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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PAXENE 6 mg/mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Paclitaxel
laboratoire: Norton Healthcare Ltd

Solution à diluer pour perfusion IV
Boîte de 1 Flacon de 25 ml
Toutes les formes

Indication

Paxene est indiqué pour le traitement des patients présentant :
- un sarcome de Kaposi lié au SIDA (SIDA-SK) parvenu à un stade avancé après échec d'un traitement par anthracycline liposomale,
- un cancer métastatique du sein (CMS) après échec ou non-adéquation à un traitement classique contenant des anthracyclines,
- un cancer de l'ovaire avancé (COA) ou résiduel (> 1 cm) après laparotomie initiale, en association avec le cisplatine en traitement de première intention,
- un cancer métastatique de l'ovaire (CMO) après échec d'un traitement à base de platine sans taxane en traitement de seconde intention,
- un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC), en association avec le cisplatine, qui ne sont pas candidats à une chirurgie potentiellement curative et/ou à une radiothérapie. Des données limitées d'efficacité soutiennent cette indication, un résumé des études significatives est décrit dans la rubrique propriétés pharmacodynamiques.

Posologie PAXENE 6 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 25 ml

- Posologie et voie d'administration :
. Paxene ne doit être administré que sous le contrôle d'un oncologue qualifié, dans des unités spécialisées dans l'administration d'agents cytotoxiques (voir instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
. Avant l'administration de Paxene, tous les patients doivent recevoir une prémédication à base de corticostéroïdes, antihistaminiques et antagonistes des récepteurs H2. La prémédication suivante est recommandée : dexaméthasone (8-20 mg) par voie orale (12 et 6 heures) ou par voie intraveineuse (30-60 min) avant l'administration de Paxene, chlorphéniramine 10 mg par voie intraveineuse ou un antihistaminique équivalent 30 à 60 minutes avant l'administration de Paxene et cimétidine (300 mg) ou ranitidine (50 mg) par voie intraveineuse 30 à 60 minutes avant l'administration de Paxene. Des médicaments appropriés doivent être rapidement disponibles en cas de réactions d'hypersensibilité sévères.
. Paxene doit être administré à l'aide d'un appareillage contrôlant la perfusion (pompe), comprenant tubulures, et connecteurs non en PVC. La tubulure de perfusion doit être équipée d'un filtre constitué d'une membrane microporeuse d'un diamètre maximum de 0,22 µm pendant la perfusion de Paxene (voir instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
. En cas d'association avec le cisplatine consulter le Résumé des Caractéristiques du cisplatine dans le cancer de l'ovaire avancé et le cancer bronchique non à petites cellules.
. Sarcome de Kaposi lié au SIDA :
La dose de Paxene recommandée est de 100 mg/m², administrée en perfusion intraveineuse de 3 heures toutes les deux semaines.
. Cancer métastatique du sein ou des ovaires (en seconde intention) :
La dose de Paxene recommandée est 175 mg/m², administrée en perfusion intraveineuse de 3 heures toutes les trois semaines.
. Cancer de l'ovaire avancé (en première intention) :
Bien que d'autres schémas posologiques/associations soient en cours d'évaluation, un schéma associant Paxene et cisplatine est recommandé. En fonction de la durée de perfusion, deux posologies de Paxene sont recommandées : Paxene 175 mg/m² en perfusion intraveineuse de 3 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m² toutes les 3 semaines ou Paxene 135 mg/m² en perfusion de 24 heures, suivi d'une administration de cisplatine 75 mg/m² toutes les 3 semaines.
. Cancer bronchique non à petites cellules avancé :
La dose recommandée de Paxene est de 175 mg/m² administré en perfusion intraveineuse de 3 heures, suivi de cisplatine à une posologie de 80 mg/m² toutes les 3 semaines.
