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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

RETROVIR s/s 100 mg/10 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Zidovudine
laboratoire: Viiv Healthcare UK Ltd

Solution buvable
Flacon (+ seringue pour adm. orale de 10 ml) de 200 ml
Toutes les formes
29,57€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 30,39 €

Indication

Retrovir solution buvable est indiqué dans le cadre d'associations antirétrovirales, pour le traitement de l'adulte et de l'enfant infectés par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH).

La chimioprophylaxie par Retrovir est indiquée chez la femme enceinte, séropositive pour le VIH (après 14 semaines d'aménorrhée), dans la prévention de la transmission materno-foetale du VIH et dans la prophylaxie primaire de l'infection par le VIH chez le nouveau-né.

Posologie RETROVIR s/s 100 mg/10 mL Solution buvable Flacon (+ seringue pour adm. orale de 10 ml) de 200 ml

Retrovir doit être prescrit par des médecins expérimentés dans la prise en charge de l'infection par le VIH.

Adulte et adolescent pesant au moins 30 kg :

La posologie recommandée de Retrovir en association avec d'autres agents antirétroviraux est de 250 ou 300 mg deux fois par jour.

Enfant :

RETROVIR est également disponible sous forme de gélules dosées à 100 mg pour administration chez l'enfant.

Enfant pesant de 9 kg à 29 kg inclus :

La posologie recommandée de RETROVIR est de 9 mg/kg deux fois par jour, en association avec d'autres agents antirétroviraux.

La posologie maximale utilisée ne devra pas dépasser 300 mg deux fois par jour.

Enfant pesant de 4 kg à 8 kg inclus :

La posologie recommandée de RETROVIR est de 12 mg/kg deux fois par jour, en association avec d'autres agents antirétroviraux.

Les données disponibles sont insuffisantes pour proposer des recommandations posologiques spécifiques chez l'enfant pesant moins de 4 kg (voir paragraphe suivant : Transmission materno-foetale et rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Prévention de la transmission materno-foetale :

Chez la femme enceinte, après 14 semaines d'aménorrhée, la posologie est de 500 mg/jour (100 mg cinq fois par jour) administrés par voie orale jusqu'au déclenchement du travail.

Pendant le travail et l'accouchement, la posologie de Retrovir est de 2 mg/kg de poids corporel administrés par perfusion intraveineuse pendant une heure, puis de 1 mg/kg/h en perfusion intraveineuse continue jusqu'au clampage du cordon ombilical.

Chez le nouveau-né, le traitement doit débuter dans les 12 heures qui suivent la naissance, à la posologie de 2 mg/kg de poids corporel administrés oralement toutes les 6 heures, et doit être poursuivi jusqu'à l'âge de 6 semaines (par exemple, un nouveau-né de 3 kg recevra une dose de 0,6 ml de solution buvable toutes les 6 heures).

Chez les nourrissons ne pouvant pas recevoir le traitement par voie orale, Retrovir sera administré en perfusion intraveineuse pendant 30 minutes, à la posologie de 1,5 mg/kg de poids corporel toutes les 6 heures.

En raison des faibles volumes de solution buvable nécessaires, le calcul des doses chez le nouveau-né devra faire l'objet d'une attention particulière. Afin de faciliter la précision du dosage, une seringue doseuse graduée de 1 ml est incluse dans le conditionnement spécifique aux nouveau-nés.

En cas de césarienne programmée, la perfusion intraveineuse de RETROVIR sera débutée 4 heures avant l'intervention.

En cas de travail inefficace, la perfusion intraveineuse de RETROVIR sera interrompue et le traitement par voie orale repris.

Ajustement posologique recommandé en cas de mauvaise tolérance hématologique :

Le remplacement de RETROVIR par un autre traitement devra être envisagé chez les patients dont le taux d'hémoglobine ou le nombre de neutrophiles diminue de façon cliniquement significative. Les autres causes potentielles d'anémie ou de neutropénie devront être exclues. Une réduction posologique de RETROVIR ou une interruption du traitement devra être envisagée en l'absence de traitement alternatif (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Sujet âgé :

Le profil pharmacocinétique de la zidovudine n'a pas été étudié chez les patients âgés de plus de 65 ans et aucune donnée spécifique n'est disponible. Cependant, une surveillance particulière est recommandée chez ces patients, avant et pendant l'utilisation de RETROVIR, en raison d'une possible baisse de la fonction rénale et des modifications des paramètres hématologiques liés à l'âge.

