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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

NIPENT 10 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Pentostatine
laboratoire: Hospira France

Poudre pour solution injectable IV ou pour perfusion
Boîte de 1 Flacon de 10 mg
Toutes les formes

Indication

La pentostatine est indiquée en monothérapie dans le traitement de la leucémie à tricholeucocytes de l'adulte.

Posologie NIPENT 10 mg Poudre pour solution injectable IV ou pour perfusion Boîte de 1 Flacon de 10 mg

Réservé à l'adulte.

Mode d'administration

Il est recommandé d'hydrater le patient avec 500 à 1 000 ml de glucose à 5% seul, de glucose à 5% dans une solution saline à 0,18% ou 0,9%, de glucose à 3,3% dans une solution saline à 0,3%, de glucose à 2,5% dans une solution saline à 0,45% ou d'une solution équivalente avant l'administration de pentostatine. Administrer 500 ml supplémentaires de solution de glucose à 5% seul, de glucose à 5% dans une solution saline à 0,18% ou à 0,9%, de glucose à 2,5% dans une solution saline à 0,45% ou d'une solution  équivalente après l'injection de pentostatine.

La posologie de NIPENT préconisée dans le traitement de la leucémie à tricholeucocytes est de 4 mg/m2 en une seule administration toutes les deux semaines. NIPENT peut être injecté par voie intraveineuse brève ou en perfusion de 20 à 30 minutes après dilution dans un volume plus important (voir rubrique Précautions particulières d'élimination et de manipulation).

Il est déconseillé de dépasser cette dose.         

Aucun cas d'extravasation toxique n'a été rapporté dans les études cliniques.

La durée optimale du traitement n'est pas déterminée. Celui-ci doit être poursuivi jusqu'à l'obtention d'une réponse complète si le patient ne présente pas de toxicité majeure et bénéficie d'une amélioration continue.

Après obtention d'une réponse complète, l'administration de deux doses supplémentaires est recommandée bien que ceci ne soit pas encore parfaitement établi.

La réponse doit être évaluée chez tous les patients après 6 mois de traitement par NIPENT : en l'absence de réponse complète ou partielle, il convient d'arrêter le traitement.

En présence d'une réponse partielle, le traitement par NIPENT doit être poursuivi afin d'obtenir une réponse complète. Si la réponse est complète, deux doses complémentaires seront donc administrées et le traitement sera ensuite arrêté.

A la fin de la première année de traitement, si la réponse optimale n'est que partielle, il est recommandé d'arrêter l'administration de NIPENT.

Il convient d'interrompre le traitement en cas de survenue d'effets indésirables sévères. Le traitement doit être interrompu définitivement en cas d'éruption cutanée grave et interrompu définitivement ou provisoirement en cas d'apparition de signes de neurotoxicité ou de survenue d'une infection. La pentostatine peut être réintroduite si l'infection est contrôlée.

Patient cytopénique

Aucune réduction de la posologie n'est recommandée au début du traitement par NIPENT chez les patients présentant une anémie, une neutropénie ou une thrombocytopénie, ni en cours de traitement chez les patients présentant une anémie ou une thrombocytopénie. Au cours du traitement, l'administration de NIPENT doit être provisoirement interrompue si la numération des neutrophiles diminue au-dessous de 200 cellules/mm3 pour une valeur initiale supérieure à 500 cellules/mm3.  Le traitement peut être repris après le retour de la numération à sa valeur initiale.

Insuffisants rénaux

En raison d'une expérience limitée, la pentostatine est contre-indiquée chez les patients insuffisants rénaux (clairance de la créatinine (ClCr) < 60 ml/min) (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

La clairance de la créatinine doit être déterminée avant toute administration de NIPENT.

Insuffisants hépatiques

En raison d'une expérience limitée, la prudence est recommandée.        

Personnes âgées

La posologie de pentostatine recommandée pour le traitement des leucémies à tricholeucocytes en gériatrie est de 4 mg/m2, en une seule administration, toutes les deux semaines.

Lors des essais cliniques, des patients de plus de 65 ans ont été traités et il n'a pas été observé d'effets indésirables spécifiques.

Enfants

La leucémie à tricholeucocytes est une pathologie affectant les adultes, principalement dans la sixième décade de leur vie. L'efficacité et l'innocuité de NIPENT chez l'enfant n'ont pas été étudiées.

Contre indications

· Antécédents d'hypersensibilité à ce principe actif ou à l'un de ses excipients

· Insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 60 ml/min)

· Infection en cours d'évolution

· Grossesse.

