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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Taxol
Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Paclitaxel
laboratoire: Hospira France

Solution à diluer pour perfusion IV
Flacon de 25 ml
Toutes les formes

Indication

Carcinome de l'ovaire

En traitement de première intention du cancer de l'ovaire chez les patientes présentant une maladie avancée ou résiduelle (> 1 cm) après laparotomie initiale, en association avec le cisplatine.

En traitement de deuxième intention du cancer de l'ovaire chez les patientes présentant un carcinome métastatique de l'ovaire après échec du traitement classique à base de sels de platin e.

Carcinome du sein

E n traitement adjuvant, PACLITAXEL HOSPIRA est indiqué dans le traitement du carcinome du sein avec envahissement ganglionnaire après un traitement par anthracycline et cyclophosphamide (traitement AC). Le traitement adjuvant par PACLITAXEL HOSPIRA doit être considéré comme une alternative à une prolongation du traitement par AC.

PACLITAXEL HOSPIRA est indiqué dans le traitement initial du cancer du sein localement avancé ou métastasique soit en association avec une anthracycline, chez les patientes auxquelles un traitement par anthracycline convient, soit en association avec le trastuzumab, chez les patientes avec une surexpression du récepteur 2 du facteur de croissance de l'épiderme humain (HER2) classée 3+ par immunohistochimie et auxquelles une anthracycline ne convient pas (voir sections Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Administré seul , APACLITAXEL HOSPIRA est aussi indiqué pour le traitement des carcinomes métastasiques du sein pour les patientes en échec, ou non candidates, au traitement classique à base d' anthracycline.

Cancer bronchique non à petites cellules avancé (CBNPC)

PACLITAXEL HOSPIRA , en association avec le cisplatine, est indiqué pour le traitement du cancer bronchique non à petites cellules chez les patients qui ne sont pas candidats à une chirurgie potentiellement curative et/ou à une radiothérapie .

Des données limitées d'efficacité soutiennent cette indication, un résumé des études significatives est décrit dans la section 5.1.

Sarcome de Kaposi lié au SIDA

PACLITAXEL HOSPIRA est indiqué dans le traitement des patients en stade avancé de sarcome de Kaposi lié au SIDA (SK) et après échec d'un traitement antérieur par des anthracyclines liposomales.

Posologie PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Flacon de 25 ml

Tous les patients doivent être prémédiqués avec une association de corticoïdes, antihistaminiques et antagonistes des récepteurs H2, avant administration de PACLITAXEL HOSPIRA .

Médicament

Posologie

Administration avant PACLITAXEL

Dexaméthasone

20 mg par voie

orale* ou IV

Par voie orale, environ 12 et 6 heures

Par voie IV : de 30 à 60 min

Diphenhydramine**

50 mg IV

30 à 60 minutes

Cimétidine ou

Ranitidine

300 mg IV

50 mg IV

30 à 60 minutes

*8 à 20 mg pour les patients atteints de SK.

** ou antihistaminique équivalent (ex : chlorphéniramine).

PACLITAXEL HOSPIRA doit être perfusé à l'aide d'une tubulure munie d'une membrane filtrante à micropores de diamètre ≤ 0,22 µm (voir section Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

Traitement de première intention du carcinome de l'ovaire

Bien que d'autres schémas posologiques soient en cours d'évaluation, un schéma associant paclitaxel et cisplatine est recommandé. En fonction des durées de perfusion, deux posologies de paclitaxel sont recommandées :

PACLITAXEL HOSPIRA 175 mg/m2 en administration intraveineuse de 3 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m2 toutes les 3 semaines ou

PACLITAXEL HOSPIRA 135 mg/m2 en perfusion de 24 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m2, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir section Propriétés pharmacodynamiques).

Traitement de deuxième intention du carcinome de l'ovaire

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m2 administrés sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement adjuvant du carcinome du sein

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m2 administrés sur une période de 3 heures toutes les 3 semaines pendant quatre cures, à la suite du traitement AC.

Traitement de première intention du carcinome du sein

Lors d'une association avec la doxorubicine (50 mg/m2), PACLITAXEL HOSPIRA doit être administré 24 h après la doxorubicine. La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 220 mg/m2 administrés par voie intraveineuse sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir sections Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

Lors d'association avec le trastuzumab, la posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m2 en administration intraveineuse sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir section Propriétés pharmacodynamiques). La perfusion de PACLITAXEL HOSPIRA peut commencer le jour suivant la première dose de trastuzumab ou immédiatement après les doses suivantes de trastuzumab si la dose précédente de trastuzumab a été bien tolérée (les détails de la posologie du trastuzumab figurent dans le Résumé des Caractéristiques du Produit du trastuzumab).

