patients dans ces essais recevaient 3 MUI d'IntronA trois fois par semaine. La fréquence des effets indésirables (liés au traitement) rapportés au cours des études cliniques réalisées chez le patient naïf traité pendant un an est présentée dans le Tableau 1. La sévérité était généralement faible à modérée. Les effets indésirables rapportés après la mise sur le marché sont également décrits dans le Tableau 1 ci-dessous. Au sein des systèmes d'organes, les effets indésirables sont listés par type de fréquence en définissant les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Tableau 1. Effets indésirables rapportés lors des essais cliniques ou après la mise sur le marché d'IntronA seul ou en association avec la ribavirine

Systèmes d'organes

Effets indésirables

Infections et infestations

Très fréquent :

Pharyngite*, infection virale*

Fréquent :

Bronchite, sinusite, herpes simplex (résistance), rhinite

Peu fréquent :

Infection bactérienne

Rare :

Pneumonie§, sepsis

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent :

Leucopénie

Fréquent :

Thrombocytopénie, lymphadénopathie, lymphopénie

Très rare :

Aplasie médullaire

Fréquence indéterminée :

Erythroblastopénie, purpura thrombopénique idiopathique, purpura thrombocytopénique thrombotique

Affections du système immunitaire §

Très rare :

Sarcoïdose, exacerbation de sarcoïdose

Fréquence indéterminée :

Lupus érythémateux disséminé, vascularite, polyarthrite rhumatoïde (nouvelle ou aggravée), syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada§, réactions d'hypersensibilité aiguë incluant urticaire, angio-oedème, bronchoconstriction,

anaphylaxie§

Affections endocriniennes

Fréquent :

Hypothyroïdie§, hyperthyroïdie§

Très rare :

Diabètes, aggravation de diabètes

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très fréquent :

Anorexie

Fréquent :

Hypocalcémie, déshydratation, hyperuricémie, soif

Très rare :

Hyperglycémie, hypertriglycéridémie§, augmentation de l'appétit

Affections psychiatriques §

Très fréquent :

Dépression, insomnie, anxiété, instabilité émotionnelle*, agitation, nervosité

Fréquent :

Confusion, trouble du sommeil, baisse de la libido

Rare :

Idées suicidaires

Très rare :

Suicide, tentatives de suicide, comportement agressif (parfois dirigé contre autrui), psychoses dont hallucinations

Fréquence indéterminée :

Idéation d'homicide, altération de l'état mental§, manie, troubles bipolaires

Affections du système nerveux §

Très fréquent :

Etourdissement, céphalée, concentration altérée, sécheresse buccale

Fréquent :

Tremblements, paresthésie, hypoesthésie, migraine, bouffées vasomotrices, somnolence, perversion du goût

Peu fréquent :

Neuropathie périphérique

Très rare :

Hémorragie vasculaire cérébrale, ischémie vasculaire cérébrale, convulsions, conscience altérée, encéphalopathie

Fréquence indéterminée :

Mononeuropathies, coma§


Affections oculaires

Très fréquent :

Vision trouble

Fréquent :

Conjonctivite, vision anormale, troubles des glandes lacrymales, douleur oculaire

Rare :

Hémorragies rétiniennes§, rétinopathies (incluant oedème maculaire), occlusions de l'artère ou de la veine rétinienne§, névrite optique, oedème de la papille, perte d'acuité visuelle ou de champ visuel, nodules cotonneux§

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Fréquent :

Vertige, acouphène

Très rare :

Perte de l'audition, trouble de l'audition

Affections cardiaques

Fréquent :

Palpitation, tachycardie

Rare :

Cardiomyopathie

Très rare :

Infarctus du myocarde, ischémie cardiaque

Fréquence indéterminée :

Arythmie

Affections vasculaires

Fréquent :

Hypertension

Très rare :

Ischémie périphérique, hypotension§

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent :

Dyspnée*, toux*

Fréquent :

Epistaxis, trouble respiratoire, congestion nasale, rhinorrhée,

toux non productive

Très rare :

Infiltrats pulmonaires§, pneumopathie inflammatoire§

Affections gastro-intestinales

Très fréquent :

Nausées/vomissement, douleur abdominale, diarrhée, stomatite, dyspepsie

Fréquent :

Stomatite ulcéreuse, douleur dans la partie supérieure droite de l'abdomen, glossite, gingivite, constipation, selles molles

Très rare :

