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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PACLITAXEL RATIOPHARM 6 mg/ml Solution à diluer pour perfusion Boîte de 1 Flacon de 50 ml

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 20.01.2009

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Paclitaxel
laboratoire: Ratiopharm Gmbh

Solution à diluer pour perfusion IV
Toutes les formes

Indication

- Carcinome de l'ovaire :
. En traitement de première intention du cancer de l'ovaire chez les patientes présentant une maladie avancée ou résiduelle (> 1 cm) après laparotomie initiale, en association avec le cisplatine.
. En traitement de deuxième intention du cancer de l'ovaire chez les patientes présentant un carcinome métastatique de l'ovaire après échec du traitement classique à base de sels de platine.
- Carcinome du sein :
. En traitement adjuvant, Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est indiqué dans le traitement du carcinome du sein avec envahissement ganglionnaire après un traitement par anthracycline et cyclophosphamide (AC). Le traitement adjuvant par Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion doit être considéré comme une alternative à une prolongation du traitement par AC.
. Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est indiqué dans le traitement initial du cancer du sein localement avancé ou métastatique, soit en association avec une anthracycline chez les patientes auxquelles un traitement par anthracycline convient, soit en association avec le trastuzumab chez les patientes avec une surexpression HER-2 classée 3+ par l'immunohistochimie et auxquelles une anthracycline ne convient pas (voir mises en garde et précautions d'emploi et propriétés pharmacodynamiques).
. Administré seul, Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est aussi indiqué pour le traitement des carcinomes métastatiques du sein pour les patientes en échec, ou non candidates, au traitement classique à base d'anthracycline.
- Cancer bronchique non à petites cellules avancé :
Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, en association avec le cisplatine est indiqué pour le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) chez les patients qui ne sont pas candidats à une chirurgie potentiellement curative et/ou à une radiothérapie.
- Sarcome de Kaposi lié au SIDA :
. Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est indiqué dans le traitement des patients en stade avancé du sarcome de Kaposi lié au SIDA et après échec d'un traitement antérieur par des anthracyclines liposomales.
. Des données limitées d'efficacité soutiennent cette indication, un résumé des études significatives est décrit dans la rubrique propriétés pharmacodynamiques.

Posologie PACLITAXEL RATIOPHARM 6 mg/ml Solution à diluer pour perfusion Boîte de 1 Flacon de 50 ml

- Tous les patients doivent être prémédiqués avec des corticostéroïdes, des antihistaminiques et des antagonistes des récepteurs H2, avant administration de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion :
Médicament : Posologie / Administration avant Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion.
. Dexaméthasone : 20 mg per os* ou IV / Administration orale : environ 12 et 6 heures. Administration IV : 30 à 60 min.
. Diphénhydramine** : 50 mg IV / 30 à 60 minutes.
. Cimétidine : 300 mg IV / 30 à 60 minutes.
ou ranitidine : 50 mg IV / 30 à 60 minutes.
*8-20 mg pour les patients atteints du sarcome de Kaposi.
**ou un antihistaminique équivalent, par exemple, la chlorphéniramine.
- Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion doit être perfusé à l'aide d'une tubulure munie d'une membrane filtrante à micropores de diamètre < = 0,22 µm (voir instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
- Traitement de première intention du carcinome de l'ovaire :
Bien que d'autres schémas posologiques soient en cours d'évaluation, un schéma associant Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion et cisplatine est recommandé. En fonction des durées de perfusion, deux posologies de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion sont recommandées : Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion 175 mg/m² en administration intraveineuse de 3 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m² toutes les 3 semaines ou Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion 135 mg/m² en perfusion de 24 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m², avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir propriétés pharmacodynamiques).
- Traitement de deuxième intention du carcinome de l'ovaire :
La posologie recommandée de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est de 175 mg/m² administré sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.
- Traitement adjuvant du carcinome du sein :
La posologie recommandée de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est de 175 mg/m² administré sur une période de 3 heures toutes les 3 semaines pour quatre cures, après un traitement par AC.
- Traitement de première intention du carcinome du sein :
. Lors d'une association avec doxorubicine (50 mg/m²), Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion doit être administré 24 heures après la doxorubicine. La posologie recommandée de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est de 220 mg/m² en administration IV sur 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir interactions et propriétés pharmacodynamiques).
. Lors d'une association avec le trastuzumab (Herceptin), la posologie recommandée de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est de 175 mg/m² en administration IV sur 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir propriétés pharmacodynamiques). La perfusion de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion peut commencer le jour suivant la première administration du trastuzumab ou immédiatement après les administrations suivantes du trastuzumab si la dose précédente du trastuzumab a été bien tolérée (pour les détails de la posologie du trastuzumab, voir le RCP de Herceptin).
- Traitement de deuxième intention du carcinome du sein :
La posologie recommandée de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est de 175 mg/m² administrée sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.
- Traitement du cancer bronchique non à petites cellules :
La dose recommandée de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est de 175 mg/m² administrée sur une période de 3 heures, suivie de cisplatine à une posologie de 80 mg/m², avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.
- Traitement du sarcome de Kaposi lié au SIDA :
La dose recommandée de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est de 100 mg/m² administrée en perfusion intraveineuse de 3 heures toutes les deux semaines.
Lors des cures suivantes, la dose de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion doit être ajustée en fonction de la tolérance individuelle des patients.
- Pour toutes les indications :
Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ne doit pas être réadministré tant que le nombre de neutrophiles n'est pas > = 1500/mm3 (> = 1000/mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) et le nombre de plaquettes > = 100000/mm3 (> = 75000/mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi). Pour les patients présentant une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 500/mm3 pendant 7 jours ou plus) ou une neuropathie périphérique sévère, les doses doivent être réduites de 20% lors de cures suivantes (25% pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) : voir mises en garde et précautions d'emploi.
- Insuffisant hépatique :
Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander des ajustements posologiques chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir mises en garde et précautions d'emploi et propriétés pharmacocinétiques). Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Contre indications

