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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

MABCAMPATH 10 mg/ml Solution à diluer pour perfusion Carton de 3 Ampoules de 3 ml

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 25.09.2007

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Alemtuzumab
laboratoire: Genzyme Europe BV

Solution à diluer pour perfusion IV
Toutes les formes

Indication

MabCampath est indiqué dans le traitement de la leucémie lymphoïde chronique (LLC) chez des patients qui ont été exposés à des alkylants et qui n'ont pas manifesté de réponse, complète ou partielle, au phosphate de fludarabine, ou chez qui un traitement de ce type a produit une rémission de courte durée seulement (moins de 6 mois).

Posologie MABCAMPATH 10 mg/ml Solution à diluer pour perfusion Carton de 3 Ampoules de 3 ml

MabCampath doit être administré uniquement sous la surveillance d'un médecin familiarisé avec l'usage des traitements anticancéreux.
- La solution de MabCampath doit être préparée conformément aux instructions fournies à la section instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination. Toutes les doses doivent être administrées en perfusion intraveineuse sur une période de 2 heures environ.
- Les patients doivent recevoir une prémédication par un antihistaminique et un antalgique avant la première dose, avant chaque augmentation de dose et avant chacune des perfusions suivantes lorsque cela est cliniquement indiqué (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
- Il convient d'administrer systématiquement à tous les patients des antibiotiques et des antiviraux, pendant et après le traitement (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
- Durant la première semaine de traitement, MabCampath doit être administré à des doses croissantes : 3 mg au jour 1, 10 mg au jour 2 et 30 mg au jour 3 (en présumant que chaque dose est bien tolérée). Par la suite, la dose recommandée est de 30 mg par jour, administrée 3 fois par semaine un jour sur deux, sur une période de 12 semaines au maximum.
- Chez la plupart des patients, l'augmentation par escalade de dose, jusqu'à 30 mg peut être effectuée en 3-7 jours. Toutefois, si des réactions indésirables aiguës, de type modérées à sévères dues à la libération de cytokines (hypotension, rigidités, fièvre, essoufflement, frissons, éruptions cutanées transitoires et bronchospasme) se développent aux doses de 3 mg ou 10 mg, l'administration de ces doses doit être répétée quotidiennement jusqu'à ce que la tolérance soit satisfaisante avant de tenter d'augmenter davantage la dose (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
- La majorité des réponses majeures à MabCampath ont été décrites avec des traitements d'une durée de 4-12 semaines. Le traitement par MabCampath doit être suspendu et le patient surveillé après que tous les critères cliniques et tous les paramètres de laboratoire qui définissent une réponse complète aient été atteints. Si une amélioration est décelée (c-à-d si une réponse partielle ou une stabilisation de l'état pathologique est mise en évidence chez le patient) suivie par un plateau sans effet favorable additionnel pendant 4 semaines ou plus, le traitement par MabCampath doit être suspendu et le patient surveillé. Le traitement doit être interrompu si des signes évocateurs d'une progression de l'état pathologique sont identifiés.
- Si une infection grave ou des effets toxiques hématologiques sérieux se développent, le traitement par MabCampath doit être suspendu jusqu'à ce que l'événement soit résolu. Il est recommandé de cesser d'administrer MabCampath aux patients dont la numération plaquettaire est < 25000/µl ou dont le taux absolu de polynucléaires neutrophiles (TAPN) baisse jusqu'à < 250/µl. Il est possible de le réintroduire une fois l'infection ou l'effet toxique dissipé. Le traitement par MabCampath doit être définitivement arrêté si une anémie ou une thrombocytopénie auto-immune en relation avec MabCampath apparaît. Le tableau ci-dessous résume la procédure qu'il est recommandé d'adopter si un effet toxique hématologique se développe durant le traitement :
Effet toxique hématologique (plaquettes < 25000/µl et/ou TAPN < 250/µl) : Réintroduction de MabCampath.
. Première survenue : Après résolution, reprendre à 30 mg*.
. Seconde survenue : Après résolution, reprendre à 10 mg*.
. Troisième survenue : Arrêt permanent.
*Si le traitement a été suspendu pendant plus de 7 jours, MabCampath doit être réintroduit en augmentant progressivement la dose.
- Enfants et adolescents (âgés de moins de 17 ans) :
Aucune étude n'a été menée dans cette population de patients (voir section mises en garde et précautions d'emploi). MabCampath n'est pas recommandé chez les patients d'âge pédiatrique.
- Personnes âgées (de plus de 65 ans) :
Les recommandations posologiques sont les mêmes que celles figurant ci-dessus pour l'adulte. Une surveillance étroite des patients s'impose (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
- Insuffisants rénaux ou hépatiques :
Aucune étude n'a été menée dans cette population de patients (voir section mises en garde et précautions d'emploi).

