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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

LITAK 2 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Cladribine
laboratoire: Lipomed Gmbh

Solution injectable
Boîte de 5 Flacons de 5 ml
Toutes les formes
1 661,67€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 1 662,49 €

Indication

LITAK est indiqué dans le traitement de la leucémie à tricholeucocytes.

Posologie LITAK 2 mg/mL Solution injectable Boîte de 5 Flacons de 5 ml

Le traitement par LITAK doit être mis en route par un médecin qualifié ayant l'expérience de la chimiothérapie anticancéreuse.

Posologie

La posologie recommandée en cas de leucémie à tricholeucocytes consiste en une cure unique de LITAK administrée par injection en bolus sous-cutané pendant 5 jours consécutifs à raison d'une dose quotidienne de 0,14 mg/kg de poids corporel.

Les écarts au schéma posologique indiqué ci-dessus sont déconseillés.

Personnes âgées

L'expérience disponible chez le patient de plus de 65 ans est limitée. Il convient de traiter les patients âgés sur la base d'une évaluation individuelle et d'une surveillance attentive des numérations globulaires et de la fonction rénale et hépatique. Le risque impose une évaluation au cas par cas (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Insuffisance rénale ou hépatique

En l'absence de données sur l'utilisation de LITAK chez les patients insuffisants rénaux et hépatiques, LITAK est contre-indiqué chez les patients souffrant d'insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine ≤ 50 ml/min) ou d'insuffisance hépatique modérée à sévère (score de Child-Pugh > 6) (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Enfant

LITAK est contre-indiqué chez le patient de moins de 18 ans (voir rubrique Contre-indications).

Mode d'administration

LITAK est présenté sous forme de solution injectable prête à l'emploi. La dose recommandée est directement prélevée à l'aide d'une seringue et injectée en bolus sous-cutané sans dilution. LITAK doit être inspecté avant administration afin de déceler les particules ou changements de coloration éventuels. Laisser LITAK se réchauffer à température ambiante avant l'administration.

Auto-administration par le patient

LITAK peut être auto-administré par le patient. Les patients devront avoir reçu les instructions et la formation appropriées. Des instructions détaillées sont fournies dans la notice.

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.

Grossesse et allaitement.

Patient de moins de 18 ans.

Insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine ≤ 50 ml/min) ou insuffisance hépatique modérée à sévère (score de Child-Pugh > 6) (voir également rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Utilisation concomitante d'autres médicaments myélosuppresseurs.

Effets indésirables Litak

Les effets indésirables très fréquents observés au cours des trois essais cliniques les plus importants de la cladribine chez 279 patients traités dans diverses indications et chez 62 patients traités pour une leucémie à tricholeucocytes (LT) ont été la myélosuppression, en particulier une neutropénie sévère (41 % (113/279), LT 98 % (61/62)), une thrombopénie sévère (21 % (58/279), LT 50 % (31/62)) et une anémie sévère (14 % (21/150), LT 55 % (34/62)), ainsi qu'une immunodépression/lymphopénie sévère (63 % (176/279), LT 95 % (59/62)), des infections (39 % (110/279), LT 58 % (36/62)) et une fièvre (jusqu'à 64 %).

Une fièvre non documentée a été observée après traitement par cladribine chez 10 à 40 % des patients atteints de leucémie à tricholeucocytes, alors qu'elle est rarement observée chez les patients souffrant d'autres affections néoplasiques. Les éruptions cutanées (2 à 31 %) sont principalement décrites chez les patients traités simultanément par d'autres médicaments connus pour provoquer des éruptions (antibiotiques et/ou allopurinol). Des réactions indésirables gastro-intestinales, tels que nausées (5 à 28 %), vomissements (1 à 13 %) et diarrhée (3 à 12 %), ainsi qu'une fatigue (2 à 48 %), des céphalées (1 à 23 %) et une perte d'appétit (1 à 22 %) ont été rapportés au cours du traitement par la cladribine. La cladribine ne devrait pas provoquer d'alopécie ; une alopécie discrète et transitoire a été observée pendant quelques jours chez 4/523 patients au cours du traitement, mais cet effet n'a pas pu être clairement associé à la cladribine.

Les effets indésirables rapportés sont cités dans le tableau ci-après par ordre de fréquence et par classe de système d'organe. Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). En ce qui concerne la sévérité, voir le texte figurant au-dessous du tableau.

Infections et infestations

Très fréquent : infections * (p.ex. pneumonie *, septicémie *)

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

Fréquent : tumeurs malignes secondaires *

Rare : syndrome de lyse tumorale *

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent : pancytopénie/myélosuppression *, neutropénie, thrombocytopénie, anémie, lymphopénie

Peu fréquent : anémie hémolytique*

Rare : hyperéosinophilie

Très rare : amylose

Affections du système immunitaire

Très fréquent : immunodépression *

Rare : réaction du greffon contre l'hôte *

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très fréquent : perte d'appétit

Peu fréquent : cachexie

Affections du système nerveux

Très fréquent : céphalées, étourdissements

Fréquent : insomnie, anxiété

Peu fréquent : somnolence, paresthésies, léthargie, polyneuropathie, confusion, ataxie

