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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PACLITAXEL TEVA 6 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Taxol
Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Paclitaxel
laboratoire: Teva Sante

Solution à diluer pour perfusion IV
Etui de 1 Flacon de 50 ml
Toutes les formes

Indication

- Carcinome de l'ovaire :
. En traitement de première intention du cancer de l'ovaire, PACLITAXEL TEVA est indiqué chez les patientes présentant une maladie avancée ou résiduelle (> 1 cm) après laparotomie initiale, en association avec le cisplatine.
. En traitement de deuxième intention du cancer de l'ovaire, PACLITAXEL TEVA est indiqué chez les patientes présentant un cancer métastatique de l'ovaire après échec du traitement classique à base de sels de platine.
- Carcinome du sein :
. PACLITAXEL TEVA est indiqué dans le traitement adjuvant des patientes présentant un cancer du sein à nodosité positive suite au traitement par anthracycline et cyclophosphamide (traitement AC). Ce traitement adjuvant doit être considéré comme une alternative à la poursuite du traitement AC.
. PACLITAXEL TEVA est indiqué dans le traitement initial des cancers du sein localement avancés ou métastatiques en association soit avec une anthracycline, chez les patientes susceptibles d'être traitées avec une anthracycline, ou avec le trastuzumab, chez les patientes dont les tumeurs présentent une surexpression du récepteur 2 du facteur de croissance de l'épiderme humain (HER2) classée 3+ déterminée par immunohistochimie et chez lesquelles le traitement par anthracyclines ne peut pas être envisagé (voir sections mises en garde et précautions d'emploi et propriétés pharmacodynamiques).
. PACLITAXEL TEVA est aussi indiqué en monothérapie pour le traitement des carcinomes métastatiques du sein pour les patientes en échec, ou non candidates, au traitement classique à base d'anthracyclines.
- Cancer bronchique non à petites cellules avancé (CBNPC) :
. PACLITAXEL TEVA, en association avec le cisplatine, est indiqué pour le traitement du cancer bronchique non à petites cellules chez les patients qui ne sont pas candidats à une chirurgie potentiellement curative et/ou à une radiothérapie.
. Des données limitées d'efficacité soutiennent cette indication, un résumé des études significatives est décrit dans la section propriétés pharmacodynamiques.
- Sarcome de Kaposi lié au SIDA :
PACLITAXEL TEVA est indiqué chez les patients présentant un sarcome de Kaposi avancé lié au SIDA (SK) et déclarés en échec à un traitement antérieur à base d'anthracyclines liposomales.

Posologie PACLITAXEL TEVA 6 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Etui de 1 Flacon de 50 ml

