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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

INVIRASE 200 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Saquinavir
laboratoire: Roche Registration Ltd

Gélule
Flacon de 270
Toutes les formes
357,38€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 358,20 €

Indication

Invirase est indiqué dans le traitement des patients adultes infectés par le VIH-1. Invirase doit être administré uniquement en association avec le ritonavir et avec d'autres médicaments antirétroviraux (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Posologie INVIRASE 200 mg Gélule Flacon de 270

Le traitement par Invirase doit être initié par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH.

En association au ritonavir

La posologie recommandée d'Invirase est de 1000 mg (5 gélules à 200 mg) deux fois par jour avec du ritonavir 100 mg deux fois par jour en association avec d'autres agents antirétroviraux. Pour les patients naïfs de traitement antirétroviral qui initient un traitement par Invirase/ritonavir, la dose initiale recommandée d'Invirase est de 500 mg (1 comprimé pelliculé de 500 mg) deux fois par jour avec ritonavir 100 mg deux fois par jour en association avec d'autres agents antirétroviraux pendant les 7 premiers jours de traitement (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit d'INVIRASE 500 mg comprimés pelliculés). Après 7 jours, la dose recommandée d'Invirase est de 1000 mg deux fois par jour avec ritonavir 100 mg deux fois par jour en association avec d'autres agents antirétroviraux. Cependant, pour les patients qui débutent un traitement avec Invirase immédiatement après l'arrêt d'un traitement avec un autre inhibiteur de protéase pris avec ritonavir ou immédiatement après l'arrêt d'une association d'antirétroviraux à base d'inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse, Invirase doit être initié et poursuivi à la posologie standard recommandée de 1000 mg deux fois par jour avec ritonavir 100 mg deux fois par jour.


Les gélules d'Invirase doivent être avalées telles quelles et prises en même temps que le ritonavir pendant ou après le repas (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale :

Aucun ajustement de posologie n'est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée. Une surveillance s'impose chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi).

Insuffisance hépatique:

Aucun ajustement de posologie n'est nécessaire chez les patients infectés par le VIH ayant une insuffisance hépatique légère. Sur la base de données limitées, aucun ajustement de posologie ne semble justifié pour les patients ayant une insuffisance hépatique modérée. Il est recommandé de surveiller attentivement la tolérance (y compris les signes d'arythmie cardiaque) et la réponse virologique, en raison d'une variabilité de l'exposition au produit plus importante dans cette population. Invirase/ritonavir est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance hépatique décompensée (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique :

La tolérance et l'efficacité de saquinavir boosté par le ritonavir chez les patients de moins de 2 ans infectés par le VIH n'ont pas été établies. Aucune recommandation de posologie chez les enfants âgés de 2 ans et plus n'a pu être établie qui soit à la fois sûre, efficace et en dessous du seuil d'allongement des espaces QT et PR.

Adultes de plus de 60 ans :

L'expérience avec Invirase chez les adultes de plus de 60 ans est limitée.

Contre indications

Invirase est contre-indiqué chez les patients ayant :

• une hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition

• une maladie hépatique décompensée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi )

• un allongement congénital ou acquis (documenté) de l'espace QT

• des déséquilibres des électrolytes, en particulier une hypokaliémie non corrigée

• une bradycardie cliniquement pertinente

• une insuffisance cardiaque cliniquement pertinente avec une diminution de la fraction d'éjection ventriculaire gauche

• des antécédents d'arythmies symptomatiques

• un traitement concomitant par l'un des médicaments suivants, qui peuvent interagir avec Invirase et aboutir à des effets indésirables potentiellement mortels (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi , Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables ) :

- médicaments qui allongent l'espace QT et/ou PR (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions )

- le midazolam administré par voie orale (pour la mise en garde concernant le midazolam administré par voie parentérale, voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), le triazolam (entraînant potentiellement une sédation prolongée ou accrue, une dépression respiratoire)

- la simvastatine, la lovastatine (augmentation du risque de myopathie dont les rhabdomyolyses)

- les alcaloïdes de l'ergot de seigle (comme : l'ergotamine, la dihydroergotamine, l'ergonovine et la méthylergonovine) (entraînant potentiellement un ergotisme aigu)

- la rifampicine (risque de toxicité hépatocellulaire sévère) (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi, Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables)

- la quétiapine (risque de coma, voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Effets indésirables Invirase

a Résumé du profil de tolérance


Des données limitées sont issues de deux essais cliniques dans lesquels la tolérance du saquinavir sous forme de capsules molles (1000 mg deux fois par jour) utilisées en association avec de faibles doses de ritonavir (100 mg deux fois par jour) pendant au moins 48 semaines a été étudiée chez 311 patients.


Les évènements indésirables suivants avec une relation de causalité au moins possible avec le saquinavir boosté par le ritonavir (c'est-à-dire des réactions indésirables) ont été rapportés très fréquemment : des nausées, des diarrhées, de la fatigue, des vomissements, des flatulences et des douleurs abdominales.


