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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PACLITAXEL AHCL 6 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Taxol
Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Paclitaxel
laboratoire: Accord Healthcare Ltd

Solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 16,7 ml
Toutes les formes

Indication

Cancer de l'ovaire : en chimiothérapie de première intention du cancer de l'ovaire, le paclitaxel est indiqué, en association avec du cisplatine ou du carboplatine, pour le traitement des patientes présentant un carcinome avancé de l'ovaire ou une tumeur résiduelle (> 1 cm) après une laparotomie initiale

En chimiothérapie de deuxième intention du cancer de l'ovaire, le paclitaxel est indiqué pour le traitement du carcinome métastatique de l'ovaire après l'échec d'un traitement standard à base de platine.

Cancer du sein : à titre de traitement adjuvant, le Paclitaxel est indiqué pour le traitement des patientes présentant un carcinome mammaire à ganglions positifs après un traitement par anthracycline et  cyclophosphamide (AC). Le traitement adjuvant par le Paclitaxel doit être envisagé comme une alternative au traitement prolongé par AC.

Le Paclitaxel est indiqué pour le traitement initial du cancer du sein localement avancé ou métastatique, soit en association avec une anthracycline chez les patients pour qui le traitement par les anthracyclines est approprié, soit en association avec le trastuzumab, chez les patients qui surexpriment HER-2 (récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain) à un niveau 3+ tel que déterminé par immunohistochimie et pour qui une anthracycline n'est pas appropriée (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

En monothérapie, le Paclitaxel est indiqué pour le traitement du carcinome mammaire métastatique chez les patientes n'ayant pas répondu à un traitement standard à base d'anthracyclines ou pour lesquelles ce traitement est contre-indiqué.

Cancer bronchique non à petites cellules avancé : le Paclitaxel, en association avec le cisplatine, est indiqué pour le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) chez les patients pour lesquels une chirurgie potentiellement curative et/ou une radiothérapie n'est pas indiquée.

Sarcome de Kaposi lié au SIDA : le Paclitaxel est indiqué pour le traitement des patients présentant un sarcome de Kaposi  (SK) avancé lié au SIDA et qui n'ont pas répondu à un traitement antérieur à base d'anthracyclines liposomales.

Les données limitées en matière d'efficacité vont dans le sens de cette indication ; une récapitulation des études correspondantes est présentée dans la rubrique Propriétés pharmacodynamiques.

Posologie PACLITAXEL AHCL 6 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 16,7 ml

Le PACLITAXEL doit exclusivement être administré sous la supervision d'un oncologue qualifié, dans des unités spécialisées dans l'administration des produits cytotoxiques ( voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination ).

Tous les patients doivent recevoir un traitement préalable par des corticostéroïdes, des antihistamines, et des antagonistes H2 avant de recevoir le PACLITAXEL 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, par exemple:

Médicament

Dose

Administration préalable au Paclitaxel

Dexaméthasone

20 mg par voie orale* ou IV

Administration orale: approximativement entre 12 et 6 heures ou pour l'administration IV: entre 30 et 60 min. avant le paclitaxel

Diphénhydramine**

50 mg en IV

30 à 60 min

Cimétidine ou ranitidine

300 mg en IV
50 mg en IV

30 à 60 min

*8-20 mg chez les patients souffrant du SK

**ou une antihistamine équivalente, par exemple, la chlorphéniramine

Pour des indications sur la dilution du produit avant l'administration, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination .

Le Paclitaxel doit être administré par voie intraveineuse à travers un filtre en ligne comportant une membrane microporeuse ≤ 0,22 µm ( voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination ).

Chimiothérapie de première intention du cancer de l'ovaire: bien que d'autres schémas posologiques soient en cours d'étude, il est recommandé d'utiliser une association thérapeutique à base de paclitaxel et de cisplatine. Deux doses de paclitaxel sont recommandées en fonction de la durée de la perfusion: du paclitaxel 175 mg/m2 administré par voie intraveineuse sur 3 heures, suivi par du cisplatine à la dose de 75 mg/m2 toutes les trois semaines, ou bien du paclitaxel à 135 mg/m2, dans une perfusion de 24 heures, suivi par du cisplatine 75 mg/m2, avec un intervalle de 3 semaines entre les cycles de traitement ( voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques ).

