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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

OXALIPLATINE HOSPIRA 5 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Oxaliplatine
laboratoire: Hospira

Solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon (avec Onco-Tain) de 40 ml
Toutes les formes

Indication

L'oxaliplatine associé au 5-fluorouracile (5-FU) et à l'acide folinique (AF) est indiqué dans :
- le traitement adjuvant du cancer du côlon au stade III (stade C de Dukes) après résection complète de la tumeur initiale.
- le traitement des cancers colorectaux métastatiques.

Posologie OXALIPLATINE HOSPIRA 5 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon (avec Onco-Tain) de 40 ml

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés dans des conditions assurant l'intégrité du médicament, la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui les manipulent, conformément aux procédures de l'établissement. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, manger ou boire dans ce local, voir rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
Posologie :
MEDICAMENT RESERVE A L'ADULTE.
- La dose recommandée de l'oxaliplatine en traitement adjuvant est de 85 mg/m² par voie intraveineuse répétée toutes les deux semaines pendant 12 cycles (6 mois).
- La dose recommandée de l'oxaliplatine dans le traitement des cancers métastatiques colorectaux est de 85 mg/m² par voie intraveineuse répétée toutes les deux semaines.
- La dose devra être ajustée en fonction de la tolérance (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- L'oxaliplatine devra toujours être administré avant les fluoropyrimidines, c'est-à-dire avant le 5-fluorouracile (5-FU).
- L'oxaliplatine est administré en perfusion intraveineuse de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml de solution glucosée à 5% (50 mg/ml) afin d'obtenir une concentration comprise entre 0,2 mg/ml et 0,7 mg/ml ; 0,70 mg/ml correspond à la concentration la plus élevée observée en pratique clinique pour une dose d'oxaliplatine de 85 mg/m².
- L'oxaliplatine a été, le plus souvent, administré en association avec du 5-fluorouracile en perfusion continue. Pour le traitement répété toutes les 2 semaines, un schéma contenant le 5-fluorouracile en bolus et en perfusion continue a été utilisé.
- Populations particulières :
. Atteinte rénale :
L'oxaliplatine n'a pas été étudié chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubrique contre-indications).
Chez les patients présentant une altération modérée de la fonction rénale, le traitement peut être initié à la dose normalement recommandée (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). Il n'est pas nécessaire d'adapter les doses chez les patients avec une faible altération de la fonction rénale.
. Atteinte hépatique :
Au cours d'une étude de phase I incluant des patients présentant plusieurs degrés d'insuffisance hépatique, la fréquence et la gravité des troubles hépatobiliaires ont semblé être liées à une évolution de la maladie et aux résultats des tests fonctionnels hépatiques à l'inclusion. Lors du développement clinique, aucun ajustement spécifique de la dose n'a été effectué chez les patients présentant des anomalies des fonctions hépatiques.
. Sujet âgé :
Il n'a pas été observé d'aggravation de la toxicité sévère de l'oxaliplatine utilisé seul ou en association avec le 5-fluorouracile chez les sujets de plus de 65 ans. En conséquence, aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé.
Mode d'administration :
- L'oxaliplatine s'administre en perfusion intraveineuse.
- L'administration d'oxaliplatine ne nécessite pas d'hyperhydratation.
- L'oxaliplatine, dilué dans 250 à 500 ml de solution glucosée à 5% (50 mg/ml) afin d'obtenir une concentration supérieure à 0,2 mg/ml, doit être perfusé soit par voie veineuse périphérique soit par voie veineuse centrale sur une durée de 2 à 6 heures. La perfusion d'oxaliplatine doit toujours précéder celle du 5-fluorouracile.
- En cas d'extravasation, la perfusion sera interrompue immédiatement.
Mode d'emploi :
L'oxaliplatine doit être dilué avant utilisation. Seule une solution glucosée à 5% (50 mg/ml) doit être utilisée comme diluant pour diluer la solution à diluer pour perfusion (voir rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
L'oxaliplatine est contre-indiqué chez :
- les patients ayant un antécédent d'hypersensibilité à l'oxaliplatine ou aux excipients ;
- les patientes qui allaitent : le passage dans le lait maternel n'a pas été étudié. L'allaitement est contre-indiqué durant le traitement par l'oxaliplatine ;
- les patients présentant une insuffisance médullaire avant le premier cycle de traitement objectivée par un nombre de neutrophiles < 2 x 10puissance9/L et/ou de plaquettes < 100 x 10puissance9/L ;
- les patients présentant une neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement ;
- les patients atteints d'une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min).
DECONSEILLE :
Grossesse : aucune information sur la sécurité d'emploi du médicament chez la femme enceinte n'est à ce jour disponible. Au cours des études chez l'animal, une toxicité sur la fonction de reproduction a été observée. C'est pourquoi l'oxaliplatine n'est recommandé ni pendant la grossesse ni chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de moyens contraceptifs. L'utilisation d'oxaliplatine ne devra être envisagée qu'après avoir précisément informé la patiente du risque pour le foetus et avec son consentement.