Pancréatite, colite ischémique, colite ulcéreuse, saignement des gencives

Fréquence indéterminée :

Affection parodontale NAS, affection dentaire NAS§

Affections hépatobiliaires

Fréquent :

Hépatomégalie

Très rare :

Hépatotoxicité (même fatale)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent :

Alopécie, prurit*, peau sèche*, rash*, sudation augmentée

Fréquent :

Psoriasis (nouveau ou aggravé)§, rash maculo-papulaire, rash érythémateux, eczéma, érythème, affections cutanées

Très rare :

Syndrome de Stevens Johnson, nécrolyse épidermique toxique, érythème multiforme

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très fréquent :

Myalgie, arthralgie, douleur musculo-squelettique

Fréquent :

Arthrite

Très rare :

Rhabdomyolyse, myosite, crampes dans les jambes, douleur

dorsale

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent :

Mictions fréquentes

Très rare :

Trouble de la fonction rénale, insuffisance rénale, syndrome néphrotique

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent :

Aménorrhée, douleur mammaire, dysménorrhée, ménorragie, trouble menstruel, trouble vaginal

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent :

Inflammation au point d'injection, réaction au point d'injection*, fatigue, frissons, fièvre§, symptômes pseudo-grippaux§, asthénie, irritabilité, douleur thoracique, malaise

Fréquent :

Douleur au site d'injection

Très rare :

Nécrose au site d'injection, oedème de la face

Investigations

Très fréquent :

Perte de poids

* Ces événements ont été fréquents avec IntronA seul

§ Voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Ces effets indésirables ont également été rapportés avec IntronA seul.

Les effets indésirables observés dans l'hépatite C sont représentatifs des effets rapportés lorsque IntronA est administré dans d'autres indications, avec certaines augmentations attendues de l'incidence en fonction de la dose. Par exemple, dans un essai utilisant un traitement adjuvant à forte dose d'IntronA chez des patients atteints de mélanome, les incidences de la fatigue, de la fièvre, de la myalgie, de la neutropénie/anémie, de l'anorexie, de la nausée et des vomissements, de la diarrhée, des frissons, des symptômes pseudo-grippaux, de la dépression, de l'alopécie, de l'altération du goût, et des étourdissements ont été supérieures à celles des essais dans l'hépatite C. La sévérité augmentait également avec le traitement à forte dose (Grades 3 et 4 de l'OMS, chez respectivement 66 % et 14 % des patients) par comparaison avec la sévérité faible à modérée habituellement associée à des doses plus faibles. Les effets indésirables étaient habituellement résolus par un ajustement de la dose.

Les effets indésirables cardio-vasculaires (CV), notamment l'arythmie, semblent la plupart du temps être corrélés à une pathologie CV préexistante et à un traitement antérieur par des substances cardiotoxiques (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). De rares cas de cardiomyopathie, pouvant être réversibles à l'arrêt du traitement par interféron alfa, ont été rapportés chez des patients exempts d'antécédents cardiaques (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Une grande variété de désordres auto-immuns et d'origine immunologique ont été rapportés avec les interférons alpha comprenant troubles de la thyroïde, lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde (nouvelle ou aggravée), purpura thrombopénique idiopathique et purpura thrombocytopénique thrombotique, vascularite, neuropathies y compris mononeuropathies (voir aussi rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Les anomalies biologiques ayant une importance sur le plan clinique, rencontrées surtout aux doses supérieures à 10 millions d'UI par jour, comprennent une granulocytopénie et une leucopénie ; une baisse du taux d'hémoglobine et une thrombocytopénie ; une élévation des phosphatases alcalines, de la LDH, de la créatinine sérique et du taux sanguin d'urée. Des cas de pancytopénie modérée et habituellement réversible ont été rapportés. Des taux sériques d'ALT/AST anormalement élevés ont été notés chez quelques patients ne souffrant pas d'hépatite ainsi que chez quelques porteurs d'une hépatite B chronique, parallèlement à la clairance de l'ADNp viral.

