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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

MYLERAN 2 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 21.08.2006

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Busulfan
laboratoire: Glaxosmithkline

Comprimé pelliculé
Boîte de 1 Flacon de 25
Toutes les formes

Indication

MYLERAN est indiqué dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique en cas de résistance ou de contre-indication aux autres traitements et pour la préparation à la transplantation des cellules souches hématopoïétiques.

Posologie MYLERAN 2 mg Comprimé pelliculé Boîte de 1 Flacon de 25

LEUCEMIE MYELOIDE CHRONIQUE :
CHEZ L'ADULTE :
- Traitement d'induction :
. La posologie est de 0,06 mg/kg/jour avec une dose initiale maximale de 4 mg/jour, qui peut être administrée en une seule prise.
. La réponse au traitement par MYLERAN varie d'un sujet à l'autre. Dans certains cas, l'effet myélotoxique peut être sévère.
. La numération formule sanguine doit être étroitement surveillée : au moins une fois par semaine pendant la phase d'induction.
Une augmentation de la posologie peut être envisagée, seulement si la réponse obtenue après 3 semaines de traitement reste insuffisante.
Le traitement doit être poursuivi jusqu'à ce que le taux de leucocytes totaux soit compris entre 15 et 25 x 10puissance9/L (généralement après 12 à 20 semaines de traitement).
. Le traitement peut alors être interrompu, le taux de leucocytes totaux pouvant continuer à chuter encore pendant les 2 semaines suivantes.
Si le traitement est poursuivi après la chute du taux de leucocytes totaux ou si l'on continue à traiter des patients dont le taux de plaquettes est inférieur à 100 x 10puissance9/L, il existe un risque réel d'aplasie médullaire prolongée voire irréversible.
- Traitement d'entretien :
. La rémission de la leucémie peut se maintenir pendant de longues périodes sans que la reprise du traitement soit nécessaire. Des cures de MYLERAN sont réinstaurées lorsque le nombre de leucocytes atteint 50 x 10puissance9/L ou lorsque les symptômes réapparaissent.
. Un traitement d'entretien peut être donné en continu, surtout quand la durée des périodes de rémission, en l'absence de traitement, est courte. La posologie usuelle pendant la phase d'entretien est de 0,5 à 2 mg par jour mais dans certains cas, cette posologie peut encore être réduite.
L'objectif est de maintenir le taux de leucocytes entre 10 et 15 x 10puissance9/L. Le contrôle de la numération formule sanguine est à effectuer au moins toutes les 4 semaines.
. La posologie d'entretien peut aussi être administrée de façon séquentielle (quelques jours par semaine).
. De plus faibles doses de MYLERAN doivent être utilisées en cas d'associations à d'autres agents cytotoxiques.
CHEZ L'ENFANT :
- La leucémie myéloïde chronique est rare à cet âge.
- MYLERAN peut être utilisé pour traiter les formes avec chromosome Philadelphie positif. Les formes avec chromosome Philadelphie négatif répondent peu au traitement.
PREPARATION A LA TRANSPLANTATION DES CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES :
- Chez l'adulte :
La posologie usuelle est de 1 mg/kg toutes les 6 heures pendant 4 jours (soit une dose totale de 16 mg/kg).
- Chez l'enfant de moins de 30 kg :
La posologie usuelle est de 480 mg/m² en 16 prises de 30 mg/m².

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament est contre-indiqué :
- en cas de résistance antérieure de la maladie au busulfan,
- en cas d'antécédent d'hypersensibilité au busulfan,
- en association avec :
. le vaccin contre la fièvre jaune,
. la phénytoïne à visée prophylactique (voir interactions).
En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
DECONSEILLE :
Ce médicament est généralement déconseillé en association avec l'itraconazole et les vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune).
- Grossesse : comme lors de tout traitement par un cytotoxique, des précautions adéquates de contraception devront être prises si l'un des partenaires est traité par MYLERAN. L'utilisation de MYLERAN est déconseillée pendant la grossesse, particulièrement pendant le premier trimestre. A chaque fois, il faudra évaluer les bénéfices attendus du traitement pour la mère par rapport aux risques encourus par le foetus. MYLERAN est tératogène chez l'animal et potentiellement tératogène chez l'homme. Quelques rares cas d'anomalies congénitales non nécessairement attribuables au MYLERAN ont été observés. Une exposition pendant le 3ème trimestre peut être associée à un retard de croissance intra-utérin.
- Allaitement : le passage éventuel de MYLERAN ou de ses métabolites dans le lait maternel est inconnu. L'allaitement est déconseillé chez les mères traitées par MYLERAN.