- Chez les patients ayant déjà présenté une réaction d'hypersensibilité sévère au paclitaxel ou à l'un des excipients, en particulier à l'huile de ricin polyoxyéthylénée (voir mises en garde et précautions d'emploi).
- Le traitement par Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ne doit pas être débuté chez les patients dont le nombre initial de neutrophiles est < 1500/mm3 (< 1000/mm3 pour les patients atteints du sarcome de Kaposi).
- Pendant la grossesse et l'allaitement :
. grossesse : Paclitaxel s'est révélé embryotoxique et foetotoxique chez le lapin et a diminué la fertilité chez le rat. Aucune information n'est disponible sur l'emploi de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion chez la femme enceinte. Comme les autres agents cytotoxiques, Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est susceptible d'être toxique pour le foetus. Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est contre-indiqué pendant la grossesse. Il doit être déconseillé aux patientes de débuter une grossesse pendant le traitement par Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion. En cas de grossesse la patiente doit en informer immédiatement son médecin traitant.
. allaitement : le passage du paclitaxel dans le lait maternel n'est pas connu. Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est contre-indiqué pendant la période d'allaitement. L'allaitement doit être interrompu pendant la durée du traitement par Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion.
- Dans le sarcome de Kaposi, patients ayant une infection concomitante, grave ou non contrôlée.
- Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Effets indésirables Paclitaxel Ratiopharm