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- hypersensibilité à l'alemtuzumab, à des protéines murines ou à l'un des excipients ;
- patients souffrant d'une infection générale évolutive ;
- patients présentant une infection au VIH ;
- patients présentant des tumeurs malignes secondaires évolutives ;
- grossesse et allaitement :
. grossesse : MabCampath est contre-indiqué durant la grossesse. Il est établi que les IgG humaines traversent la barrière placentaire ; il est possible que MabCampath passe également au travers de cette barrière et qu'il puisse donc éventuellement causer une déplétion des lymphocytes B et T chez le foetus. MabCampath n'a pas fait l'objet d'études sur la reproduction chez l'animal. On ne sait pas si MabCampath risque de nuire au foetus quand il est administré à une femme enceinte, ou s'il peut affecter la fécondité.
. allaitement : MabCampath est contre-indiqué durant l'allaitement. On ne sait pas si MabCampath est ou non excrété dans le lait maternel humain. Si le traitement est nécessaire, l'allaitement doit être suspendu durant le traitement et pendant les 4 semaines au moins qui suivent son arrêt.
- Les hommes et les femmes en âge de procréer doivent employer des mesures de contraception efficaces durant le traitement par MabCampath et dans les 6 mois qui suivent.
DECONSEILLE :
- Enfants et adolescents (âgés de moins de 17 ans) : aucune étude n'a été menée dans cette population de patients. MabCampath n'est pas recommandé chez les patients d'âge pédiatrique.
- Il est recommandé de ne pas administrer MabCampath dans les 3 semaines qui suivent une exposition à d'autres agents chimiothérapeutiques.
- Il est recommandé de ne pas administrer des vaccins vivants atténués sur la période de 12 mois au moins qui suit un traitement par MabCampath.

