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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

KALETRA 80 mg/20 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Lopinavir, Ritonavir
laboratoire: Abbott Laboratories Ltd

Solution buvable
Boîte de 5 Flacons (+ seringue pour administration orale) de 60 ml
Toutes les formes
473,70€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 474,52 €

Indication

Kaletra est indiqué en association avec d'autres médicaments antirétroviraux pour le traitement des adultes, des adolescents et des enfants âgés de plus de deux ans infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH-1).

Chez les patients infectés par le VIH-1 et déjà traités par des inhibiteurs de protéase, le recours au Kaletra devrait être basé sur les résultats des tests individuels de résistance virale et sur l'historique du traitement des patients (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Posologie KALETRA 80 mg/20 mg/mL Solution buvable Boîte de 5 Flacons (+ seringue pour administration orale) de 60 ml

Kaletra doit être prescrit par des médecins expérimentés dans la prise en charge de l'infection par le

VIH.

Posologie

Chez l'adulte et l'adolescent : la posologie recommandée de Kaletra est de 5 ml de solution buvable (400/100 mg) deux fois par jour à prendre au cours d'un repas.

Chez l'enfant (âgé de 2 ans et plus) : la posologie recommandée de Kaletra est de 230/57,5 mg/m2 deux fois par jour au cours d'un repas, jusqu'à un maximum de 400/100 mg deux fois par jour. La posologie de 230/57,5 mg/m2 pourrait être insuffisante chez certains enfants en cas d'association avec la névirapine ou l'éfavirenz. Il est recommandé d'envisager une augmentation de la dose de Kaletra jusqu'à 300/75 mg/m2 chez ces patients. Il est préférable d'administrer la dose à l'aide d'une seringue pour administration orale calibrée.

La solution buvable est la forme recommandée chez l'enfant pour obtenir la posologie la plus précise, en fonction de la surface corporelle. Cependant, s'il est jugé nécessaire de recourir aux capsules molles chez l'enfant, celles-ci doivent être utilisées avec des précautions particulières puisqu'elles ne permettent pas d'obtenir une posologie aussi précise. Ainsi, les enfants recevant les capsules molles pourraient être exposés à des doses supérieures (avec un risque de toxicité accru) ou à des doses infra-thérapeutiques (avec un risque d'efficacité insuffisante). Par conséquent lorsque les enfants sont traités avec les capsules molles, les dosages plasmatiques peuvent être un moyen utile de s'assurer de l'exposition à la dose appropriée de lopinavir chez un patient particulier.

Recommandations posologiques chez l'enfant pour une posologie de 230/57,5 mg/m2

Surface corporelle * (m2)

Posologie deux fois par jour

(en mg)

Posologie deux fois par jour pour les capsules molles

(en mg)

0,25

0,7 ml (57,5/14,4 mg)

NA

0,40

1,2 ml (96/24 mg)

1 capsule molle(133,3/33,3 mg)

0,50

1,4 ml (115/28,8 mg)

1 capsule molle(133,3/33,3 mg)

0,75

2,2 ml (172,5/43,1 mg)

1 capsule molle(133,3/33,3 mg)

0,80

2,3 ml (184/46 mg)

2 capsules molles (266,6/66,6 mg)

1,00

2,9 ml (230/57,5 mg)

2 capsules molles (266,6/66,6 mg)

1,25

3,6 ml (287,5/71,9 mg)

2 capsules molles (266,6/66,6 mg)

1,3

3,7 ml (299/74,8 mg)

2 capsules molles (266,6/66,6 mg)

1,4

4,0 ml (322/80,5 mg)

3 capsules molles (400/100 mg)

1,5

4,3 ml (345/86,3 mg)

3 capsules molles (400/100 mg)

1,75

5 ml (402,5/100,6 mg)

3 capsules molles (400/100 mg)

* La surface corporelle peut être calculée grâce à l'équation suivante :

________________________

SC (m2) = √[taille (cm) x poids (kg) / 3600]

Chez les enfants de moins de deux ans : la sécurité d'emploi et l'efficacité de Kaletra chez les enfants de moins de deux ans n'a pas encore été établie. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique Propriétés pharmacocinétiques mais aucune recommandation posologique ne peut être proposée.