- Sauf indication contraire, la discussion suivante fait référence aux données de tolérance d'essais cliniques menés chez 812 patients traités par Paclitaxel en monothérapie pour des tumeurs solides. Puisque la population des patients atteints du sarcome de Kaposi est très spécifique, un chapitre spécial fondé sur une étude clinique comportant 107 patients est présenté à la fin de cette rubrique. Sauf indication contraire, la fréquence et la sévérité des effets indésirables sont généralement identiques entre les patients recevant du Paclitaxel pour le traitement du carcinome de l'ovaire, du carcinome du sein ou du cancer bronchique non à petites cellules. Aucun des effets indésirables observés n'est clairement influencé par l'âge.
- La myélodépression est l'effet indésirable le plus fréquent de Paclitaxel. Une neutropénie sévère (< 500/mm3) a été observée chez 28% des patients sans être associée à des épisodes fébriles. 1% seulement des patients a présenté une neutropénie sévère pendant 7 jours ou plus.
- Une thrombocytopénie a été rapportée chez 11% des patients. 3% de ces patients ont présenté un nadir plaquettaire < 50000/mm3, au moins une fois. 64% des patients ont présenté une anémie, considérée comme sévère (Hb < 5 mmol/L) chez seulement 6% des patients. L'incidence et la sévérité de l'anémie est fonction du taux d'hémoglobine avant traitement.
- Les neurotoxicités, principalement les neuropathies périphériques, semblent être plus fréquentes et sévères avec une perfusion de 175 mg/m² sur 3 heures (85% de neurotoxicité, 15% sévères) qu'avec une perfusion de 135 mg/m² sur 24 heures (25% de neuropathies périphériques, 3% de sévères) de Paclitaxel associé à cisplatine. On observe une augmentation apparente de l'incidence des neurotoxicités sévères chez les patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules et chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire, traitées par Paclitaxel suivi de cisplatine. La neuropathie périphérique peut survenir à la suite de la première cure de Paclitaxel et s'aggraver lors des cures suivantes. Elle a motivé l'arrêt du traitement dans quelques cas. Les troubles sensitifs ont habituellement régressé ou disparu quelques mois après la fin du traitement. Une neuropathie préexistante résultant de thérapies antérieures ne contre-indique pas le traitement par Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion.
- Des myalgies et arthralgies ont affecté 60% des patients et ont été considérées comme sévères chez 13% d'entre eux.
- Des réactions d'hypersensibilité sévères, parfois fatales (hypotension nécessitant un traitement, angio-oedème, détresse respiratoire nécessitant un traitement bronchodilatateur, urticaire généralisée) sont survenues chez 2 patients (< 1%). Des réactions d'hypersensibilité mineures (principalement bouffées vasomotrices, éruption cutanée transitoire) ne nécessitant ni mesure thérapeutique spécifique, ni arrêt du traitement par Paclitaxel ont été observées chez 34% des patients (17% des cures administrées).
- Des réactions au site d'injection ont été observées durant l'administration intraveineuse. Celles-ci peuvent conduire à des oedèmes localisés, des douleurs, un érythème et une induration. Selon les cas, une extravasation peut conduire à une cellulite. Une escarre de la peau et/ou une exfoliation peuvent aussi apparaître. Une décoloration de la peau peut aussi apparaître. Une récurrence de réactions cutanées au site précédent d'extravasation après administration de Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion à un autre endroit a été rarement rapportée. Il n'est pas connu, à ce jour, de traitement spécifique des réactions d'extravasations.
- La liste ci-dessous présente les effets indésirables, quelque soit leur degré de sévérité, associés à l'administration du Paclitaxel ratiopharm 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion administré seul en perfusion de trois heures dans des traitements de cancers métastatiques (812 patients traités lors des essais cliniques) et tels que rapportés lors de l'expérience après commercialisation* de Paclitaxel. La fréquence des effets indésirables présentés ci-dessous est définie selon la convention suivante :
très fréquent (> = 1/10) ; fréquent (> = 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (> = 1/1000, < 1/100) ; rare (> = 1/10000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10000).
- Infections :
. Très fréquent : épisode infectieux (principalement infections des voies urinaires et respiratoire haute), avec des cas rapportés d'issue fatale.
. Peu fréquent : choc septique.
. Rare* : pneumonie, péritonite, septicémie.
- Troubles du système sanguin et lymphatique :
. Très fréquent : myélosuppression, neutropénie, anémie, thrombocytopénie, leucopénie, hémorragie.
. Rare* : neutropénie fébrile.
. Très rare* : leucémie myéloïde aiguë, syndrome myélodysplasique.
- Troubles du système immunitaire :
. Très fréquent : réactions d'hypersensibilité mineures (principalement : rougeur du visage et éruption cutanée transitoire).
. Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité importantes nécessitant un traitement (par exemple, hypotension, oedème de Quincke, détresse respiratoire, urticaire généralisée, frissons et douleurs dorsales, douleur thoracique, tachycardie, douleurs abdominales, douleur des extrémités, diaphorèse et hypertension).
. Rare* : réactions anaphylactiques.
. Très rare* : choc anaphylactique.
- Troubles du métabolisme, troubles nutritionnels :
Très rare* : anorexie.
- Troubles psychiatriques :
Très rare* : état confusionnel.
- Troubles du système nerveux :
. Très fréquent : neurotoxicité (principalement : neuropathies périphériques).
. Rare* : neuropathies motrices (provoquant une faiblesse distale mineure).
. Très rare* : neuropathies végétatives (provoquant iléus paralytique et hypotension orthostatique), crises généralisées tonico-cloniques, convulsions, encéphalopathie, sensations vertigineuses, céphalées, ataxie.
- Troubles ophtalmologiques :
Très rare* : troubles du nerf optique et/ou troubles visuels (scotome scintillant), en particulier chez les patients ayant reçu des doses supérieures à celles recommandées.
- Troubles ORL :
Très rare* : ototoxicité, perte d'audition, acouphène, vertige.
- Troubles cardiaques :
. Fréquent : bradycardie.
. Peu fréquent : myocardiopathie, tachycardie ventriculaire asymptomatique, tachycardie avec bigéminie, bloc auriculoventriculaire et syncope, infarctus du myocarde.
. Très rare* : fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire.
- Troubles vasculaires :
. Très fréquent : hypotension.
. Peu fréquent : hypertension, thrombose, thrombophlébite.
. Très rare* : choc.
- Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux :
. Rare* : dyspnée, épanchement pleural, pneumonie interstitielle, fibrose pulmonaire, embolie pulmonaire, insuffisance respiratoire.
. Très rare* : toux.
- Troubles gastro-intestinaux :
. Très fréquent : nausée, vomissements, diarrhée, inflammation des muqueuses.
. Rare* : occlusion intestinale, perforation intestinale, colite ischémique, pancréatite.
. Très rare* : thrombose mésentérique, colite pseudomembraneuse, oesophagite, constipation, ascite, colite neutropénique.
- Troubles hépatobiliaires :
Très rare* : nécrose hépatique, encéphalopathie hépatique (pour les 2 effets des cas d'issue fatale ont été rapportés).
- Troubles de la peau et du tissu sous-cutané :
. Très fréquent : alopécie.
. Fréquent : modifications transitoires et légères des ongles et de la peau.
. Rare* : prurit, éruption cutanée transitoire, érythème.
. Très rare* : syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, érythème multiforme, dermatite exfoliative, urticaire, onycholyse (les patients sous traitement doivent protéger leurs mains et leurs pieds du soleil).
- Troubles musculosquelettiques :
Très fréquent : arthralgie, myalgie.
- Troubles généraux et réactions au site d'injection :
. Fréquent : réactions au site d'injection (oedème localisé, douleur, érythème, induration ; parfois une extravasation peut conduire à une cellulite, une fibrose cutanée et une nécrose cutanée).
. Rare* : asthénie, pyrexie, déshydratation, oedème, malaise.
- Investigations :
. Fréquent : élévation sévère des AST (SGOT), élévation sévère des phosphatases alcalines.
. Peu fréquent : élévation sévère de la bilirubine.
. Rare* : augmentation de la créatininémie.
Les patientes, atteintes de carcinome du sein recevant Paclitaxel en traitement adjuvant après AC, ont présenté davantage de toxicité neurosensorielle, réactions d'hypersensibilité, arthralgies/myalgies, anémies, infections, fièvres, nausées, vomissements, diarrhées, que les patientes recevant AC seul. Toutefois, la fréquence de ces événements est en adéquation avec l'utilisation de Paclitaxel administré seul, telle que rapportée ci-dessus.
TRAITEMENT EN ASSOCIATION :
- La discussion suivante fait référence à deux essais majeurs en chimiothérapie de première intention du cancer de l'ovaire (Paclitaxel + cisplatine : plus de 1050 patientes), deux essais de phase III dans le traitement de première intention du carcinome métastatique du sein, l'un étudiant l'association avec la doxorubicine (Paclitaxel + doxorubicine : 267 patientes), l'autre étudiant l'association avec trastuzumab (analyse planifiée de sous-groupe Paclitaxel + trastuzumab : 188 patientes) et deux essais de phase III en traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé (Paclitaxel + cisplatine : plus de 360 patients) (voir propriétés pharmacodynamiques).
- Administré en perfusion de 3 heures en chimiothérapie de première ligne du cancer de l'ovaire, les neurotoxicités, arthralgies/myalgies et hypersensibilités rapportées étaient plus fréquentes et plus sévères chez les patientes traitées par Paclitaxel suivi de cisplatine que chez les patientes traitées par cyclophosphamide suivi de cisplatine. Les myélosuppressions semblent moins fréquentes et moins sévères avec Paclitaxel suivi de cisplatine qu'avec le cyclophosphamide suivi de cisplatine.
