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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

OXALIPLATINE RATIOPHARM 5 mg/mL

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 24.10.2012

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Oxaliplatine
laboratoire: Ratiopharm Gmbh

Poudre pour solution pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 100 mg
Toutes les formes

Indication

En association avec le 5-fluorouracile (5-FU) et l'acide folinique (AF), l'oxaliplatine est indiqué pour le :
- traitement adjuvant des cancers coliques au stade III (stade C de Dukes), après résection complète de la tumeur primitive,
- traitement des cancers colorectaux métastatiques.

Posologie OXALIPLATINE RATIOPHARM 5 mg/mL Poudre pour solution pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 100 mg

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et formé, ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui les manipule, conformément à la politique de l'hôpital. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local (voir section instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
Posologie :
RESERVE A L'ADULTE.
- La dose recommandée de l'oxaliplatine en traitement adjuvant est de 85 mg/m² par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines pendant 12 cycles (6 mois).
- La dose recommandée de l'oxaliplatine dans le traitement des cancers métastatiques colorectaux est de 85 mg/m² par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines.
- La dose sera ajustée en fonction de la tolérance (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- L'administration de l'oxaliplatine doit toujours précéder celle des fluoropyrimidines, c'est-à-dire le 5-fluorouracile (5-FU).
- L'oxaliplatine est administré en perfusion IV de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml d'une solution de glucose à 5% afin d'obtenir une concentration entre 0,2 mg/ml minimum et 0,7 mg/ml (0,70 mg/ml étant la concentration la plus élevée autorisée en pratique clinique pour une dose d'oxaliplatine de 85 mg/m²).
- L'oxaliplatine a été, le plus souvent, administré en association avec du 5-fluorouracile en perfusion continue. Pour le traitement répété toutes les 2 semaines, un schéma contenant le 5-fluorouracile en bolus et en perfusion continue a été utilisé.
- Populations particulières :
. Insuffisants rénaux :
L'oxaliplatine n'a pas été étudié chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubrique contre-indications).
Chez les patients présentant une altération modérée de la fonction rénale, le traitement peut être initié à la dose recommandée (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). Il n'est pas nécessaire d'adapter la dose chez les patients avec une faible altération de la fonction rénale.
. Insuffisants hépatiques :
Une étude de phase I incluant des patients présentant différents degrés d'insuffisance hépatique a montré que la fréquence et la sévérité des troubles hépatobiliaires semblaient corrélées à l'évolutivité de la maladie et aux anomalies initiales des explorations fonctionnelles hépatiques. Lors du développement clinique, aucun ajustement de la dose n'a été effectué chez les patients présentant des anomalies des fonctions hépatiques.
. Sujets âgés :
Il n'a pas été observé d'aggravation de la toxicité sévère de l'oxaliplatine utilisé seul ou en association avec le 5-fluorouracile chez les sujets de plus de 65 ans. En conséquence, aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé.
Mode d'administration :
- L'oxaliplatine s'administre en perfusion intraveineuse.
- L'administration de l'oxaliplatine ne nécessite pas d'hyperhydratation.
- L'oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5%, afin d'obtenir une concentration de 0,2 mg/ml minimum, doit être perfusé par soit voie veineuse périphérique, soit par voie veineuse centrale sur une durée de 2 à 6 heures et toujours préalablement au 5-fluorouracile.
- En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
- Allaitement : le passage dans le lait maternel n'a pas été étudié. L'allaitement est contre-indiqué durant le traitement par l'oxaliplatine.
- Myélosuppression avant le premier cycle de traitement (neutrophiles < 2 x 10puissance9/L et/ou plaquettes < 100 x 10puissance9/L).
- Neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement.
- Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min).
DECONSEILLE :
Grossesse : aucune information sur la sécurité d'emploi de l'oxaliplatine n'est à ce jour disponible chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont montré une toxicité de l'oxaliplatine sur la reproduction. L'oxaliplatine est donc déconseillé durant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de méthodes de contraception. L'utilisation d'oxaliplatine ne doit être envisagée qu'après avoir précisément informé la patiente du risque pour le foetus et avec son consentement. Chez la femme, l'utilisation de méthodes de contraception appropriées devra être poursuivie pendant 4 mois après l'arrêt du traitement, et pendant 6 mois chez l'homme.