- Ajustements posologiques en cours de traitement :
. Cancer métastatique du sein, des ovaires et cancer bronchique non à petites cellules :
Les cycles de traitement par Paxene ne doivent pas être répétés tant que le taux de neutrophiles n'est pas d'au moins 1500 cellules/mm3 et celui des plaquettes d'au moins 100000 cellules/mm3. La dose de Paxene doit être réduite de 20% (CBNPC et première intention du cancer de l'ovaire) et de 25%, (CMO et CMS) pour les cycles suivants de Paxene chez les patients qui souffrent de neutropénie sévère (neutrophiles < 500 cellules/mm3 pendant une semaine ou plus), ou de neuropathie périphérique sévère. Les patients présentant des mucites (grade 2 ou plus) pendant le traitement par Paxene doivent avoir une réduction de 25% de la dose pour les cycles suivants de Paxene.
. Sarcome de Kaposi lié au SIDA :
Les cycles de traitement par Paxene ne doivent pas être répétés tant que le taux de neutrophiles n'est pas d'au moins 1000 cellules/mm3 et celui des plaquettes d'au moins 75000 cellules/mm3. La dose de Paxene doit être réduite de 25% c'est-à-dire être abaissée à 75 mg/m² pour les cycles suivants chez les patients qui souffrent de neutropénie sévère (neutrophiles < 500 cellules/mm3 pendant une semaine ou plus), de neuropathie périphérique sévère ou de mucite (grade 3 ou plus) pendant le traitement par Paxene.
- Populations à risque :
. Patients insuffisants hépatiques :
Il n'y a pas de données adéquates disponibles permettant de recommander un ajustement posologique chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique faible à modérée (voir mises en garde et précautions d'emploi et propriétés pharmacocinétiques).
Les patients présentant un dysfonctionnement hépatique sévère ne doivent pas être traités avec du paclitaxel.
. Patients insuffisants rénaux :
Il n'existe à ce jour aucune étude concernant les patients atteints d'une insuffisance rénale et les informations disponibles ne permettent pas de recommander d'ajustement posologique (voir propriétés pharmacocinétiques).
. Usage pédiatrique :
La tolérance et l'efficacité n'ont pas été établies chez l'enfant et l'adolescent (en dessous de 18 ans). Le paclitaxel n'est donc pas recommandé pour un usage pédiatrique.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Antécédents d'hypersensibilité sévère au paclitaxel ou à l'huile de ricin polyoxyéthylénée.
- Insuffisance hépatique sévère.
- Neutropénie initiale < 1500 cellules/mm3 (< 1000 cellules/mm3 chez les patients SIDA-SK).
- Infection concomitante, grave et non contrôlée.
- Grossesse et allaitement :
. grossesse : le paclitaxel, à la dose intraveineuse de 0,6 mg/kg/jour a entraîné une toxicité sur la reproduction et le développement foetal chez le rat. Paxene est contre-indiqué en cas de grossesse. Les femmes sous traitement par Paxene doivent utiliser des moyens de contraception efficaces afin d'éviter toute grossesse pendant la durée du traitement et doivent informer immédiatement leur médecin traitant si cela se produit.
. allaitement : Paxene est contre-indiqué pendant l'allaitement. Le passage dans le lait maternel n'est pas connu. L'allaitement doit être interrompu pendant la durée du traitement par Paxene.
DECONSEILLE :
Usage pédiatrique : la tolérance et l'efficacité n'ont pas été établies chez l'enfant et l'adolescent (en dessous de 18 ans). Le paclitaxel n'est donc pas recommandé pour un usage pédiatrique.

Effets indésirables Paxene

MONOTHERAPIE :
- Les effets suivants portent sur 166 patients CMS et 120 patients CMO traités en seconde intention par 175 mg/m² de Paxene administré en perfusion de 3 heures dans 2 études cliniques et ont été considérés comme possiblement ou probablement liés au Paxene. La population de patients SIDA-SK étant très spécifique, les données de tolérance d'une étude clinique sur 107 patients sont présentées à part à la fin de la rubrique effets indésirables.