Effets indésirables Myleran

- Effets hématologiques :
. Le principal effet indésirable lors du traitement par MYLERAN est l'insuffisance médullaire dose-dépendante qui se manifeste notamment par une thrombopénie, leucopénie, anémie, et aux plus fortes doses par une agranulocytose.
. Des anémies aplasiques (parfois irréversibles) ont été rarement rapportées, elles surviennent souvent après un traitement à terme aux doses conventionnelles mais aussi après des doses élevées.
- Effets gastro-intestinaux :
Des effets gastro-intestinaux tels que nausées, vomissements et diarrhées ont été rarement signalés lors de l'administration de doses conventionnelles. Ces troubles peuvent être atténués en répartissant le traitement en plusieurs prises.
- Effets sur la reproduction :
. Chez les jeunes filles et les pré-adolescentes : pour des doses élevées, une insuffisance ovarienne sévère et persistante peut se produire pouvant empêcher l'apparition de la puberté.
. Chez la femme adulte, une insuffisance ovarienne avec aménorrhée et symptômes ménopausiques peut survenir. Dans de rares cas, la fonction ovarienne est redevenue normale malgré la poursuite du traitement.
. Chez l'homme, des observations de stérilité, d'azoospermie et d'atrophie testiculaire ont été signalées (voir données de sécurité précliniques).
. Des expériences chez l'animal ont montré que le busulfan a une toxicité sur la reproduction.
- Effets pulmonaires :
De rares cas de fibrose pulmonaire interstitielle diffuse avec dyspnée progressive et toux non productive persistante ont été signalés lors de traitements prolongés sur plusieurs années.
Les caractéristiques histologiques comportent des modifications atypiques de l'épithélium alvéolaire et bronchiolaire, et la présence de cellules géantes avec des noyaux de grande taille, riches en chromatine. La toxicité pulmonaire est de mauvais pronostic en dépit de l'arrêt de MYLERAN. La corticothérapie est de peu d'intérêt. La survenue de la toxicité pulmonaire est en général insidieuse mais elle peut être parfois aiguë.
L'atteinte pulmonaire peut se compliquer de surinfections.
Des cas d'ossification et de calcification dystrophique du tissu pulmonaire ont également été rapportés.
La toxicité pulmonaire du MYLERAN peut être aggravée par une radiothérapie ultérieure et/ou par d'autres agents cytotoxiques.
- Effets cutanés :
. L'hyperpigmentation est l'effet cutané le plus fréquent : elle survient chez 5 à 10% des patients, en particulier chez les sujets ayant la peau brune. Elle est souvent plus marquée au niveau du cou, du thorax, des mamelons, des plis abdominaux et palmaires.
. Parfois, après traitement prolongé, le tableau clinique peut évoquer une insuffisance surrénalienne (maladie d'Addison). Le patient présente une asthénie, une anorexie, une perte de poids, des nausées et vomissements et une hyperpigmentation de la peau mais il ne présente pas de signes biologiques d'insuffisance surrénalienne, ni d'hyperpigmentation des muqueuses ni perte des cheveux. Ces symptômes disparaissent parfois à l'arrêt du traitement.
. Les autres effets cutanés sont rares : urticaire, érythème polymorphe, érythème noueux, alopécie, porphyrie cutanée tardive, éruption cutanée, sécheresse et fragilité excessive de la peau, sécheresse buccale et chéilite. Un syndrome de Sjögren a été signalé.
. La prise d'une forte dose de MYLERAN juste avant une radiothérapie peut augmenter l'intensité de la radiodermite.
- Effets hépatiques :
. Aux doses conventionnelles, MYLERAN paraît dénué de toxicité hépatique significative ; quelques cas d'ictère cholestatique et d'anomalies du bilan hépatique ont été toutefois signalés. Une analyse rétrospective de rapports d'autopsie de patients traités par de faibles doses de MYLERAN pendant au moins 2 ans pour une leucémie myéloïde chronique, a mis en évidence une fibrose sinusoïdale centrolobulaire.
. Après administration de fortes doses de MYLERAN, en particulier lors de greffe de cellules souches hématopoïétiques, ont été observés hyperbilirubinémie, ictère, syndrome veino-occlusif hépatique et fibrose sinusoïdale centrolobulaire avec atrophie et nécrose hépatocellulaires (voir mises en garde et précautions d'emploi et interactions).
- Effets oculaires :
Des altérations du cristallin et des cataractes parfois bilatérales ont été observées. Un amincissement de la cornée a été observé chez un patient qui avait reçu une forte dose de MYLERAN avant une transplantation de moelle osseuse.
- Autres effets observés :
. Convulsions chez des patients traités par de fortes doses de MYLERAN.
. Une insuffisance ovarienne avec aménorrhée et symptômes ménopausiques se produisent fréquemment chez des patientes en préménopause.
. Gynécomastie, myasthénie et cystite hémorragique.
. Diverses altérations histologiques et cytologiques dont des dysplasies du col utérin, des dysplasies bronchiques et de divers épithéliums. La plupart de ces anomalies sont survenues après un traitement prolongé ; toutefois des altérations transitoires ont été signalées après un traitement court mais à forte dose.
. Une tamponnade cardiaque a été observée de façon exceptionnelle chez des patients ayant reçu du busulfan dans le cadre d'une préparation à la transplantation médullaire en particulier chez des patients thalassémiques.



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