Traitement de deuxième intention du carcinome du sein

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m2 administrés sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé (CBNPC)

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m2 administrés sur une période de 3 heures, suivi de cisplatine à une posologie de 80 mg/m2, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement du Sarcome de Kaposi lié au SIDA

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 100 mg/m2 administrés en perfusion intraveineuse de 3 heures toutes les deux semaines.

Lors des cures suivantes, la dose de PACLITAXEL HOSPIRA devra être ajustée selon la tolérance individuelle des patients.

PACLITAXEL HOSPIRA ne doit pas être réadministré tant que le nombre de neutrophiles n'est pas supérieur ou égal à 1 500/mm3 ( ³ 1 000/mm3 pour les patients atteints de SK) et le nombre de plaquettes supérieur ou égal à 100 000/mm3 ( ³ 75 000/mm3 pour les patients atteints de SK).

Pour les patients présentant une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 500/mm3 pendant 7 jours ou plus) ou une neuropathie périphérique sévère, les doses doivent être réduites de 20% lors des cures suivantes (25% pour les patients atteints de SK) (voir section Mises en garde et précautions d'emploi).

Patients présentant une insuffisance hépatique

Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander un ajustement posologique chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir sections Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Contre indications

PACLITAXEL HOSPIRA est contre-indiqué chez les patients ayant déjà présenté une réaction d'hypersensibilité sévère au paclitaxel ou à l'un des excipients, en particulier à l'huile de ricin polyoxyéthylénée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.).

PACLITAXEL HOSPIRA est contre indiqué pendant la grossesse et l'allaitement (voir rubrique Grossesse et allaitement). Le traitement par PACLITAXEL HOSPIRA ne doit pas être débuté chez les patients dont le nombre initial de neutrophiles est < 1.500/mm3 (< 1.000 / mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi).

Dans le sarcome de Kaposi, PACLITAXEL HOSPIRA est aussi contre-indiqué chez les patients ayant une infection concomitante, grave ou non-contrôlée.

Effets indésirables Paclitaxel Hospira

Sauf indication contraire, la discussion suivante fait référence aux données de tolérance d'essais cliniques menés chez  812 patients traités par du paclitaxel en monothérapie pour des tumeurs solides. Puisque la population des patients atteints du sarcome de Kaposi est très spécifique, un chapitre spécial fondé sur une étude clinique comportant 107 patients est présenté à la fin de cette rubrique.

Sauf indication contraire, la fréquence et la sévérité des effets indésirables sont généralement identiques entre les patients recevant du paclitaxel pour le traitement du carcinome de l'ovaire, du carcinome du sein ou du cancer bronchique non à petites cellules. Aucun des effets indésirables observés n'est clairement influencé par l'âge.

La myélodépression est l'effet indésirable le plus fréquent du paclitaxel. Une neutropénie sévère (< 500 /mm3) a été observée chez 28% des patients sans être associée à des épisodes fébriles. 1% seulement des patients a présenté une neutropénie sévère pendant 7 jours ou plus.

Une thrombocytopénie a été rapportée chez 11% des patients. 3% de ces patients ont présenté un nadir plaquettaire < 50.000/mm3, au moins une fois.

64% des patients ont présenté une anémie, considérée comme sévère (Hb < 5 mmol/l) chez seulement 6% des patients. L'incidence et la sévérité de l'anémie est fonction du taux d'hémoglobine avant traitement.

Les neurotoxicités, principalement les neuropathies périphériques, semblent être plus fréquentes et sévères avec une perfusion de 175 mg/m2 sur 3 heures (85% de neurotoxicité, 15% sévères) qu'avec une perfusion de 135 mg/m2 sur 24 heures (25% de neuropathies périphériques, 3% de sévères) de paclitaxel associé à cisplatine. On observe une augmentation apparente de l'incidence des neurotoxicités sévères chez les patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules et chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire, traitées par le paclitaxel sur 3 heures, suivi de cisplatine. La neuropathie périphérique peut survenir à la suite de la première cure de paclitaxel et s'aggraver lors des cures suivantes. Elle a motivé l'arrêt du traitement dans quelques cas. Les troubles sensitifs ont habituellement régressé ou disparu quelques mois après la fin du traitement. Une neuropathie préexistante résultant de thérapies antérieures ne contre-indique pas le traitement par le paclitaxel.

Des myalgies et arthralgies ont affecté 60% des patients et ont été considérées comme sévères chez 13% d'entre eux.