Effets indésirables Oxaliplatine Ratiopharm

- Les événements indésirables les plus fréquents, en cas d'association avec le 5-fluorouracile/l'acide folinique (5-FU/AF) sont de type digestif (diarrhée, nausées, vomissements et mucites), hématologique (neutropénie, thrombocytopénie) et neurologique (neuropathie sensitive périphérique aiguë et dose-cumulée). Globalement, ces effets indésirables ont été plus fréquents et sévères sous oxaliplatine associé au 5-FU/AF que sous 5-FU/AF seul.
- Les fréquences présentées dans le tableau ci-dessous sont issues d'études cliniques dans lesquelles l'oxaliplatine a été administré pour le traitement de cancers métastasés ou comme traitement adjuvant (incluant respectivement 416 et 1108 patients dans les groupes oxaliplatine + 5-FU/AF) et de rapports de pharmacovigilance.
- Les fréquences de ce tableau sont définies selon la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1000, < 1/100), rare (> 1/10000, < 1/1000), très rare (< 1/10000) y compris cas isolés.
D'autres détails sont fournis après le tableau.
TABLEAU 1 : Effets indésirables par classe de systèmes d'organes.
- Infections et infestations :
. Très fréquent : Infection.
. Fréquent : Neutropénie fébrile/état infectieux neutropénique (neutropénie de grade 3, 4 et infections documentées)*. Rhinite, infection des voies respiratoires supérieures.
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
. Très fréquent : Anémie, neutropénie, thrombocytopénie*. Leucopénie, lymphopénie*.
. Rare : Thrombocytopénie immuno-allergique, anémie hémolytique.
- Affections du système immunitaire :
Très fréquent : Allergie/réaction allergique.
Cas fréquents de réactions allergiques tels que rash cutané (en particulier urticaire), conjonctivite, rhinite.
Réactions anaphylactiques fréquentes incluant des cas de bronchospasme, d'angioedème, d'hypotension et de choc anaphylactique.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
. Très fréquent : Anorexie. Troubles de la glycémie, hypokaliémie, anomalies de la natrémie.
. Fréquent : Déshydratation.
. Peu fréquent : Acidose métabolique.
- Affections psychiatriques :
. Fréquent : Dépression, insomnie.
. Peu fréquent : Nervosité.
- Affections du système nerveux :
. Très fréquent : Neuropathie sensitive périphérique, céphalées. Troubles sensoriels. Dysgueusie.
. Fréquent : Sensations vertigineuses, névrite motrice, syndrome méningé.
. Rare : Dysarthrie.
- Affections oculaires :
. Fréquent : Conjonctivite, troubles de la vision.
. Rare : Baisse transitoire de l'acuité visuelle, anomalies du champ visuel. Névrite optique.
- Affections de l'oreille et du labyrinthe :
. Peu fréquent : Ototoxicité.
. Rare : Surdité.
- Affections vasculaires :
. Très fréquent : Epistaxis.
. Fréquent : Hémorragies, thrombophlébite profonde, embolie pulmonaire, rectorragie. Bouffées vasomotrices.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
. Très fréquent : Dyspnée, toux.
. Fréquent : Douleur thoracique, hoquet.
. Rare : Pneumopathie interstitielle, fibrose pulmonaire**.
- Affections gastro-intestinales :
. Très fréquent : Diarrhées, nausées, vomissements, stomatite/mucite, douleurs abdominales, constipation.
. Fréquent : Dyspepsie, reflux gastro-oesophagien.
. Peu fréquent : Iléus, obstruction intestinale.
. Rare : Colite, y compris diarrhée à Clostridium difficile.
. Très rare : Pancréatite.
- Affections hépatobiliaires :
. Très fréquent : Augmentation des phosphatases alcalines, hyperbilirubinémie, augmentation de la LDH, augmentation des enzymes hépatiques (SGPT/ALAT, SGOT/ASAT).
. Très rare : Maladie veino-occlusive du foie.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