Avant l'administration de PACLITAXEL TEVA, tous les patients doivent recevoir un traitement préventif associant corticoïdes, antihistaminiques et antagonistes des récepteurs H2.
Médicament : Posologie / Administration avant PACLITAXEL TEVA.
. Dexaméthasone : 20 mg par voie orale* ou IV / Par voie orale, environ 12 et 6 heures. Par voie IV : de 30 à 60 min.
. Diphénhydramine** : 50 mg IV / 30 à 60 minutes.
. Cimétidine : 300 mg IV / 30 à 60 minutes.
ou Ranitidine : 50 mg IV / 30 à 60 minutes.
*8-20 mg pour les patients atteints de SK.
**ou antihistaminique équivalent (ex : chlorphéniramine).
- PACLITAXEL TEVA doit être administré à l'aide d'une tubulure munie d'une membrane filtrante à micropores de diamètre < = 0,22 µm (voir section instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
- Traitement de première intention du carcinome de l'ovaire :
Bien que d'autres schémas posologiques soient en cours d'évaluation, un schéma associant paclitaxel et cisplatine est recommandé. En fonction des durées de perfusion, deux posologies de paclitaxel sont recommandées : PACLITAXEL TEVA 175 mg/m² en administration intraveineuse de 3 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m² toutes les 3 semaines ou PACLITAXEL TEVA 135 mg/m² en perfusion de 24 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m², avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir section propriétés pharmacodynamiques).
- Traitement de deuxième intention dans le cancer de l'ovaire :
La posologie recommandée de PACLITAXEL TEVA est de 175 mg/m² administrés sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.
- Traitement adjuvant dans le cancer du sein :
La posologie recommandée de PACLITAXEL TEVA est de 175 mg/m² administrés sur une période de 3 heures toutes les 3 semaines pendant quatre cures, à la suite du traitement AC.
- Traitement de première intention du carcinome du sein :
. Lorsqu'il est utilisé en association avec la doxorubicine (50 mg/m²), PACLITAXEL TEVA doit être administré 24 h après la doxorubicine. La posologie recommandée de PACLITAXEL TEVA est de 220 mg/m² administrés par voie intraveineuse sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir sections interactions et propriétés pharmacodynamiques).
. Lors d'association avec le trastuzumab, la posologie recommandée de PACLITAXEL TEVA est de 175 mg/m² en administration intraveineuse sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir section propriétés pharmacodynamiques). La perfusion de PACLITAXEL TEVA peut commencer le jour suivant la première dose du trastuzumab ou immédiatement après les doses suivantes de trastuzumab si la dose précédente de trastuzumab a été bien tolérée (les détails de la posologie du trastuzumab figurent dans le Résumé des Caractéristiques du Produit de trastuzumab).
- Traitement de deuxième intention du carcinome du sein :
La posologie recommandée de PACLITAXEL TEVA est de 175 mg/m² administrés sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.
- Traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé (CBNPC) :
La posologie recommandée de PACLITAXEL TEVA est de 175 mg/m² administrés sur une période de 3 heures, suivi de cisplatine à une posologie de 80 mg/m², avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.
- Traitement du Sarcome de Kaposi lié au SIDA :
La posologie recommandée de PACLITAXEL TEVA est de 100 mg/m² administrés en perfusion intraveineuse de 3 heures toutes les deux semaines.
- Après la première cure, les doses de PACLITAXEL TEVA devront être ajustées selon la tolérance individuelle des patients.
- PACLITAXEL TEVA ne doit pas être réadministré tant que le nombre de neutrophiles n'est pas supérieur ou égal à 1500/mm3 (> = 1000/mm3 pour les patients atteints de SK) et le nombre de plaquettes supérieur ou égal à 100000/mm3 (> = 75000/mm3 pour les patients atteints de SK).
- Pour les patients présentant une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 500/mm3 pendant 7 jours ou plus) ou une neuropathie périphérique sévère, les doses doivent être réduites de 20% lors des cures suivantes (25% pour les patients atteints de SK) (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
- Patients présentant une insuffisance hépatique :
Les informations disponibles ne permettent pas de recommander un ajustement posologique chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir sections mises en garde et précautions d'emploi et propriétés pharmacocinétiques). Le paclitaxel ne doit pas être administré chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Contre indications

- PACLITAXEL TEVA est contre-indiqué chez les patients présentant une hypersensibilité sévère au paclitaxel ou à l'un des excipients, en particulier à l'huile de ricin polyoxyéthylénée (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
- PACLITAXEL TEVA est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement, et ne doit pas être utilisé chez les patients dont le nombre initial de neutrophiles est < 1500/mm3 (< 1000/mm3 pour les patients atteints de SK) :
. grossesse : le paclitaxel s'est révélé embryotoxique et foetotoxique chez le lapin, et a diminué la fertilité chez le rat. Aucune information n'est disponible sur l'emploi de paclitaxel chez la femme enceinte. Comme les autres agents cytotoxiques, le paclitaxel est susceptible d'être toxique pour le foetus. Le paclitaxel est donc contre-indiqué pendant la grossesse. Il doit être déconseillé aux patientes de débuter une grossesse pendant le traitement par paclitaxel. En cas de grossesse, la patiente doit en informer immédiatement son médecin traitant.
. allaitement : le passage du paclitaxel dans le lait maternel n'est pas connu. Le paclitaxel est contre-indiqué pendant la période d'allaitement. L'allaitement doit être interrompu pendant la durée du traitement par paclitaxel.
- Dans le Sarcome de Kaposi associé au SIDA, PACLITAXEL TEVA est également contre-indiqué chez les patients présentant des infections graves concomitantes non contrôlées.
- Le paclitaxel ne doit pas être administré chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Effets indésirables Paclitaxel Teva