Effets indésirables Oxaliplatine Hospira

- Les effets indésirables les plus fréquents de l'oxaliplatine administré en association avec le 5-fluorouracile/acide folinique (5-FU/AF) sont gastro-intestinaux (diarrhées, nausées, vomissements et mucites), hématologiques (neutropénie, thrombocytopénie) et neurologiques (neuropathie périphérique sensitive aiguë et dose-cumulative). Globalement, ces effets indésirables ont été plus fréquents et sérieux avec l'association oxaliplatine et 5-FU/AF qu'avec le 5-FU/AF seul.
- Les fréquences rapportées dans le tableau suivant proviennent des études cliniques dans le traitement métastatique et le traitement adjuvant (ayant inclus respectivement 416 patients et 1108 patients inclus dans le bras oxaliplatine + 5-FU/AF), et de l'expérience depuis la mise sur le marché.
- Les fréquences sont définies selon les conventions suivantes : très fréquent (> = 1/10), fréquent (> = 1/100 à < 1/10), peu fréquent (> = 1/1000 à < 1/100), rare (> = 1/10000 à < 1/1000), très rare (< 1/10000), non connu (estimation impossible à partir des données disponibles).
- Des données complémentaires sont présentées à la suite de ce premier tableau.
Classe du système organique MedDRA.
- Infections et infestations* :
. Très fréquent : Infections.
. Fréquent : Rhinites. Infections respiratoires hautes. Septicémie neutropénique. Neutropénie fébrile.
- Affections du sang et du système lymphatique* :
. Très fréquent : Anémie. Neutropénie. Thrombocytopénie. Leucopénie. Lymphopénie.
. Rare : Thrombocytopénie auto-immune. Anémie hémolytique.
- Troubles du système immunitaire* :
Très fréquent : Allergie/réactions allergiques.
Réactions allergiques fréquentes telles qu'une éruption cutanée (notamment urticaire), une conjonctivite ou une rhinite. Réactions anaphylactiques fréquentes dont un bronchospasme, une sensation de douleur thoracique, un oedème de Quincke, une hypotension et un choc anaphylactique.
- Troubles du métabolisme et nutritionnels :
. Très fréquent : Anorexie. Altération de la glycémie. Hypokaliémie. Anomalies de la natrémie.
. Fréquent : Déshydratation.
. Peu fréquent : Acidose métabolique.
- Troubles psychiatriques :
. Fréquent : Dépression. Insomnie.
. Peu fréquent : Nervosité.
- Troubles du système nerveux* :
. Très fréquent : Neuropathie sensitive périphérique. Troubles sensoriels. Dysgueusie. Céphalées.
. Fréquent : Etourdissements. Névrite motrice. Méningisme.
. Rare : Dysarthrie.
- Troubles oculaires :
. Fréquent : Conjonctivite. Troubles visuels.
. Rare : Diminution transitoire de l'acuité visuelle. Trouble du champ visuel. Névrite optique.
- Troubles auriculaires et labyrinthiques :
. Peu fréquent : Ototoxicité.
. Rare : Surdité.
- Troubles vasculaires :
. Très fréquent : Epistaxis.
. Fréquent : Hémorragies. Bouffées vasomotrices. Thrombose veineuse profonde. Embolie pulmonaire.
- Troubles respiratoires, thoraciques et du médiastin :
. Très fréquent : Dyspnée. Toux.
. Fréquent : Hoquet.
. Rare : Pneumopathie interstitielle. Fibrose pulmonaire**.
- Troubles digestifs* :
. Très fréquent : Nausées. Diarrhées. Vomissements. Stomatites/Mucites. Douleurs abdominales. Constipation.
. Fréquent : Dyspepsie. Reflux gastro-oesophagien. Hémorragie rectale.
. Peu fréquent : Iléus. Occlusion intestinale.
. Rare : Colites y compris diarrhées à clostridium difficile.
- Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés :
. Très fréquent : Troubles cutanés. Alopécie.
. Fréquent : Exfoliation cutanée (ex. syndrome main-pied). Rash érythémateux. Rash. Hypersudation. Trouble des phanères.
- Troubles musculosquelettiques et du tissu conjonctif :
. Très fréquent : Douleur dorsale.
