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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

IODURE DE POTASSIUM PCA 130 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 12.10.2011

Médicament générique du Classe thérapeutique: Toxicologie
principes actifs: Iodure de potassium
laboratoire: Pharmacie Centrale Armees

Comprimé sécable
Boîte de 10
Toutes les formes

Indication

Prévention de l'accumulation d'iode radioactif au niveau de la thyroïde en cas de possibilité de contamination par des radioéléments émis accidentellement par une installation nucléaire.

Ce médicament ne devra être pris que sur instruction formelle des autorités compétentes.

Posologie IODURE DE POTASSIUM PCA 130 mg Comprimé sécable Boîte de 10

Remarques préliminaires :

Pour entraîner une réduction de plus de 90% de la fixation de l'iode radioactif, les doses nécessaires sont :

- dans la région où l'apport alimentaire en iode est « normal » : 1 dose supérieure ou égale à 30 mg d'iode,

- dans les régions où il existe une carence relative en iode alimentaire (cas de la France) : 50 à 100 mg d'iode.

Pour être pleinement efficace, l'administration d'iode doit avoir lieu dès l'alerte donnée, au mieux avant la propagation du nuage radioactif. Le degré de protection est de 80% après 2 heures et de 40% après 8 heures suivant le début de la contamination dans les régions riches en iode et respectivement de 65% et de 15% dans les régions carencées en iode.

La durée du traitement est limitée à une prise unique à prendre dès l'alerte donnée, sur instruction des autorités compétentes.

En fonction de la cinétique de l'accident, une deuxième prise peut se justifier. Il est cependant souhaitable d'en exclure la femme enceinte et l'enfant de moins d'un mois qui devront par conséquence faire l'objet d'une évacuation prioritaire de la zone contaminée. Pour le suivi des populations ayant bénéficié du traitement par iodure de potassium Pharmacie centrale des armées 130 mg, comprimé sécable une surveillance clinique par le médecin traitant est recommandée.

Après administration chez le nouveau-né un dosage sanguin des hormones thyroïdiennes (TSH) devra être pratiqué deux semaines après administration.

- l'émission radioactive peut être prolongée et non ponctuelle. Des mesures de confinement et d'évacuation de la population sont alors prises par les pouvoirs publics. Ce traitement s'inscrit donc dans un dispositif global défini au niveau ministériel.

- une contamination retardée est possible par les aliments selon le schéma : pâturage→lait→viande


Posologie usuelle :

Des remarques précitées découle le protocole d'administration, en conformité avec les recommandations faites par l'OMS en 1989.

Enfant de > 12 ans et adulte :

Dosage unique quelle que soit la région, 130 mg d'iodure de potassium en 1 prise unique soit un comprimé, à dissoudre dans une boisson (eau, lait ou jus de fruit).

ENFANT (de 36 mois à 12 ans) : 1 prise unique de 65 mg d'iodure de potassium, soit 1/2 comprimé, à dissoudre dans une boisson (lait ou jus de fruits).

NOURRISSON (de 1 à 36 mois) : 1 prise unique de 32,5 mg d'iodure de potassium, soit 1/4 de comprimé, à dissoudre dans une boisson (biberon de lait ou de jus de fruits par exemple).

Le dosage pour les nouveau-nés (< 1 mois) est de 16 mg d'iodure de potassium

Après dissolution dans une boisson, la solution obtenue ne peut être conservée et doit être prise immédiatement.

La dissolution du médicament dans du lait ou dans du jus de fruit permet de diminuer le goût métallique passager qui peut-être ressenti aux posologies préconisées.

Contre indications

En l'état actuel des connaissances, en dehors de quelques pathologies immunologiques préexistantes rarissimes (dermatites herpétiformes ou des vascularites hypocomplémentaires), il n'y a pas de contre-indication à l'administration d'iodure de potassium, notamment aux enfants et adolescents jusqu'à 20 ans et aux femmes enceintes.

Effets indésirables Iodure de Potassium Pca

Les effets indésirables extra-thyroïdiens de l'iodure sont rares pour les plus bénins et exceptionnels pour les plus sévères. L'étude réalisée en Pologne, de l'administration de 100 mg d'iodure à plus de 12000 enfants et 5000 adultes a fait apparaître la survenue de troubles digestifs (vomissements, diarrhée, douleurs gastriques) dans 0,12 à 2,38% des cas et d'éruptions cutanées bénignes dans environ 1% des cas (Nauman J., Wolff J., Amer J Med 94 : 524-532, 1993).

Les incidents et accidents possibles d'hypersensibilité à l'iode sont :

- parotidite ;

- lésions cutanées hémorragiques ;

- réactions de type fièvre, arthralgies ;

- oedème de Quincke, dyspnée.

En dehors de deux cas d'insuffisance respiratoire aigüe survenue chez deux adultes atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive et allergique connues à l'iode, ces manifestations exceptionnelles (risque inférieur à 1/1 million) n'ont pas été observées dans l'étude mentionnée ci-dessus.

Selon cette étude, le risque d'incidents médicalement significatifs mais non sérieux est, en cas d'administration d'une dose unique d'iodure, de 0,2%.

Après une seule prise, de la fièvre, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées transitoires et spontanément régressives ont été observées. Il n'est pas démontré que ces manifestations soient liées à la prise d'iodure de potassium.

Effets thyroïdiens :

Après administration prolongée d'iode, les taux de triiodothyronine (T3) et de thyroxine (T4) diminuent significativement mais restent dans les limites de la normale. Le taux de TSH augmente significativement mais reste dans les limites de la normale.

Les effets indésirables thyroïdiens possibles après surcharge iodée incluent l'hyperthyroïdie et le goitre à l'iode par blocage de l'hormonosynthèse.

Dans l'étude polonaise (Nauman J., Wolff J., ibid.), aucun effet indésirable thyroïdien, en dehors d'une gêne douloureuse thyroïdienne dans 0,08 % des cas, n'a été observé chez 774 adultes ayant reçu une dose ou plus de 100 mg d'iodure, y compris chez les adultes porteurs de goitre nodulaire. En revanche, 0,37 % des 3 214 nouveau-nés ayant reçu de l'iodure au 2e jour de vie ont présenté une élévation transitoire de TSH circulante, normalisée à 16 à 20 jours.



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