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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PACLITAXEL ACTAVIS 6 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Taxol
Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Paclitaxel
laboratoire: Actavis

Solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 5 ml
Toutes les formes

Indication

Carcinome de l'ovaire :

En traitement de première intention du cancer de l'ovaire, le paclitaxel est indiqué chez les patientes présentant une maladie avancée ou résiduelle (> 1cm) après laparotomie initiale, en association avec le cisplatine ;

En traitement de deuxième intention du cancer de l'ovaire, le paclitaxel est indiqué chez les patientes présentant un carcinome métastatique de l'ovaire après échec du traitement classique à base de sels de platine.

Carcinome du sein :

En traitement adjuvant, le paclitaxel est indiqué dans le traitement du carcinome du sein avec envahissement ganglionnaire après un traitement par anthracycline et cyclophosphamide (AC).

Le traitement adjuvant par le paclitaxel doit être considéré comme une alternative à une prolongation du traitement par AC.

Le paclitaxel est indiqué dans le traitement initial du cancer du sein localement avancé ou métastatique soit en association avec une anthracycline chez les patientes auxquelles un traitement par anthracycline convient, soit en association avec le trastuzumab chez les patientes avec une surexpression HER-2 classée 3+ par l'immunohistochimie et auxquelles une anthracycline ne convient pas (voir les rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Administré seul, le paclitaxel est aussi indiqué pour le traitement des carcinomes métastatiques du sein pour les patientes en échec, ou non candidates, au traitement classique à base d'anthracycline.

Carcinome bronchique non à petites cellules avancé :

Le paclitaxel, en association avec le cisplatine est indiqué pour le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) chez les patients qui ne sont pas candidats à une chirurgie potentiellement curative et/ou une radiothérapie.

Sarcome de Kaposi lié au SIDA :

Le paclitaxel est indiqué dans le traitement des patients en stade avancé du sarcome de Kaposi lié au SIDA et après échec d'un traitement antérieur par des anthracyclines liposomales.

Des données limitées d'efficacité soutiennent cette indication, un résumé des études significatives est décrit dans la rubrique Propriétés pharmacodynamiques.

Posologie PACLITAXEL ACTAVIS 6 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 5 ml

Tous les patients doivent être prémédiqués avec des corticostéroïdes, des antihistaminiques et des antagonistes des récepteurs H2, avant administration de PACLITAXEL ACTAVIS:

Médicament

Posologie

Administration avant PACLITAXEL ACTAVIS

dexaméthasone

20mg per os* ou IV

Pour l'administration orale: environ 12 et 6 heures ou pour l'administration IV: 30 à 60 min

diphenhydramine**

50mg IV

30 à 60 minutes

cimetidine ou ranitidine

300mg IV ou 50mg IV

30 à 60 minutes

* 8-20 mg pour les patients atteints du sarcome de Kaposi.

**ou un antihistaminique équivalent, par exemple, la chlorphéniramine.

Le paclitaxel doit être administré à l'aide d'une tubulure munie d'une membrane filtrante à micropores de diamètre < 0,22 µm ( voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination ).

Traitement de première intention du carcinome de l'ovaire :

Bien que d'autres schémas posologiques soient en cours d'évaluation, un schéma associant le paclitaxel et le cisplatine est recommandé. En fonction des durées de perfusion, deux posologies de paclitaxel sont recommandées: paclitaxel 175 mg/m2 en administration intraveineuse de 3 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m2 toutes les 3 semaines ou paclitaxel 135 mg/m2 en perfusion de 24 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m2, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure ( voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques ).

Traitement de deuxième intention du carcinome de l'ovaire:

La dose de paclitaxel recommandée est de 175 mg/m2 administrée sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement adjuvant du carcinome du sein:

La dose de paclitaxel recommandée est de 175 mg/m2 administrée sur une période de 3 heures toutes les 3 semaines pour quatre cures, après un traitement par AC.

Traitement de première intention du carcinome du sein:

Lors d'une association avec la doxorubicine (50mg/m2), le paclitaxel doit être administré 24 heures après la doxorubicine. La dose de paclitaxel recommandée est de 220 mg/m2 en administration IV sur 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure ( voir les rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques ).

Lors d'une association avec le trastuzumab, la dose de paclitaxel recommandée est de 175 mg/m2 en administration IV sur 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure ( voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques ). La perfusion de paclitaxel peut commencer le jour suivant la première administration du trastuzumab ou immédiatement après les administrations suivantes du trastuzumab si la dose précédente du trastuzumab a été bien tolérée (pour les détails de la posologie du trastuzumab voir le résumé des caractéristiques du produit de Herceptin).