Effets indésirables Nipent

La pentostatine est lymphotoxique. Elle présente une action myélosuppressive mais a également un effet immunosuppresseur sur la lignée des lymphocytes CD4+ Des taux de CD4+ inférieurs à 200 par µl sont fréquemment observés au cours du traitement avec la pentostatine et cette diminution peut persister pendant plus de 6 mois après arrêt du traitement. A l'exception de cas fréquents d'infections zostériennes, les conséquences cliniques de cette suppression des CD4+ au cours des leucémies à tricholeucocytes ne sont pas établies à ce jour. Les conséquences à long terme ne sont pas prévisibles mais il n'existe aucun signe montrant une augmentation éventuelle de fréquence des tumeurs secondaires ou des infections opportunistes.

Les effets indésirables suivants ont été observés lors des études cliniques chez la plupart des patients atteints d'une leucémie à tricholeucocytes ne répondant pas au traitement par l'interféron alpha ou recevant un premier traitement par NIPENT. Sous traitement par pentostatine, de nombreux patients atteints de leucémie à tricholeucocytes présentent des effets indésirables. Les réactions les plus fréquemment rapportées sont des nausées et/ou vomissements ou une leucopénie, chaque événement survenant chez environ 60% des patients. Fièvre, éruption et fatigue ont été observées chez environ 40% des patients. La plupart des effets indésirables étaient mineurs ou modérés et leur fréquence diminuait avec la fréquence du traitement. Le traitement a été interrompu chez 12% des patients en raison d'un effet indésirable. Etant donné l'évolution naturelle de la maladie et les propriétés pharmacologiques du médicament, il peut être difficile, dans certains cas, de déterminer si ces événements indésirables sont dus au médicament ou à la maladie. Aucune extravasation n'a été reportée lors des études cliniques.

Les effets indésirables suivants ont été observés lors des études cliniques chez des patients atteints d'une leucémie à tricholeucocytes ou au cours de l'utilisation post-AMM de la pentostatine, soit seule, soit en association dans des indications non approuvées.

La fréquence des effets indésirables dans la liste ci-après est définie comme suit : très fréquent (>10%), fréquent (1-10%), peu fréquent (0,1-1%) ou rare (0,01-0,1%).

Système organique

Fréquence

Effet indésirable

Infections et infestations

Très fréquent

(>10%)

Infection respiratoire haute, rhinite, pharyngite, infection virale.

Fréquent1

(1-10%)

Zona, infection (non précisée), sinusite, cellulite, infection bactérienne, pneumonie, conjonctivite, furonculose, herpès, bronchite, sepsis, infection du tractus urinaire, abcès cutané, candidose orale, infection mycosique de la peau, abcès péri-anal, pneumonie à E. coli, pneumonie fongique, choc septique, infection shaphylococcique, urosepsis, osteomyélite.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Gastroentérite aiguë, aspergillose pulmonaire, colite à Clostridium difficile, colite, cystite, infection à cytomégalovirus.

Rare2

(0,01-0,1%)

Candidose oesophagienne.

Néoplasmes bénins, malins et non spécifiés (y compris kystes et polypes)

Fréquent1

(1-10%)

Néoplasmes, carcinome cutané.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Syndrome de lyse tumorale.

Affections du sang et du système lymphatique

Très fréquent

(>10%)

Leucopénie, thrombopénie, anémie, troubles sanguins, éosinophilie, anémie hypochrome, pancytopénie.

Fréquent1

(1-10%)

Agranulocytose, leucémie aiguë, neutropénie fébrile, ecchymoses, lymphadénopathie, splénomégalie.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Aplasie pure des globules rouges, anémie hémolytique auto-immune, anémie hémolytique, syndrome d'anémie urémique hémolytique aplasique, purpura thrombopénique idiopathique, purpura thrombopénique thrombotique.

Rare2

(0,01-0,1%)

Thrombopénie auto-immune.

Troubles du système immunitaire

Très fréquent

(>10%)

Réaction allergique.

Fréquent1

(1-10%)

Réaction du greffon contre l'hôte (GVHD)3.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Rejet de greffe.

Rare2

(0,01-0,1%)

Réaction anaphylactique.

Troubles métaboliques et nutritionnels

Fréquent1

(1-10%)

Déshydratation, goutte, déséquilibre électrolytique, hypercalcémie, hyponatrémie, hyperglycémie, prise de poids, perte de poids, élévation des LDH.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Hyperkaliémie, hypokaliémie, diminution de la saturation en oxygène.

Rare2

(0,01-0,1%)

Surcharge en fluides, hypocalcémie.

Troubles psychiatriques

Fréquent1

(1-10%)

Anxiété, dépression, nervosité, rêves anormaux, diminution/perte de la libido, labilité émotionnelle, hallucination, hostilité, névrose, troubles de la pensée, dépersonnalisation.

Troubles du système neveux

Très fréquent

(>10%)

Céphalées, neurotoxicité.

Fréquent1

(1-10%)

Confusion, sensation vertigineuse, insomnie, paresthésie, somnolence, amnésie, ataxie, convulsions, dysarthrie, dysgueusie, encéphalite, hyperkinésie, méningisme, névralgie, névrite, neuropathie, paralysie, syncope, secousses musculaires, tremblements, vertige, hypoesthésie.

