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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

IRINOTECAN ACTAVIS 20 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Campto
Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Irinotécan
laboratoire: Actavis Group Ptc Ehf

Solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon (verre) de 25 ml
Toutes les formes

Indication

IRINOTECAN ACTAVIS est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal avancé :

· en association avec le 5-fluorouracile (5FU) et l'acide folinique (AF) chez les patients n'ayant pas reçu de chimiothérapie antérieure pour le stade avancé de leur maladie,

· en monothérapie après échec d'un traitement ayant comporté du 5-FU.

L'irinotecan en association avec le cetuximab est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal métastatique exprimant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) après échec d'une chimiothérapie incluant de l'irinotecan.

L'irinotecan en association avec le 5-fluorouracile, l'acide folinique et le bevacizumab est indiqué dans le traitement de première ligne des patients présentant un carcinome métastatique du colon ou du rectum.

Posologie IRINOTECAN ACTAVIS 20 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon (verre) de 25 ml

Réservé à l'adulte. Après dilution, la solution d'IRINOTECAN ACTAVIS doit être perfusée dans une veine périphérique ou centrale.

Posologie recommandée

En monothérapie (chez les patients traités précédemment)

La posologie recommandée est de 350 mg/m² de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté administrés en perfusion intraveineuse de 30 à 90 minutes toutes les 3 semaines (voir ci-dessous "Mode d'administration" et rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Précautions particulières d'élimination et de manipulation).

En association (chez les patients non traités précédemment)

L'efficacité et la tolérance de l'irinotecan en association avec le 5-fluorouracile (5-FU) et l'acide folinique (AF) ont été évaluées selon le schéma suivant (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques) :

· irinotecan et 5-FU/AF : schéma toutes les 2 semaines.

La dose recommandée est de 180 mg/m² de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté en perfusion intraveineuse de 30 à 90 minutes toutes les 2 semaines, suivie d'une perfusion d'acide folinique et de 5-FU.

Concernant la posologie et le mode d'administration du cetuximab administré concomitamment, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament.

La dose d'irinotecan utilisée est généralement la même que celle administrée au cours des derniers cycles du précédent traitement à base d'irinotecan. L'irinotecan ne doit pas être administré moins d'une heure après la fin de la perfusion du cetuximab.

Concernant la posologie et le mode d'administration du bevacizumab, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament.

Ajustements posologiques

L'irinotecan doit être administré après récupération convenable de tous les effets indésirables, c'est-à-dire grade 0 ou 1 selon les critères NCI-CTC (National Cancer Institute Common Toxicity Criteria) et après disparition complète d'une diarrhée liée au traitement.

Avant chaque administration du traitement en perfusion, les doses d'IRINOTECAN ACTAVIS et de 5-FU si nécessaire, devront être réduites, en tenant compte des effets indésirables de plus haut grade observés et liés à l'administration précédente. Le traitement doit être retardé d'une ou deux semaines afin de permettre une récupération de tous les effets indésirables liés au traitement.

La posologie de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté et/ou de 5-FU si nécessaire, devra être réduite de 15 à 20 % en cas de survenue des effets indésirables suivants :

· toxicité hématologique : neutropénie grade 4, neutropénie fébrile (neutropénie grade 3-4 et fièvre grade 2-4), thrombopénie et leucopénie (grade 4),

· toxicité non hématologique (grade 3- 4).

Les recommandations de modification de posologie du cetuximab, administré en association avec l'irinotecan, doivent être en accord avec le Résumé des Caractéristiques du Produit du cetuximab.

Se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du bevacizumab pour les modifications de posologie du bevacizumab administré en association avec Irinotecan/5-FU/AF.

Durée du traitement

Le traitement par l'irinotecan doit être poursuivi jusqu'à progression objective de la maladie ou apparition d'une toxicité inacceptable.

