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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PAMIDRONATE DE SODIUM RATIOPHA 3 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Rhumatologie
principes actifs: Pamidronate de sodium
laboratoire: Ratiopharm Gmbh

Solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 30 ml
Toutes les formes
194,30€* (remboursé à 0%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 195,12 €

Précautions d'emploi

Mises en garde

Pamidronate de sodium solution à diluer pour perfusion ne doit jamais être administré en injection en bolus, car cela risquerait de provoquer des réactions locales sévères et une thrombophlébite. Il faut diluer la solution avant l'emploi et perfuser lentement la solution ainsi obtenue (voir rubrique Posologie et mode d'administration "Posologie et mode d'administration").

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose maximale (90 mg), c'est-à-dire qu'il est essentiellement "sans sodium".

Pamidronate de sodium solution à diluer pour perfusion ne doit pas être administré avec d'autres biphosphonates. L'utilisation concomitante d'autres hypocalcémiants et de pamidronate de sodium est associée à un risque de grave hypocalcémie.

Chez quelques patients souffrant d'hypercalcémie d'origine tumorale, on a signalé des convulsions dues aux anomalies électrolytiques liées à cette maladie et à son traitement efficace.

Précautions

Après l'instauration du traitement par le pamidronate de sodium , surveiller les électrolytes, la calcémie, la phosphatémie. Les patients présentant une anémie, une leucopénie ou une thrombocytopénie doivent faire l'objet d'une surveillance hématologique régulière.

Les patients ayant subi une chirurgie thyroïdienne peuvent faire une hypocalcémie, causée par un hypoparathyroïdisme relatif.

Bien que le pamidronate de sodium soit excrété inchangé par les reins, le médicament a été utilisé sans augmentation apparente des effets indésirables chez des patients présentant des taux élevés de créatininémie (incluant des patients en attente de greffe rénale, sous hémodialyse et dialyse péritonéale simultanées).

Quoi qu'il en soit, l'expérience du pamidronate de sodium chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (créatininémie > 440 micromol/l, ou 5 mg/dl chez les patients atteints d'hypercalcémie d'origine maligne ; 180 micromol/l, ou 2 mg/dl chez les patients atteints de myélome multiple) est limitée. Si les données cliniques déterminent que le bénéfice potentiel est supérieur au risque, dans de tels cas, le pamidronate de sodium peut être utilisé avec précaution sous surveillance stricte de la fonction rénale.

La balance des fluides (urine émise, poids journalier) doit également être surveillée de près.

L'expérience de l'utilisation du pamidronate de sodium chez les patients hémodialysés est très restreinte.

Aucune recommandation particulière ne peut être donnée pour les patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère dans la mesure où aucune donnée clinique n'est disponible.

Les patients doivent subir des contrôles biologiques périodiques standards (créatininémie et uricémie) et une évaluation clinique périodique des paramètres de la fonction rénale, particulièrement pour ceux recevant des perfusions de pamidronate de sodium fréquemment ou pendant une durée prolongée, et chez ceux présentant une insuffisance rénale pré-existante ou une prédisposition à une altération rénale (par exemple les patients atteints d'un myélome malin ou d'une hypercalcémie d'origine maligne). Si la fonction rénale est altérée pendant le traitement par le pamidronate, la perfusion doit être arrêtée.

Une détérioration de la fonction rénale (incluant l'insuffisance rénale) a été rapportée après un traitement prolongé par le pamidronate de sodium chez des patients atteints de myélome multiple. Toutefois la progression d'une maladie sous-jacente et/ou les complications associées étaient aussi présentes et par conséquent l'implication directe du pamidronate de sodium n'est pas prouvée.

Lors du traitement initial de l'hypercalcémie d'origine tumorale, il est essentiel d'instaurer une réhydratation intraveineuse afin de rétablir la diurèse. Il faut correctement hydrater les patients pendant tout le traitement, mais en évitant une hyperhydratation. En cas de cardiopathie, en particulier chez les patients âgés, une surcharge sodée supplémentaire peut déclencher une insuffisance cardiaque (insuffisance cardiaque congestive). La fièvre (symptômes de type grippal) peut également favoriser l'apparition d'une insuffisance cardiaque.