- Sauf indication contraire, les points abordés ci-après font référence aux données de tolérance recueillies auprès de 812 patients atteints de tumeurs solides et traités en monothérapie par du paclitaxel dans le cadre d'études cliniques. Dans la mesure où la population des patients atteints de SK est très spécifique, un chapitre à part centré sur une étude clinique incluant 107 patients est présenté à la fin de cette section.
- La fréquence et la sévérité des effets indésirables sont généralement identiques, sauf autrement mentionnés, entre les patients recevant du paclitaxel pour le traitement du carcinome de l'ovaire, du carcinome du sein ou du cancer bronchique non à petites cellules. Aucune des toxicités observées n'est clairement influencée par l'âge.
- La myélosuppression est l'effet indésirable le plus fréquent du paclitaxel. Une neutropénie sévère (< 500/mm3) a été observée chez 28% des patients sans être associée à des épisodes fébriles. 1% seulement des patients a présenté une neutropénie sévère pendant 7 jours ou plus. Une thrombopénie a été rapportée chez 11% des patients. 3% de ces patients ont présenté un nadir plaquettaire < 50000/mm3, et ce, au moins une fois au cours de l'étude. 64% des patients ont présenté une anémie, considérée comme sévère (Hb < 5 mmol/L) chez seulement 6% d'entre eux. L'incidence et la sévérité de l'anémie sont fonction du taux d'hémoglobine avant traitement.
- Les neurotoxicités, principalement les neuropathies périphériques, semblent être plus fréquentes et sévères avec une perfusion de 175 mg/m² sur 3 heures (85% de neurotoxicité, 15% de sévères) qu'avec une perfusion de 135 mg/m² sur 24 heures (25% de neuropathies périphériques, 3% de sévères) lorsque le paclitaxel est associé au cisplatine. On observe une augmentation apparente de l'incidence des neurotoxicités sévères chez les patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules et chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire, traitées par paclitaxel sur 3 heures, suivi de cisplatine. Une neuropathie périphérique peut survenir à la suite de la première cure de paclitaxel et s'aggraver lors des cures suivantes. La neuropathie périphérique a motivé l'arrêt du traitement dans quelques cas. Les troubles sensitifs ont habituellement régressé ou disparu quelques mois après la fin du traitement. Une neuropathie préexistante résultant de thérapies antérieures ne contre-indique pas le traitement par paclitaxel.
- Des myalgies et arthralgies ont affecté 60% des patients et ont été considérées comme sévères chez 13% d'entre eux.
- Des réactions d'hypersensibilité sévères, parfois fatales (hypotension nécessitant un traitement, angio-oedème, détresse respiratoire nécessitant un traitement bronchodilatateur, ou urticaire généralisée) sont survenues chez 2 patients (< 1%). Des réactions d'hypersensibilité mineures ont été observées chez 34% des patients (17% des cures administrées). Ces réactions d'hypersensibilité mineures, principalement bouffées vasomotrices, et rash, n'ont pas nécessité de mesures thérapeutiques spécifiques, ni d'arrêt du traitement par paclitaxel.
- Des réactions au site d'injection ont été observées durant l'administration intraveineuse. Celles-ci peuvent conduire à des oedèmes localisés, des douleurs, un érythème et une induration ; selon les cas, une extravasation peut conduire à une cellulite. Des cas d'escarres cutanés et/ou de desquamation peuvent aussi apparaître. Une décoloration de la peau peut aussi apparaître. Une récurrence de réactions cutanées au site précédent d'extravasation après administration de paclitaxel à un autre endroit, c'est-à-dire un "rappel", a été rarement rapportée. Il n'est pas connu, à ce jour, de traitement spécifique des réactions d'extravasation.
- Le tableau ci-après dresse une liste des effets indésirables selon la gravité lors d'administration de paclitaxel en monothérapie en perfusion de 3 heures dans un schéma métastatique (812 patients traités lors d'études cliniques) et telle que rapportée dans le cadre de la surveillance postérieure à la commercialisation du produit (voir *).
