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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

LIORESAL 10 mg/5 ml 2 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Rhumatologie
principes actifs: Baclofène
laboratoire: Novartis Pharma SA

Solution injectable pour perfusion par voie intrathécale
Boîte de 1 Ampoule de 5 ml
Toutes les formes

Indication

Traitement symptomatique de la spasticité chronique sévère d'origine médullaire ou secondaire à une infirmité motrice d'origine cérébrale de l'enfant ou de l'adulte.

Posologie LIORESAL 10 mg/5 ml 2 mg/mL Solution injectable pour perfusion par voie intrathécale Boîte de 1 Ampoule de 5 ml

- Liorésal par voie intrathécale est destiné à l'administration par voie intrathécale stricte, à l'exclusion de toute autre voie parentérale :
. pour la pratique des doses-test uniques en bolus (par cathéter intrathécal ou ponction lombaire) ;
. et en usage chronique, à l'aide de pompes implantables, spécifiquement adaptées à l'administration intrathécale continue de solution de baclofène (voir instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
- Ce médicament doit être administré uniquement :
. initialement en milieu hospitalier ;
. par un praticien ayant l'expérience de la technique d'administration et disposant de moyens de réanimation immédiatement accessibles (des signes de surdosage sévères, avec coma, ont pu être observés chez un patient adulte après une dose-test unique de 25 µg) ;
. avec le matériel adapté à cet usage et dans des conditions d'asepsie rigoureuses. Les instructions relatives à l'implantation, la programmation et/ou le remplissage de la pompe implantable fournies par les fabricants doivent être strictement observées.
- En raison d'une sensibilité interindividuelle au baclofène très variable, une posologie optimale doit être déterminée pour le traitement de chaque patient, selon un protocole défini, en 3 phases :
. 1ère phase : sélection initiale par la technique du bolus intrathécal (dose-test),
. 2ème phase : détermination de la dose,
. 3ème phase : traitement d'entretien.
1. La phase de sélection :
- Une dose-test de Liorésal par voie intrathécale est administrée en bolus par ponction lombaire ou par cathéter intrathécal pour évaluer la réponse des patients au baclofène :
. chez l'adulte, la dose-test initiale est de 25 µg ou 50 µg ;
. chez l'enfant, la dose-test initiale recommandée est de 25 µg.
Des ampoules à faible concentration (0,05 mg/ml) sont disponibles à cet usage.
- L'injection doit être lente (en une minute au minimum).
La dose initiale est augmentée par paliers de 25 µg, à des intervalles d'au moins 24 heures, jusqu'à l'obtention d'une réponse d'une durée d'environ 4 à 8 heures.
- On considère qu'un sujet répond au traitement si l'administration intrathécale de baclofène, lors de la phase de sélection, diminue significativement l'hypertonie musculaire et/ou la fréquence des spasmes et/ou leur sévérité.
- Si aucune réponse n'est obtenue avec une dose-test cumulée de 100 µg, le traitement ne doit pas être poursuivi.
2. La phase de détermination de la dose :
- Lorsqu'un patient a répondu à la dose-test, le dispositif adéquat est mis en place pour la perfusion intrathécale continue (voir rubrique "dispositifs d'administration").
- La dose initiale à administrer dans les 24 premières heures de perfusion est la dose de sélection, si cette dernière s'est montrée efficace pendant plus de 12 heures. Si l'efficacité de la dose de sélection a été moindre, la dose initiale à administrer dans les 24 premières heures de perfusion doit être le double de la dose de sélection.
- Après les 24 premières heures, la posologie quotidienne doit être adaptée progressivement par des augmentations de dose de 10-30% pour les spasticités d'origine médullaire, et de 5-15% pour les spasticités secondaires à une infirmité motrice d'origine cérébrale, augmentations limitées à une fois par 24 heures, afin d'obtenir l'effet clinique recherché tout en limitant les risques de surdosage.