Des réactions d'hypersensibilité sévères, parfois fatales (hypotension nécessitant un traitement, angio-oedème, détresse respiratoire nécessitant un traitement bronchodilatateur, urticaire généralisée) sont survenues chez 2 patients (< 1%). Des réactions d'hypersensibilité mineures (principalement bouffées vasomotrices, éruption cutanée transitoire) ne nécessitant ni mesure thérapeutique spécifique, ni arrêt du traitement par le paclitaxel, ont été observées chez 34% des patients (17% des cures administrées).

Des réactions au site d'injection ont été observées durant l'administration intraveineuse. Celles-ci peuvent conduire à des oedèmes localisés, des douleurs, un érythème et une induration. Selon les cas, une extravasation peut conduire à une cellulite. Une escarre de la peau et/ou une exfoliation peuvent aussi apparaître. Une décoloration de la peau peut aussi apparaître. Une récurrence de réactions cutanées au site précédent d'extravasation après administration de paclitaxel à un autre endroit a été rarement rapportée. Il n'est pas connu, à ce jour, de traitement spécifique des réactions d'extravasations.

Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables, quel que soit leur degré de sévérité, associés à l'administration du paclitaxel administré seul en perfusion de trois heures dans des traitements de cancers métastatiques (812 patients traités lors des essais cliniques) et tels que rapportés lors de l'expérience après commercialisation* du produit.

La fréquence des effets indésirables listés ci-après est définie à l'aide de la convention suivante :

très fréquent ( ³ 1/10), fréquent ( ³ 1/100, < 1/10), peu fréquent ( ³ 1/1 000, < 1/100), rare ( ³ 1/10 000, < 1/1,000), très rare (< 1/10,000).

Infections :

· Très fréquent :

épisodes infectieux (principalement infections des voies urinaires et respiratoires hautes), avec des cas rapportés d'issue fatale

· Peu fréquent :

choc septique

· Rare* :

pneumonie, péritonite, septicémie

Troubles du système sanguin et lymphatique :

· Très fréquent :

myélosuppression, neutropénie, anémie, thrombocytopénie, leucopénie, hémorragie

· Rare* :

neutropénie fébrile

· Très rare* :

leucémie myéloïde aiguë, syndrome myélodysplasique

Troubles du système immunitaire :

· Très fréquent :

réactions d'hypersensibilité mineures (principalement rougeur du visage et éruption cutanée transitoire)

· Peu fréquent :

réactions d'hypersensibilité importantes nécessitant un traitement (par exemple hypotension, oedème de Quincke, détresse respiratoire, urticaire généralisée, frissons, douleur dorsale, douleur thoracique, tachycardie, douleurs abdominales, douleur des extrémités, diaphorèse et hypertension)

· Rare* :

réactions anaphylactiques

· Très rare* :

choc anaphylactique

Troubles du métabolisme et troubles nutritionnels :

· Très rare* :

anorexie

Troubles psychiatriques :

· Très rare* :

état confusionnel

Troubles du système nerveux :

· Très fréquent :

neurotoxicité (principalement : neuropathies périphériques)

· Rare* :

neuropathies motrices (provoquant une faiblesse distale mineure)

· Très rare* :

Neuropathies végétatives (provoquant iléus paralytique et hypotension orthostatique), crises généralisées tonico-cloniques, convulsions, encéphalopathie, sensations vertigineuses, céphalées, ataxie

Troubles ophtalmologiques :

· Très rare* :

troubles du nerf optique et/ou troubles visuels (scotome scintillant), en particulier chez les patients ayant reçu des doses supérieures à celles recommandées

Troubles ORL

· Très rare* :

ototoxicité, perte d'audition, acouphène, vertige

Troubles cardiaques :

· Fréquent :

bradycardie

· Peu fréquent :

myocardiopathie, tachycardie ventriculaire asymptomatique, tachycardie avec bigéminie, bloc auriculo-ventriculaire et syncope, infarctus du myocarde

· Très rare* :

fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire

Troubles vasculaires :

· Très fréquent :

hypotension

· Peu fréquent :

hypertension, thrombose, thrombophlébite

· Très rare* :

choc

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux :

· Rare* :

dyspnée, épanchement pleural, pneumonie interstitielle, fibrose pulmonaire, embolie pulmonaire, insuffisance respiratoire

· Très rare* :

toux

Troubles gastro-intestinaux

· Très fréquent :

nausée, vomissements, diarrhée, inflammation des muqueuses

· Rare* :

occlusion intestinale, perforation intestinale, colite ischémique, pancréatite

· Très rare* :

occlusion intestinale, perforation intestinale, colite ischémique, thrombose mésentérique, colite pseudomembraneuse, oesophagite, constipation, ascite, colite neutropénique