. Très fréquent : Affection cutanée, alopécie.
. Fréquent : Exfoliation cutanée (syndrome pieds-mains), éruption érythémateuse, hypersudation, atteinte unguéale.
- Affections musculosquelettiques, et systémiques :
. Très fréquent : Dorsalgie.
. Fréquent : Arthralgie, douleur osseuse.
- Affections du rein et des voies urinaires :
. Fréquent : Dysurie, anomalies de la fréquence mictionnelle, augmentation de la créatinine, hématurie.
. Très rare : Néphropathie tubulo-interstitielle aiguë.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Très fréquent : Fièvre, fatigue, asthénie, douleur, prise de poids (traitement adjuvant). Réaction au site d'injection.
Cas très fréquents de fièvre, d'origine infectieuse (associée ou non à une neutropénie) ou fièvres isolées de type immunologique.
L'extravasation peut provoquer une douleur locale ainsi qu'une inflammation, pouvant être sévère et entraîner des complications particulièrement lorsque l'oxaliplatine est perfusé par voie veineuse périphérique (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Fréquent : Perte de poids (traitement des cancers métastasés).
*Voir rubrique détaillée ci-dessous.
**Voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi.
TOXICITE HEMATOLOGIQUE :
TABLEAU 2 : Incidence par patient (%), par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines :
- Traitement des cancers métastasés : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Anémie : 82,2% / 3% / < 1%.
. Neutropénie : 71,4% / 28% / 14%.
. Thrombocytopénie : 71,6% / 4% / < 1%.
. Neutropénie fébrile : 5,0% / 3,6% / 1,4%.
. Infection neutropénique : 1,1% / 0,7% / 0,4%.
- Traitement adjuvant : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Anémie : 75,6% / 0,7% / 0,1%.
. Neutropénie : 78,9% / 28,8% / 12,3%.
. Thrombocytopénie : 77,4% / 1,5% / 0,2%.
. Neutropénie fébrile : 0,7% / 0,7% / 0,0%.
. Infection neutropénique : 1,1% / 0,6% / 0,4%.
TOXICITE DIGESTIVE :
TABLEAU 3 : Incidence par patient (%), par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines :
- Traitement des cancers métastasés : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Nausées : 69,9% / 8% / < 1%.
. Diarrhées : 60,8% / 9% / 2%.
. Vomissements : 49,0% / 6% / 1%.
. Mucite/Stomatite : 39,9% / 4% / < 1%.
- Traitement adjuvant : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Nausées : 73,7% / 4,8% / 0,3%.
. Diarrhées : 56,3% / 8,3% / 2,5%.
. Vomissements : 47,2% / 5,3% / 0,5%.
. Mucite/Stomatite : 42,1% / 2,8% / 0,1%.
- La toxicité digestive de l'oxaliplatine, de type nausées et vomissements, justifie un traitement anti-émétique prophylactique et/ou curatif.
- Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). Des cas isolés de pancréatite ont été rapportés.
SYSTEME NERVEUX :
- La toxicité limitante de l'oxaliplatine est neurologique. Il s'agit essentiellement d'une neuropathie périphérique sensitive caractérisée par des dysesthésies et/ou des paresthésies des extrémités accompagnées ou non de crampes, souvent déclenchées par le froid. Ces symptômes apparaissent jusque chez 95% des patients traités. La durée de ces symptômes, généralement régressifs entre les cycles de traitement, s'accroît avec la répétition de ceux-ci.
- La survenue de douleurs et/ou d'une gêne fonctionnelle nécessite, selon la durée des symptômes, l'ajustement de la dose, voire l'arrêt du traitement (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Cette gêne fonctionnelle, qui comprend des difficultés lors de l'exécution des gestes fins, est une conséquence possible de l'atteinte sensitive. Le risque de survenue de symptômes persistants pour une dose cumulée de 850 mg/m² (soit 10 cycles) est d'environ 10%, et atteint 20% pour une dose cumulée de 1020 mg/m² (soit 12 cycles).