Insuffisance hépatique : chez les patients infectés par le VIH présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, une augmentation de 30 % de l'exposition au lopinavir a été observée, cependant un retentissement clinique n'est pas attendu (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Aucune donnée n'est disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Kaletra ne doit pas être administré à ces patients (voir rubrique Contre-indications).

Insuffisance rénale : la clairance rénale du lopinavir et du ritonavir étant négligeable, des augmentations des concentrations plasmatiques ne sont pas attendues chez les patients insuffisants rénaux. Le lopinavir et le ritonavir étant fortement liés aux protéines plasmatiques, il est peu probable que ces médicaments soient éliminés par hémodialyse ou dialyse péritonéale.

Mode d'administration

Kaletra solution buvable est administré par voie orale et doit toujours être pris au cours d'un repas (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Contre indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients.

Insuffisance hépatique sévère.

Kaletra contient du lopinavir et du ritonavir, qui sont tous deux des inhibiteurs de l'isoforme CYP3A du cytochrome P450. Kaletra ne doit pas être associé aux médicaments dont le métabolisme est fortement dépendant de l'isoforme CYP3A et pour lesquels des concentrations plasmatiques élevées sont associées à des effets indésirables graves ou engageant le pronostic vital. Ces médicaments sont notamment l'astémizole, la terfénadine, le midazolam administré par voie orale (pour les précautions d'emploi concernant le midazolam administré par voie parentérale, voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), le triazolam, le cisapride, le pimozide, l'amiodarone, les alcaloïdes de l'ergot de seigle (par ex : l'ergotamine, la dihydroergotamine, l'ergonovine et la méthylergonovine), la lovastatine, la simvastatine, le sildénafil utilisé pour le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire (pour l'utilisation du sildénafil chez les patients souffrant d'un dysfonctionnement érectile, voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) et le vardénafil.

Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) ne doivent pas être utilisées en association avec le lopinavir et le ritonavir en raison du risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'activité clinique du lopinavir et du ritonavir (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).


Kaletra solution buvable est contre-indiquée chez les enfants de moins de deux ans, les femmes enceintes, les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale et ceux traités par disulfirame ou métronidazole en raison du risque potentiel de toxicité de l'excipient propylène glycol (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Effets indésirables Kaletra

a. Résumé du profil de sécurité d'emploi


La sécurité d'emploi de Kaletra a été évaluée au cours d'études cliniques de phase II-IV chez plus de 2600 patients, dont plus de 700 ont reçu une posologie de 800/200 mg (6 capsules ou 4 comprimés) une fois par jour. Dans certaines études, avec les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTIs), Kaletra était également associé à l'éfavirenz ou à la névirapine.


La diarrhée, les nausées et vomissements, l'hypertriglycéridémie et l'hypercholestérolémie ont été les effets indésirables les plus fréquemment liés au traitement par Kaletra durant ces études. La diarrhée, les nausées et vomissements peuvent survenir au début du traitement tandis que l'hypertriglycéridémie et l'hypercholestérolémie peuvent survenir plus tardivement. La survenue d'effets indésirables liés au traitement a conduit à une sortie prématurée des études de phase II-IV pour 7% des patients.


Il est important de noter que des cas de pancréatites ont été rapportés chez les patients traités par Kaletra, parmi lesquels certains présentaient une hypertriglycéridémie. De plus, de rares augmentations de l'intervalle PR ont été rapportées pendant le traitement par Kaletra (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


b. Tableau des effets indésirables


Effets indésirables suite aux études cliniques et à l'expérience après commercialisation chez les patients adultes et enfants :


Les évènements suivants ont été identifiés comme effets indésirables. Le classement par fréquence comprend tous les effets indésirables reportés d'intensité modérée à sévère, quelle que soit l'évaluation individuelle de la cause. Les effets indésirables sont mentionnés par classe de système organe. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent ( ≥ 1/10), fréquent ( ≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent ( ≥ 1/1000 à < 1/100) et inconnue (ne peut pas être estimée sur la base de données disponibles).