- La myélosuppression a été la principale toxicité dose-limitante de Paxene. Une neutropénie sévère (< 500 cellules/mm3) a été observée chez 26% des patients traités par Paxene au cours de la période de traitement. 19% des patients ont présenté une neutropénie sévère pendant plus de 7 jours. Une thrombocytopénie a été observée chez 6% des patients. Deux pour cent des patients ont présenté un nadir pour les plaquettes < 50000 cellules/mm3. Une anémie (Hb < 11 g/dl) a été observée dans approximativement 9% des patients et a été sévère chez moins de 1% (Hb < 8 g/dl).
- Une neuropathie a été observée chez 18% des patients traités par Paxene. Une paresthésie a été observée chez 48% des patients. Une neuropathie sévère et une paresthésie sévère chez 3% et 5% des patients respectivement. Une neuropathie périphérique peut survenir après le premier cycle et peut s'aggraver au cours du traitement avec le paclitaxel. Dans quelques cas les neuropathies périphériques ont entraîné un arrêt du traitement. Les symptômes sensoriels se sont habituellement améliorés en quelques mois après l'arrêt du traitement. Des neuropathies préexistantes dues à des traitements antérieurs ne constituent pas une contre-indication au traitement par paclitaxel.
- L'autre effet neurologique le plus courant observé sous Paxene a été la somnolence chez 14% des patients.
- Une arthralgie a été rapportée chez 32% des patients (5% sévère) et une myalgie a été observée chez 47% (6% sévère).
- Des réactions au point d'injection comprenant les réactions secondaires à une extravasation, ont généralement été modérées et ont consisté en un érythème, une sensibilité, une dépigmentation cutanée ou un oedème au site d'injection pouvant déboucher sur une cellulite. La récurrence de réactions cutanées sur le site d'une extravasation antérieure, suite à l'administration de paclitaxel sur un autre site, à savoir une "récidive", a été rarement rapportée. Il n'existe à ce jour aucun traitement spécifique contre les réactions à l'extravasation.
- Le tableau suivant liste les effets indésirables associés à l'administration de paclitaxel en monothérapie en perfusion de 3 heures au stade métastatique (286 patients traités dans les études cliniques avec Paxene et 812 patients traités dans d'autres études cliniques avec le paclitaxel), et ceux déclarés au cours de la surveillance post-commercialisation du paclitaxel(*). Quand l'incidence de l'effet est différente entre celle de Paxene et celle des autres études cliniques sous paclitaxel, l'incidence la plus fréquente est reportée.
- La fréquence des effets indésirables qui figurent dans la liste ci-après est présentée suivant la convention suivante :
Très fréquent (> = 1/10) ; fréquent (> = 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (> = 1/1000, < 1/100) ; rare (> = 1/10000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10000), y compris cas isolés.
- Infections et infestations :
. Très fréquent : infections (y compris herpes simplex, candidose orale, pharyngite, rhinite).
. Fréquent : syndrome pseudogrippal.
. Peu fréquent : infections sévères, choc septique.
. Rare(*) : pneumonie.
- Sang et système lymphatique :
. Très fréquent : neutropénie sévère, leucopénie sévère, thrombocytopénie, anémie, myélosuppression.
. Fréquent : fièvre neutropénique.
. Peu fréquent : anémie sévère.
. Très rare(*) : leucémie myéloïde aiguë, syndrome myélodysplasique.
- Effets sur le système immunitaire :
. Très fréquent : réactions d'hypersensibilité mineures (principalement rougeur et éruption cutanée).
. Peu fréquent : hypersensibilité (retardée), réactions d'hypersensibilité significatives nécessitant un traitement (ex. hypotension, oedème angioneurotique, détresse respiratoire, urticaire généralisée).
. Rare(*) : réactions anaphylactiques.
. Très rare(*) : choc anaphylactique (y compris hypersensibilité fatale).
- Effets sur le métabolisme et la nutrition :
. Très fréquent : anorexie.
. Peu fréquent : déshydratation, perte et gain de poids.
- Effets psychiatriques :
Très rare(*) : état confusionnel.
- Effets sur le système nerveux :
. Très fréquent : neuropathie (principalement périphérique), paresthésie, somnolence.
. Fréquent : neuropathie sévère (principalement périphérique), vertige, nervosité, insomnie, dépression, pensée anormale, hypokinésie, démarche anormale, hyperesthésie, modification du goût, maux de tête.