Population pédiatrique

Enfants et adolescents – Hépatite C chronique

Dans les études cliniques portant sur 118 enfants ou adolescents de 3 à 16 ans, 6 % ont arrêté leur traitement du fait de la survenue d'effets indésirables. En général, le profil des événements indésirables observés sur le nombre limité d'enfants et adolescents étudiés était similaire à celui observé chez les adultes, bien qu'il existe une spécificité pédiatrique concernant le retard de


croissance. Un ralentissement de la croissance en taille (diminution moyenne de 9 percentiles) et du poids (diminution moyenne de 13 percentiles) a été observé au cours du traitement (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). En outre, les idées suicidaires ou tentatives de suicides au cours du traitement et lors du suivi de 6 mois après traitement ont été rapportées plus fréquemment chez les enfants et adolescents que chez les adultes (2,4 % versus 1 %). Comme chez les adultes, les enfants et adolescents ont eu également d'autres effets indésirables d'ordre psychiatrique (tels que dépression, instabilité émotionnelle et somnolence) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). De plus, des réactions au point d'injection, fièvre, anorexie, vomissements et instabilité émotionnelle sont survenus plus fréquemment chez les enfants et adolescents. 30 % des patients ont nécessité une modification de posologie, le plus souvent du fait de la survenue d'une anémie ou d'une neutropénie.

Les effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques en pédiatrie sont décrits dans le Tableau 2 ci-dessous.

Au sein des systèmes d'organes, les effets indésirables sont listés par type de fréquence en définissant les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Tableau 2 Effets indésirables très fréquemment et fréquemment rapportés dans les études cliniques en pédiatrie

Très fréquent (≥ 1/10) – Fréquent (≥ 1/100, < 1/10)

Systèmes d'organes

Effets indésirables

Infections et infestations

Très fréquent :

Infection virale, pharyngite

Fréquent :

Infection fongique, infection bactérienne, infection pulmonaire, otite moyenne, abcès dentaire, herpes simplex, infection urinaire, vaginite, gastro-entérite

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

Fréquent :

Néoplasme (non spécifié)

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent :

Anémie, neutropénie

Fréquent :

Thrombocytopénie, lymphadénopathie

Affections endocriniennes

Très fréquent :

Hypothyroïdie§

Fréquent :

Hyperthyroïdie§, virilisme

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très fréquent :

Anorexie

Fréquent :

Hypertriglycéridémie§, hyperuricémie, augmentation de l'appétit

Affections psychiatriques §

Très fréquent :

Dépression, instabilité émotionnelle, insomnie

Fréquent :

Idée suicidaire, réaction agressive, confusion, troubles du comportement, agitation, somnambulisme, anxiété, nervosité, trouble du sommeil, rêves inhabituels, apathie

Affections du système nerveux §

Très fréquent :

Céphalée, étourdissements

Fréquent :

Hyperkinésie, tremblements, dysphonie, paresthésie, hypoesthésie,

hyperesthésie, concentration altérée, somnolence

Affections oculaires

Fréquent :

Conjonctivite, douleur oculaire, vision anormale, trouble des glandes lacrymales

Affections vasculaires

Fréquent :

Maladie de Raynaud, bouffées vasomotrices, pâleur

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent :

Dyspnée, tachypnée, épistaxis, toux, congestion nasale, irritation nasale, rhinorrhée, éternuements

Affections gastro-intestinales

Très fréquent :

Diarrhées, vomissements, nausées, douleur abdominale

Fréquent :

Ulcération de la bouche, stomatite ulcéreuse, stomatite, douleur dans la partie supérieure droite de l'abdomen, dyspepsie, glossite, reflux gastro-oesophagien, troubles rectaux, troubles gastro-intestinaux, constipation, selles molles, douleur dentaire, troubles dentaires

Affections hépatobiliaires

Fréquent :

Fonction hépatique anormale

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent :

Alopécie, rash

Fréquent :

Réaction de photosensibilité, rash maculo-papulaire, eczéma, acné, affections cutanées, problème au niveau de l'ongle, décoloration de la peau, prurit, peau sèche, érythème, contusion, sudation augmentée

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très fréquent :

Arthralgie, myalgie, douleur musculo-squelettique, myalgie

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent

Enurésie, troubles de la miction, incontinence urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent :

Femme : aménorrhée, ménorragie, trouble menstruel, troubles vaginaux

Homme : douleur testiculaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent :

Inflammation au point d'injection, réaction au point d'injection, fatigue, frissons, fièvre§, symptômes pseudo-grippaux§, malaise, irritabilité

Fréquent :

Douleur thoracique, asthénie, oedème, douleur au point d'injection

Investigations

Très fréquent :

Retard de croissance (diminution de la taille et/ou du poids rapportée

à l'âge)§

Lésions et intoxications

Fréquent :

Lacération cutanée

§ Voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi



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