. Fréquent : Arthralgies. Douleurs osseuses.
- Troubles rénaux et urinaires :
Fréquent : Dysurie. Troubles de la miction. Hématurie.
- Troubles généraux et touchant le site d'administration :
. Très fréquent : Fatigue. Fièvre. Asthénie. Douleurs. Réaction au niveau du site d'injection.
Fièvre très fréquente, frissons (tremblements) soit due à une infection (avec ou sans neutropénie fébrile) soit fièvre isolée due à une réaction immunologique.
Une réaction au site d'injection incluant une douleur locale, une rougeur, un gonflement et une thrombose ont été rapportés.
L'extravasation peut causer une douleur locale ainsi qu'une inflammation pouvant être sévère et entraîner des complications y compris une nécrose, notamment lorsque l'oxaliplatine est perfusé par voie veineuse périphérique (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Fréquent : Douleur thoracique.
- Examens :
. Très fréquent : Elévation des enzymes hépatiques. Elévation des phosphatases alcalines. Elévation de la bilirubine. Elévation de la lactate déshydrogénase. Prise de poids (traitement adjuvant).
. Fréquent : Augmentation de la créatinine. Perte de poids (traitement métastatique).
*voir données détaillées dans la rubrique suivante.
**voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi.
TROUBLES HEPATOBILIAIRES :
Très rare (< = 1/10000) :
Syndrome d'obstruction sinusoïdale du foie, également appelé maladie veino-occlusive du foie, ou manifestations pathologiques liées à ce trouble hépatique, notamment péliose hépatique, hyperplasie nodulaire régénérative, fibrose périsinusoïdale. Les manifestations cliniques peuvent être une hypertension portale et/ou une élévation des transaminases.
TROUBLES RENAUX ET URINAIRES :
Très rare (< = 1/10000) :
Néphropathie tubulo-interstitielle aiguë menant à une insuffisance rénale aiguë.
TOXICITE HEMATOLOGIQUE :
Incidence par patient et par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines :
- Traitement métastatique : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Anémie : 82,2% / 3% / < 1%.
. Neutropénie : 71,4% / 28% / 14%.
. Thrombopénie : 71,6% / 4% / < 1%.
. Neutropénie fébrile : 5,0% / 3,6% / 1,4%.
. Septicémie neutropénique : 1,1% / 0,7% / 0,4%.
- Traitement adjuvant : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Anémie : 75,6% / 0,7% / 0,1%.
. Neutropénie : 78,9% / 28,8% / 12,3%.
. Thrombopénie : 77,4% / 1,5% / 0,2%.
. Neutropénie fébrile : 0,7% / 0,7% / 0,0%.
. Septicémie neutropénique : 1,1% / 0,6% / 0,4%.
TOXICITE DIGESTIVE :
Incidence par patient et par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines :
- Traitement métastatique : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Nausées : 69,9% / 8% / < 1%.
. Diarrhées : 60,8% / 9% / 2%.
. Vomissements : 49,0% / 6% / 1%.
. Mucites/stomatites : 39,9% / 4% / < 1%.
- Traitement adjuvant : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Nausées : 73,7% / 4,8% / 0,3%.
. Diarrhées : 56,3% / 8,3% / 2,5%.
. Vomissements : 47,2% / 5,3% / 0,5%.
. Mucites/stomatites : 42,1% / 2,8% / 0,1%.
- Un traitement préventif et/ou curatif par des agents anti-émétiques puissants est indiqué.
- Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique ou une atteinte rénale peuvent être provoqués par des diarrhées ou des vomissements sévères, notamment en cas d'association avec le 5-fluorouracile (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
SYSTEME NERVEUX :
- La toxicité dose-limitante de l'oxaliplatine est neurologique. Il s'agit essentiellement d'une neuropathie sensitive périphérique caractérisée par des dysesthésies et/ou des paresthésies des extrémités accompagnées ou non de crampes, souvent déclenchées par le froid. Ces symptômes apparaissent chez 95% des patients traités. La durée des symptômes, généralement régressifs entre les cycles de traitement, augmente avec la répétition de ceux-ci.