Traitement de deuxième intention du carcinome du sein:

La dose de paclitaxel recommandée est de 175 mg/m2 administrée sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé:

La dose de paclitaxel recommandée est de 175 mg/m2 administrée sur une période de 3 heures, suivi de cisplatine à une posologie de 80 mg/m2, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement du sarcome de Kaposi lié au SIDA:

La dose de paclitaxel recommandée est de 100 mg/m2 administrée en perfusion intraveineuse de 3 heures toutes les deux semaines.

Lors des cures suivantes, la dose de paclitaxel doit être ajustée en fonction de la tolérance individuelle des patients.

Le paclitaxel ne doit pas être réadministré tant que le nombre de neutrophiles n'est pas supérieur ou égal à 1.5x109/l (≥ 1x109/l pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) et le nombre de plaquettes n'est pas supérieur ou égal à 100x109/l (≥ 75x109/l pour les patients atteints du sarcome de Kaposi). Pour les patients présentant une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 0.5x109/l pendant 7 jours ou plus) ou une neuropathie périphérique sévère, les doses doivent être réduites de 20 % lors de cures suivantes (25 % pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) ( voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi ).

Insuffisance hépatique:

Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander des ajustements posologiques chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée ( voir les rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques ). Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Utilisation en pédiatrie :

L'administration du paclitaxel est déconseillée chez les enfants âgés de moins de 18 ans en raison de l'absence de données suffisantes en termes de tolérance et d'efficacité.

Contre indications

Le paclitaxel est contre-indiqué chez les patients ayant déjà présenté une réaction d'hypersensibilité sévère au paclitaxel ou à l'un des excipients, en particulier au ricinoléate de macrogolglycérol (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.).

Le paclitaxel est contre indiqué pendant la grossesse et l'allaitement (voir rubrique Grossesse et allaitement).

Le traitement par le paclitaxel ne doit pas être débuté chez les patients dont le nombre initial de neutrophiles est <1.5x109/l (<1x109/l pour les patients atteints du sarcome de Kaposi).

Dans le sarcome de Kaposi, le paclitaxel est aussi contre-indiqué chez les patients ayant une infection concomitante, grave ou non-contrôlée.

Effets indésirables Paclitaxel Actavis

Sauf indication contraire, la discussion suivante fait référence aux données de tolérance d'essais cliniques menés chez 812 patients traités par du paclitaxel en monothérapie pour des tumeurs solides. Puisque la population des patients atteints du sarcome de Kaposi est très spécifique, un chapitre spécial fondé sur une étude clinique comportant 107 patients est présenté à la fin de cette rubrique.

Sauf indication contraire, la fréquence et la sévérité des effets indésirables sont généralement identiques entre les patients recevant du paclitaxel pour le traitement du carcinome de l'ovaire, du carcinome du sein ou du cancer bronchique non à petites cellules. Aucun des effets indésirables observés n'est clairement influencé par l'âge.

La myélodépression est l'effet indésirable le plus fréquent de paclitaxel. Une neutropénie sévère (<0.5x109/l) a été observée chez 28 % des patients sans être associée à des épisodes fébriles. 1 % seulement des patients a présenté une neutropénie sévère pendant 7 jours ou plus.

Une thrombocytopénie a été rapportée chez 11 % des patients. 3 % de ces patients ont présenté un nadir plaquettaire < 50 x109/l, au moins une fois.

64 % des patients ont présenté une anémie, considérée comme sévère (Hb < 80 g/l) chez seulement 6 % des patients. L'incidence et la sévérité de l'anémie est fonction du taux d'hémoglobine avant traitement.

Les neurotoxicités, principalement les neuropathies périphériques, semblent être plus fréquentes et sévères avec une perfusion de 175 mg/m² sur 3 heures (85% de neurotoxicité, 15% sévères) qu'avec une perfusion de 135 mg/m² sur 24 heures (25% de neuropathies périphériques, 3% de sévères) de paclitaxel associé au cisplatine. On observe une augmentation apparente de l'incidence des neurotoxicités sévères chez les patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules et chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire, traitées par le paclitaxel sur 3 heures, suivi de cisplatine. La neuropathie périphérique peut survenir à la suite de la première cure de paclitaxel et s'aggraver lors des cures suivantes. Elle a motivé l'arrêt du traitement dans quelques cas. Les troubles sensitifs ont habituellement régressé ou disparu quelques mois après la fin du traitement. Une neuropathie préexistante résultant de thérapies antérieures ne contre-indique pas le traitement par le paclitaxel.