Les évènements indésirables rapportés avec les plus hauts grades de sévérité (grades 3 et 4) sont les suivants : anémie, diabète sucré, diarrhées, nausées, vomissements, lipodystrophie acquise et fatigue.


Pour obtenir des recommandations complètes sur l'ajustement des doses ainsi que sur les réactions indésirables liées au ritonavir et aux autres médicaments utilisés en association avec le saquinavir, les prescripteurs doivent se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de ces médicaments.

b. Tableau des effets indésirables


Les réactions indésirables rapportées des deux essais pivots étudiant le saquinavir sous forme de capsules molles (1000 mg deux fois par jour) en association avec de faibles doses de ritonavir (100 mg deux fois par jour) pendant au moins 48 semaines sont résumées dans le tableau 2. Y figurent également les effets indésirables graves et non graves issus de la notification spontanée post­commercialisation , pour lesquels une relation de causalité au saquinavir ne peut être exclue. Les évènements indésirables sont présentés selon la clas sification des systèmes d'organes MedDRA. Les catégories de fréquence selon la convention MedDRA sont les suivantes : très fréquent ( ≥ 1/10), fréquent ( ≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent ( ≥ 1/1 000, < 1/100), rare ( ≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).


Tableau 2 : incidences des réactions indésirables et des anomalies biologiques issues des études cliniques et de l'expérience post-commercialisation chez les patients adultes

Classe organe
Fréquence de la réaction

Réactions indésirables

Affections hématologiques et du système lymphatique
Très fréquent Thrombopénie
Fréquent Anémie, diminution de l'hémoglobine, lymphopénie, leucopénie
Peu fréquent Neutropénie
Affections oculaires
Peu fréquent Troubles visuels
Affections du système imunitaire
Fréquent Hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent Hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie
Fréquent Diabète sucré, anorexie, augmentation de l'appétit
Peu fréquent Diminution de l'appétit
Affections psychiatriques
Fréquent Diminution de la libido, troubles du sommeil
Affections du système nerveux
Fréquent Paresthésie, neuropathie périphérique, étourdissements, dysgueusie, céphalées
Peu fréquent Somnolence, convulsions
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent Dyspnée
Affections gastro-intestinales
Très fréquent Diarrhées, nausées
Fréquent Vomissements, gêne abdominale, douleurs abdominales, douleurs abdominales hautes, constipation, sécheresse de la bouche, dyspepsie, éructation, flatulences, dessèchement des lèvres, selles molles
Peu fréquent Pancréatite
Affections hépatobiliaires
Très fréquent Augmentation de l'alanine aminotransférase, augmentation de l'aspartate aminotransférase, augmentation des lipoprotéines de basse densité
Fréquent Hyperbilirubinémie, hyperamylasémie
Peu fréquent Hépatite, jaunisse
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent Augmentation de la créatinine sérique
Peu fréquent Troubles rénaux
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent Lipodystrophie acquise, alopécie, sécheresse de la peau, eczéma, lipoatrophie, prurit, rash
Peu fréquent Syndrome de Stevens-Johnson, dermatite bulleuse
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquent Spasmes musculaires
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent Asthé nie, fatigue, accroissement du tissu adipeux, malaise
Peu fréquent Ulcération des muqueuses

c. Description de certains effets indésirables


Un diabète sucré ou une hyperglycémie, parfois associés à une acidocétose, ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de protéase (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétro-cervical (bosse de bison).


Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que des hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Des cas d'augmentation de saignements comprenant des hématomes cutanés spontanés et des hémarthroses ont été rapportés chez des patients hémophiles de type A et B traités par inhibiteurs de la protéase (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Une augmentation des CPK, des myalgies, des myosites, et rarement, des rhabdomyolyses ont été rapportées avec les inhibiteurs de la protéase, particulièrement en association avec les analogues nucléosidiques.


Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi ).


Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des maladies autoimmunes (comme la maladie de Basedow) ont également été rapportées; cependant, le délai d'apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l'instauration du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

d. Population pédiatrique


On dispose de données de sécurité limitées issues de l'étude pédiatrique (NV20911, n=18) dans laquelle la tolérance de saquinavir sous forme de gélules (50 mg/kg deux fois par jour, sans dépasser 1000 mg deux fois par jour) utilisées en association avec de faibles doses de ritonavir en solution buvable (3 mg/kg deux fois par jour pour un poids de 5 à <15 kg, 2,5 mg/kg deux fois par jour pour un poids de 15 à 40 kg et 100 mg deux fois par jour pour un poids >40 kg) a été étudiée chez des enfants âgés de 4 mois à 6 ans.


Quatre patients dans cette étude ont présenté cinq effets indésirables considérés comme reliés au traitement de l'essai. Ces effets indésirables ont été des vomissements (3 patients), des douleurs abdominales (1 patient) et des diarrhées (1 patient). Aucun effet indésirable inattendu n'a été observé dans cette étude.


Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V .



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