- La fréquence des effets indésirables listés ci-après est définie à l'aide de la convention suivante :
très fréquent (> = 1/10), fréquent (> = 1/100, < 1/10), peu fréquent (> = 1/1000, < 1/100), rare (> = 1/10000, < 1/1000), très rare (< 1/10000).
- Infections :
. Très fréquent : infection (principalement infections urinaires et respiratoires hautes), avec cas d'issue fatale rapportée.
. Peu fréquent : choc septique.
. Rare* : pneumonie, péritonite, septicémie.
- Affections hématologiques du système lymphatique :
. Très fréquent : myélosuppression, neutropénie, anémie, thrombopénie, leucopénie, saignement.
. Rare* : neutropénie fébrile.
. Très rare* : leucémie myéloïde aiguë, syndrome myélodysplasique.
- Affections du système immunitaire :
. Très fréquent : réactions d'hypersensibilité mineures (principalement bouffées vasomotrices et éruption cutanée transitoire).
. Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité importantes nécessitant un traitement (par exemple hypotension, oedème de Quincke, détresse respiratoire, urticaire généralisée, frissons, douleur du dos), douleur thoracique, tachycardie, douleur abdominale, douleurs aux extrémités, diaphorèse et hypertension.
. Rare* : réactions anaphylactiques.
. Très rare* : choc anaphylactique.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Très rare* : perte d'appétit.
- Affections psychiatriques :
Très rare* : état confusionnel.
- Affections du système nerveux :
. Très fréquent : neurotoxicité (principalement : neuropathie périphérique).
. Rare* : neuropathie des nerfs moteurs (avec une faiblesse distale résultante mineure).
. Très rare* : neuropathie du système autonome (résultant en un iléus paralytique et une hypotension orthostatique), crises épileptiques tonico-cloniques, convulsions, encéphalopathie, vertiges, céphalées, ataxie.
- Affections oculaires :
Très rare* : troubles du nerf optique et/ou de la vue (scotome scintillant), plus particulièrement chez les patients ayant reçu des doses supérieures à celles recommandées.
- Troubles de l'oreille et du labyrinthe :
Très rare* : ototoxicité, perte de l'ouïe, acouphène, vertige.
- Affections cardiaques :
. Fréquent : bradycardie.
. Peu fréquent : cardiomyopathie, tachycardie ventriculaire asymptomatique, tachycardie à rythme bigéminé, bloc auriculoventriculaire et syncopes, infarctus du myocarde.
. Très rare* : fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire.
- Affections vasculaires :
. Très fréquent : hypotension.
. Peu fréquent : hypertension, thrombose, thrombophlébite.
. Très rare* : choc.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
. Rare* : dyspnée, épanchement pleural, pneumonie interstitielle, fibrose pulmonaire, embolie pulmonaire, dépression respiratoire.
. Très rare* : toux.
- Affections gastro-intestinales :
. Très fréquent : nausées, vomissements, diarrhée, stomatite.
. Rare : obstruction intestinale, perforation intestinale, colite ischémique, pancréatite.
. Très rare* : thrombose mésentérique, colite pseudomembraneuse, oesophagite, constipation, ascite, colite neutropénique.
- Affections hépatobiliaires :
Très rare* : nécrose hépatique, encéphalopathie hépatique (avec cas d'issue fatale rapportés pour ces deux effets).
- Affections de la peau et des tissus sous-cutanés :
. Très fréquent : alopécie.
. Fréquent : modifications transitoires et légères des ongles et de la peau.
. Rare* : prurit, éruption cutanée transitoire, érythème.
. Très rare* : syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, érythème multiforme, dermatite exfoliative, urticaire, onycholyse (les patients sous traitement doivent protéger leurs pieds et leurs mains avec une protection solaire).
- Affections musculosquelettiques et systémiques :