Des myalgies et arthralgies ont affecté 60 % des patients et ont été considérées comme sévères chez 13 % d'entre eux.

Des réactions d'hypersensibilité sévères, parfois fatales (hypotension nécessitant un traitement, angio-oedème, détresse respiratoire nécessitant un traitement bronchodilatateur, urticaire généralisée) sont survenues chez 2 patients (< 1 %). Des réactions d'hypersensibilité mineures (principalement bouffées vasomotrices, éruption cutanée transitoire) ne nécessitant ni mesure thérapeutique spécifique, ni arrêt du traitement par paclitaxel ont été observées chez 34% des patients (17 % des cures administrées).

Des réactions au site d'injection ont été observées durant l'administration intraveineuse. Celles-ci peuvent conduire à des oedèmes localisés, des douleurs, un érythème et une induration. Selon les cas, une extravasation peut conduire à une cellulite. Une escarre de la peau et/ou une exfoliation peuvent aussi apparaître. Une décoloration de la peau peut aussi apparaître. Une récurrence de réactions cutanées au site précédent d'extravasation après administration de paclitaxel à un autre endroit a été rarement rapportée. Il n'est pas connu, à ce jour, de traitement spécifique des réactions d'extravasations.

Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables, quelque soit leur degré de sévérité, associés à l'administration du paclitaxel administré seul en perfusion de trois heures dans des traitements de cancers métastatiques (812 patients traités lors des essais cliniques) et tels que rapportés lors de l'expérience après commercialisation* du produit.

La fréquence des effets indésirables présentés ci-dessous est définie selon la convention suivante :

Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000).

Infections et infestations :

Très fréquent : épisode infectieux (principalement

infections des voies urinaires et respiratoires

haute), avec des cas rapportés d'issue fatale.

Peu fréquent: choc septique.

Rare* : pneumonie, péritonite, septicémie.

Affections du système sanguin et

Très fréquent : myélosuppression, neutropénie,

lymphatique :

anémie, thrombocytopénie, leucopénie, hémorragie.

Rare* : neutropénie fébrile.

Très rare* : leucémie myéloïde aiguë, syndrome

Myélodysplasique.

Affections du système immunitaire :

Très fréquent : réactions d'hypersensibilité mineures

(principalement rougeur du visage et éruption

cutanée transitoire).

Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité

importantes nécessitant un traitement (par exemple

hypotension, oedème de Quincke, détresse

respiratoire, urticaire généralisée, frissons, douleurs

dorsales, douleur thoracique, tachycardie, douleurs

abdominales, douleur des extrémités, diaphorèse

et hypertension).

Rare* : réactions anaphylactiques.

Très rare* : choc anaphylactique.

Troubles du métabolisme - Troubles

Très rare* : anorexie.

nutritionnels :

Affections psychiatriques :

Très rare* : état confusionnel.

Affections du système nerveux :

Très fréquent : neurotoxicité (principalement :

neuropathies périphériques).

Rare* : neuropathies motrices (provoquant une

faiblesse distale mineure).

Très rare*: neuropathies végétatives (provoquant

iléus paralytique et hypotension orthostatique),

crises généralisées tonico-cloniques, convulsions,

encéphalopathie, sensations vertigineuses,

céphalées, ataxie.

Affections ophtalmologiques :

Très rare* : troubles du nerf optique et/ou troubles visuels (scotome scintillant), en particulier chez les patients ayant reçu des doses supérieures à celles recommandées.

Affections ORL :

Très rare*: ototoxicité, perte d'audition, acouphène, vertige.

Affections cardiaques :

Fréquent : bradycardie.

Peu fréquent : myocardiopathie, tachycardie

ventriculaire asymptomatique, tachycardie avec

bigéminie, bloc auriculo-ventriculaire et syncope,

infarctus du myocarde.

Très rare*: fibrillation auriculaire, tachycardie

supraventriculaire.

Affections vasculaires :

Très fréquent : hypotension.

Peu fréquent : hypertension, thrombose,

thrombophlébite.

Très rare* : choc.

Affections respiratoires,

Rare* : dyspnée, épanchement pleural,

thoraciques et médiastinales :

pneumonie interstitielle, fibrose pulmonaire,

embolie pulmonaire, insuffisance respiratoire.

Très rare*: toux.

Affections gastro-intestinales :

Très fréquent : nausée, vomissements, diarrhée,

inflammation des muqueuses.