Effets indésirables Mabcampath

- On peut s'attendre à ce que plus de 80% des patients développent des effets indésirables ; les réactions décrites le plus fréquemment sont habituellement observées durant la première semaine de traitement.
- Les fréquences des effets indésirables présentées par système-organe en ordre décroissant de sévérité dans le tableau ci-dessous sont basées sur les résultats d'essais cliniques conduits chez des patients atteints d'une LLC-B (n = 149). Les fréquences sont définies selon les directives CIOMS III + V (très fréquents > = 1/10, fréquents > = 1/100 - < 1/10, peu fréquents > = 1/1000 < 1/100). Aucune information n'est disponible pour les réactions indésirables plus rare, en raison de la taille de la population étudiée (n = 149). Les réactions indésirables figurant dans la colonne "inconnues" ont été signalées après la mise sur le marché.
Appareil selon MedDRA.
- Infections et infestations :
. Très fréquents : Septicémie. Pneumonie. Herpes simplex.
. Fréquents : Infection à cytomégalovirus. Infection. Moniliase. Infections à Pneumocystis carinii. Pneumopathie interstitielle. Zona. Sinusite. Bronchite. Infections des voies respiratoires supérieures. Pharyngite. Infection urinaire. Infection fongique. Abcès.
. Peu fréquents : Infection virale. Infection bactérienne. Laryngite. Rhinite. Dermatite fongique. Onychomycose.
. Inconnus : Infections opportunistes, réactivation et apparition d'infection latente. Autres infections virales, bactériennes, protozoaires et fongiques*.
- Néoplasmes bénins, malins et non spécifiés (y compris kystes et polypes) :
. Peu fréquents : Maladie lymphomateuse.
. Inconnus : Infection à EBV associée à des syndromes lymphoprolifératifs.
- Troubles du système sanguin et lymphatique :
. Très fréquents : Granulocytopénie. Thrombocytopénie. Anémie.
. Fréquents : Fièvre neutropénique. Pancytopénie. Leucopénie. Purpura. Lymphopénie.
. Peu fréquents : Aplasie médullaire. Coagulation intravasculaire disséminée. Anémie hémolytique. Haptoglobine diminuée. Insuffisance médullaire. Epistaxis. Saignement gingival. Valeurs hématologiques anormales.
. Inconnus : Réactions hémorragiques sévères.
- Troubles du système immunitaire :
. Peu fréquents : Réaction allergique.
. Inconnus : Manifestations auto-immunes*. Réactions anaphylactiques sévères et autres réactions allergiques. Test de Coombs positif.
- Troubles métaboliques et nutritionnels :
. Très fréquents : Anorexie.
. Fréquents : Hyponatrémie. Déshydratation. Perte de poids. Hypocalcémie. Soif.
. Peu fréquents : Aggravation du diabète. Hypokaliémie.
. Inconnus : Syndrome de lyse tumorale*.
- Troubles psychiatriques :
. Fréquents : Confusion. Anxiété. Somnolence. Dépression. Insomnie.
. Peu fréquents : Nervosité. Anomalies de la pensée. Dépersonnalisation. Impuissance. Troubles de la personnalité.
- Troubles du système nerveux :
. Très fréquents : Céphalées.
. Fréquents : Agueusie. Tremblements. Hypo-esthésie. Paresthésie. Hyperkinésie. Etourdissements. Vertiges.
. Peu fréquents : Démarche anormale. Dystonie. Hyperesthésie. Dysgueusie. Neuropathie.
. Inconnus : Hémorragies intracrâniennes chez les patients atteints de thrombocytopénie*.
- Troubles oculaires :
. Fréquents : Conjonctivite.
. Peu fréquents : Endophtalmie.
- Troubles de l'ouïe et du labyrinthe :
Peu fréquents : Surdité. Acouphènes.
- Troubles cardiaques :
. Fréquents : Tachycardie. Palpitations.
. Peu fréquents : Arrêt cardiaque. Infarctus du myocarde. Fibrillation auriculaire. Tachycardie supraventriculaire. Arythmies. Bradycardie. Anomalies de l'ECG.
. Inconnus : Insuffisance cardiaque congestive. Cardiomyopathie ou réduction de la fraction d'éjection chez les patients précédemment traités avec des agents cardiotoxiques.
- Troubles vasculaires :
. Très fréquents : Hypotension.
. Fréquents : Hypertension. Angiospasme. Bouffées vasomotrices.
. Peu fréquents : Syncope. Ischémie périphérique.
- Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux :
. Très fréquents : Dyspnée.
. Fréquents : Bronchospasme. Toux. Hypoxie. Hémoptysie.
. Peu fréquents : Stridor. Infiltration pulmonaire. Troubles respiratoires. Bruits respiratoires atténués. Sensation de boule pharyngée. Epanchement pleural.
- Troubles gastro-intestinaux :
. Très fréquents : Nausées et vomissements. Diarrhée.
. Fréquents : Hémorragie digestive. Stomatite. Constipation. Dyspepsie. Stomatite ulcérative. Flatulences. Douleurs abdominales.
. Peu fréquents : Gastro-entérite. Ulcérations des muqueuses. Ulcération de la langue. Gingivite. Eructations. Hoquet. Sécheresse de la bouche.
- Troubles hépatobiliaires :
Fréquents : Fonction hépatique anormale.
- Troubles des tissus cutanés et sous-cutanés :
. Très fréquents : Prurit. Urticaire. Rash cutané.
. Fréquents : Rash érythémateux. Eruption bulleuse.
. Peu fréquents : Rash maculopapuleux. Troubles cutanés.
- Troubles du système musculosquelettique et des tissus conjonctifs :
. Fréquents : Arthralgie. Douleurs squelettiques. Dorsalgie. Myalgie.
. Peu fréquents : Douleurs dans les jambes. Hypertonie.