Troubles hépato-bilaires :

· Très rare* :

nécrose hépatique, encéphalopathie hépatique (pour les 2 effets des cas d'issue fatale ont été rapportés)

Troubles de la peau et du tissus sous- cutanée

· Très fréquent :

alopécie

· Fréquent :

modifications transitoires et légères des ongles et de la peau

· Rare* :

prurit, éruption cutanée transitoire, érythème

· Très rare* :

syndrome de Stevens-Johnson, Syndrome de Lyell, érythème multiforme, dermatite exfoliative, urticaire, onycholyse (les patients sous traitement doivent protéger leurs pieds et leurs mains avec une protection solaire)

Troubles musculo-squelettiques

· Très fréquent :

arthralgie, myalgie

Troubles généraux et réactions au site d'injection

· Fréquent :

réactions au site d'injection (incluant oedème localisé, douleur, érythème, induration ; parfois, une extravasation peut conduire à une cellulite, une fibrose cutanée et une nécrose cutanée).

· Rare* :

asthénie, pyrexie, déshydratation, oedème, malaise

Investigations

· Fréquent :

élévation sévère des ASAT (SGOT), élévation sévère des phosphatases alcalines

· Peu fréquent :

élévation sévère de la bilirubine

· Rare* :

augmentation de la créatininémie.

Les patientes atteintes de carcinome du sein recevant du paclitaxel en traitement adjuvant après AC, ont présenté davantage de toxicité neurosensorielle, réactions d'hypersensibilité, arthralgies/myalgies, anémies, infections, fièvres, nausées, vomissements, diarrhées que les patientes recevant AC seul. Toutefois, la fréquence de ces événements est en adéquation avec l'utilisation du paclitaxel administré seul, telle que rapportée ci-dessus.

Traitement en association

La discussion suivante fait référence à deux essais majeurs en chimiothérapie de première intention du cancer de l'ovaire ( paclitaxel + cisplatine: plus de 1050 patientes), deux essais de phase III dans le traitement de première intention du carcinome métastatique du sein: l'un étudiant l'association avec la doxorubicine ( paclitaxel+ doxorubicine : 267 patientes), l'autre étudiant l'association avec le trastuzumab (analyse planifiée de sous-groupe paclitaxel + trastuzumab: 188 patientes) et deux essais de phase III en traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé ( paclitaxel + cisplatine: plus de 360 patients) (voir Propriétés pharmacodynamiques).

Administré en perfusion de 3 heures en chimiothérapie de première ligne du cancer de l'ovaire, les neurotoxicités , arthralgies/myalgies et hypersensibilités rapportées étaient plus fréquentes et plus sévères chez les patientes traitées par paclitaxel suivi de cisplatine que chez les patientes traitées par cyclophosphamide suivi de cisplatine. Les myélosuppressions semblent moins fréquentes et moins sévères avec le paclitaxel en perfusion de 3 heures suivi de cisplatine qu'avec le cyclophosphamide suivi de cisplatine.

En chimiothérapie de première intention du carcinome métastatique du sein, les neutropénies, anémies, neuropathies périphériques, arthralgies/myalgies, asthénie, fièvre et diarrhées ont été rapportées plus fréquemment et ont été plus sévères quand paclitaxel (220 mg/m²) était administré en perfusion de 3 heures, 24 heures après doxorubicine (50 mg/m²) comparé au traitement FAC classique (5-FU 500 mg/m², doxorubicine 50 mg/m², cyclophosphamide 500 mg/m²). Les nausées et vomissements ont semblé moins fréquents et moins sévères avec le traitement paclitaxel (220 mg/m²)/doxorubicine (50 mg/m²) comparé au traitement FAC classique. L'administration de corticostéroïdes a pu contribuer à une diminution de la fréquence et de la sévérité des nausées et des vomissements dans le bras paclitaxel /doxorubicine.

Lors de l'administration de paclitaxel en perfusion de 3 heures en association avec le trastuzumab en traitement de première intention de patientes atteintes de carcinome du sein métastatique, les événements suivants (quelque soit leur lien avec le paclitaxel ou le trastuzumab) ont été rapportés plus fréquemment qu'avec paclitaxel administré seul : insuffisance cardiaque (8% versus 1%), infection (46% versus 27%), frissons (42% versus 4%), fièvre (47% versus 23%), toux (42% versus 22%), éruption cutanée transitoire (39% versus 18%), arthralgie (37% versus 21%), tachycardie (12% versus 4%), diarrhée (45% versus 30%), hypertonie (11% versus 3%), épistaxis (18% versus 4%), acné (11% versus 3%), herpès (12% versus 3%), blessure accidentelle (13% versus 3%), insomnie (25% versus 13%), rhinite (22% versus 5%), sinusite (21% versus 7%) et réaction au site d'injection (7% versus 1%). De ces différences de fréquence, certaines pourraient résulter de l'augmentation du nombre et de la durée des traitements par l'association paclitaxel /trastuzumab versus paclitaxel administrés seul. La fréquence de l'observation des effets sévères a été similaire pour l'association paclitaxel /trastuzumab et paclitaxel administré seul.