. Rare(*) : neuropathie motrice (donnant lieu à une faiblesse distale mineure).
. Très rare(*) : encéphalopathie aiguë, neuropathie autonome (donnant lieu à un iléus paralytique et une hypotension orthostatique), crises généralisées.
- Effets sur la vue :
. Peu fréquent : sécheresse des yeux, amblyopie, anomalie du champ visuel.
. Très rare(*) : troubles du nerf optique et/ou visuels (scotome scintillant), en particulier chez les patients ayant reçus des doses plus fortes que celles recommandées.
- Effets sur l'oreille et le labyrinthe :
. Fréquent : tinnitus.
. Très rare(*) : surdité de perception, vertiges.
- Effets cardiaques :
. Fréquent : tachycardie, palpitation, bradycardie, syncope.
. Peu fréquent : insuffisance cardiaque congestive, cardiomyopathie, tachycardie ventriculaire asymptomatique, tachycardie avec bigéminie, bloc auriculoventriculaire et syncope, infarctus du myocarde.
. Très rare(*) : fibrillation auriculaire.
- Effets vasculaires :
. Très fréquent : hypotension.
. Fréquent : vasodilatation (rougeurs).
. Peu fréquent : thrombophlébite, hypertension, thrombose.
. Très rare(*) : choc.
- Effets respiratoires, thoracique et médiastinaux :
. Fréquent : dyspnée, épistaxis.
. Rare : effusion pleurale, fibrose pulmonaire.
. Très rare(*) : toux, hypertension pulmonaire.
- Effets gastro-intestinaux :
. Très fréquent : nausée, vomissement, diarrhée, inflammation des muqueuses, constipation, stomatite, douleur abdominale.
. Fréquent : bouche sèche, ulcération de la bouche, melaena, dyspepsie.
. Très rare(*) : obstruction intestinale, perforation intestinale, colite pseudomembraneuse, colite ischémique, thrombose mésentérique, entérocolite nécrosante, oesophagite, ascite, pancréatite aiguë.
- Effets hépatobiliaires :
Très rare(*) : nécrose hépatique, encéphalopathie hépatique.
- Effets sur la peau et le tissu sous-cutané :
. Très fréquent : alopécie.
. Fréquent : modification transitoire de la peau, peau sèche, dermatite exfoliante, prurit, rash, acné, modifications transitoires et légères des ongles.
. Peu fréquent : modification de la pigmentation ou décoloration de l'ongle.
. Rare(*) : érythème.
. Très rare(*) : syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique, érythème multiforme, urticaire, onycholyse (les patients sous traitement doivent protéger leurs mains et leurs pieds du soleil).
- Effets musculosquelettiques et cartilagineux :
. Très fréquent : arthralgie, myalgie.
. Fréquent : douleur osseuse, crampes des jambes, myasthénie, douleur dorsale.
- Effets rénaux et urinaires :
Fréquent : dysurie.
- Effets généraux et au site d'administration :
. Très fréquent : asthénie, douleur, oedème y compris périphérique et du visage.
. Fréquent : réactions modérées au site d'injection (érythème, sensibilité, décoloration de la peau ou oedème, douleur, extravasation pouvant conduire à une cellulite et à une ulcération de la peau), malaise, douleur thoracique, frissons, fièvre.
- Paramètres de laboratoires :
. Fréquent : élévation sévère des transaminases, élévation sévère des phosphatases alcalines.
. Peu fréquent : élévation sévère de la bilirubine.
EN ASSOCIATION :
- Les résultats suivants ressortent de 2 études majeures dans le cancer de l'ovaire en première intention (paclitaxel + cisplatine : plus de 1050 patients) et 2 études de phase III dans le traitement du CBNPC avancé (paclitaxel + cisplatine : plus de 360 patients) (voir propriétés pharmacodynamiques).