Très fréquent : arthralgie, myalgie.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Fréquent : réactions au site d'injection (incluant oedème localisé, douleur, érythème, induration ; dans certains cas, une extravasation pouvant conduire à une cellulite, fibrose cutanée et nécrose cutanée).
. Rare* : asthénie, pyrexie, déshydratation, oedème.
- Examens biologiques :
. Fréquent : élévation importante des ASAT (SGOT), élévation importante des phosphatases alcalines.
. Peu fréquent : élévation importante de la bilirubine.
. Rare* : augmentation de la créatininémie.
Chez les patientes présentant un cancer du sein traitées par paclitaxel en traitement adjuvant après AC, une atteinte des nerfs neurosensitifs, des réactions d'hypersensibilité, une arthralgie/myalgie, une anémie, infection, fièvre, nausée/vomissement et diarrhée ont été plus souvent rapportés que chez les patientes recevant le traitement AC seul. Cependant, la fréquence de ces effets était identique à celle des effets ci-dessus rapportés lors de l'usage de paclitaxel en monothérapie.
TRAITEMENT EN ASSOCIATION :
- Les points abordés ci-après font référence aux deux principaux essais cliniques de traitement de première intention du cancer de l'ovaire (paclitaxel + cisplatine : plus de 1050 patientes), deux essais de phase III portant sur le traitement de première intention du cancer du sein métastatique : l'une sur l'association avec doxorubicine (paclitaxel + doxorubicine : 267 patientes), l'autre sur l'association avec trastuzumab (analyse prévue en sous-groupe paclitaxel + trastuzumab : 188 patientes) et deux essais de phase III portant sur le traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé, ou CBNPC, (paclitaxel + cisplatine : plus de 360 patients) (voir section propriétés pharmacodynamiques).
- Administré en perfusion de 3 heures en chimiothérapie de première intention du cancer de l'ovaire, les neurotoxicités, arthralgies/myalgies et hypersensibilités rapportées étaient plus fréquentes et plus sévères chez les patients traités par paclitaxel suivi de cisplatine que chez les patients traités par cyclophosphamide suivi de cisplatine. Les myélosuppressions semblent moins fréquentes et moins sévères avec le paclitaxel en perfusion de 3 heures suivi de cisplatine qu'avec le cyclophosphamide suivi de cisplatine.
- Au cours du traitement de première intention du cancer du sein métastatique, anémie, neutropénie, neuropathie périphérique, arthralgie/myalgie, asthénie, fièvre et diarrhée ont été plus fréquemment rapportées et de façon plus sévère avec paclitaxel (220 mg/m²) administré en perfusion de 3 h, 24 h après doxorubicine (50 mg/m²), qu'avec le protocole standard FAC (5-FU 500 mg/m², doxorubicine 50 mg/m², cyclophosphamide 500 mg/m²). Les nausées et vomissements semblaient être moins fréquents et sévères avec l'association paclitaxel (220 mg/m²)/doxorubicine (50 mg/m²) par rapport au protocole standard FAC. L'usage de corticoïdes dans le bras paclitaxel/doxorubicine a pu contribuer à diminuer la fréquence et la sévérité des nausées et vomissements.
- Lors de l'administration de paclitaxel en perfusion de 3 heures en association avec le trastuzumab en traitement de première intention de patientes atteintes de carcinome du sein métastatique, les événements suivants (quelque soit leur lien avec paclitaxel ou le trastuzumab) ont été rapportés plus fréquemment qu'avec paclitaxel administré seul : insuffisance cardiaque (8% versus 1%), infection (46% versus 27%), frissons (42% versus 4%), fièvre (47% versus 23%), toux (42% versus 22%), éruption cutanée transitoire (39% versus 18%), arthralgie (37% versus 21%), tachycardie (12% versus 4%), diarrhée (45% versus 30%), hypertonie (11% versus 3%), épistaxis (18% versus 4%), acné (11% versus 3%), herpès (12% versus 3%), blessure accidentelle (13% versus 3%), insomnie (25% versus 13%), rhinite (22% versus 5%), sinusite (21% versus 7%), et réaction au site d'injection (7% versus 1%). Ces différences de fréquence, pourraient pour certaines résulter de l'augmentation du nombre et de la durée des traitements par l'association paclitaxel/trastuzumab versus paclitaxel administré seul. La fréquence de l'observation des effets sévères a été similaire pour l'association paclitaxel/trastuzumab et le paclitaxel administré seul.
