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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

NALONE 0,4 mg/1 ml

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 12.01.2006

Médicament générique du Classe thérapeutique: Toxicologie
principes actifs: Naloxone
laboratoire: Serb

Solution injectable
Boîte de 2 Ampoules de 1 ml
Toutes les formes

Indication

- Traitement des dépressions respiratoires secondaires aux morphinomimétiques en fin d'interventions chirurgicales à but thérapeutique ou diagnostique.
- Diagnostic différentiel des comas toxiques.
- Traitement des intoxications secondaires à des morphinomimétiques.
- Confirmation de la non-dépendance aux opiacés chez le toxicomane sevré depuis suffisamment longtemps (voir mises en garde) comme préalable éventuel à la mise en route d'un traitement par un antagoniste morphinique de longue durée d'action (voir naltrexone).

Posologie NALONE 0,4 mg/1 ml Solution injectable Boîte de 2 Ampoules de 1 ml

Adulte et enfant de plus de 3 ans.
- Anesthésie :
Le chlorhydrate de naloxone dosé à 0,4 mg/1 ml sera administré en IV à raison de 1 à 2 µg/kg. En pratique, ces doses peuvent être obtenues grâce à la méthode de dilution : 1 ml de naloxone (1 ampoule) additionné à 9 ml de solution physiologique donne une solution dosée à 0,04 mg/ml. Cette dose lève la dépression respiratoire tout en conservant un niveau d'analgésie correct ; des réinjections de doses identiques sont faites si nécessaire à quelques minutes d'intervalle jusqu'à obtention de l'effet recherché. Des réinjections ultérieures et l'usage de la perfusion peuvent prolonger encore l'action et éviter notamment les risques de dépression respiratoire et de remorphinisations secondaires.
- Réanimation :
. Dans le diagnostic différentiel des comas toxiques : on injecte à trois reprises, à 5 minutes d'intervalle, une ampoule de chlorhydrate de naloxone dosée à 0,4 mg/1 ml par voie IV. Des réinjections plus importantes peuvent être faites jusqu'à une dose totale de 10 mg. Dans ce cas, s'il n'y a pas de modification clinique, il ne s'agit pas d'une intoxication morphinique.
. Traitement des intoxications aux morphinomimétiques : les doses sont extrêmement variables d'une intoxication à l'autre. Le chlorhydrate de naloxone est injecté par voie IV et des réinjections sont pratiquées si nécessaire jusqu'à normalisation des paramètres.
Une dose initiale de 0,4 à 2 mg peut être administrée par voie IV. L'administration se fera par doses progressives de 0,1 mg jusqu'à l'obtention d'une ventilation respiratoire suffisante. Si l'amélioration clinique est jugée insuffisante, on renouvellera la dose initiale à des intervalles de 2 à 3 minutes.
Si la voie IV n'est pas possible, le chlorhydrate de naloxone sera utilisé par voie IM ou SC.
- Confirmation de la non-dépendance aux opiacés chez le toxicomane sevré (voir mises en garde) :
. Injection intraveineuse de 0,2 mg de chlorhydrate de naloxone.
. En l'absence de réaction après 2 à 3 minutes, une nouvelle injection de 0,6 mg de chlorhydrate de naloxone peut être faite.
. Une surveillance médicale du sujet pendant la demi-heure qui suit est nécessaire pour détecter l'apparition d'un syndrome de sevrage (larmoiement, rhinorrhée, bâillements, crampes abdominales, nausées ou vomissements, pilo-érections, mydriase...).
. S'il persiste un doute quant à l'état d'intoxication, il est possible de faire une nouvelle injection de 1,6 mg de chlorhydrate de naloxone.
. En l'absence de signe de sevrage, on peut débuter l'administration du traitement par le chlorhydrate de naltrexone.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Hypersensibilité à la naloxone.
DECONSEILLE :
Grossesse : chez l'animal, le résultat des études n'a pas mis en évidence d'effet tératogène. Dans l'espèce humaine, le risque n'est pas connu. Par conséquent, par mesure de prudence, la naloxone ne sera administrée aux femmes enceintes qu'en cas de nécessité absolue.

Effets indésirables Nalone

Des frissons, une hyperventilation, des vomissements, une agitation, une anxiété ont été quelquefois signalés : ils correspondent à l'utilisation de doses trop fortes de naloxone chez des sujets ayant reçu des morphinomimétiques.
A de très fortes doses, des cas d'hypertension artérielle et d'oedème pulmonaire ont été rapportés lors de l'utilisation de naloxone en fin d'intervention chirurgicale, chez des patients présentant le plus souvent des antécédents cardiovasculaires ou recevant des médicaments ayant des effets cardiovasculaires indésirables.



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