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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

NORVIR 100 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 18.05.2007

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Ritonavir
laboratoire: Abbott Laboratories Ltd

Capsule molle
Boîte de 4 Flacons de 84
Toutes les formes
353,77€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 354,59 €

Indication

- Norvir est indiqué en association avec d'autres antirétroviraux pour le traitement des patients infectés par le VIH-1 (adultes et enfants de 2 ans et plus).
- Chez les patients déjà traités par des inhibiteurs de protéase, le recours au ritonavir devrait être basé sur les résultats des tests individuels de résistance virale et sur l'historique du traitement des patients.

Posologie NORVIR 100 mg Capsule molle Boîte de 4 Flacons de 84

- Chez l'adulte : Norvir capsules molles est administré par voie orale, et doit être pris de préférence au cours d'un repas. La dose recommandée de Norvir capsules molles est de 600 mg (6 capsules) 2 fois par jour.
Une augmentation progressive de la dose de ritonavir pendant la phase initiale de traitement peut aider à améliorer la tolérance.
. Traitement comportant un seul inhibiteur de protéase (IP) associé à d'autres antirétroviraux : Le traitement doit être initié à 300 mg (3 capsules) deux fois par jour pendant trois jours et augmenté par doses de 100 mg (1 capsule) deux fois par jour jusqu'à 600 mg deux fois par jour sur une période ne dépassant pas 14 jours. Les patients ne doivent pas rester à la dose de 300 mg deux fois par jour pendant plus de 3 jours.
. Traitement comportant deux IP associés à d'autres antirétroviraux : L'expérience clinique d'un traitement associant du ritonavir à doses thérapeutiques à un autre inhibiteur de protéase est limitée. Le ritonavir inhibe de façon importante le métabolisme de la plupart des inhibiteurs de protéase actuellement disponibles. Par conséquent, il est recommandé de prendre en compte les interactions pharmacocinétiques et les données de sécurité des médicaments associés lorsqu'un traitement comportant deux IP, dont le ritonavir, est envisagé. La possibilité de résistance croisée est importante dans cette classe de médicaments. Il faut envisager l'association de deux IP dont les profils de résistance sont les plus distincts possibles. L'utilisation du ritonavir dans de tels traitements doit être guidée par ces recommandations.
. Ritonavir pour améliorer la pharmacocinétique d'autres IP : en pratique clinique le ritonavir est fréquemment utilisé à faibles doses de 100 à 200 mg une fois ou deux fois par jour pour augmenter les concentrations plasmatiques des autres IP chez les patients adultes infectés par le VIH. Pour une information spécifique complémentaire, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit des IP concernés. Voir aussi la rubrique interactions.
. Pour l'administration concomitante de ritonavir et de saquinavir, le ritonavir a été administré à dose progressive en initiant la posologie à 300 mg deux fois par jour.
. Pour l'administration concomitante de ritonavir et d'indinavir, le ritonavir a été administré à dose progressive en initiant la posologie à 200 mg deux fois par jour, en augmentant par doses de 100 mg deux fois par jour pour atteindre 400 mg deux fois par jour sur une période de 2 semaines.
- Chez l'enfant (âgé de 2 ans et plus) : la posologie recommandée pour Norvir est de 350 mg/m² par voie orale deux fois par jour et ne doit pas dépasser 600 mg deux fois par jour. La dose de Norvir doit être initialement de 250 mg/m² puis augmentée à intervalle de 2 à 3 jours de 50 mg/m² deux fois par jour (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit de Norvir 80 mg/ml solution buvable).
Pour les enfants plus âgés, il est possible de remplacer la solution buvable par les capsules molles pour le traitement d'entretien.
Conversion des doses de solution buvable en doses de capsules molles pour les enfants :
. 175 mg (2,2 ml) 2 fois par jour = 200 mg le matin et 200 mg le soir.
. 350 mg (4,4 ml) 2 fois par jour = 400 mg le matin et 300 mg le soir.
. 437,5 mg (5,5 ml) 2 fois par jour = 500 mg le matin et 400 mg le soir.
. 525 mg (6,6 ml) 2 fois par jour = 500 mg le matin et 500 mg le soir.
La tolérance et l'efficacité du ritonavir chez les enfants de moins de 2 ans n'ont pas été établies.
- Insuffisance rénale : il n'existe pas à ce jour de données spécifiques pour cette catégorie de patients, c'est pourquoi aucune recommandation spécifique de posologie ne peut être formulée. Le ritonavir étant fortement lié aux protéines, il est improbable qu'il soit éliminé en quantité significative par hémodialyse ou dialyse péritonéale.
