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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

PRADAXA 75 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Hémostase et sang
principes actifs: Dabigatran étexilate
laboratoire: Boehringer Ingelheim Int

Gélule
Boîte de 10 Plaquettes thermoformées de 1
Toutes les formes
13,28€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 14,10 €

Indication

Prévention primaire des événements thromboemboliques veineux chez les patients adultes ayant bénéficié d'une chirurgie programmée pour prothèse totale de hanche ou de genou.

Posologie PRADAXA 75 mg Gélule Boîte de 10 Plaquettes thermoformées de 1

Prévention primaire des événements thromboemboliques veineux en chirurgie orthopédique (pETEVp en chirurgie orthopédique)

Patients bénéficiant d'une chirurgie programmée pour prothèse totale de genou

La dose recommandée de Pradaxa est de 220 mg par jour, soit 2 gélules de 110 mg en une prise. Il est recommandé d'instaurer le traitement par voie orale à la posologie d'une seule gélule 1 à 4 heures après la fin de l'intervention chirurgicale puis de poursuivre à la posologie de 2 gélules une fois par jour pour une durée totale de traitement de 10 jours.

Patients bénéficiant d'une chirurgie programmée pour prothèse totale de hanche

La dose recommandée de Pradaxa est de 220 mg par jour, soit 2 gélules de 110 mg en une prise.

Il est recommandé d'instaurer le traitement par voie orale à la posologie d'une seule gélule 1 à 4 heures après la fin de l'intervention chirurgicale puis de poursuivre à la posologie de 2 gélules une fois par jour pour une durée totale de traitement de 28 à 35 jours.

Pour les groupes de patients suivants, la dose recommandée de Pradaxa est de 150 mg par jour, soit 2 gélules de 75 mg en une prise :

• patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine, ClCr 30-50 mL/min) [voir Insuffisance rénale (pETEVp en chirurgie orthopédique)]

• patients traités de façon concomitante par le vérapamil, l'amiodarone, la quinidine [voir Administration concomitante de Pradaxa et des inhibiteurs faibles à modérés de la P-glycoprotéine (P-gp) (amiodarone, quinidine ou vérapamil) (pETEVp en chirurgie orthopédique)]

• patients âgés de 75 ans ou plus [voir Sujets âgés (pETEVp en chirurgie orthopédique)]

Pour l'une ou l'autre chirurgie, si l'hémostase n'est pas contrôlée, le traitement doit être instauré plus tard. Si le traitement n'est pas instauré le jour de l'intervention, la posologie doit être de 2 gélules une fois par jour, dès le début.

Évaluation de la fonction rénale (pETEVp en chirurgie orthopédique) :

Pour tous les patients :

• Avant l'initiation d'un traitement par Pradaxa, la fonction rénale doit être évaluée en calculant la clairance de la créatinine (ClCr) afin d'exclure les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min) (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Pradaxa est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère

• La fonction rénale doit être également évaluée lorsqu'une altération de la fonction rénale est suspectée pendant le traitement (par exemple en cas d'hypovolémie, de déshydratation ou d'association avec certains médicaments)

La méthode d'évaluation de la fonction rénale (ClCr en mL/min) lors du développement clinique de Pradaxa était celle de Cockcroft-Gault. La formule est la suivante :


· Si la créatininémie est exprimée en µmol/L :

1,23 x (140-age [années]) x poids [kg] (x 0,85 pour les femmes)

créatininémie [µmol/L]

· Si la créatininémie est exprimée en mg/dL :

(140-age [années]) x poids [kg] ( x 0,85 pour les femmes)

72 x créatininémie [mg/dL]

Cette méthode est recommandée pour évaluer la ClCr des patients avant et pendant le traitement par Pradaxa.

Populations particulières

Insuffisance rénale (pETEVp en chirurgie orthopédique)

Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min), le traitement par Pradaxa est contre-indiqué (voir rubrique Contre-indications).

Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (ClCr 30-50 mL/min), il existe peu de données cliniques. Ces patients doivent être traités avec prudence. La dose recommandée est de 150 mg une fois par jour, soit 2 gélules de 75 mg en une prise (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Administration concomitante de Pradaxa et des inhibiteurs faibles à modérés de la P-glycoprotéine (P-gp) (amiodarone, quinidine ou vérapamil) (pETEVp en chirurgie orthopédique)

La posologie de Pradaxa doit être réduite à 150 mg/jour, soit 2 gélules de 75 mg en une prise, chez les patients traités à la fois par dabigatran etexilate et amiodarone, quinidine ou vérapamil (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Dans cette situation, Pradaxa et le médicament inhibiteur de la P-glycoprotéine doivent être pris simultanément.

Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée et traités de façon concomitante par dabigatran etexilate et vérapamil, une diminution de la posologie de Pradaxa à 75 mg par jour doit être envisagée (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Sujets âgés (pETEVp en chirurgie orthopédique)

Chez les patients âgés (plus de 75 ans), il existe peu de données cliniques. Ces patients doivent être traités avec prudence. La dose recommandée est de 150 mg une fois par jour, soit 2 gélules de 75 mg en une prise (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

L'insuffisance rénale étant fréquente chez les patients âgés (> 75 ans), la fonction rénale doit être évaluée en calculant la ClCr avant l'initiation d'un traitement par Pradaxa afin d'exclure les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min). Au cours du traitement, la fonction rénale doit également être évaluée dans les situations cliniques pour lesquelles la fonction rénale pourrait être altérée (en cas d'hypovolémie, de deshydratation ou d'association avec certains médicaments par exemple) (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique (pETEVp en chirurgie orthopédique)

Les patients présentant un taux d'enzymes hépatiques supérieur à deux fois la limite supérieure de la normale (LSN) ont été exclus des essais cliniques évaluant la prevention des ETEV après une chirurgie programmée pour prothèse totale de hanche ou de genou. Aucune expérience de traitement n'est disponible pour cette sous-population de patients et l'administration de Pradaxa n'est donc pas recommandée dans cette population (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Une insuffisance hépatique ou une maladie hépatique susceptible d'avoir un impact sur la survie sont contre-indiquées (voir rubrique Contre-indications).

Poids (pETEVp en chirurgie orthopédique)

L'expérience clinique à la posologie recommandée est très restreinte chez les patients pesant moins de 50 kg ou plus de 110 kg. Sur la base des données cliniques et pharmacocinétiques disponibles, aucune adaptation de la dose n'est nécessaire (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), mais une surveillance clinique étroite est recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Sexe (pETEVp en chirurgie orthopédique)

Sur la base des données cliniques et pharmacocinétiques disponibles, aucune adaptation de la dose n'est nécessaire (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Changement de traitement (pE TEVp en chirurgie orthopédique)

Passage de Pradaxa à un anticoagulant par voie parentérale

Il est recommandé d'attendre 24 heures après la dernière dose de Pradaxa avant le passage à un anticoagulant par voie parentérale (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Passage d'un anticoagulant par voie parentérale à Pradaxa

Il convient d'arrêter l'anticoagulant par voie parentérale et d'administrer le dabigatran etexilate 0 à 2 heures avant l'heure prévue d'administration de l'autre traitement, ou au moment de l'arrêt de ce dernier dans le cas d'un traitement continu (par exemple, héparine non fractionnée (HNF) par voie intraveineuse) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Population pédiatrique (pETEVp en chirurgie orthopédique)

Il n'y a pas d'utilisation justifiée de Pradaxa dans la population pédiatrique dans l'indication : prévention primaire des événements thromboemboliques veineux chez les patients ayant bénéficié d'une chirurgie programmée pour prothèse totale de hanche ou de genou.

Dose oubliée (pETEVp en chirurgie orthopédique)

Il est recommandé de poursuivre le dabigatran etexilate à la dose quotidienne habituelle le lendemain à la même heure.

Ne pas prendre de dose double pour compenser la dose oubliée.


Mode d'administration (pETEVp en chirurgie orthopédique)


Les gélules de Pradaxa peuvent être prises avec ou sans aliments. Elles doivent être avalées entières avec un verre d'eau pour faciliter la distribution dans l'estomac.

Les patients doivent avoir pour instruction de ne pas ouvrir les gélules, car cela pourrait augmenter le risque de saignement (voir rubriques Propriétés pharmacocinétiques et Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

Contre indications

• Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition

• Insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min) (voir rubrique Posologie et mode d'administration)

• Saignement évolutif cliniquement significatif

• Lésion ou maladie jugée à risque significatif de saignement majeur. Ceci s'applique à une ulcération gastro - intestinale en cours ou récente, à la présence de néoplasies malignes à haut risque de saignement, à une lésion cérébrale ou rachidienne récente, à une intervention chirurgicale cérébrale, rachidienne ou ophtalmique récente, à une hémorragie intracrânienne récente, aux varices oesophagiennes connues ou suspectées, aux malformations artérioveineuses, à un anévrisme vasculaire ou à une anomalie vasculaire majeure intrarachidienne ou intracérébrale

• Traitement concomitant avec tout autre anticoagulant, par exemple héparine non-fractionnée (HNF), héparines de bas poids moléculaire (énoxaparine, dalteparine, etc), dérivés de l'héparine (fondaparinux, etc), anticoagulants oraux (warfarine, rivaroxaban, apixaban, etc), sauf dans les circonstances particulières de changement de traitement anticoagulant (voir rubrique Posologie et mode d'administration) ou en cas d'administration d'HNF aux doses nécessaires au maintien de la perméabilité d'un cathéter central veineux ou artériel (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)

• Insuffisance hépatique ou maladie du foie susceptible d'avoir un impact sur la survie

• Traitement concomitant avec le kétoconazole administré par voie systémique, la ciclosporine, l'itraconazole et la dronédarone (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)

• Porteurs de prothèses valvulaires cardiaques nécessitant un traitement anticoagulant (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques)

Effets indésirables Pradaxa

Résumé du profil de sécurité d'emploi

Au total, 10 795 patients ont reçu au moins une dose du médicament à l'étude lors de 6 essais contrôlés dans la prévention des ETEV. Parmi ces patients, 6 684 ont reçu 150 mg ou 220 mg/jour de Pradaxa. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été des saignements, survenant au total chez environ 14 % des patients. La fréquence des événements hémorragiques majeurs (incluant les saignements au niveau de la plaie) a été inférieure à 2 %. Bien que de fréquence rare dans les essais cliniques, des saignements majeurs ou sévères peuvent survenir et, indépendamment de la localisation, peuvent conduire à un handicap, à une menace du pronostic vital, voire même à une issue fatale.