Chimiothérapie de deuxième intention du cancer de l'ovaire: la dose recommandée de paclitaxel est de 175 mg/m2, administrée sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre les cycles de traitement.

Chimiothérapie adjuvante dans le cancer du sein: la dose recommandée de paclitaxel est de 175 mg/m2, administrée sur une période de 3 heures toutes les 3 semaines pendant quatre cycles de traitement, après un traitement par AC.

Chimiothérapie de première intention du cancer du sein: lorsqu'il est utilisé en association avec la doxorubicine (50 mg/m2), le paclitaxel doit être administré 24 heures après la doxorubicine. La dose recommandée de paclitaxel est 220 mg/m2 administrée par voie intraveineuse sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre cycles de traitement ( voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques ). Lorsqu'il est utilisé en association avec le trastuzumab, la dose recommandée de paclitaxel est de 175 mg/m2, administrée par voie intraveineuse sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre les cycles de traitement ( voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques ). La perfusion de PACLITAXEL peut être commencée le jour après l'administration de la première dose de trastuzumab ou immédiatement après les doses suivantes de trastuzumab si la dose précédente de trastuzumab a été bien tolérée (pour la posologie détaillée du trastuzumab, (voir le Résumé des caractéristiques du produit d'Herceptin).

Chimiothérapie de deuxième intention du cancer du sein: la dose recommandée de paclitaxel est de 175 mg/m2, administrée sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre cycles de traitement.

Le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé: la dose recommandée de paclitaxel est de 175 mg/m2, administrée sur une période de 3 heures, suivie par du cisplatine à 80 mg/m2, avec un intervalle de 3 semaines entre cycles de traitement.

Le traitement du SK lié au SIDA: la dose recommandée de paclitaxel est de 100 mg/m2, administrée dans une perfusion intraveineuse sur 3 heures toutes les deux semaines.

Les doses suivantes de paclitaxel doivent être administrées en fonction de la tolérance de chaque patient.

Le PACLITAXEL ne doit être réadministré que lorsque le nombre de neutrophiles est ≥ 1500/mm3 (≥ 1000/mm3 pour les patients souffrant du SK) et le nombre de plaquettes est ≥ 100 000/mm3 (≥ 75 000/mm3 pour les patients souffrant du SK). Chez les patients qui présentent une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 500/mm3 pendant une semaine ou plus) ou une neuropathie périphérique sévère, la dose doit être diminuée de 20 % pour les cycles suivants (de 25 % pour les patients souffrant du SK) ( voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi ).

Patients insuffisants hépatiques: les données disponibles sont insuffisantes pour recommander des altérations posologiques chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée ( voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques ). Les patients qui présentent une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Utilisation dans la population pédiatrique: l'utilisation du paclitaxel n'est pas recommandée chez les enfants âgés de moins de 18 ans en raison de l'absence de données en matière de tolérance et d'efficacité.

Le PACLITAXEL doit être administré par voie intraveineuse à l'aide d'une tubulure munie d'une membrane filtrante à micropores de diamètre 0,22 µm ( voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination ).

Contre indications

Le paclitaxel est contre-indiqué chez les patients qui présentent une hypersensibilité sévère au paclitaxel ou à l'un des excipients, en particulier l'huile de ricin polyoxyéthylée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). 

Le paclitaxel est contre-indiqué pendant l'allaitement (voir rubrique Grossesse et allaitement), et ne doit pas être utilisé chez les patients ayant un nombre initial de neutrophiles < 1500/mm³ (< 1000/mm³ pour les patients atteints du SK). 

Dans le SK, le paclitaxel est également contre-indiqué chez les patients présentant de façon concomitante des infections graves non contrôlées.