Populations à risque

Patients présentant une insuffisance hépatique

En monothérapie : la bilirubinémie (jusqu'à 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN)), chez les patients ayant un indice de performance ≤ 2, conditionne la posologie initiale d'IRINOTECAN ACTAVIS. Chez ces patients ayant une hyperbilirubinémie et un taux de prothrombine supérieur à 50 %, la clairance d'irinotecan est diminuée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques) et le risque de toxicité hématologique est donc augmenté. Une surveillance hebdomadaire de la numération et de la formule sanguine doit donc être réalisée chez ces patients.

· Pour les patients ayant une bilirubinémie ≤ 1,5 fois la LSN, la dose recommandée de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté est de 350 mg/m2.

· Pour les patients ayant une bilirubinémie comprise entre 1,5 et 3 fois la LSN, la dose recommandée de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté est de 200 mg/m2.

· Les patients ayant une bilirubinémie > 3 fois la LSN ne doivent pas être traités avec l'irinotecan (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Il n'y a pas de données disponibles chez les patients présentant une insuffisance hépatique traités par l'irinotecan en association.

Patients présentant une insuffisance rénale

Aucune étude n'ayant été réalisée dans cette population, l'irinotecan n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Sujets âgés

Aucune étude pharmacocinétique spécifique n'a été réalisée chez le sujet âgé. Toutefois, la dose doit être choisie avec prudence dans cette population en raison de la fréquence plus importante de l'altération des fonctions biologiques. Cette population demande une surveillance plus étroite (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Enfants

L'irinotecan ne doit pas être utilisé chez l'enfant.

Mode d'administration

IRINOTECAN ACTAVIS est cytotoxique ; pour des informations sur la dilution, les précautions particulières d'élimination et de manipulation, voir rubrique Précautions particulières d'élimination et de manipulation.

IRINOTECAN ACTAVIS ne doit pas être administré en bolus intraveineux ou en perfusion intraveineuse de moins de 30 minutes ou de plus de 90 minutes.

Durée du traitement

Le traitement par l'irinotecan doit être poursuivi jusqu'à progression objective de la maladie ou apparition d'une toxicité inacceptable.

Contre indications

· Maladie inflammatoire chronique de l'intestin et/ou occlusion intestinale (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

· Antécédents d'hypersensibilité sévère au chlorhydrate d'irinotecan trihydraté ou à l'un des excipients.

· Grossesse et allaitement (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Grossesse et allaitement).

· Bilirubinémie > 3 fois la limite supérieure normale (LSN) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

· Insuffisance médullaire sévère.

· Indice de performance de grade OMS > 2.

· Association avec le millepertuis (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

· Pour les contre-indications d'utilisation du cetuximab ou du bevacizumab, se référer aux résumés des caractéristiques du produit de ces médicaments.

Effets indésirables Irinotecan Actavis

Les effets indésirables détaillés dans cette rubrique concernent l'irinotecan. Aucune influence du cetuximab sur le profil de tolérance de l'irinotecan, et vice versa n'a été mise en évidence. En association avec le cetuximab, d'autres effets indésirables ont été rapportés et étaient ceux attendus avec le cetuximab (comme une éruption acnéïforme chez 88 % des patients). Par conséquent, se référer aussi au Résumé des Caractéristiques du Produit du cetuximab.

Pour avoir des informations sur les effets indésirables de l'association avec le bevacizumab, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du bevacizumab.

Les effets indésirables suivants possiblement ou probablement liés à l'administration du chlorhydrate d'irinotecan trihydraté ont été rapportés sur une population de 765 patients à la dose recommandée de 350 mg/m² en monothérapie, et de 145 patients traités par le chlorhydrate d'irinotecan trihydraté en association avec 5-FU/ AF toutes les 2 semaines à la dose recommandée de 180 mg/m².

Fréquence estimée : Très Fréquent (≥ 1/10) ; Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; Peu Fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; Très Rare (< 1/10 000).

Troubles gastro-intestinaux

Diarrhée tardive

La diarrhée tardive (survenant plus de 24 heures après l'administration) constitue une toxicité dose-limitante d'IRINOTECAN ACTAVIS.

En monothérapie :

Très Fréquent : une diarrhée sévère est observée chez 20 % des patients qui ont suivi les recommandations de prise en charge de la diarrhée. Une diarrhée sévère est retrouvée dans 14 % des cycles évaluables.

