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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

MORPHINE (CHLORHYDR) AGUETTANT 0,1 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Antalgiques
principes actifs: Chlorhydrate de morphine
laboratoire: Aguettant

Solution injectable
Boîte de 10 Ampoules de 5 ml
Toutes les formes
7,84€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 8,66 €

Indication

Douleurs intenses et/ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible. Cette présentation est réservée à l'administration par voie intrathécale.

Posologie MORPHINE (CHLORHYDR) AGUETTANT 0,1 mg/mL Solution injectable Boîte de 10 Ampoules de 5 ml

- La relation dose-efficacité-tolérance est très variable d'un patient à l'autre. Il est donc important d'évaluer fréquemment l'efficacité et la tolérance, et d'adapter la posologie progressivement en fonction des besoins du patient. Il n'y a pas de dose maximale, tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.
- La voie intrathécale nécessite que :
. la morphine utilisée soit SANS CONSERVATEUR,
. la solution soit FILTREE AVANT L'INJECTION à travers un filtre de 0,22 µm (pour prévenir une éventuelle contamination particulaire suite à l'ouverture de l'ampoule).
- Ordre d'équivalence des doses selon la voie d'administration, à titre indicatif :
. Voie orale : 1 mg.
. Sous-cutanée : 1/2 à 1/3 mg.
. Intraveineuse : 1/2 à 1/3 mg.
. Péridurale : 1/10 à 1/20 mg.
. Intrathécale : 1/50 à 1/200 mg.
- L'administration simultanée de morphine par deux voies d'administration différentes est à éviter, car elle expose à un risque de surdosage en raison des différences cinétiques entre les différentes voies d'administration.
TRAITEMENT DES DOULEURS AIGUES (NOTAMMENT POST-OPERATOIRES) :
Voie intrathécale :
Chez l'adulte : 0,1 à 0,2 mg toutes les 12 à 24 heures.
TRAITEMENT DES DOULEURS CHRONIQUES (NOTAMMENT D'ORIGINE CANCEREUSE) :
Rapportées au poids, les doses chez l'enfant et chez l'adulte sont équivalentes.
Voie intrathécale :
- Au cours des douleurs chroniques, il sera fait appel à ces voies lorsque les autres modes d'administration sont responsables d'effets indésirables inacceptables.
- A titre indicatif :
la posologie quotidienne initiale par voie intrathécale, répartie en une ou deux injections, est d'environ 1/100ème de la posologie parentérale.
ADAPTATION POSOLOGIQUE :
- Fréquence de l'évaluation (degré de soulagement de la douleur, présence d'effet indésirable) :
Il ne faut pas s'attarder sur une posologie qui s'avère inefficace. Le patient doit donc être vu de manière rapprochée principalement à l'instauration du traitement, tant que la douleur n'est pas contrôlée.
- Augmentation de la posologie :
. Si la douleur n'est pas contrôlée, il convient d'augmenter la posologie quotidienne de morphine d'environ 30 à 50%.
. Dans ce processus d'ajustement des doses, il n'y a pas de limite supérieure tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :
. hypersensibilité à la morphine ou aux autres constituants,
. insuffisance respiratoire décompensée (en l'absence de ventilation artificielle),
. insuffisance hépatocellulaire sévère (avec encéphalopathie),
. en aigu : traumatisme crânien et hypertension intracrânienne en l'absence de ventilation contrôlée,
. épilepsie non contrôlée,
. allaitement, en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours,
. associations avec la buprénorphine, la nalbuphine et la pentazocine (voir rubrique interactions).
- Contre-indications liées à la voie intrathécale :
. trouble de l'hémostase au moment de la réalisation de l'acte,
. infections locales cutanées, régionales ou générales, en évolution,
. hypertension intracrânienne évolutive.
DECONSEILLE :
Associations déconseillées : naltrexone, alcool.

Effets indésirables Morphine Aguettant

- Parmi les effets indésirables les plus fréquents lors de l'initiation du traitement, la somnolence, une confusion, des nausées et vomissements sont rapportés. Ils peuvent être transitoires mais leur persistance doit faire rechercher une cause associée ou un surdosage. La constipation en revanche ne cède pas à la poursuite du traitement. Tous ces effets sont prévisibles et nécessitent d'être traités.
- On peut également noter :
. sédation, excitation, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, avec éventuellement hallucinations ;
. dépression respiratoire avec au maximum apnée ;
. augmentation de la pression intracrânienne, qu'il convient de traiter dans un premier temps ;
. dysurie et rétention urinaire en cas d'adénome prostatique ou de sténose urétrale ;
. prurit et rougeur ;
. syndrome de sevrage à l'arrêt brutal de ce médicament : bâillements, anxiété, irritabilité, insomnie, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements, anorexie, crampes abdominales, diarrhées, myalgies, arthralgies.
. Chez les sujets âgés ou insuffisants rénaux, risque exceptionnel d'apparition de myoclonies en cas de surdosage ou d'augmentation trop rapide des doses.

Morphine Aguettant existe aussi sous ces formes

Morphine Aguettant



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