Effets indésirables Paclitaxel Ahcl

Sauf indication du contraire, la discussion ci-après se rapporte à la base de données globale en matière de tolérance chez 812 patients qui présentaient des tumeurs solides et qui étaient traités par du paclitaxel en monothérapie lors d'études cliniques. La population souffrant du SK étant très spécifique, un chapitre spécial, basé sur une étude clinique ayant recruté 107 patients, lui est consacré à la fin de cette partie.

La fréquence et la sévérité des effets indésirables, sauf indication contraire, sont en général similaires entre les patients recevant le paclitaxel pour le traitement du CBNPC, du cancer de l'ovaire ou du cancer du sein. Aucune des toxicités observées n'était clairrement influencée par l'âge du ou de la patient(e).

Une réaction d'hypersensibilité significative à l'issue potentiellement fatale (définie par une hypotension nécessitant un traitement, un angioedème, une détresse respiratoire nécessitant un traitement bronchodilatateur, ou une urticaire généralisée) s'est produite chez deux (< 1 %) patients. Trente quatre pour cent des patients (soit 17 % de tous les cycles de traitement) ont présenté des réactions d'hypersensibilité mineures. Ces réactions mineures, principalement, des bouffées vasomotrices et un rash, n'ont pas nécessité d'intervention thérapeutique et n'ont pas exigé l'arrêt du traitement par le paclitaxel.

L'effet indésirable significatif le plus fréquent était la myélosuppression. Une neutropénie sévère (< 500 cellules/mm3) s'est produite chez 28 % des patients, mais elle n'était pas associée à des épisodes fébriles. 1 % seulement des patients ont présenté une neutropénie sévère pendant 7 jours ou plus.

Une thrombocytopénie a été rapportée chez 11 % des patients. Trois pour cent des patients avaient un nadir de numération plaquettaire < 50 000/mm3 en une occasion au moins pendant l'étude. Une anémie a été observée chez 64 % des patients, mais elle était sévère (Hb < 5 mmol/l) chez 6 % seulement des patients. L'incidence et la sévérité de l'anémie est liée à la concentration initiale d'hémoglobine.

La neurotoxicité, et principalement, la neurotoxicité périphérique, semblait être plus fréquente et plus sévère avec une perfusion de 175 mg/m2 sur 3 heures (85 % de neurotoxicité, sévère chez 15 %) qu'avec une perfusion de 135 mg/m2 sur 24 heures (25 % de neuropathie périphérique, sévère chez 3 %) lorsque le paclitaxel était associé au cisplatine. Chez les patients souffrant de CB NPC et chez les patientes souffrant du cancer de l'ovaire qui reçoivent une perfusion de paclitaxel sur 3 heures, suivie d'une perfusion de cisplatine, on note une augmentation apparente de l'incidence de la neurotoxicité sévère. La neuropathie périphérique peut survenir après le premier cycle de traitement et peut s'aggraver avec les expositions successives au paclitaxel. La neuropathie périphérique était la raison de l'arrêt du traitement par le paclitaxel dans quelques cas. Les symptômes sensoriels se sont en général améliorés ou ont disparu dans les quelques mois suivant l'arrêt du paclitaxel. Les neuropathies préexistantes résultant des traitements antérieurs ne constituent pas une contre-indication au traitement par le paclitaxel.

60 % des patients ont été affectés par une arthralgie ou une myalgie, qui était sévère chez 13 % des patients.

Les réactions au point d'injection pendant l'administration intraveineuse peuvent entraîner de façon localisée: oedème, douleur, érythème et induration; rarement, une extravasation peut entraîner une cellulalgie. Une mue et/ou desquamation cutanée a été rapportée, parfois liée à une extravasation. Une décoloration cutanée peut aussi se produire. De rares cas de récidive de réactions cutanées en un site d'extravasation antérieure après administration de paclitaxel en un site différent, c.-à-d. un phénomène de « rappel », ont été rapportés. On ne connaît pas à l'heure actuelle de traitement spécifique pour les réactions d'extravasation.

Le tableau ci-dessous énumère les effets indésirables liés à l'administration du paclitaxel en monothérapie dans une perfusion de trois heures dans le traitement du cancer métastatique (812 patients traités lors des études cliniques) et tels que rapportés lors de la pharmacovigilance* postérieure à la commercialisation du paclitaxel.