Rare : apoplexie, troubles neurologiques du langage et de la déglutition

Très rare : dépression, convulsions épileptiques

Affections oculaires

Peu fréquent : conjonctivite

Très rare : blépharite

Affections cardiaques

Fréquent : tachycardie, souffle cardiaque, hypotension artérielle, épistaxis, ischémie myocardique *

Rare : insuffisance cardiaque, fibrillation auriculaire, décompensation cardiaque

Affections vasculaires

Très fréquent : purpura

Fréquent : pétéchies, hémorragies*

Peu fréquent : phlébite

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent : auscultation broncho-pulmonaire anormale, toux

Fréquent : essoufflement, pneumopathies interstitielles le plus souvent d'étiologie infectieuse, mucite

Peu fréquent : pharyngite

Très rare : embolie pulmonaire

Affections gastro-intestinales

Très fréquent : nausées, vomissements, constipation, diarrhée

Fréquent : douleurs gastro-intestinales, flatulences

Rare : occlusion intestinale

Affections hépatobiliaires

Fréquent : augmentations réversibles, la plupart du temps légères, de la bilirubine et des transaminases

Rare : insuffisance hépatique

Très rare : cholécystite

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent : éruption, exanthème localisé, diaphorèse

Fréquent : prurit, douleur cutanée, érythème, urticaire

Rare : syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent : myalgies, arthralgies, arthrite, douleurs osseuses

Affections du rein et des voies urinaires

Rare : insuffisance rénale

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent : réactions au point d'injection, fièvre, fatigue, frissons, asthénie

Fréquent : oedème, malaise, douleur

* voir section descriptive ci-dessous.
Effets indésirables non hématologiques

Les effets indésirables non hématologiques sont généralement d'intensité légère à modérée. Le traitement des nausées par des antiémétiques n'est habituellement pas nécessaire. Les effets indésirables impliquant la peau et le tissu cellulaire sous-cutané sont principalement légers ou modérés et transitoires, cédant habituellement dans l'intervalle de 30 jours entre les cycles.

Numérations globulaires

Les patients atteints de leucémie à tricholeucocytes active ayant la plupart du temps des numérations globulaires faibles, en particulier un faible nombre de neutrophiles, plus de 90 % des patients présentent des neutropénies transitoires sévères (< 1,0 x 109/l). L'utilisation de facteurs de croissance hématopoïétique n'améliore pas la récupération des neutrophiles et ne diminue pas l'incidence de fièvre. Une thrombopénie sévère (< 50 x 109/l) est observée chez environ 20 à 30 % des patients. Une lymphopénie durant plusieurs mois et une immunodépression s'accompagnant d'un risque accru d'infection sont prévisibles. La récupération des lymphocytes T cytotoxiques et de cellules tueuses naturelles intervient dans un délai de 3 à 12 mois. La récupération complète des lymphocytes T auxiliaires et des lymphocytes B peut nécessiter jusqu'à 2 ans. La cladribine entraîne une réduction sévère et prolongée des lymphocytes CD4+ et CD8+. Aucune expérience n'est à ce jour disponible concernant les éventuelles conséquences à long terme de cette immunodépression.

Infections

Des lymphopénies prolongées et sévères ont été rapportées dans de rares cas, mais elles n'ont pas été associées à des complications infectieuses tardives. Les complications sévères très fréquentes, avec dans certains cas une issue fatale, sont les infections opportunistes (p.ex. à Pneumocystis carinii, Toxoplasma gondii, Listeria, Candida, Herpes virus, Cytomégalovirus et mycobactéries atypiques). Quarante pour cent des patients traités par LITAK à raison de 0,7 mg/kg de poids corporel par cycle ont développé des infections. Ces infections ont été en moyenne plus sévères que celles développées par 27 % des patients traités par une dose plus faible, à savoir 0,5 mg/kg de poids corporel par cycle. Quarante-trois pour cent des patients atteints de leucémie à tricholeucocytes ont développé des complications infectieuses sous le schéma posologique standard. Un tiers de ces infections ont été considérées comme sévères (p.ex. septicémie, pneumonie). Au moins 10 cas d'anémie hémolytique auto-immune aiguë ont été signalés. Tous les patients concernés ont été traités avec succès par corticoïdes.

Réactions indésirables graves rares

Les réactions indésirables graves tels que iléus, insuffisance hépatique sévère, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque, fibrillation auriculaire, décompensation cardiaque, apoplexie, troubles neurologiques du langage et de la déglutition, syndrome de lyse tumorale s'accompagnant d'une insuffisance rénale aiguë, réaction du greffon contre l'hôte post-transfusionnelle, syndrome de Stevens-Johnson/Lyell (nécrolyse épidermique toxique), anémie hémolytique, hyperéosinophilie (avec éruption cutanée érythémateuse, prurit et oedème facial) sont rares.

Issue fatale

La majorité des décès associés au médicament sont dus à des complications infectieuses. Les autres événements rares à issue fatale, associés à la chimiothérapie par LITAK, ont été les tumeurs malignes secondaires, les infarctus cérébrovasculaires et cardiovasculaires, la réaction du greffon contre l'hôte due à des transfusions multiples de sang non irradié, ainsi que le syndrome de lyse tumorale avec hyperuricémie, acidose métabolique et insuffisance rénale aiguë.



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