Le délai médian d'apparition de la première selle liquide est de 5 jours après la perfusion de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

En association :

Très Fréquent : une diarrhée sévère est observée chez 13,1 % des patients qui ont suivi les recommandations de prise en charge de la diarrhée. Une diarrhée sévère est retrouvée dans 3,9 % des cycles évaluables.

Peu Fréquent : des cas de colite pseudomembraneuse ont été rapportés dont un cas avec une documentation bactériologique (Clostridium difficile).

Nausées et vomissements

En monothérapie :

Très Fréquent : des nausées et vomissements sévères sont observés chez environ 10 % des patients ayant reçu un traitement antiémétique.

En association :

Fréquent : une incidence moindre des nausées et vomissements sévères est observée (respectivement 2,1 % et 2,8 % des patients).

Déshydratation

Fréquent : Des épisodes de déshydratation généralement associés à une diarrhée et/ou des vomissements sont rapportés.

Peu Fréquent : de rares cas d'insuffisance rénale, d'hypotension ou de collapsus cardio-vasculaire ont été observés chez des patients ayant présenté des épisodes de déshydratation associés à une diarrhée et/ou à des vomissements

Autres événements gastro-intestinaux

Fréquent : une constipation relative à l'irinotecan et/ ou au lopéramide est observée :

· en monothérapie : chez moins de 10 % des patients

· en association : chez 3,4 % des patients traités

Peu Fréquent : cas d'occlusion intestinale, d'iléus ou d'hémorragie gastro-intestinale

Rare : colites, incluant des typhlites, des colites ischémiques et ulcéreuses et des cas de perforations intestinales.

Des cas de pancréatite symptomatique ou asymptomatique ont été associés au traitement par irinotecan.

D'autres effets peu sévères incluent anorexie, douleurs abdominales et stomatite.

Atteintes hématologiques

La neutropénie constitue une toxicité dose limitante. La neutropénie était réversible et non cumulative; le délai médian d'apparition du nadir était de 8 jours que ce soit en monothérapie ou en association.

En monothérapie :

Très Fréquent : La neutropénie est observée chez 78,7 % des patients et est sévère (nombre de neutrophiles <500/mm3) dans 22,6 % des cas. Parmi les cycles évaluables, 18 % se compliquent d'une neutropénie <1000/mm3 dont 7,6 % d'une neutropénie < 500/mm3.

La récupération totale est en général atteinte le 22ème jour.

Une anémie a été rapportée chez environ 58,7 % des patients (8 % avec une hémoglobine < 80 g/l et 0,9 % avec une hémoglobine < 65 g/l).

Fréquent : une fièvre accompagnée d'une neutropénie sévère est rapportée chez 6,2 % des patients et dans 1,7 % des cycles. Des épisodes infectieux sont survenus chez environ 10,3 % des patients (2,5 % des cycles), ont été associés à une neutropénie sévère chez environ 5,3 % des patients (1,1 % des cycles), et ont entraîné 2 décès.

Une thrombocytopénie (< 100 000/mm3) a été observée chez 7,4 % des patients et 1,8 % des cycles dont 0,9 % des patients avec des plaquettes £ 50000 /mm3, soit 0,2 % des cycles. Presque tous les patients ont normalisé leur numération plaquettaire le 22ème jour.

En association :

Très Fréquent : Une neutropénie est observée chez 82,5 % des patients et est sévère (nombre de neutrophiles <500/mm3) dans 9,8 % des cas. Parmi les cycles évaluables, 67,3 % se compliquent d'une neutropénie <1000/mm3 dont 2,7 % d'une neutropénie < 500/mm3. La récupération totale est en général atteinte dans les 7 à 8 jours.

Une anémie a été rapportée chez environ 97,2 % des patients (2,1 % avec une hémoglobine < 80 g/l).

Une thrombocytopénie (< 100 000/mm3) a été observée chez 32,6 % des patients et 21,8 % des cycles. Aucune thrombocytopénie sévère n'a été observée (<50 000 mm3).