- Lors de l'association de paclitaxel et doxorubicine dans le traitement du carcinome métastatique du sein, des anomalies de la contraction cardiaque (> = 20% de réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche) ont été observées chez 15% des patientes contre 10% sous un traitement FAC classique. Une insuffisance cardiaque congestive a été observée à < 1% dans le bras paclitaxel/doxorubicine et dans le bras FAC classique.
- Suite à l'administration de trastuzumab en association avec le paclitaxel chez des patientes préalablement traitées par les anthracyclines, il a été observé une augmentation de la fréquence et de la sévérité du dysfonctionnement cardiaque comparé aux patientes traitées par le paclitaxel seul [Classe I/II de la New York Heart Association (NYHA) : 10% versus 0% ; Classe III/IV : 2% versus 1%] et rarement une issue fatale (voir résumé des caractéristiques du produit de trastuzumab). A part ces cas rares, les patientes ont réagi à un traitement médical approprié.
- Des cas de pneumopathies inflammatoire radiques ont été rapportés chez des patients recevant une radiothérapie concomitante.
SARCOME DE KAPOSI LIE AU SIDA :
Selon les données issues d'une étude clinique incluant 107 patients, à l'exception des effets indésirables hématologiques et hépatiques (voir ci-dessous), la fréquence et la gravité des effets indésirables sont généralement similaires entre les patients atteints de SK et les patients sous paclitaxel en monothérapie pour d'autres tumeurs solides.
TROUBLES DU SYSTEME SANGUIN ET LYMPHATIQUE : La myélosuppression a été l'effet toxique dose-limitant le plus important. La neutropénie représente la toxicité hématologique la plus importante. Lors de la première cure du traitement, une neutropénie sévère (< 500 cellules/mm3) a été observée chez 20% des patients. Durant toute la durée du traitement, une neutropénie sévère a été observée chez 39% des patients. 41% des patients ont présenté une neutropénie sévère pendant plus de 7 jours et 8% des patients ont présenté une neutropénie sévère pendant 30 à 35 jours. Chez tous les patients ayant été suivis, la neutropénie a disparu en 35 jours. L'incidence de la neutropénie de Grade 4 durant 7 jours ou plus a été de 22%.
- Une neutropénie fébrile liée au paclitaxel a été rapportée chez 14% des patients et dans 1,3% des cures.
- Lors de l'administration de paclitaxel, il y a eu 3 épisodes septiques (2,8%) liés au médicament qui se sont avérés fatals.
- Une thrombocytopénie a été observée chez 50% des patients ; elle était sévère (< 50000/mm3) chez 9%. Seulement 14% ont présenté une diminution du nombre des plaquettes < 75000/mm3, au moins une fois lors du traitement. Des hémorragies liées au paclitaxel ont été rapportées chez moins de 3% des patients mais elles ont été localisées.
- Une anémie (Hb < 11 g/dl) a été observée chez 61% des patients ; elle était sévère (Hb < 8 g/dl) chez 10%. Des transfusions de globules rouges ont été nécessaires chez 21% des patients.
TROUBLES HEPATOBILIAIRES : Parmi les patients (> 50% recevant des inhibiteurs de protéase) avec une fonction hépatique initiale normale, respectivement 28%, 43% et 44% des patients ont eu une augmentation de la bilirubine, de la phosphatase alcaline et d'ASAT (SGOT). Les augmentations étaient sévères dans 1% des cas pour chacun de ces paramètres.

Paclitaxel Teva existe aussi sous ces formes

Paclitaxel Teva

Voir aussi les génériques de Taxol

Paclitaxel Teva

Paclitaxel Dakota Pharm

Paclitaxel Mylan

Paclitaxel Ebewe

Paclitaxel EG

Paclitaxel Sandoz

Paclitaxel Mylan Pharma

Paclitaxel Hospira

Paclitaxel Actavis

Paclitaxel Kabi

Paclitaxel Ahcl



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