- Pour les pompes non programmables avec un cathéter de 76 cm, délivrant 1 ml/jour, la réponse au traitement est à évaluer sur un intervalle de 48 heures. Si, après une augmentation significative de la dose quotidienne, aucun effet clinique n'est obtenu dans ce délai, il convient de vérifier le fonctionnement de la pompe et la perméabilité du cathéter.
- La surveillance des patients doit être attentive, avec le personnel et l'équipement de réanimation nécessaires :
. dans la période qui suit immédiatement l'implantation de la pompe et le début de la perfusion pour la détermination de la dose d'entretien,
. à chaque ajustement de la perfusion et de la concentration de baclofène dans la pompe.
Les mesures de surveillance sont poursuivies jusqu'à l'assurance d'une bonne tolérance et d'une réponse stable des patients à la perfusion.
3. Le traitement d'entretien :
- La dose à utiliser est la dose minimale capable de maintenir le tonus musculaire aussi proche que possible de la normale et de réduire au maximum la fréquence et la sévérité des spasmes, sans entraîner d'effets indésirables intolérables.
- Chez les patients présentant une spasticité d'origine médullaire :
. La dose d'entretien pour une perfusion intrathécale continue, à long terme, de baclofène varie de 12 µg/jour à 2003 µg/jour.
. La plupart des sujets traités répondent à une posologie de 300 µg à 800 µg/jour.
. L'expérience est limitée pour les doses quotidiennes supérieures à 1000 µg/jour.
- Chez les patients présentant une spasticité secondaire à une infirmité motrice d'origine cérébrale :
. La dose d'entretien pour une perfusion intrathécale continue, à long terme, de baclofène varie de 22 µg/jour à 1400 µg/jour avec une dose moyenne de 276 µg/jour à 12 mois et de 307 µg/jour à 24 mois de traitement.
. Les enfants âgés de moins de 12 ans nécessitent généralement des doses inférieures à celles des patients plus âgés. Elles varient entre 24 et 1199 µg/jour avec une dose quotidienne moyenne de 274 µg/jour.
- Par ailleurs, en raison d'une diminution habituelle de la réponse des patients au traitement ou de l'évolution de leur maladie, une augmentation progressive de la dose avec le temps peut être nécessaire pour le maintien de l'amélioration clinique optimale.
- Dans ce cas, la posologie quotidienne peut être augmentée progressivement de 10 à 30% chez les patients présentant une spasticité d'origine médullaire, ou de 5 à 20% chez les patients présentant une spasticité secondaire à une infirmité motrice d'origine cérébrale, en ajustant soit le débit de la pompe, soit la concentration de baclofène dans la perfusion. La nécessité soudaine d'une augmentation substantielle de dose doit faire rechercher un mauvais fonctionnement de la pompe ou du cathéter (vrillage ou délogement).
- En cas d'effets indésirables, la posologie quotidienne doit, à l'inverse, être diminuée de 10 à 20%.
- En dépit de l'augmentation des doses, environ 5-10% des patients deviendraient réfractaires au traitement, d'après les résultats de certaines études à long terme.
Ceci pourrait être dû à un problème de tolérance. Il convient d'abord de vérifier que la pompe implantable n'est pas défaillante. Le remplissage du réservoir doit être planifié selon un calendrier prédéfini afin d'éviter toute rupture de remplissage pouvant être à l'origine d'un syndrome de sevrage (voir rubrique sevrage).
Ensuite pour améliorer le problème de tolérance au baclofène, il est préconisé de faire une fenêtre thérapeutique en réduisant progressivement Liorésal par voie intrathécale sur une période de 2 à 4 semaines et de le substituer par un autre traitement antispastique comme par exemple le sulfate de morphine intrathécal, sans conservateur. Il arrive que la sensibilité au baclofène soit rétablie en quelques jours. Le traitement par Liorésal par voie intrathécale peut alors être repris en milieu hospitalier, en recommençant à la dose initiale de perfusion pour éviter les accidents de surdosage.
- Arrêt de traitement :
A l'exception des situations d'urgence liées au surdosage, le traitement par Liorésal par voie intrathécale doit toujours être arrêté en réduisant progressivement la dose. Liorésal par voie intrathécale ne doit pas être interrompu brutalement (voir mises en garde et précautions d'emploi).