Les effets indésirables avec une fréquence " inconnue " ont été identifiés lors du suivi après commercialisation.


Effets indésirables rapportés chez les adultes au cours des études cliniques et lors du suivi après commercialisation

Classe de système organe Fréquence Effets indésirables

Infections et infestations

Très fréquent

Fréquent

Infection respiratoire haute


Infection respiratoire basse, infections cutanées dont cellulite, folliculite et furoncle

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent

Anémie, leucopénie, neutropénie, lymphadénopathie

Affections du système immunitaire

Fréquent

Peu fréquent

Hypersensibilité dont urticaire et angioedème

Syndrome de restauration immunitaire

Affections endocriniennes Peu fréquent Hypogonadisme

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent



Peu fréquent

Anomalies du glucose sanguin dont diabète sucré, hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, perte de poids, perte de l'appétit

Prise de poids, augmentation de l'appétit
Affections psychiatriques

Fréquent

Peu fréquent

Anxiété


Rêves anormaux, diminution de la libido

Affections du système nerveux

Fréquent



Peu fréquent

Céphalée (dont migraine), neuropathie (dont neuropathie périphérique), étourdissement, insomnie


Accident cérébrovasculaire, convulsions, dysgueusie, agueusie, tremblement

Affections oculaires

Peu fréquent

Altération de la vision

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent

Acouphène, vertiges

Affections cardiaques

Peu fréquent

Athérosclérose comme infarctus du myocarde, bloc atrioventriculaire, insuffisance de la valve tricuspide

Affections vasculaires

Fréquent

Peu fréquent

Hypertension


Thrombose veineuse profonde

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Fréquent






Peu fréquent

Diarrhée, nausée


Pancréatite1, vomissement, reflux gastroesophagien, gastroentérite et colite, douleur abdominale (haute et basse), distension abdominale, dyspepsie, hémorroïdes, flatulence


Hémorragie gastrointestinale dont ulcère gastrointestinal, duodénite, gastrite et hémorragie rectale, stomatite et ulcères bucaux, incontinence fécale, constipation,bouche sèche

Affections hépatobiliaires

Fréquent


Peu fréquent


Inconnue

Hépatite dont augmentation des ASAT, ALAT, γ GT


Stéatose hépatique, hépatomégalie, angiocholite, hyperbilirubinémie


Ictère

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent







Peu fréquent

Inconnue

Lipodystrophie acquise dont amaigrissement facial, éruption dont éruption maculopapulaire, dermatite/éruption dont eczéma et dermatite séborrhéique, sueurs nocturnes, prurit


Alopécie, capillarite, vascularite


Syndrome de Stevens-Johnson, érythme multiforme

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent




Peu fréquent

Myalgie, douleur musculosquelettique dont arthralgie et douleur dorsale, anomalies musculaires comme faiblesse musculaire et spasmes


Rhabdomyolyse, ostéonécrose

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent

Diminution de la clairance de la créatinine, néphrite, hématurie

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent

Dysfonctionnement érectile, troubles menstruels, aménorrhée, ménorragie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Fatigue dont asthénie

1 voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi. : pancréatites et lipides


c. Description d'effets indésirables particuliers


Le syndrome de Cushing a été rapporté chez des patients recevant du ritonavir et du propionate de fluticasone administré par inhalation ou par voie intranasale ; cet effet indésirable pourrait également survenir avec d'autres corticostéroïdes métabolisés par le cytochrome P450 3A par exemple le budésonide (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).


Une augmentation de la créatine phosphokinase (CPK), des myalgies, des myosites et rarement des rhabdomyolyses ont été rapportées avec les inhibiteurs de protéase, et particulièrement en association avec les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse.


Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétrocervical (bosse de bison).


Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que des hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, particulièrement chez des patients avec des facteurs de risque généralement connus, une infection avancée par le VIH ou une exposition à long terme au traitement par association d'antirétroviraux. La fréquence de cet effet indésirable est inconnue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


d. Enfants


Chez les enfants de deux ans et plus, le profil de sécurité d'emploi est similaire à celui observé chez les adultes (voir tableau à la section b).



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