- Dans la majorité des cas, la symptomatologie neurologique s'améliore ou disparaît complètement à l'arrêt du traitement. En traitement adjuvant du cancer colique, la symptomatologie est discrète ou inexistante 6 mois après l'arrêt du traitement chez 87% des patients. Après 3 ans de suivi, environ 3% des patients présentent encore des paresthésies localisées persistantes d'intensité modérée (2,3%) ou des paresthésies pouvant interférer avec les activités fonctionnelles (0,5%).
- Des manifestations neurosensorielles aiguës ont été rapportées (voir rubrique données de sécurité précliniques). Elles débutent dans les heures suivant l'administration et surviennent souvent lors d'une exposition au froid. Elles se caractérisent par des paresthésies transitoires, des dysesthésies ou hypo-esthésies. Un syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée survient chez 1% à 2% des patients et se caractérise par des sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée/sensation de suffocation sans signe objectif de détresse respiratoire (sans cyanose, ni hypoxie) ou par laryngospasmes ou bronchospasmes (sans stridor ou sifflement). Bien que des antihistaminiques et des bronchodilatateurs aient été administrés dans ces situations, cette symptomatologie est rapidement réversible, même en l'absence de tout traitement. L'allongement de la durée de la perfusion dans les cycles suivants favorise la diminution de l'incidence de ce syndrome (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). D'autres symptômes sont parfois observés : spasme de la mâchoire/spasmes musculaires/contractions musculaires involontaires/secousses musculaires/myoclonies, troubles de la coordination/troubles de la marche/ataxie/troubles de l'équilibre, oppression/gêne/douleur laryngée ou thoracique. Des anomalies des nerfs crâniens peuvent accompagner ces troubles neurologiques ou apparaître de façon isolée et se manifester par une symptomatologie variée : ptose, diplopie, aphonie/dysphonie/raucité de la voix, parfois décrite comme une paralysie des cordes vocales, troubles de la sensibilité de la langue ou dysarthrie, parfois décrite comme une aphasie, névralgie du trijumeau/douleur faciale/douleur oculaire, diminution de l'acuité visuelle, anomalies des champs visuels.
- D'autres symptômes neurologiques comme la disparition des réflexes ostéotendineux et un signe de Lhermitte ont été rapportés lors de traitements par l'oxaliplatine. Des cas isolés de névrites optiques ont été rapportés.
REACTIONS ALLERGIQUES :
TABLEAU 4 : Incidence par patient (%), par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines :
- Traitement des cancers métastasés : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
Réactions allergiques/allergie : 9,1% / 1% / < 1%.
- Traitement adjuvant : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
Réactions allergiques/allergie : 10,3% / 2,3% / 0,6%.
AFFECTIONS HEPATOBILIAIRES :
Des cas de maladie veino-occlusive du foie ou des manifestations pathologiques liées à ce type de troubles hépatiques, notamment une péliose hépatique, une hyperplasie nodulaire régénérative ou une fibrose périsinusoïdale ont été rapportés. Ces troubles peuvent se manifester cliniquement par une hypertension portale et/ou une élévation des transaminases.
AFFECTIONS DU REIN ET DES VOIES URINAIRES :
Des néphropathies tubulo-interstitielles aiguës conduisant à une insuffisance rénale aiguë ont été observées.



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