Ni la sécurité d'emploi, ni l'efficacité du pamidronate de sodium n'ont été établies chez les enfants et adolescents (<18 ans) (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction dentaire et/ou une infection locale (y compris l'ostéomyélite) a été rapportée chez des patients cancéreux recevant des protocoles thérapeutiques incluant des bisphosphonates principalement administrés par voie intraveineuse. La plupart de ces patients recevaient également une chimiothérapie et des corticoïdes. L'ostéonécrose de la mâchoire a également été signalée chez des patients souffrant d'ostéoporose et recevant des bisphosphonates oraux.

Avant instauration d'un traitement par les bisphosphonates, il faut envisager un examen dentaire avec des mesures préventives adaptées chez les patients qui présentent des facteurs de risque associés (par exemple cancer, chimiothérapie, corticothérapie, mauvaise hygiène buccale).

Pendant le traitement, ces patients doivent éviter autant que possible les interventions dentaires invasives. Pour les patients qui développent une ostéonécrose de la mâchoire alors qu'ils sont sous traitement par bisphosphonates, les interventions chirurgicales dentaires risquent d'aggraver la situation. Pour les patients nécessitant une intervention dentaire, il n'y a pas de donnée disponible suggérant que l'arrêt du traitement par bisphosphonates diminuerait le risque d'ostéonécrose de la mâchoire.

L'appréciation clinique du médecin traitant devrait orienter la prise en charge de chaque patient en se basant sur l'évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque.

Alerte AFSSAPS du 05/12/2011 :

- L’Agence européenne des médicaments (EMA) a conclu que l’apparition de fractures atypiques du fémur existe pour les patients traités par les médicaments contenant un biphosphonate (alendronate, clodronate, étidronate, ibandronate, pamidronate, risedronate, tiludronate, zolédronate). Cet effet rare identifié dès 2008 pour l’alendronate est donc un effet de classe. Il survient en particulier au cours des traitements prolongés.

- Les fractures atypiques se distinguent des fractures du fémur " classiques " par leur localisation et leurs caractéristiques radiologiques. Ces fractures transverses ou obliques courtes, souvent bilatérales, peuvent survenir sur n’importe quelle partie du fémur entre la partie inférieure du petit trochanter jusqu’au dessus de la zone supracondylienne. Elles surviennent après un traumatisme minime ou même sans traumatisme.



Interactions avec d'autres médicaments

Aucune interaction notable n'a été constatée à la suite de l'administration simultanée de pamidronate de sodium et de médicaments anti-tumoraux d'usage courant (tels que aminoglutéthimide, cisplatine, corticoïdes, cyclophosphamide, cytarabine, doxorubucine, étoposide, fluoro-uracile, mégestrol, melphalan, méthotrexate, mitoxantrone, paclitaxel, tamoxifène, vinblastine et vincristine).

Il ne faut pas utiliser le pamidronate de sodium en même temps que d'autres biphosphonates.

Dans des cas d'hypercalcémie sévère, le pamidronate de sodium a été associé avec succès à la calcitonine et à la mithramycine dans le but d'accélérer et de potentialiser l'effet hypocalcémiant.

L'utilisation concomitante d'autres bisphosphonates, d'autres agents antihypercalcémiques et de la calcitonine peut entraîner une hypocalcémie avec des symptômes cliniques associés (paresthésie, tétanie, hypotension).

Etant donné que le pamidronate se fixe aux os, il peut théoriquement affecter la scintigraphie osseuse.

L'utilisation simultanée de pamidronate de sodium et d'autres médicaments potentiellement néphrotoxiques impose la prudence.

Grossesse et allaitement

Il n'existe pas de données pertinentes sur l'utilisation du pamidronate de sodium chez la femme enceinte.  Les études effectuées chez l'animal ont montré une toxicité reproductive (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel pour la femme enceinte est inconnu. Le pamidronate peut induire un risque pour le foetus et le nouveau-né en raison de son action pharmacologique sur l'homéostasie calcique. En conséquence, l'utilisation du pamidronate de sodium est déconseillée pendant la grossesse, sauf en cas de traitement d'urgence des hypercalcémies.