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Hypersensibilité connue au baclofène.
DECONSEILLE :
- L'utilisation du baclofène chez les patients atteints de porphyries n'est pas recommandée par extrapolation à partir de données animales.
- L'utilisation dans des conditions satisfaisantes de sécurité du Liorésal par voie intrathécale chez les enfants de moins de 4 ans n'a pas encore été établie.
- Grossesse : administré par voie orale, le baclofène traverse le placenta. Administré par voie intrathécale, le produit ne passe dans le compartiment sanguin qu'en très faible quantité. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène du baclofène par voie orale. En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du baclofène lorsqu'il est administré pendant la grossesse. En conséquence, l'utilisation du baclofène est déconseillée pendant le premier trimestre de la grossesse.

Effets indésirables Lioresal 10 MG/5 ML

Les événements indésirables suivants ont pu être observés avec le baclofène en administration intrathécale, certains de ces événements pouvant être liés aux affections traitées.
Certaines des réactions les plus communément rapportées : somnolence, asthénie, nausées, hypotension, hypotonie, semblent être liées au produit.
Estimation d'incidence : très fréquent : > = 1/10 ; fréquent : > = 1/100 et < 1/10 ; peu fréquent : > = 1/1000 et < 1/100 ; rare : > = 1/10000 et < 1/1000 ; très rare : < 1/10000 incluant les cas isolés.
- Effets neurologiques :
. Très fréquents : troubles de la vigilance, somnolence.
. Fréquents : sensations vertigineuses, crises épileptiques, céphalées, paresthésies, troubles de l'accommodation (vision floue, diplopie), insomnie, confusion/désorientation, anxiété, dépression, somnolence, asthénie, troubles de l'élocution.
. Peu fréquents : hypothermie, nystagmus, dysphagie, tentatives de suicide, dysphorie, hallucinations, léthargie.
. Rares : agitation, réactions paranoïdes.
Idées suicidaires.
Les crises épileptiques et les céphalées sont plus fréquentes chez des patients présentant une spasticité d'origine cérébrale que chez des patients présentant une spasticité d'origine médullaire.
- Effets cardiovasculaires :
. Fréquent : hypotension.
. Peu fréquent : hypertension.
. Rares : bradycardie, thrombose veineuse profonde, flush cutané, pâleur.
- Effets musculosquelettiques :
. Très fréquent : hypotonie musculaire.
. Peu fréquent : hypertonie musculaire.
- Effets digestifs :
. Fréquents : nausées, vomissements, constipation, diarrhée, sécheresse de la bouche, anorexie, hypersalivation.
. Rares : déshydratation, iléus, perte partielle du goût.
Les nausées et vomissements sont plus fréquents chez des patients présentant une spasticité d'origine cérébrale que chez des patients présentant une spasticité d'origine médullaire.
- Effets respiratoires :
Fréquents : dyspnée, bradypnée.
- Effets urogénitaux :
. Fréquents : rétention urinaire, incontinence urinaire.
. Rare : troubles de l'érection.
Les rétentions urinaires sont plus fréquentes chez des patients présentant une spasticité d'origine cérébrale que chez des patients présentant une spasticité d'origine médullaire.
- Effets cutanés :
. Fréquents : prurit, urticaire, oedème facial ou périphérique.
. Rares : alopécie, hypersudation.
- Effets divers :
Fréquents : douleurs, frissons fébriles.
Mise en jeu du pronostic vital en cas de syndrome de sevrage (voir sevrage).
Les effets indésirables liés au système de perfusion (par exemple : déplacement du cathéter, infection, méningite, surdosage dû à une mauvaise manipulation du dispositif) ne sont pas listés.



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