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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Rhumatologie
principes actifs: Acide pamidronique
laboratoire: Mylan

Solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 30 ml
Toutes les formes

Indication

Traitement des états liés à l'augmentation de l'activité ostéoclastique :

· hypercalcémies d'origine maligne,

· lésions ostéolytiques chez des patients présentant des métastases osseuses associées à un cancer du sein,

· myélome multiple de stade III.

Posologie PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 30 ml

P amidronate de sodium MYLAN 3 mg/ml est une solution à diluer pour perfusion et il doit donc être toujours dilué avant utilisation dans une solution pour perfusion exempte de calcium (chlorure de sodium à 0,9 % ou glucose à 5 %). La solution obtenue doit être perfusée lentement (voir aussi rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Pour l'information concernant la compatibilité avec les solutions pour perfusion, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Le débit de la perfusion ne doit pas dépasser 60 mg/heure (1 mg/min) et la concentration de pamidronate de sodium dans la solution de perfusion ne doit pas excéder 90 mg/250 ml. Une dose de 90 mg doit être habituellement administrée dans 250 ml de solution perfusée en 2 heures. Chez les patients présentant une hypercalcémie d'origine maligne et ceux présentant un myélome multiple, il est recommandé de ne pas administrer plus de 90 mg en 4 heures et dans 500 ml. La perfusion doit être posée dans une veine de taille suffisante afin de minimiser les réactions locales au site d'administration.

Le pamidronate de sodium doit être administré sous la surveillance d'un médecin et en présence d'installations permettant le contrôle des effets cliniques et biochimiques.

Enfants et adolescents (< 18 ans) :

Les données cliniques sont insuffisantes pour justifier l'utilisation du pamidronate de sodium chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

N'utiliser que des solutions diluées limpides et fraîchement préparées !

Hypercalcémie d'origine maligne :

Il est recommandé de réhydrater les patients avec une solution de chlorure de sodium à 0,9 % avant et pendant le traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

La dose totale de pamidronate de sodium recommandée à utiliser pour une cure thérapeutique est fonction de la valeur initiale de la calcémie. Les indications suivantes ont été établies à partir de données cliniques utilisant la calcémie non corrigée. Cependant, les posologies proposées sont également applicables pour des valeurs de calcémie corrigées en fonction de l'albuminémie ou de la protidémie chez des patients réhydratés.

Calcémie initiale

Dose totale recommandée en pamidronate de sodium

Concentration de la solution pour perfusion

Débit maximum de perfusion

(mmol/l)

(mg %)

(mg)

mg/ml

mg/h

(mg/100 ml)

< 3,0

< 12,0

15 à 30

30/125

22,5

3,0 à 3,5

12,0 à 14,0

30 à 60

30/125

22,5

60/250

3,5 à 4,0

14,0 à 16,0

60 à 90

60/250

22,5

90/500

> 4,0

> 16,0

90

90/500

22,5

La dose totale de pamidronate de sodium peut être administrée en une perfusion unique ou en plusieurs perfusions réparties sur 2 à 4 jours consécutifs. La dose maximale par cure thérapeutique est de 90 mg, que ce soit lors d'une cure initiale ou des cures ultérieures.

Des doses plus fortes n'ont pas amélioré la réponse clinique.

Une diminution significative de la calcémie est généralement observée 24 à 48 heures après l'administration du pamidronate de sodium et la normalisation est habituellement atteinte en 3 à 7 jours. Si la calcémie n'est pas normalisée dans ce délai, une autre dose peut être administrée. La durée de réponse peut varier d'un patient à l'autre et le traitement peut être répété si l'hypercalcémie récidive. L'expérience clinique actuelle laisse supposer une diminution de l'efficacité thérapeutique du pamidronate de sodium en cas d'administration réitérée du produit.

Lésions ostéolytiques dans le myélome multiple :

La dose recommandée est de 90 mg toutes les 4 semaines.

Lésions ostéolytiques des métastases osseuses associées à un cancer du sein :

La dose recommandée est de 90 mg toutes les 4 semaines. Cette dose peut être administrée aussi à intervalles de 3 semaines, afin de coïncider avec la chimiothérapie, si nécessaire.

Le traitement doit être poursuivi jusqu'à ce que l'on constate une diminution importante de l'état général du patient.

Indication

Schéma thérapeutique

Solution pour perfusion (mg/ml)

Débit de perfusion (mg/h)

Métastases osseuses

90 mg/2 h toutes les

90/250

45

4 semaines

Myélome multiple

90 mg/4 h toutes les

90/500

22,5

4 semaines

Insuffisance rénale :

PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ne doit pas être administré chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) sauf en cas d'hypercalcémie d'origine maligne mettant en jeu le pronostic vital lorsque le bénéfice l'emporte sur le risque potentiel (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

L'ajustement des doses n'est pas nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine entre 61 et 90 ml/min) ou modérée (clairance de la créatinine entre 30 et 60 ml/min). Chez ces patients, le débit de perfusion ne devra pas excéder 90 mg/4 h (approximativement 20 à 22 mg/h).

Comme avec les autres biphosphonates intraveineux, une surveillance de la fonction rénale est recommandée avec, par exemple, une mesure de la créatinine sérique avant chaque dose de pamidronate de sodium. Chez les patients recevant du pamidronate de sodium pour des métastases osseuses et montrant des signes de détérioration de la fonction rénale, le traitement par le pamidronate de sodium devra être suspendu jusqu'à récupération de la fonction rénale à un niveau ne différant pas de plus de 10 % de son état initial.