- La survenue de douleurs et/ou d'une gêne fonctionnelle nécessite selon la durée des symptômes, l'ajustement de la dose voire l'arrêt du traitement (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Cette gêne fonctionnelle qui comprend des difficultés à exécuter certains gestes fins est une conséquence possible de l'atteinte sensitive. Le risque de survenue de symptômes persistants pour une dose cumulée de 850 mg/m² (10 cycles) est d'environ 10%, et de 20% pour une dose cumulée de 1020 mg/m² (12 cycles).
- Dans la majorité des cas, la symptomatologie neurologique s'améliore ou disparaît complètement à l'arrêt du traitement. Dans le cadre d'un traitement adjuvant du cancer du côlon, 6 mois après l'arrêt du traitement, 87% des patients n'ont plus de symptôme ou que des symptômes modérés. Après plus de 3 ans de suivi, environ 3% des patients présentent soit des paresthésies localisées persistantes d'intensité modérée (2,3%) soit des paresthésies pouvant interférer avec des activités fonctionnelles (0,5%).
- Des manifestations neurosensorielles aiguës ont été rapportées (voir rubrique données de sécurité précliniques). Elles débutent dans les heures suivant l'administration et surviennent souvent lors d'une exposition au froid. Elles se caractérisent habituellement par des paresthésies transitoires, des dysesthésies ou hypo-esthésies. Un syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée touche 1 à 2% des patients et est caractérisé par des sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée/sensation de suffocation, sans signe objectif de détresse respiratoire (sans cyanose ni hypoxie) ou par un laryngospasme ou bronchospasme (sans stridor ou sifflement). Une dysesthésie linguale, une dysarthrie et une sensation d'oppression thoracique ont également été observées. Bien que des antihistaminiques et des bronchodilatateurs aient été administrés dans ces situations, cette symptomatologie est rapidement réversible même en l'absence de tout traitement. L'allongement de la durée de la perfusion favorise la diminution de l'incidence de ces symptômes (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- D'autres symptômes comme une contracture de la mâchoire/des spasmes musculaires/des contractions musculaires/des contractions involontaires/des soubresauts musculaires, une myoclonie, des troubles de la coordination, une démarche anormale, une ataxie, des troubles d'équilibre, une contraction, oppression, gêne, douleur de la gorge ou du thorax ont été occasionnellement observés. Des atteintes des nerfs crâniens peuvent aussi être associées ou survenir de façon isolée telle que ptose des paupières, diplopie, aphonie/dysphonie, enrouement parfois décrit comme une paralysie des cordes vocales, une sensation anormale au niveau de la langue ou dysarthrie parfois décrit comme une aphasie, une névralgie essentielle du trijumeau/une douleur faciale/une douleur oculaire, une diminution de l'acuité visuelle, des troubles du champ visuel.
- D'autres symptômes neurologiques comme une dysarthrie, la disparition des réflexes ostéotendineux et un signe de Lhermitte ont été rapportés pendant le traitement par l'oxaliplatine. Des cas isolés de névrite optique ont été rapportés.
REACTIONS ALLERGIQUES :
Incidence par patient et par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
Réactions allergiques/allergie :
- Traitement métastatique : 9,1% / 1% / < 1%.
- Traitement adjuvant : 10,3% / 2,3% / 0,6%.



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