L'excrétion du pamidronate de sodium dans le lait maternel est inconnue. Des études chez l'animal ont montré une excrétion du pamidronate de sodium dans le lait, et un risque pour le nouveau né allaité ne peut être exclu. En conséquence, l'utilisation du pamidronate de sodium pendant l'allaitement est contre-indiqué (voir aussi rubrique Contre-indications).

Effet sur la conduite de véhicules

Le pamidronate de sodium exerce une influence faible à modérée sur la capacité à conduire et à utiliser des machines. Les patients doivent être avertis des rares risques de somnolence ou de vertiges qui peuvent survenir après la perfusion de pamidronate de sodium. Et dans ces cas, ils ne doivent ni conduire ni utiliser des machines potentiellement dangereuses ou exercer des activités qui peuvent devenir dangereuses en raison d'une baisse de la vigilance.

Comment ça marche ?

Caractéristiques générales

Le pamidronate a une forte affinité pour les tissus calcifiés et il n'est pas totalement éliminé du corps pendant la durée des études expérimentales. Les tissus calcifiés sont donc considérés comme le site «d'élimination apparente».

Absorption

Le pamidronate de sodium est administré en perfusion intraveineuse. Par définition, son absorption est complète à la fin de la perfusion.

Distribution

Les concentrations plasmatiques de pamidronate augmentent rapidement dès le début de la perfusion et chutent rapidement à l'arrêt de la perfusion. La demi-vie plasmatique apparente de distribution est d'environ 0,8 heure. Aussi, les niveaux d'équilibre apparents sont atteints lorsque les perfusions durent plus de 2 à 3 heures. Des pics plasmatiques d'environ 10 nmol/ml de pamidronate sont obtenus après perfusion de 60 mg sur une heure. La clairance plasmatique apparente est d'environ 180 ml/min.

Un pourcentage similaire (approximativement 50 %) de la dose est retenu dans le corps après administration de différentes doses (30-90 mg) de pamidronate de sodium indépendamment du temps de perfusion (4 ou 24 heures). Ainsi l'accumulation de pamidronate dans l'os n'est pas limitée par sa capacité de liaison osseuse et dépend uniquement de la dose totale cumulée administrée. Le pourcentage de pamidronate circulant lié aux protéines plasmatiques est relativement faible (moins de 50 %) et augmente lorsque les concentrations de calcium atteignent des niveaux pathologiquement élevés.

Elimination

Le pamidronate ne semble pas être éliminé par biotransformation. Après une perfusion intraveineuse, environ 20-55 % de la dose se retrouvent dans les urines en l'espace de 72 heures sous forme de pamidronate inchangé. Pendant la durée des études expérimentales, la fraction restante de la dose est retenue dans l'organisme. La fraction retenue ne dépend ni de la dose (avec des doses de 15 à 180 mg) ni du débit de la perfusion (débit compris entre 1,25 et 60 mg/h).

L'élimination urinaire du pamidronate se déroule en 2 phases, avec des demi-vies apparentes d'environ 1,6 et 27 heures. La clairance plasmatique apparente est d'environ 180 ml/min. La clairance rénale apparente est d'environ 54 ml/min et la clairance rénale est généralement corrélée à la clairance de la créatinine.

Catégories particulières de patients

Les clairances hépatique et métabolique du pamidronate sont négligeables. Il n'y a donc pas lieu de penser qu'une perturbation de la fonction hépatique modifie les paramètres pharmacocinétiques du pamidronate de sodium. Avec le pamidronate de sodium, le risque d'interactions médicamenteuses est faible, aussi bien au niveau métabolique qu'au niveau de la liaison aux protéines (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques ci-dessus).

Une étude pharmacocinétique conduite chez des patients atteints de cancer n'a montré aucune différence de l'AUC du pamidronate plasmatique entre les patients à fonction rénale normale et ceux présentant une insuffisance rénale légère à modérée. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30ml/min), l'AUC du pamidronate était approximativement 3 fois plus grande que chez les patients à fonction rénale normale (clairance de la créatinine > 90ml/min).



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