En chimiothérapie de première intention du carcinome métastatique du sein, les neutropénies, anémies, neuropathies périphériques, arthralgies/myalgies, asthénie, fièvre et diarrhées ont été rapportées plus fréquemment et ont été plus sévères quand Paclitaxel (220 mg/m²) était administré en perfusion de 3 heures, 24 heures après doxorubicine (50 mg/m²), comparé au traitement FAC classique (5-FU 500 mg/m², doxorubicine 50 mg/m², cyclophosphamide 500 mg/m²). Les nausées et vomissements ont semblé moins fréquents et moins sévères avec le traitement Paclitaxel (220 mg/m²)/doxorubicine (50 mg/m²) comparé au traitement FAC classique. L'administration de corticostéroïdes a pu contribuer à une diminution de la fréquence et de la sévérité des nausées et des vomissements dans le bras Paclitaxel/doxorubicine.
- Lors de l'administration de Paclitaxel en perfusion de 3 heures en association avec le trastuzumab en traitement de première intention de patientes atteintes de carcinome du sein métastatique, les événements suivants (quelque soit leur lien avec le Paclitaxel ou le trastuzumab) ont été rapportés plus fréquemment qu'avec Paclitaxel administré seul : insuffisance cardiaque (8% versus 1%), infection (46% versus 27%), frissons (42% versus 4%), fièvre (47% versus 23%), toux (42% versus 22%), éruption cutanée transitoire (39% versus 18%), arthralgie (37% versus 21%), tachycardie (12% versus 4%), diarrhée (45% versus 30%), hypertonie (11% versus 3%), épistaxis (18% versus 4%), acné (11% versus 3%), herpès (12% versus 3%), blessure accidentelle (13% versus 3%), insomnie (25% versus 13%), rhinite (22% versus 5%), sinusite (21% versus 7%) et réaction au site d'injection (7% versus 1%). Ces différences de fréquence, pourraient pour certaines, résulter de l'augmentation du nombre et de la durée des traitements par l'association Paclitaxel/trastuzumab versus Paclitaxel administré seul. La fréquence de l'observation des effets sévères a été similaire pour l'association Paclitaxel/trastuzumab et Paclitaxel administré seul.
- Lors de l'association de Paclitaxel et doxorubicine dans le traitement du carcinome métastatique du sein, des anomalies de la contraction cardiaque (> = 20% de réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche) ont été observées chez 15% des patientes contre 10% sous un traitement FAC classique. Une insuffisance cardiaque congestive a été observée à < 1% dans le bras Paclitaxel/doxorubicine et dans le bras FAC classique.
Suite à l'administration de trastuzumab en association avec Paclitaxel chez des patientes préalablement traitées par les anthracyclines, il a été observé une augmentation de la fréquence et de la sévérité du dysfonctionnement cardiaque comparé aux patientes traitées par le Paclitaxel seul [classe I/II de la New York Heart Association (NYHA) : 10% versus 0% ; classe III/IV : 2% versus 1%] et rarement une issue fatale (voir RCP de Herceptin). A part ces cas rares, les patientes ont réagi à un traitement médical approprié.
Des insuffisances cardiaques congestives ont aussi été rapportées suite à une association de Paclitaxel et de doxorubicine pour le traitement du carcinome du sein métastatique chez des patientes non traitées antérieurement et n'ayant pas reçu de chimiothérapie.
Des cas de pneumopathies radiques ont été rapportés chez des patients recevant une radiothérapie associée.
SARCOME DE KAPOSI LIE AU SIDA :
Dans une étude clinique comportant 107 patients, en dehors des effets indésirables hématologiques et hépatiques (voir ci-dessous), la fréquence et la sévérité des effets indésirables étaient généralement similaires entre les patients atteints du sarcome de Kaposi et les patients traités par paclitaxel administré en monothérapie dans d'autres tumeurs solides.
TROUBLES DU SYSTEME SANGUIN ET LYMPHATIQUE :
La myélosuppression était la toxicité majeure dose-limitante. La neutropénie est l'atteinte hématologique la plus significative. Lors de la première cure, une neutropénie sévère (< 500/mm3) est survenue chez 20% des patients. Pendant toute la période du traitement, 39% des patients avaient une neutropénie sévère. La neutropénie était présente pendant plus de 7 jours chez 41% des patients et pendant 30-35 jours chez 8% des patients. Chez tous les patients suivis, la neutropénie a été résolue dans les 35 jours. La fréquence d'une neutropénie de grade 4 avec une durée > = 7 jours était de 22%. Une neutropénie fébrile liée au paclitaxel a été rapportée chez 14% des patients et dans 1,3% des cures. Lors de l'administration de paclitaxel, il y a eu 3 épisodes septiques (2,8%) liés au médicament qui se sont avérés fatals. Une thrombocytopénie a été observée chez 50% des patients ; elle était sévère (< 50000/mm3) chez 9%. Seulement 14% ont présenté une diminution du nombre des plaquettes < 75000/mm3 au moins une fois lors du traitement. Des hémorragies liées au paclitaxel ont été rapportées chez moins de 3% des patients mais elles ont été localisées.
Une anémie (Hb < 11 g/dl) a été observée chez 61% des patients ; elle était sévère (Hb < 8 g/dl) chez 10%. Des transfusions de globules rouges ont été nécessaires chez 21% des patients.
TROUBLES HEPATOBILIAIRES :
Parmi les patients (> 50% recevant des inhibiteurs de protéase) avec une fonction hépatique initiale normale, respectivement 28%, 43% et 44% des patients ont eu une augmentation de la bilirubine, de la phosphatase alcaline et d'AST (SGOT). Les augmentations étaient sévères dans 1% des cas pour chacun de ces paramètres.



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