Rare2

(0,01-0,1%)

Démence  d'Alzheimer (suspectée), Grand mal et convulsions, migraine, maladie de Parkinson (aggravée), Petit mal épileptique.

Troubles oculaires

Fréquent1

(1-10%)

Yeux secs, troubles lacrymaux, photophobie, rétinopathie, vision anormale, pupille fixe, hypersécrétion lacrymale, douleur oculaire.

Rare2

(0,01-0,1%)

Blépharite.

Très rare

Uvéite unilatérale avec perte de vision.

Troubles auriculaires et labyrinthiques

Fréquent1

(1-10%)

Surdité, otalgie, labyrinthite, acouphènes.

Troubles cardiaques

Fréquent1

(1-10%)

Angine de poitrine, arythmie, bloc auriculo-ventriculaire, bradycardie, extrasystoles ventriculaires, arrêt cardiaque, insuffisance cardiaque, effusion péricardique, arrêt  sinusal, tachycardie, fibrillation auriculaire, insuffisance cardiaque congestive, bouffées de chaleur, électrocardiogramme anormal.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Cardiomyopathie, infarctus du myocarde.

Rare2

(0,01-0,1%)

Péricardite, diminution de la fraction d'éjection.

Troubles vasculaires

Fréquent1

(1-10%)

Hémorragie, hypotension, hypertension, thrombophlébite profonde, phlébite, vascularite.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Syndrome de fuite capillaire.

Rare2

(0,01-0,1%)

Choc.

Troubles respiratoires, thoraciques et du médiastin

Très fréquent

(>10%)

Toux, troubles pulmonaires.

Fréquent1

(1-10%)

Asthme, dyspnée, oedème laryngé, oedème pulmonaire, embolie pulmonaire, épistaxis.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Syndrome de détresse respiratoire de l'adulte, insuffisance respiratoire aiguë, bronchospasme, effusion pleurale, pneumothorax, hémorragie des voies respiratoires, sifflements. 

Rare2

(0,01-0,1%)

Alvéolite, alvéolite fibreuse, pneumopathie organisée cryptogénique, dommages alvéolaires diffus, maladie pulmonaire obstructive chronique, hémorragie des alvéoles pulmonaires.

Troubles digestifs

Très fréquent

(>10%)

Nausées et/ou vomissements, diarrhées, douleur abdominale, anorexie, troubles rectaux, rectorragie.

Fréquent1

(1-10%)

Troubles dentaires, dyspepsie, gingivite, stomatite, constipation, dysphagie, flatulence, glossite, iléus, bouche sèche.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Entérite aiguë.

Troubles hépato-biliaires

Très fréquent

(>10%)

Augmentation aux tests fonctionnels hépatiques, jaunisse, hyperbilirubinémie,  augmentation des ALAT, augmentation des ASAT.

Troubles cutanés et des tissues sous-cutanés

Très fréquent

(>10%)

Eruptions cutanées, prurit, sueurs, troubles cutanés, éruption maculo-papuleuse.

Fréquent1

(1-10%)

Peau sèche, urticaire, acné, alopécie, eczéma, pétéchies, réaction de photosensibilisation, dermatite exfoliante, dépigmentation cutanée, dermatite bulleuse, séborrhée

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Œdème angioneurotique.

Rare

(0,01-0,1%)

Pemphigus, syndrome de Stevens-Johnson.

Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Très fréquent

(>10%)

Myalgie, douleurs osseuses, arthropathie.

Fréquent1

(1-10%)

Arthralgie, Arthrite.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Douleurs des extrémités.

Troubles rénaux et urinaires

Très fréquent

(>10%)

Troubles génito-urinaires, élévation de l'azotémie.

Fréquent1

(1-10%)

Elévation de la créatininémie, dysfonction rénale, néphropathie, insuffisance rénale, néphrolithiase, insuffisance rénale aiguë, dysurie, rétention urinaire.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Cystite hémorragique.

Troubles du système reproducteur et des seins

Fréquent1

(1-10%)

Aménorrhée, masse mammaire, dysfonction érectile.

Troubles généraux et touchant le site d'administration

Très fréquent

(>10%)

Fièvre, fatigue, frissons, asthénie, douleur.

Fréquent1

(1-10%)

Douleur thoracique, décès, oedème de la face, oedème périphérique, symptômes grippaux, gueule de bois,  douleur dorsale, malaise.

Peu fréquent2

(0,1-1%)

Inflammation des muqueuses, insuffisance multi- organe.

Rare2

(0,01-0,1%)

Syndrome de réponse inflammatoire systémique, baisse de sensibilité des extrémités.

1 Y compris les effets survenus chez moins de 3% des patients traités par NIPENT durant la phase initiale de l'étude SWOG.

2 Basé sur 1549 patients inclus dans les études post-AMM depuis le 10 octobre 2005.

3 Observé dans les études GVHD.



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