Tableau résumé des effets indésirables

Le tableau 4 présente les effets indésirables classés par système classe organe et fréquence selon la convention suivante : très fréquent ( ≥ 1/10) ; fréquent ( ≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent ( ≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare ( ≥ 1/10 000 à < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut pas être évaluée à partir des données disponibles).

Système classe organe/terme préférentiel

Affections hématologiques et du système lymphatique

Diminution de l'hémoglobinémie

Fréqu ent

Anémie

Peu fréquent

Diminution de l'hématocrite

Peu fréquent

Thrombopénie

Rare

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité médicamenteuse

Peu fréquent

Réaction anaphylactique

Rare

Angio-oedème

Rare

Urticaire

Rare

Rash

Rare

Prurit

Rare

Bronchospasme

Fréquence indéterminée

Affections du système nerveux

Hémorragie intracrânienne

Rare

Affections vasculaires

Hématome

Peu fréquent

Hémorragie de la plaie

Peu fréquent

Hémorragie

Rare

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Epistaxis

Peu fréquent

Hémoptysie

Rare

Affections gastro-intestinales

Hémorragie gastro-intestinale

Peu fréquent

Hémorragie rectale

Peu fréquent

Hémorragie hémorroïdaire

Peu fréquent

Diarrhée

Peu fréquent

Nausée

Peu fréquent

Vomissements

Peu fréquent

Ulcère gastro-intestinal, incluant l'ulcère de l'oesophage

Rare

Gastro-oesophagite

Rare

Reflux gastro-oesophagien

Rare

Douleurs abdominales

Rare

Dyspepsie

Rare

Dysphagie

Rare

Affections hépatobiliaires

Anomalie de la fonction hépatique/anomalie des tests de la fonction hépatique

Fréquent

Augmentation de l'alanine aminotransférase

Peu fréquent

Augmentation de l'aspartate aminotransférase

Peu fréquent

Augmentation des enzymes hépatiques

Peu fréquent

Hyperbilirubinémie

Peu fréquent

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Hémorragie cutanée

Peu fréquent

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Hémarthrose

Peu fréquent

Affections du rein et des voies urinaires

Hémorragie du tractus uro-génital, incluant l'hématurie

Peu fréquent

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Hémorragie au site d'injection

Rare

Hémorragie au site d'un cathéter

Rare

Sécrétion sanglante

Rare

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Hé morragie traumatique

Peu fréquent

Hématome post-interventionnel

Peu fréquent

Hémorragie post-interventionnelle

Peu fréquent

Sécrétion post-interventionnelle

Peu fréquent

Sécrétion de la plaie

Peu fréquent

Hémorragie au site d'incision

Rare

Ané mie postopératoire

Rare

Actes médicaux et chirurgicaux

Drainage de la plaie

Rare

Drainage post interventionnel

Rare

Saignement

Le tableau 5 donne, en fonction de la dose, le nombre (%) de patients ayant présenté des effets indésirables hémorragiques au cours de la période de traitement, lors des deux essais cliniques pivots menés dans la prévention des ETEV.

Dabigatran etexilate 150 mg n (%)

Dabigatran etexilate 220 mg n (%)

Enoxaparine n (%)

Traités

1866 (100,0)

1825 (100,0)

1848 (100,0)

Hémorragie majeure

24 (1,3)

33 (1,8)

27 (1,5)

Hémorragie de tout type

258 (13,8)

251 (13,8)

247 (13,4)

La définition de l'effet indésirable hémorragie majeure dans les études RE-NOVATE et RE-MODEL était la suivante :

• hémorragie fatale

• tout saignement majeur associé à une perte en hémoglobine ≥ 20 g/L (soit 1,24 mmoles/L) plus important que ce qui pouvait être attendu

• tout saignement majeur plus important que prévu, demandant une transfusion de ≥ 2 unités de culots globulaires ou de sang total d'un volume supérieur à celui prévu

• hémorragie symptomatique rétropéritonéale, intracrânienne, intraoculaire ou intrarachidienne

• hémorragie nécessitant l'arrêt du traitement

• hémorragie nécessitant une nouvelle intervention

Une méthode de diagnostic objective était requise en cas d'hémorragie rétropéritonéale (échographie ou tomodensitométrie (TDM)) et d'hémorragie intracrânienne et intraspinale (TDM ou Imagerie à Résonance Magnétique (IRM)).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé doivent déclarer tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V .



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