Lors de l'association de paclitaxel et doxorubicine dans le traitement du carcinome métastatique du sein, des anomalies de la contraction cardiaque ( ³ 20% de réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche) ont été observées chez 15% des patientes contre 10% sous un traitement FAC classique. Une insuffisance cardiaque congestive a été observée à < 1% dans le bras paclitaxel/doxorubicine et dans le bras FAC classique.

Suite à l'administration de trastuzumab en association avec le paclitaxel chez des patientes préalablement traitées par les anthracyclines, il a été observé une augmentation de la fréquence et de la sévérité du dysfonctionnement cardiaque comparé aux patientes traitées par le paclitaxel seul (Classe I/II de la New York Heart Association (NYHA): 10% versus 0%; Classe III/IV: 2% versus 1%) et rarement une issue fatale (voir Résumé des Caractéristiques du Produit de la spécialité à base de trastuzumab). A part ces cas rares, les patientes ont réagi à un traitement médical approprié.

Des insuffisances cardiaques congestives ont aussi été rapportées suite à une association de paclitaxel et de doxorubicine pour le traitement du carcinome du sein métastatique chez des patientes non traitées antérieurement et n'ayant pas reçu de chimiothérapie.

Des cas de pneumopathies radiques ont été rapportés chez des patients recevant une radiothérapie associée.

Sarcome de Kaposi lié au Sida

Dans une étude clinique comportant 107 patients, en dehors des effets indésirables hématologiques et hépatiques (voir ci-dessous), la fréquence et la sévérité des effets indésirables étaient généralement similaires entre les patients atteints du sarcome de Kaposi et les patients traités par paclitaxel administré en monothérapie dans d'autres tumeurs solides.

Troubles du système sanguin et lymphatique :

La myélosuppression était la toxicité majeure dose limitante. La neutropénie est l'atteinte hématologique la plus significative. Lors de la première cure, une neutropénie sévère (< 500 /mm3) est survenue chez 20% des patients. Pendant toute la période du traitement, 39% des patients avaient une neutropénie sévère. La neutropénie était présente pendant plus de 7 jours chez 41% des patients et pendant 30-35 jours chez 8% des patients. Chez tous les patients suivis, la neutropénie a été résolue dans les 35 jours. La fréquence d'une neutropénie de grade 4 avec une durée ≥ 7 jours était de 22%.

Une neutropénie fébrile liée au paclitaxel a été rapportée chez 14% des patients et dans 1,3% des cures.

Lors de l'administration de paclitaxel, il y a eu 3 épisodes septiques (2.8%) liés au médicament qui se sont avérés fatals.

Une thrombocytopénie a été observée chez 50% des patients ; elle était sévère (<50.000/mm3) chez 9%. Seulement 14% ont présenté une diminution du nombre des plaquettes < 75.000/mm 3 au moins une fois lors du traitement. Des hémorragies liées au paclitaxel ont été rapportées chez moins de 3% des patients mais elles ont été localisées.

Une anémie (Hb < 11 g/dL) a été observée chez 61% des patients ; elle était sévère (Hb < 8 g/dL) chez 10%. Des transfusions de globules rouges ont été nécessaires chez 21% des patients.

Troubles hépato-biliaires :

Parmi les patients (> 50% recevant des inhibiteurs de protéase) avec une fonction hépatique initiale normale, respectivement 28%, 43% et 44% des patients ont eu une augmentation de la bilirubine, de la phosphatase alcaline et d'ASAT (SGOT). Les augmentations étaient sévères dans 1% des cas pour chacun de ces paramètres.

Paclitaxel Hospira existe aussi sous ces formes

Paclitaxel Hospira

Voir aussi les génériques de Taxol

Paclitaxel Teva

Paclitaxel Dakota Pharm

Paclitaxel Mylan

Paclitaxel Ebewe

Paclitaxel EG

Paclitaxel Sandoz

Paclitaxel Mylan Pharma

Paclitaxel Hospira

Paclitaxel Actavis

Paclitaxel Kabi

Paclitaxel Ahcl



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