- Insuffisance hépatique : les données de pharmacocinétique montrent qu'aucun ajustement posologique ne paraît nécessaire chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques). Norvir ne doit pas être administré à des patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique contre-indications).
- Le ritonavir doit être administré par des médecins qui ont l'expérience du traitement de l'infection par le VIH.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Patients présentant une allergie connue au ritonavir ou à l'un des excipients du Norvir. Patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
- Norvir contient de l'huile de ricin polyoxyl 35. Norvir ne doit pas être donné en cas d'occlusion intestinale.
- Les études in vitro et in vivo ont démontré que ritonavir est un inhibiteur puissant des biotransformations médiées par les isoformes CYP3A et CYP2D6 du cytochrome P450. L'examen des données de la littérature laisse supposer que le ritonavir induit une forte augmentation de la concentration plasmatique des médicaments suivants : amiodarone, astémizole, bépridil, bupropion, cisapride, clozapine, dihydroergotamine, encaïnide, ergotamine, flécaïnide, mépéridine, pimozide, piroxicam, propafénone, propoxyphène, quinidine et terfénadine. Ces produits présentent des risques notoires d'arythmie, d'anomalies hématologiques, de convulsions et d'autres effets indésirables potentiellement graves. De plus, des cas d'ergotisme aigu, se traduisant par une vasoconstriction périphérique et une ischémie, ont été associés à la co-administration de ritonavir et d'ergotamine ou de dihydroergotamine. Ces médicaments ne doivent pas être co-administrés avec le ritonavir. De plus, le ritonavir est susceptible de produire une augmentation importante de la concentration des sédatifs et hypnotiques suivants qui sont fortement métabolisés : clorazépate, diazépam, estazolam, flurazépam, midazolam, et triazolam. Etant donné le risque de sédation importante et de dépression respiratoire de ces médicaments, ils ne doivent pas être administrés avec le ritonavir.
- L'utilisation concomitante de ritonavir et de rifabutine est contre-indiquée du fait des risques cliniques d'uvéite due à une augmentation importante des concentrations plasmatiques de la rifabutine.
- Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) ne doivent pas être utilisées en association avec le ritonavir en raison du risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'activité clinique du ritonavir (voir rubrique interactions).
- Allaitement : le passage éventuel de ce médicament dans le lait maternel est inconnu. Le passage dans le lait maternel n'a pas été évalué dans les études animales, cependant, une étude chez les rats a montré certains effets sur le développement des nouveau-nés pendant l'allaitement, ce qui est compatible avec un passage du ritonavir dans le lait maternel dans cette espèce animale. Les femmes infectées par le VIH ne doivent en aucun cas allaiter leurs enfants pour éviter la transmission du VIH.
- Des doses de clarithromycine > 1 g/jour ne doivent pas être administrées avec le Norvir.
DECONSEILLE :
- La tolérance et l'efficacité de ritonavir chez les enfants de moins de 2 ans n'ont pas été établies.
- Grossesse : aucune malformation liée au traitement n'a été observée après l'administration de ritonavir aux rats et aux lapins. Les anomalies au niveau du développement observées chez les rats (embryolétalité, diminution du poids foetal, retard d'ossification et altérations viscérales dont une cryptorchidie testiculaire) se sont produites principalement à des doses maternotoxiques. Les anomalies de développement observées chez les lapins (embryolétalité, réduction des portées, et diminution du poids foetal) se sont produites à des doses maternotoxiques. Aucune étude n'a été effectuée chez la femme enceinte. Ce médicament ne doit être utilisé chez les femmes enceintes que si les bénéfices escomptés sont nettement supérieurs aux risques potentiels.
- Norvir capsules molles contient de l'alcool (12% p/p). Il faut par conséquent éviter l'administration concomitante avec du disulfirame ou des médicaments réagissant de façon similaire (métronidazole par exemple).
- L'administration concomitante de Norvir et de simvastatine ou de lovastatine n'est pas recommandée.
- Au cours d'une étude clinique, l'administration concomitante de ritonavir (100 mg deux fois par jour) et de propionate de fluticasone a provoqué une augmentation significative des concentrations plasmatiques du propionate de fluticasone et réduit les concentrations sériques de cortisol. Par conséquent, à moins que le bénéfice attendu pour le patient ne l'emporte sur le risque d'effets systémiques de la corticothérapie, l'utilisation concomitante de ritonavir (y compris à faible dose) et de fluticasone n'est pas recommandée.