La fréquence des effets indésirables énumérés ci-dessous est définie à l'aide de la convention ci-après:

Très fréquent (≥ 1/10); fréquent ( ≥1/100, < 1/10); peu fréquent ( ≥1/1000, < 1/100); rare ( ≥1/10 000, < 1/1000); très rare (< 1/10 000); fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles)

Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Infections et infestations:

Très fréquent: infection (principalement des infections des voies urinaires et des voies respiratoires supérieures), avec quelques cas d'évolution fatale
Peu fréquent: choc septique
Rare*: sepsie, péritonite, pneumonie

Affections hématologiques et du système lymphatique:

Très fréquent: myélosuppression, neutropénie, anémie, thrombocytopénie, leucopénie, saignement

Rare*: neutropénie fébrile
Très rare*: leucémie myéloïde aiguë, syndrome myélodysplasique

Affections du système immunitaire:

Très fréquent: réactions d'hypersensibilité mineures (principalement bouffées vasomotrices et rash)
Peu fréquent: réactions d'hypersensibilité significatives nécessitant un traitement (par ex., hypotension, oedème angioneurotique, détresse respiratoire, urticaire généralisée, frissons, douleur dorsale, douleur thoracique, tachycardie, douleur abdominale, douleur dans les extrémités, diaphorèse et hypertension)
Rare*: réactions anaphylactiques
Très rare*: choc anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la anorexie nutrition:

Très rare*: anorexie

Affections psychiatriques:

Très rare*: état de confusion

Affections du système nerveux:

Très fréquent: neurotoxicité (principalement: neuropathie périphérique)
Rare*: neuropathie motrice (avec faiblesse distale mineure consécutive)
Très rare*: crises tonicocloniques, neuropathie autonome (entraînant un iléus paralytique et une hypotension orthostatique), encéphalopathie, convulsions, étourdissement, ataxie, céphalées

Affections oculaires:

Très rare*: troubles du nerf optique et/ou troubles visuels (scotomes scintillants), en particulier chez les patients qui ont reçu des doses plus fortes que celles recommandées

Affections de l'oreille et du labyrinthe:

Très rare*: perte de l'audition, ototoxicité, acouphène, vertige

Affections cardiaques:

Fréquent: bradycardie
Peu fréquent: infarctus du myocarde, bloc AV et syncope, cardiomyopathie, tachycardie ventriculaire asymptomatique, tachycardie avec bigéminisme
Très rare*: fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire

Affections vasculaires:

Très fréquent: hypotension
Peu fréquent: thrombose, hypertension, thrombophlébite
Très rare*: choc

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales:

Rare*: insuffisance respiratoire, embolie pulmonaire, fibrose pulmonaire, pneumonie interstitielle, dyspnée, épanchement pleural
Très rare*: toux

Affections gastro-intestinales:

Très fréquent: diarrhée, vomissements, nausées, inflammation des muqueuses
Rare*: occlusion intestinale, perforation intestinale, colite ischémique, pancréatite
Très rare*: thrombose mésentérique, colite pseudomembraneuse, colite neutropénique, ascite, oesophagite, constipation

Affections hépatobiliaires:

Très rare*: nécrose hépatique, encéphalopathie hépatique (à issue parfois fatale dans les deux cas)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané:

Très fréquent: alopécie
Fréquent: changements transitoires et légers au niveau des ongles et de la peau
Rare*: prurit, rash, érythème
Très rare*: syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique, érythème multiforme, dermatite exfoliative, urticaire, onycholyse (les patients sous traitement doivent porter une protection solaire sur les mains et les pieds)

Affections musculo-squelettiques et systémiques:

Très fréquent: arthralgie, myalgie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration:

Fréquent: réactions au point d'injection (notamment oedème localisé, douleur, érythème, induration, rarement, l'extravasation peut entraîner une cellulalgie, fibrose cutanée et nécrose cutanée)
Rare*: pyrexie, déshydratation, asthénie, oedème, malaise

Investigations:

Fréquent: élévation sévère de l'ASAT (SGOT), élévation sévère de la phosphatase alcaline
Peu fréquent: élévation sévère de la bilirubine
Rare*: augmentation de la créatininémie

Les patientes souffrant d'un cancer du sein qui ont reçu du paclitaxel à titre de traitement adjuvant après AC ont présenté davantage de toxicités neurosensorielles, de réactions d'hypersensibilité, d'arthralgies/myalgies, anémies, infections, fièvre, nausées/vomissements et diarrhées que les patientes qui avaient reçu AC seul. En revanche, la fréquence de ces événements correspondait à ce qui avait été observé lorsque le paclitaxel était utilisé en monothérapie, tel que rapporté ci-dessus.