Rare*: occlusion intestinale, perforation

intestinale, colite ischémique, pancréatite.

Très rare* : thrombose mésentérique, colite

pseudo-membraneuse, oesophagite, constipation,

ascite, colite neutropénique.

Affections hépato-biliaires :

Très rare* : nécrose hépatique, encéphalopathie

hépatique (pour les 2 effets des cas d'issue fatale

ont été rapportés).

Affections de la peau et du tissu

Très fréquent : alopécie.

sous-cutanée

Fréquent : modifications transitoires et légères

des ongles et de la peau.

Rare* : prurit, éruption cutanée transitoire,

érythème.

Très rare *: syndrome de Stevens‑Johnson,

syndrome de Lyell, érythème multiforme, dermatite

exfoliative, urticaire, onycholyse (les patients sous

traitement doivent protéger leurs mains et leurs pieds

du soleil).

Affections musculo-squelettiques, affections des tissus correctifs et des os

Très fréquent : arthralgie, myalgie.

Troubles généraux et réactions

Fréquent: réactions au site d'injection (oedème

au site d'injection :

localisé, douleur, érythème, induration ; parfois

une extravasation peut conduire à une cellulite,

une fibrose cutanée et une nécrose cutanée).

Rare*: asthénie, pyrexie, déshydratation, oedème,

Malaise.

Investigations :

Fréquent : élévation sévère des AST (SGOT),

élévation sévère des phosphatases alcalines.

Peu fréquent : élévation sévère de la bilirubine.

Rare*: augmentation de la créatininémie.

Les patientes atteintes de carcinome du sein recevant paclitaxel en traitement adjuvant après AC, ont présenté davantage de toxicité neurosensorielle, réactions d'hypersensibilité, arthralgies/myalgies, anémies, infections, fièvres, nausées, vomissements, diarrhées que les patientes recevant AC seul. Toutefois, la fréquence de ces événements est en adéquation avec l'utilisation de paclitaxel administré seul, telle que rapportée ci-dessus.

Traitement en association

La discussion suivante fait référence à deux essais majeurs en chimiothérapie de première intention du carcinome de l'ovaire (paclitaxel + cisplatine: plus de 1050 patientes), deux essais de phase III dans le traitement de première intention du carcinome métastatique du sein: l'un étudiant l'association avec doxorubicine (paclitaxel + doxorubicine : 267 patientes), l'autre étudiant l'association avec trastuzumab (analyse planifiée de sous-groupe paclitaxel + trastuzumab: 188 patientes) et deux essais de phase III en traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé (paclitaxel + cisplatine: plus de 360 patients) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Administré en perfusion de 3 heures en chimiothérapie de première ligne du cancer de l'ovaire, les neurotoxicités, arthralgies/myalgies et hypersensibilités rapportées étaient plus fréquentes et plus sévères chez les patientes traitées par paclitaxel suivi de cisplatine que chez les patientes traitées par cyclophosphamide suivi de cisplatine. Les myélosuppressions semblent moins fréquentes et moins sévères avec le paclitaxel en perfusion de 3 heures suivi de cisplatine qu'avec le cyclophosphamide suivi de cisplatine.

En chimiothérapie de première intention du carcinome métastatique du sein, les neutropénies, anémie, neuropathies périphériques, arthralgies/myalgies, asthénie, fièvre et diarrhées rapportées ont été rapportées plus fréquemment et ont été plus sévères quand paclitaxel (220mg/m²)  était administré en perfusion de 3 heures, 24 heures après doxorubicine (50mg/m²) comparé au traitement FAC classique (5-FU 500mg/m², doxorubicine 50mg/m², cyclophosphamide 500mg/m²). Les nausées et vomissements ont semblé moins fréquents et moins sévères avec le traitement paclitaxel (220mg/m²) / doxorubicine (50mg/m²) comparé au traitement FAC classique. L'administration de corticostéroïdes a pu contribuer à une diminution de la fréquence et de la sévérité des nausées et des vomissements dans le bras paclitaxel/doxorubicine.