Effets indésirables Norvir

Les effets indésirables suivants se sont produits chez au moins 2% des 1033 patients ayant reçu du ritonavir au cours des essais cliniques (Phase II/III) ; leur relation avec le médicament a été jugée, possible, probable ou inconnue.
Echelle de fréquence :
Très fréquents (> 1/10).
Fréquents (> 1/100, < 1/10).
Peu fréquents (> 1/1000, < 1/100).
Rares (> 1/10000, < 1/1000).
Nausées, diarrhées, vomissements, asthénie, altération du goût, paresthésies péribuccales et neuropathies sensitives périphériques sont très fréquents et semblent être clairement liés au ritonavir.
- Troubles du système nerveux : Des vertiges, des paresthésies, des hyperesthésies, une somnolence, des insomnies et une anxiété ont été fréquemment rapportés.
- Troubles du système cardiovasculaire : Une vasodilatation a fréquemment été rapportée.
- Troubles du système respiratoire : Des pharyngites et une majoration de la toux ont été fréquemment rapportées.
- Troubles gastro-intestinaux : Des douleurs abdominales ont été très fréquemment rapportées.
Dyspepsie, anorexie, irritation de la gorge, flatulences, sécheresse de la bouche, éructation et ulcération buccale ont été fréquemment rapportées.
- Troubles du système musculosquelettique : Une augmentation des CPK et des myalgies ont été fréquemment rapportées. Des myosites ont été rarement rapportées. Des rhabdomyolyses avec les inhibiteurs de la protéase, particulièrement en association avec les analogues nucléosidiques ont rarement été rapportées.
- Troubles cutanés et sous-cutanés : Erythème, prurit et sueurs ont été fréquemment rapportés.
Des réactions allergiques telles qu'une urticaire, une éruption cutanée peu sévère, un bronchospasme ou un oedème de Quincke ont été rapportés, ainsi que de rares cas de réaction anaphylactique et de syndrome de Stevens-Johnson.
- Autres troubles : Des céphalées ont été très fréquemment rapportées. Fièvre, douleur et perte de poids ont été fréquemment rapportées.
. Des cas de thrombocytopénie, de convulsion et de ménorragie ont été rapportés.
. Des cas de déshydratation, habituellement associée à des troubles gastro-intestinaux, et responsable parfois d'hypotension, de syncope ou d'insuffisance rénale, ont été rapportés. Des cas de syncope, d'hypotension orthostatique ou d'insuffisance rénale ont aussi été rapportés en l'absence de déshydratation connue.
. Une augmentation des transaminases à plus de cinq fois la normale, une hépatite et un ictère sont survenus chez des patients recevant du ritonavir seul ou en association avec d'autres médicaments antirétroviraux.
. Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétrocervical (bosse de bison).
. Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que des hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi : des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis carinii).
. Des cas d'hyperglycémie chez des patients avec ou sans antécédent de diabète ont été rapportés. La relation de cause à effet n'a pas été établie.
. L'hypertriglycéridémie, l'hypercholestérolémie et l'hyperuricémie sont clairement liées au ritonavir.
. Des pancréatites, d'évolution fatale dans certains cas, ont été observées chez des patients recevant un traitement par Norvir, dont certains présentaient une hypertriglycéridémie. Les patients à un stade avancé de l'infection à VIH sont susceptibles de développer une élévation des triglycérides et une pancréatite.
. La pancréatite doit être envisagée si les symptômes cliniques (nausées, vomissements, douleurs abdominales) ou des anomalies biologiques (telles qu'une augmentation de l'amylase ou de la lipase sérique) évocateurs de pancréatite surviennent. Un patient qui présente ces signes ou symptômes doit être évalué et le traitement par Norvir doit être arrêté si le diagnostic de pancréatite est posé.
- Biochimie :
Une élévation des gamma-GT, une augmentation des CPK, des triglycérides, des ALAT (SGPT), des ASAT (SGOT), de l'amylase, de l'acide urique, une baisse des taux de thyroxine (T4) libre et totale et une hypokaliémie ont été fréquemment rapportées. Une hyperglycémie, des taux de calcium total faibles, de magnésium élevés, de bilirubine totale élevés, de phosphatases alcalines élevés ont été peu fréquemment rapportés.
- Hématologie :
Une leucopénie, une baisse du taux d'hémoglobine, une baisse du nombre des polynucléaires neutrophiles et une augmentation du nombre des polynucléaires éosinophiles ont été fréquemment rapportées. Une augmentation du nombre des leucocytes, des polynucléaires neutrophiles et du temps de prothrombine ont été peu fréquemment rapportés.



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