Insuffisance hépatique :

Il n'existe aucune donnée publiée sur l'utilisation de pamidronate de sodium chez des patients présentant une insuffisance hépatique. Par conséquent, aucune recommandation spécifique ne peut être donnée chez ces patients pour le pamidronate de sodium (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Contre indications

· Hypersensibilité connue ou suspectée au pamidronate de sodium, aux autres biphosphonates ou à l'un des excipients.

· L'allaitement est contre-indiqué (voir rubrique Grossesse et allaitement).

Effets indésirables Pamidronate de Sodium Mylan

Les réactions indésirables au pamidronate de sodium sont habituellement légères ET transitoires. Les effets secondaires les plus fréquents (> 1/10) sont des symptômes pseudogrippaux et une fièvre modérée. Cette fièvre modérée (augmentation de la température corporelle de 1 à 2°C) se manifeste généralement dans les premières 48 h suivant l'administration de la première dose; souvent, elle ne s'accompagne d'aucun autre symptôme, elle est proportionnelle à la dose et disparaît spontanément, généralement dans les 24 heures. Le syndrome aigu de type pseudogrippal ne survient en général que lors de la première perfusion. Une inflammation locale des tissus au point d'injection apparaît fréquemment (> 1/100, < 1/10), en particulier aux fortes doses.

De rares cas d'ostéonécrose touchant principalement les mâchoires ont été rapportés ( voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi. « Précautions d'emploi » ).

L'hypocalcémie symptomatique est très rare (< 1/10 000).

Lors de la comparaison des effets indésirables du zolédronate (4 mg) et du pamidronate (90 mg) dans le cadre d'un essai clinique, les fibrillations auriculaires ont été plus nombreuses dans le groupe pamidronate (12/556, 2,2 %) que dans le groupe zolédronate (3/563, 0,5 %). Auparavant, on avait observé dans un essai clinique portant sur des femmes ménopausées souffrant d'ostéoporose que les patientes traitées par l'acide zolédronique (5 mg) présentaient un taux accru d'effets indésirables graves de type fibrillation auriculaire par rapport au placebo (1,3 % contre 0,6 %). Le mécanisme à l'origine de l'incidence accrue des fibrillations auriculaires associées aux traitements par l'acide zolédronique et le pamidronate n'est pas élucidé.

Estimation de la fréquence :

Très fréquent (> 1/10)

Fréquent (> 1/100, < 1/10)

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

Rare (> 1/10 000, < 1/1 000)

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés.

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent (> 1/100, < 1/10)

· Lymphopénie.

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Anémie, leucopénie.

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés

· Thrombocytopénie.

Affections du système immunitaire

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Hypersensibilité incluant des réactions anaphylactiques, bronchospasme, dyspnée, oedème de Quincke.

Très rare (< 1/10 000), incluant des cas isolés

· Choc anaphylactique, réactivation d'un herpès et d'un zona.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très fréquent (> 1/10)

· Hypocalcémie, hypophosphatémie.

Fréquent (> 1/100, < 1/10)

· Hypomagnésémie.

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Hyperkaliémie, hypokaliémie, hypernatrémie.

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés

· Hypernatrémie avec confusion.

Affections du système nerveux

Fréquent (> 1/100, < 1/10)

· Céphalées.

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Agitation, confusion, vertiges, insomnie, somnolence, léthargie.

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés

· Convulsions, hallucinations visuelles, hypocalcémie symptomatique (paresthésie, tétanie, crampes musculaires).

Affections oculaires

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Uvéite (iritis, iridocyclite), sclérite, épisclérite, conjonctivite.

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés

· Xanthopsie, inflammation orbitale.

Affections cardiaques/affections vasculaires

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Hypertension.

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés

· Hypotension, maladie cardiaque aggravée (insuffisance ventriculaire gauche / insuffisance cardiaque congestive) avec dyspnée, oedème pulmonaire dû à une surcharge hydrique.

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

· Fibrillation auriculaire.

Affections gastro-intestinales

Fréquent (> 1/100, < 1/10)

· Nausées, vomissements.

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Douleurs abdominales, anorexie, diarrhée, constipation, dyspepsie.

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés

· Gastrite.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Rash, prurit.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent (> 1/100, < 1/10)

· Douleurs osseuses transitoires, arthralgies, myalgies.

Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100)

· Crampes musculaires.

Rare (> 1/10 000, < 1/1 000)*

· Ostéonécrose touchant principalement les mâchoires.

Affections du rein et des voies urinaires

Rare (> 1/10 000, < 1/1 000)

· Glomérulosclérose segmentaire et focale incluant la variante collapsante, syndrome néphrotique, trouble rénal tubulaire, glomérulonéphropathie, néphrite tubulointerstitielle.

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés

· Détérioration de la fonction rénale chez les patients présentant un myélome multiple, une hématurie, une insuffisance rénale aiguë.
Aggravation d'une insuffisance rénale préexistante.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent (> 1/10)

· Fièvre et syndrome pseudogrippal accompagné parfois de malaise, rigidité, asthénie et réactions vasomotrices.

Fréquent (> 1/100, < 1/10)

· Réactions au point d'injection (douleur, éruption cutanée, oedème, induration, phlébite, thrombophlébite); douleur corporelle généralisée.

Investigations

Très rare (< 1/10 000), incluant les cas isolés

· Anomalies des tests d'exploration de la fonction hépatique, augmentation de la créatinine et de l'urée sériques.

La survenue d'un grand nombre de ces effets indésirables peut être liée à la maladie traitée.

Expérience post commercialisation :

Après la commercialisation, les effets indésirables suivants ont été rapportés (fréquence rare) : fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effets indésirables de classe des bisphosphonates).



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