Lors de l'administration de paclitaxel en perfusion de 3 heures en association avec le trastuzumab en traitement de première intention de patientes atteintes de carcinome du sein métastatique, les événements suivants (quelque soit leur lien avec le paclitaxel ou le trastuzumab) on été rapportés plus fréquemment qu'avec paclitaxel administré seul : insuffisance cardiaque (8% versus 1%), infection (46% versus 27%), frissons (42% versus 4%), fièvre (47% versus 23%), toux (42% versus 22%), éruption cutanée transitoire (39% versus 18%), arthralgie (37% versus 21%), tachycardie (12 % versus 4 %), diarrhée (45% versus 30%), hypertonie (11% versus 3%), épistaxis (18% versus 4%), acné (11% versus 3%), herpès (12% versus 3%), blessure accidentelle (13% versus 3%), insomnie (25% versus 13%), rhinite (22% versus 5%), sinusite (21% versus 7%) et réaction au site d'injection (7% versus 1%). Certaines de ces différences de fréquence pourraient résulter de l'augmentation du nombre et de la durée des traitements par l'association paclitaxel/trastuzumab versus paclitaxel administré seul. La fréquence de l'observation des effets sévères a été similaire pour l'association paclitaxel/trastuzumab et paclitaxel administré seul.

Lors de l'association de paclitaxel et doxorubicine dans le traitement du carcinome métastatique du sein, des anomalies de la contraction cardiaque (≥ 20% de réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche) ont été observées chez 15% des patientes contre 10% sous un traitement FAC classique. Une insuffisance cardiaque congestive a été observée à < 1% dans le bras paclitaxel /doxorubicine et dans le bras FAC classique.

Suite à l'administration de trastuzumab en association avec paclitaxel chez des patientes préalablement traitées par les anthracyclines, il a été observé une augmentation de la fréquence et de la sévérité du dysfonctionnement cardiaque comparé aux patientes traitées par le paclitaxel seul (classeI/II de la New York Heart Association (NYHA) : 10% versus 0% ; classe III/IV : 2% versus1%) et rarement une issue fatale (voir résumé des caractéristiques du produit de Herceptin). A part ces cas rares, les patientes ont réagi à un traitement médical approprié.

Des cas de pneumopathies radiques ont été rapportés chez des patients recevant une radiothérapie associée.

Sarcome de Kaposi lié au Sida

Dans une étude clinique comportant 107 patients, en dehors des effets indésirables hématologiques et hépatiques (voir ci-dessous), la fréquence et la sévérité des effets indésirables étaient généralement similaires entre les patients atteints du sarcome de Kaposi et les patients traités par paclitaxel administré en monothérapie dans d'autres tumeurs solides.

Troubles du système sanguin et lymphatique : la myélosuppression était la toxicité majeure dose limitante. La neutropénie est l'atteinte hématologique la plus significative. Lors de la première cure, une neutropénie sévère (< 500 cellules /mm3) est survenue chez 20 % des patients. Pendant toute la période du traitement, 39% des patients avaient une neutropénie sévère. La neutropénie était présente pendant plus de 7 jours chez 41% des patients et pendant 30-35 jours chez 8% des patients. Chez tous les patients suivis, la neutropénie a été résolue dans les 35 jours. La fréquence d'une neutropénie de grade 4 avec une durée ≥ 7 jours était de 22%.

Une neutropénie fébrile liée au paclitaxel a été rapportée chez 14% des patients et dans 1,3% des cures.

Lors de l'administration de paclitaxel, il y a eu 3 épisodes septiques (2.8%) liés au médicament qui se sont avérés fatals.

Une thrombocytopénie a été observée chez 50 % des patients; elle était sévère (< 50.000 /mm3) chez 9 %. Seulement 14 % ont présenté une diminution du nombre des plaquettes < 75.000 /mm3 au moins une fois lors du traitement. Des hémorragies liées au paclitaxel ont été rapportées chez moins de 3 % des patients mais elles ont été localisées.

Une anémie (Hb < 11 g/dL) a été observée chez 61 % des patients; elle était sévère (Hb < 8 g/dL) chez 10 %. Des transfusions de globules rouges ont été nécessaires chez 21% des patients.

Troubles hépato-biliaires : parmi les patients (> 50 % recevant des inhibiteurs de protéase) avec une fonction hépatique initiale normale, respectivement 28%, 43% et 44% des patients ont eu une augmentation de la bilirubine, de la phosphatase alcaline et d'AST (SGOT). Les augmentations étaient sévères dans 1% des cas pour chacun de ces paramètres.

Paclitaxel Actavis existe aussi sous ces formes

Paclitaxel Actavis

Voir aussi les génériques de Taxol

Paclitaxel Teva

Paclitaxel Dakota Pharm

Paclitaxel Mylan

Paclitaxel Ebewe

Paclitaxel EG

Paclitaxel Sandoz

Paclitaxel Mylan Pharma

Paclitaxel Hospira

Paclitaxel Actavis

Paclitaxel Kabi

Paclitaxel Ahcl



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