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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

OXALIPLATINE DAKOTA PHARM 5 mg/ml

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 16.07.2013

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Oxaliplatine
laboratoire: Sanofi-Aventis France

Poudre pour solution pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 100 mg
Toutes les formes

Indication

L'oxaliplatine en association avec le 5-fluorouracile (5-FU) et l'acide folinique (AF) est indiqué dans :

· le traitement adjuvant du cancer du colon au stade III (stade C de Dukes) après résection complète de la tumeur initiale,

· le traitement des cancers colorectaux métastatiques.

Posologie OXALIPLATINE DAKOTA PHARM 5 mg/ml Poudre pour solution pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 100 mg

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné, ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant l'intégrité du médicament, la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui les manipule conformément à la conduite hospitalière. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

Posologie

RESERVE A L'ADULTE

La dose recommandée de l'oxaliplatine en traitement adjuvant est de 85 mg/m² par voie intraveineuse répétée toutes les deux semaines pendant 12 cycles (6 mois).

La dose recommandée de l'oxaliplatine dans le traitement des cancers colorectaux métastatiques est de 85 mg/m² par voie intraveineuse répétée toutes les deux semaines.

La dose sera ajustée en fonction de la tolérance (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

L'administration de l'oxaliplatine doit toujours précéder celle des fluoropyrimidines, c'est-à-dire le 5-fluorouracile (5-FU).

L'oxaliplatine est administré en perfusion I.V. de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml d'une solution de glucose à 5% (50 mg/ml) afin d'obtenir une concentration comprise entre 0,2 mg/ml et 0,7 mg/ml ; 0,7 mg/ml correspond à la concentration la plus élevée observée en pratique clinique pour une dose de 85 mg/m2 d'oxaliplatine.

L'oxaliplatine a été, le plus souvent, administré en association avec du 5 fluorouracile (5-FU) en perfusion continue. Pour le traitement répété toutes les 2 semaines, un schéma avec le 5-fluorouracile (5-FU) en bolus et en perfusion continue a été utilisé.

Populations à risque

Insuffisants rénaux :

L'oxaliplatine, n'a pas été étudié chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubrique Contre-indications).

Chez les patients présentant une altération modérée de la fonction rénale, le traitement peut être initié à la dose recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Il n'est pas nécessaire d'adapter la dose chez les patients avec une faible altération de la fonction rénale.

Insuffisants hépatiques :

Dans une étude de phase I incluant des patients avec divers degrés d'insuffisance hépatique, la fréquence et la sévérité des affections hépato-biliaires sont apparues reliées à la progression de la maladie et aux anomalies initiales de la fonction hépatique.

Lors du développement clinique, aucun ajustement de la dose n'a été effectué chez les patients présentant des anomalies des fonctions hépatiques.

Sujets âgés :

Il n'a pas été observé d'aggravation de la toxicité sévère de l'oxaliplatine utilisé seul ou en association avec le 5-fluorouracile (5-FU) chez les sujets de plus de 65 ans. En conséquence, aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé.

Patients pédiatriques :

Il n'y a pas d'indication justifiant l'utilisation de l'oxaliplatine chez l'enfant. L'efficacité de l'oxaliplatine administré seul chez l'enfant présentant une tumeur solide n'a pas été établie (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Mode d'administration

L'oxaliplatine s'administre en perfusion intraveineuse.

L'administration de l'oxaliplatine ne nécessite pas d'hyperhydratation.

L'oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5% (50 mg/ml), afin d'obtenir une concentration supérieure à 0,2 mg/ml, doit être perfusé par voie veineuse centrale ou par voie veineuse périphérique sur une durée de 2 à 6 heures et toujours préalablement au 5-fluorouracile (5-FU).

En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

Modalités de manipulation

L'oxaliplatine doit être reconstitué puis dilué avant administration. Seule une solution de glucose à 5% (50 mg/ml) doit être utilisée pour la reconstitution puis la dilution de la poudre (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

Contre indications

L'oxaliplatine est contre-indiqué chez les patients :

· ayant un antécédent d'hypersensibilité à l'oxaliplatine ou à l'un des excipients,

· qui allaitent,

· porteurs d'une insuffisance médullaire (neutrophiles <2x109/l et/ou plaquettes <100x109/l) avant le premier cycle de traitement,

· porteurs d'une neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement,

· porteurs d'une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min).

Effets indésirables Oxaliplatine Dakota Pharm

Les événements indésirables les plus fréquents lors de l'association d'oxaliplatine avec le 5-fluorouracile/acide folinique (5-FU/AF) sont gastro-intestinaux (diarrhées, nausées, vomissements et mucites), hématologiques (neutropénie, thrombopénie) et neurologiques (neuropathie périphérique sensitive aiguë et dose-cumulative). Globalement, ces événements indésirables ont été plus fréquents et sévères avec oxaliplatine en association avec 5-FU/AF qu'avec 5-FU/AF seul.

Les fréquences présentées dans le tableau ci-dessous sont issues des études cliniques dans le traitement métastatique et le traitement adjuvant (ayant inclus respectivement 416 et 1108 patients dans le bras oxaliplatine + 5‑FU/AF) et de l'expérience depuis la mise sur le marché.