- Troubles rénaux et urinaires :
Peu fréquents : Hématurie. Fonction rénale anormale. Polyurie. Incontinence urinaire. Diurèse réduite.
- Troubles généraux et anomalies sur le site d'administration :
. Très fréquents : Frissons. Fièvre. Fatigue. Hypersudation.
. Fréquents : Douleurs. Douleurs thoraciques. Asthénie. Malaise. Syndrome grippal. Oedème. Oedème buccal. Inflammation de la muqueuse. Sensation de changement de température. Réaction au site d'injection.
. Peu fréquents : Oedème pulmonaire. Oedème périphérique. Oedème péri-orbitaire. Ecchymoses au site d'injection. Dermatite au site d'injection. Douleur au point d'injection
. Inconnus : Réactions sérieuses à la perfusion* (voir le texte dessous le tableau).
*est susceptible de mettre la vie en danger ou peut être fatal.
Ont été indiqués les termes les plus appropriés du dictionnaire MedDRA. Des synonymes ou des anomalies liées ne sont pas mentionnés, mais devront être pris en compte.
- Réactions liées à la perfusion : les réactions très fréquemment rapportées (dues à la libération de cytokines) correspondent à des réactions aiguës liées à la perfusion incluant : fièvre, frissons, nausées, vomissements, hypotension, fatigue, éruptions cutanées transitoires, urticaire, dyspnée, céphalées, prurit et diarrhée. La majorité de ces réactions sont d'une gravité légère à modérée. Des événements graves à l'issue rarement fatale ont été notifiés en association avec la libération de cytokines, dont : bronchospasme, hypoxie, syncope, infiltrats pulmonaires, syndrome de détresse respiratoire aiguë, arrêt respiratoire, infarctus du myocarde, arythmies, insuffisance cardiaque aiguë et arrêt cardiaque. Les réactions aiguës liées à la perfusion sont habituellement observées durant la première semaine de traitement, et diminuent considérablement par la suite. Des réactions liées à la perfusion de grade 3 ou 4 sont peu fréquentes après la première semaine de traitement. Des réactions anaphylactiques sévères et autres réactions allergiques, y compris des chocs anaphylactiques et angioedèmes ont été rarement signalées après injection de MabCampath. Ces symptômes peuvent être atténués ou évités en utilisant une prémédication et en réalisant une escalade de dose (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
- Infections et infestations : des infections de grade 3 ou 4 ont été très fréquemment notifiées, y compris une infection à herpes simplex et une pneumonie de gravité 3 ou 4. Des infections opportunistes, y compris celles dues à la réactivation ont été fréquemment observées, dont pneumonie à Pneumocystis carinii (PPC), infection à cytomégalovirus (CMV), pneumonie à Aspergillus et zona. Une mucormycose rhinocérébrale a été décrite, mais il s'agit d'un problème peu commun. D'autres infections graves et parfois fatales d'origine virale [par ex. adénovirus, para-influenza, hépatite B, leuco-encéphalopathie multifocale progressive (LMP)], bactérienne (y compris tuberculose, mycobactérioses atypiques, nocardiose), protozoaire (par ex. Toxoplasma gondii), et fongique, y compris celles dues à la réactivation d'infections latentes ont été rapportées lors du suivi après commercialisation. Il semble que la prophylaxie anti-infectieuse recommandée soit efficace en termes de réduction du risque de développement d'une PPC ou d'un zona (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
La réduction prolongée du nombre de lymphocytes T qui peut être associée à l'administration de MabCampath peut augmenter les risques d'une réactivation d'une infection virale latente à Epstein Barr (EBV). L'évolution de l'infection/réactivation en syndromes lymphoprolifératifs associés à l'EBV a été observée, rarement, chez des patients immunodéprimés.
- Troubles hématologiques et du système lymphatique : des hémorragies sévères ont été fréquemment décrites. Une pancytopénie a été observée fréquemment qui a été considérée comme étant un événement sérieux de grade 3 ou 4.
- Troubles du système immunitaire : un phénomène auto-immunitaire a été peu fréquemment observé pendant ou après l'administration de MabCampath (par exemple anémie hémolytique auto-immune, thrombocytopénie auto-immune, anémie aplasique, syndrome de Guillain Barré et sa forme chronique et polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique). Dans de rares cas, ces événements sont susceptibles de mettre la vie en danger ou peuvent être fatals.
Un test Coombs positif est aussi un événement fréquent.
- Métabolisme et troubles nutritionnels : un syndrome de lyse tumorale avec une issue fatale a été rapporté dans de rares cas.
- Troubles du système nerveux : une hémorragie intracrânienne, fatale dans de rares cas, a été rapportée chez des patients ayant une thrombocytopénie.
- Troubles cardiaques : insuffisance cardiaque congestive, cardiomyopathie et réduction de la fraction d'éjection ont été observés peu fréquemment chez des patients précédemment traités avec des agents cardiotoxiques.



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