Un cas de thrombocytopénie périphérique avec anticorps antiplaquettes a été rapporté.

Fréquent : une fièvre accompagnée d'une neutropénie sévère est rapportée chez 3,4 % des patients et dans 0,9 % des cycles.

Des épisodes infectieux sont survenus chez environ 2 % des patients (0,5 % des cycles), ont été associés à une neutropénie sévère chez environ 2,1 % des patients (0,5 % des cycles), et ont entraîné un décès.

Infections

Peu fréquent : des cas d'insuffisance rénale, d'hypotension ou de collapsus cardio-vasculaire ont été observés chez des patients atteints d'infection systémique.

Effets indésirables généraux et réactions au site d'injection

Syndrome cholinergique aigu

Fréquent : un syndrome de type cholinergique aigu, transitoire et sévère est observé chez 9 % des patients traités par monothérapie et chez 1,4 % des patients traités par association. Les principaux symptômes sont définis par une diarrhée précoce et un ensemble de symptômes tels que crampes abdominales, conjonctivite, rhinite, hypotension, vasodilatation, hypersudation, refroidissement, malaise, vertige, troubles visuels, myosis, larmoiement et hypersalivation survenant pendant ou dans les 24 heures suivant l'administration de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté. Les symptômes cèdent à l'administration d'atropine (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

L'asthénie sévère est observée chez moins de 10 % des patients traités par monothérapie et chez 6,2 % des patients traités par association. L'imputabilité à l'irinotecan n'est pas clairement établie.

Une fièvre isolée non accompagnée d'infection ou de neutropénie sévère est survenue chez 12 % des patients traités par monothérapie et chez 6,2 % des patients traités par association.

Peu fréquent : des réactions modérées au site d'injection ont été rapportées.

Troubles cardiovasculaires

Rare : hypertension pendant ou suivant la perfusion.

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Peu Fréquent : pathologie pulmonaire interstitielle avec infiltrats pulmonaires. Des effets précoces tels que dyspnée ont été rapportés (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Atteintes cutanées et sous-cutanées

Très Fréquent : alopécie réversible.

Peu Fréquent : réactions cutanées d'intensité modérée.

Troubles du système immunitaire

Peu Fréquent : réactions allergiques d'intensité modérée.

Rare : réactions de type anaphylactique/anaphylactoïde.

Troubles musculo-squelettiques et des tissus connectifs

Rare : Des effets précoces tels que contraction musculaire ou crampes et paresthésies ont été rapportés.

Examens biologiques

Très Fréquent : En association, une élévation sérique transitoire (grade 1 et 2) des ALAT, ASAT, phosphatases alcalines ou bilirubine a été observée chez 15 %, 11 %, 11 % et 10 % des patients respectivement, en l'absence de progression des métastases hépatiques. Des grades 3 transitoires ont été observés chez 0 %, 0 %, 0 % et 1 % des patients respectivement. Aucun grade 4 n'a été observé.

Fréquent : En monothérapie, une augmentation transitoire mineure à modérée des taux sériques soit des transaminases, soit des phosphatases alcalines, soit de la bilirubine est observée respectivement chez 9,2 %, 8,1 % et 1,8 % des patients, en l'absence de progression des métastases hépatiques. Une augmentation transitoire mineure à modérée des taux sériques de créatinine est observée chez 7,3 % des patients.

Rare : hypokaliémie et hyponatrémie principalement liées à une diarrhée et des vomissements.

Très rare : élévation de l'amylase sérique et/ou de la lipase sérique.

Troubles du système nerveux

Très rare : troubles du langage transitoires associés aux perfusions d'irinotecan.

Irinotecan Actavis existe aussi sous ces formes

Irinotecan Actavis

Voir aussi les génériques de Campto

Irinotecan Actavis

Irinotecan Ebewe Pharma France

Irinotecan Teva

Irinotecan Teva Sante

Irinotecan Mylan

Irinotecan Hospira

Irinotecan Fresenius

Irinotecan Kabi

Irinotecan Ebewe

Irinotecan Fresenius



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