Les fréquences mentionnées dans le tableau ont été définies en utilisant les critères suivants : très fréquent ( ³ 1/10), fréquent ( ³ 1/100, < 1/10), peu fréquent ( ³ 1/1000, < 1/100), rare ( ³ 1/10000, < 1/1000), très rare (< 1/10000), et de fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

De plus amples informations sont données après le tableau.


Fréquence Système classe-organe

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Investigations

- Elévation des

- Elévation de la

enzymes hépatiques

créatinine

- Elévation des

- Perte de poids

phosphatases

(traitement

alcalines

métastatique)

- Elévation de la

bilirubine

- Elévation de la LDH

- Prise de poids

(traitement adjuvant)

Affections

- Anémie

- Thrombopénie

hématologiques et

- Neutropénie

immunoallergique

du système

- Thrombopénie

- Anémie

lymphatique*

- Leucopénie

hémolytique

- Lymphopénie

Affections du

- Neuropathie

- Etourdissements

- Dysarthrie

système nerveux*

périphérique sensitive

- Névrite motrice

- Troubles sensitifs

- Meningisme

- Altération du goût

- Céphalées

Affections

- Conjonctivite

- Baisse transitoire

oculaires

- Troubles visuels

de l'acuité visuelle

- Troubles du

champ visuel

- Névrite optique

- Perte passagère

de la vision,

réversible à l'arrêt

du traitement

Affections de l'oreille et du labyrinthe

- Ototoxicité

- Surdité

Affections

- Dyspnée

- Hoquet

- Pneumopathie

respiratoires,

- Toux

interstitielle,

thoraciques et

d'évolution parfois

médiastinales

fatale

- Fibrose

pulmonaire**

Affections gastro-

- Nausées

- Dyspepsie

- Iléus

- Colites incluant

intestinales*

- Diarrhées

- Reflux gastro-

- Obstruction

des diarrhées à

- Vomissements

oesophagien

intestinale

clostridium difficile

- Stomatites /Mucites

- Hémorragies

- Douleurs abdominales

gastro-intestinales

- Constipation

- Rectorragies

Affections du rein

- Hématurie

et des voies

- Dysurie

urinaires

- Mictions fréquentes

et anormales

Affections de la

- Troubles cutanés

- Exfoliation cutanée

peau et du tissu

- Alopécie

(c'est-à-dire

sous-cutané

syndrome main-

pied)

- Rash érythémateux

- Rash

- Hypersudation

- Troubles des

phanères

Affections

- Douleurs dorsales

- Arthralgies

musculo-

- Douleurs osseuses

squelettiques, et

systémiques

Troubles du

- Anorexie

- Déshydratation

- Acidose

métabolisme et de

- Anomalies de la

métabolique

la nutrition

glycémie

- Hypokaliémie

- Anomalies de la

natrémie

Infections et

- Infection

- Rhinites

infestations*

- Infection des voies

respiratoires

supérieures

- Neutropénie fébrile/

Neutropénie

septique

Affections

- Epistaxis

- Hémorragies

vasculaires

- Bouffées

vasomotrices

- Thrombophlébite

profonde

- Embolie

pulmonaire

- Hypertension

Troubles généraux

- Fatigue

et anomalies au

- Fièvre++

site

- Asthénie

d'administration

- Douleur

- Réaction au site

d'injection+++

Affections du

- Allergie/ réactions

système

allergiques+

immunitaire*

Affections

- Dépression

- Nervosité

psychiatriques

- Insomnie

* Voir rubrique détaillée ci-dessous.

** Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi

+ Réactions allergiques fréquentes telles que rash cutané (en particulier urticaire), conjonctivite, rhinite.

Réactions anaphylactiques fréquentes incluant bronchospasme, sensation de douleur thoracique, angioedème, hypotension et choc anaphylactique.

++ Fièvres très fréquentes, soit d'origine infectieuse (avec ou sans neutropénie fébrile), soit isolées d'origine immunologique.

+++ Réaction au site d'injection incluant douleur locale, rougeur, gonflement et thrombose. L'extravasation peut également provoquer une douleur locale ainsi qu'une inflammation, pouvant être sévère et entraîner des complications incluant une nécrose, particulièrement lorsque l'oxaliplatine est perfusé par voie veineuse périphérique (voir rubrique. Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Incidence par patient (%), par grade

Oxaliplatine associé au

Traitement métastatique

Traitement adjuvant

5-FU/acide folinique

Tous

Grade 3

Grade 4

Tous

Grade 3

Grade 4

85 mg/m² toutes les 2

grades

grades

semaines

Anémie

82.2

3

< 1

75.6

0.7

0.1

Neutropénie

71.4

28

14

78.9

28.8

12.3

Thrombopénie

71.6

4

< 1

77.4

1.5

0.2

Neutropénie fébrile

5.0

3.6

1.4

0.7

0.7

0.0

Neutropénie septique

1.1

0.7

0.4

1.1

0.6

0.4

Expérience depuis la mise sur le marché, de fréquence indéterminée :

Syndrome hémolytique urémique .