Association thérapeutique

La discussion ci-après se rapporte à deux grandes études portant sur la chimiothérapie de première intention du cancer de l'ovaire (paclitaxel + cisplatine: plus de 1050 patientes); deux études de phase III dans le traitement de première intention du cancer du sein métastatique: une étude évaluant l'association avec la doxorubicine (paclitaxel + doxorubicine: 267 patientes), une autre évaluant l'association avec le trastuzumab (analyse planifiée de sous-groupe paclitaxel + trastuzumab: 188 patientes) et deux études de phase III portant sur le traitement du CBNPC avancé (paclitaxel + cisplatine: plus de 360 patients) ( voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques ).

Lorsque le traitement était administré dans une perfusion de trois heures pour la chimiothérapie de première intention du cancer de l'ovaire, les cas de neurotoxicité, d'arthralgie/de myalgie et d'hypersensibilité étaient plus fréquents et plus sévères chez les patientes traitées par le paclitaxel suivi par le cisplatine que chez les patientes traitées par le cyclophosphamide suivi par le cisplatine. La myélosuppression était moins fréquente et moins sévère avec le paclitaxel administré dans une perfusion de trois heures préalable à l'administration du cisplatine, par rapport au cyclophosphamide suivi par le cisplatine.

Pour la chimiothérapie de première intention du cancer du sein métastatique, les cas de neutropénie, anémie, neuropathie périphérique, arthralgie/myalgie, asthénie, fièvre et diarrhée étaient plus fréquents et plus sévères lorsque le paclitaxel (220 mg/m2) était administré dans une perfusion de 3 heures, 24 heures après la doxorubicine (50 mg/m2) par comparaison au traitement FAC standard (5-FU 500 mg/m2, doxorubicine 50 mg/m2, cyclophosphamide 500 mg/m2). Les nausées et les vomissements semblaient être moins fréquents et moins sévères avec le schéma paclitaxel (220 mg/m2)/doxorubicine (50 mg/m2) par comparaison au schéma FAC standard. L'utilisation de cortocoïdes peut avoir contribué à la fréquence inférieure et à la moindre sévérité des nausées et vomissements dans le bras de traitement paclitaxel/doxorubicine.

Lorsque le paclitaxel était administré dans une perfusion de 3 heures en association avec le trastuzumab pour le traitement de première intention des patientes souffrant de cancer du sein métastatique, les événements ci-après (qu'ils aient été liés au paclitaxel ou au trastuzumab) ont été rapportés plus fréquemment qu'avec le paclitaxel en monothérapie: insuffisance cardiaque (8 % vs. 1 %), infection (46 % vs. 27 %), frissons (42 % vs. 4 %), fièvre (47 % vs. 23 %), toux (42 % vs. 22 %), rash (39 % vs. 18 %), arthralgie (37 % vs. 21 %), tachycardie (12 % vs. 4 %), diarrhée (45 % vs. 30 %), hypertonie (11 % vs. 3 %), épistaxis (18 % vs. 4 %), acné (11 % vs. 3 %), herpès simplex (12 % vs. 3 %), blessure accidentelle (13 % vs. 3 %), insomnie (25 % vs. 13 %), rhinite (22 % vs. 5 %), sinusite (21 % vs. 7 %), et réaction au point d'injection (7 % vs. 1 %).

Certaines de ces différences de fréquence pourraient être dues au plus grand nombre et à la durée plus longue des traitements par l'association paclitaxel/trastuzumab par rapport au paclitaxel en monothérapie. Des effets sévères ont été rapportés avec des fréquences simimlaires pour l'association paclitaxel/trastuzumab et pour le paclitaxel en monothérapie.