- Après administration en perfusion de 3 heures en première intention du cancer de l'ovaire, les cas de neurotoxicité, arthralgie/myalgie et hypersensibilité sont plus fréquents et plus sévères chez les patients traités par paclitaxel suivi de cisplatine que chez les patients traités par cyclophosphamide suivi de cisplatine. La myélosuppression est moins fréquente et moins sévère avec paclitaxel en perfusion de 3 heures suivi de cisplatine, comparé à cyclophosphamide suivi de cisplatine.
- La neurotoxicité, principalement neuropathie périphérique, semble être plus fréquente et sévère avec une perfusion de 175 mg/m² sur 3 heures (85% de neurotoxicité, 15% sévère) qu'avec une perfusion de 135 mg/m² sur 24 heures (25% de neuropathies périphériques, 3% sévère) de paclitaxel associé à cisplatine. On observe une augmentation apparente de l'incidence des neurotoxicités sévères chez les patients atteints de CBNPC et chez les patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire, traitées par paclitaxel sur 3 heures, suivi de cisplatine. La neuropathie périphérique peut survenir à la suite de la première cure de paclitaxel et s'aggraver lors des cures suivantes. Elle a motivé l'arrêt du traitement dans quelques cas. Les effets sensitifs ont généralement régressé ou disparu quelques mois après la fin du traitement. Une neuropathie préexistante résultant de traitements antérieurs ne contre-indique pas le traitement par paclitaxel.
- Dans 8 essais cliniques publiés (8 essais de phase III) incluant 4735 patients avec un cancer de l'ovaire avancé et dans 12 essais cliniques publiés (1 grand essai de phase II et 11 essais de phase III) incluant 4315 patients atteints de CBNPC traités par paclitaxel et des traitements à base de sels de platine, des effets indésirables similaires ont été observés comparé au paclitaxel en monothérapie. De plus un iléus, des anomalies de la clairance à la créatinine, et des électrolytiques (ex : hyponatrémie, hypomagnésémie), hyperglycémie, toux et pneumonie sont survenus très rarement.
- Des cas de pneumonie chez les patients recevant une radiothérapie concomitante et/ou de la gemcitabine ont été très rarement rapportés.
SARCOME DE KAPOSI LIE AU SIDA :
- Il est possible ou probable que les effets indésirables suivants, observés sur 107 patients présentant un SIDA-SK traités dans une étude clinique en deuxième intention par 100 mg/m² de Paxene administré en perfusion de 3 heures, soient liés au Paxene. A l'exception des événements hématologique et hépatiques (voir ci-dessous), la fréquence et la sévérité des effets indésirables chez les patients SIDA-SK ont été généralement similaires à celles relevées chez les patients présentant d'autres tumeurs solides traités par le paclitaxel en monothérapie.
- La myélosuppression a été l'effet secondaire majeur dose-limitant de Paxene. Une neutropénie sévère (< 500 cellules/mm3) a été observée chez 20% et 39% des patients respectivement durant le premier cycle de traitement et l'ensemble du traitement. Une neutropénie a été présente plus de 7 jours chez 41% des patients et pendant 30-35 jours chez 8% des patients. Elle a été corrigée en 35 jours chez tous les patients suivis. L'incidence d'une neutropénie de grade 4 d'une durée de 7 jours ou plus a été de 22%. Une fièvre neutropénique liée au Paxene a été rapportée chez 14% des patients. Il y a eu 3 chocs septiques graves (2,8%) pendant l'administration de Paxene. Une thrombocytopénie a été observée chez 50% des patients et a été sévère (< 50000 cellules/mm3) dans 9% des cas. Des épisodes de saignements localisés liés à Paxene ont été rapportés dans < 3% des cas. Une anémie (Hb < 11 g/dl) a été observée chez 61% des patients et a été sévère (Hb < 8 g/dl) chez 10% des patients. Une transfusion sanguine a été nécessaire chez 21% des patients.
- Parmi les patients (> 50% sous inhibiteurs de protéases) présentant une fonction hépatique normale à l'inclusion, 28%, 43% et 44% ont présenté une élévation de la bilirubine, des phosphatases alcalines et ASAT (SGOT) respectivement. Pour chacun de ces paramètres, l'augmentation a été sévère dans 1% des cas.



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