Affections du système immunitaire

Incidence des réactions allergiques par patient (%), par grade

Oxaliplatine associé au

Traitement métastatique

Traitement adjuvant

5-FU/acide folinique

Tous

Grade 3

Grade 4

Tous

Grade 3

Grade 4

85 mg/m² toutes les 2

grades

grades

semaines

Réactions allergiques/allergies

9.1

1

< 1

10.3

2.3

0.6

Affection du système nerveux

La toxicité limitante de l'oxaliplatine est neurologique. Il s'agit essentiellement d'une neuropathie périphérique sensitive caractérisée par des dysesthésies et/ou des paresthésies des extrémités accompagnées ou non de crampes, souvent déclenchées par le froid. Ces symptômes apparaissent jusque chez 95 % des patients traités. La durée de ces symptômes, généralement régressifs entre les cycles de traitement, s'accroît avec la répétition de ceux-ci.

La survenue de douleurs et/ou d'une gêne fonctionnelle nécessite, selon la durée des symptômes, l'ajustement de la dose, voire l'arrêt du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Cette gêne fonctionnelle, qui comprend des difficultés lors de l'exécution des gestes fins, est une conséquence possible de l'atteinte sensitive. Le risque de survenue de symptômes persistants pour une dose cumulée de 850 mg/m² (soit 10 cycles) est d'environ 10% et de 20 % pour une dose cumulée de 1020 mg/m² (soit 12 cycles).

Dans la majorité des cas, les signes neurologiques et la symptomatologie s'améliorent ou se résolvent totalement à l'arrêt du traitement.

Dans le traitement adjuvant du cancer du colon, 6 mois après l'arrêt du traitement, 87 % des patients n'ont plus de symptômes ou que des symptômes modérés. Après plus de 3 ans de suivi, environ 3 % des patients présentent soient des paresthésies persistantes localisées d'intensité modérée (2,3 %) soient des paresthésies pouvant interférer avec les activités fonctionnelles (0,5 %).

Des manifestations neurosensorielles aiguës ont été rapportées (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Elles débutent dans les heures suivant l'administration et surviennent souvent lors d'une exposition au froid. Elles se caractérisent habituellement par des paresthésies transitoires, des dysesthésies ou hypoesthésies. Un syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée survient chez 1 % - 2 % des patients et se caractérise par des sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée/ sensation d'étouffement sans signe objectif de détresse respiratoire (sans cyanose, ni hypoxie) ou par laryngospasmes ou bronchospasmes (sans stridor ou sifflement);

Bien que des antihistaminiques et des bronchodilatateurs aient été administrés dans ces situations, cette symptomatologie est rapidement réversible, même en l'absence de tout traitement. L'allongement de la durée de la perfusion dans les cycles suivants favorise la diminution de l'incidence de ce syndrome (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Occasionnellement d'autres symptômes ont pu être observés : contracture de la mâchoire, spasmes musculaires, contractions musculaires involontaires, myoclonies, trouble de la coordination, démarche anormale, ataxie, trouble de l'équilibre, constriction de la gorge ou de la poitrine, oppression, gêne, douleur. De plus, des atteintes des nerfs crâniens peuvent être associées ou survenir isolément tel que ptose des paupières, diplopie, aphonie, dysphonie, enrouement parfois décrit comme une paralysie des cordes vocales, dysesthesie linguale ou une dysarthrie parfois décrite comme une aphasie, une névralgie du trijumeau, douleur faciale, oculaire, diminution de l'acuité visuelle, troubles du champ visuel.

D'autres symptômes neurologiques comme une dysarthrie, la disparition des réflexes ostéotendineux et un signe de Lhermitte ont été rapportés lors de traitement par oxaliplatine. Des cas isolés de névrites optiques ont été rapportés.

Expérience depuis la mise sur le marché, de fréquence indéterminée :

Convulsion .

Affections gastro-intestinales

Incidence par patient (%), par grade

Oxaliplatine associé au

Traitement métastatique

Traitement adjuvant

5-FU/acide folinique

Tous

Grade 3

Grade 4

Tous

Grade 3

Grade 4

85 mg/m² toutes les 2

grades

grades

semaines

Nausées

69.9

8

< 1

73.7

4.8

0.3

Diarrhées

60.8

9

2

56.3

8.3

2.5

Vomissements

49.0

6

1

47.2

5.3

0.5

Mucites/stomatites

39.9

4

< 1

42.1

2.8

0.1

Un traitement préventif et/ou curatif avec des agents antiémétiques puissants est indiqué.

Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections hépatobiliaires

Très rare (< 1/10 000) :

Syndrome d'obstruction sinusoïdale du foie, également connu sous le nom de maladie veino-occlusive hépatique, ou anomalies histologiques en rapport avec ce type de syndrome, incluant péliose hépatique, hyperplasie nodulaire régénérative, fibrose périsinusoïdale. Les manifestations cliniques peuvent se traduire par une hypertension portale et/ou une augmentation des transaminases.

Affections du rein et des voies urinaires

Très rare (< 1/10 000) :

Nécrose tubulaire aigüe, néphrite interstitielle aigüe et insuffisance rénale aigüe.



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