Lorsque la doxorubicine était administrée en association avec le paclitaxel dans le cancer du sein métastatique, des anomalies de la contraction cardiaque ( ≥ 20 % de réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche) ont été observées chez 15 % des patientes vs. 10 % avec le schéma standard à base de FAC. Une insuffisance cardiaque congestive a été observée chez < 1 % des patientes dans les bras de traitement par paclitaxel/doxorubicine et par le schéma FAC standard. L'administration de trastuzumab en association avec le paclitaxel chez les patientes précédemment traitées par des anthracyclines a entraîné une augmentation de la fréquence et de la sévérité du dysfonctionnement cardiaque par comparaison aux patientes tratées par le paclitaxel en monothérapie (Classe NYHA I/II 10 % vs. 0 %; Classe NYHA III/IV 2 % vs. 1 %) et était rarement associée à un décès (voir le Résumé des caractéristiques du produit du trastuzumab). Dans tous les cas, à l'exception de ces très rares cas, les patientes répondaient à un traitement médical approprié.

Des cas de poumon radiothérapique ont été rapportés chez des patients recevant une radiothérapie concomitante.

Sarcome de Kaposi lié au SIDA

Une étude clinique ayant recruté 107 patients a montré que, à l'exception des effets indésirables hématologiques et hépatiques (voir ci-dessous), la fréquence et la sévérité des effets indésirables sont en général similaires entre les patients souffrant du SK et les patients traités par le paclitaxel en monothérapie pour d'autres types de tumeurs solides.

Affections hématologiques et du système lymphatique: la myélosuppression était la principale toxicité dose-limitante. La neutropénie est la toxicité hématologique la plus importante. Pendant le premier cycle de traitement, une neutropénie sévère (< 500 cellules/mm3) a été observée chez 20 % des patients. Pendant toute la période de traitement, une neutropénie sévère a été observée chez 39 % des patients. Cette neutropénie était présente pendant plus de 7 jours chez 41 % des patients et pendant 30 à 35 jours chez 8 % des patients. Elle a été résolue en 35 jours chez tous les patients qui ont été suivis. L'incidence de la neutropénie de Grade 4 durant ≥ 7 jours était de 22 %.

Une fièvre neutropénique liée au paclitaxel a été rapportée chez 14 % des patients et lors d'1,3 % des cycles de traitement. Lors de l'administration du paclitaxel, 3 (2,8 %) épisodes septiques liés au médicament se sont avérés fatals.

Une thrombocytopénie a été observée chez 50 % des patients, et était sévère (< 50 000 cellules/mm3) chez 9 % des patients. 14 % seulement des patients ont présenté une baisse du nombre de plaquettes < 75 000 cellules/mm3, au moins une fois pendant le traitement. Des épisodes hémorragiques liés au paclitaxel ont été rapportés chez < 3 % des patients, mais ces épisodes étaient localisés.

Une anémie (Hb < 11 g/dl) a été observée chez 61 % des patients et était sévère (Hb < 8 g/dl) chez 10 % des patients. Des transfusions de globules rouges ont été nécessaires chez 21 % des patients.

Affections hépatobiliaires: parmi les patients (> 50 % sous inhibiteurs de protéases) ayant une fonction hépatique initiale normale, 28 %, 43 % et 44 % ont présenté des élévations des taux de bilirubine, de phosphatase alcaline et d'ASAT (SGOT), respectivement. Pour chacun de ces paramètres, les augmentations étaient importantes dans 1 % des cas.

Paclitaxel Ahcl existe aussi sous ces formes

Paclitaxel Ahcl

Voir aussi les génériques de Taxol

Paclitaxel Teva

Paclitaxel Dakota Pharm

Paclitaxel Mylan

Paclitaxel Ebewe

Paclitaxel EG

Paclitaxel Sandoz

Paclitaxel Mylan Pharma

Paclitaxel Hospira

Paclitaxel Actavis

Paclitaxel Kabi

Paclitaxel Ahcl



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