Insuffisance rénale :

La posologie recommandée chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine £ 10ml/min) et chez les patients ayant une insuffisance rénale en phase terminale, sous hémodialyse ou sous dialyse péritonéale, est de 100 mg toutes les 6 à 8 heures (300-400 mg par jour). Les paramètres hématologiques et la réponse clinique peuvent nécessiter un ajustement posologique ultérieur (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique :

Les données observées chez des patients cirrhotiques ayant reçu de la zidovudine suggèrent une possible accumulation de la zidovudine chez les patients insuffisants hépatiques en raison d'une baisse de la glucuroconjugaison. Une diminution de la posologie peut s'avérer nécessaire mais des recommandations précises ne sont pas possibles, en raison de l'importante variabilité de l'exposition à la zidovudine chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée à sévère. Si un contrôle des concentrations plasmatiques de zidovudine n'est pas réalisable, il sera nécessaire de surveiller les signes d'intolérance, tels que la survenue d'anomalies hématologiques (anémie, leucopénie, neutropénie) et de réduire la posologie et/ou augmenter de façon appropriée l'intervalle entre les prises (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Contre indications

· Antécédents d'hypersensibilité à la zidovudine ou à l'un des composants de la spécialité.

· Troubles hématologiques sévères  (taux d'hémoglobine < 7,5 g/dl soit 4,65 mmol/l, ou taux de neutrophiles < 0,75 x 109/l).

Retrovir est contre-indiqué chez les nouveau-nés ayant une hyperbilirubinémie nécessitant un traitement autre que la photothérapie ou ayant des taux de transaminases de plus de 5 fois la limite supérieure de la normale.

Effets indésirables Retrovir S/S

Le profil des effets indésirables semble comparable chez l'adulte et chez l'enfant. Les effets indésirables les plus sévères incluent anémie (pouvant nécessiter des transfusions), neutropénie et leucopénie. Celles-ci sont plus fréquentes aux posologies élevées (1 200 à 1 500 mg/jour) et chez les patients à un stade avancé de la maladie (en particulier en cas d'insuffisance médullaire avant traitement), et particulièrement chez les patients avec un nombre de  lymphocytes CD4 inférieur à 100/mm3. Une diminution de la posologie ou un arrêt du traitement peut être nécessaire (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

L'incidence des neutropénies est également supérieure chez les patients ayant de faibles taux de neutrophiles, d'hémoglobine et de vitamine B12 à l'initiation du traitement par Retrovir.

Les effets suivants ont été rapportés chez des patients traités par Retrovir. Les effets indésirables considérés comme pouvant être imputables au traitement  sont listés ci-dessous par classe d'organe et par fréquence absolue. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : Très fréquent (> 1/10), Fréquent (> 1/100, < 1/10), Peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), Rare (> 1/10 000, < 1/1 000) et Très rare (< 1/10 000).

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Fréquents: Anémie, neutropénie et leucopénie.

Peu fréquents : Pancytopénie avec hypoplasie médullaire, thrombocytopénie.

Rares : Aplasie érythrocytaire isolée.

Très rares : Anémie aplasique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Rares : Acidose lactique en l'absence d'hypoxémie, anorexie.

Affections psychiatriques :

Rares : Anxiété et dépression.

Affections du système nerveux :

Très fréquents : Céphalées.

Fréquents : Vertiges.

Rares : Convulsions, baisse de l'acuité intellectuelle, insomnie, paresthésies, somnolence.

Affections cardiaques :

Rares : Cardiomyopathie.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Peu fréquents : Dyspnée.

Rares : Toux.

Affections gastro-intestinales :

Très fréquents : Nausées.

Fréquents : Vomissements, diarrhée et douleur abdominale.

Peu fréquents : Flatulences.

Rares : Pancréatite. Pigmentation de la muqueuse buccale, altération du goût et dyspepsie.

Affections hépato-biliaires :

Fréquents : Elévation des enzymes hépatiques dans le sang et de la bilirubinémie.

Rares : Anomalies hépatiques telles qu'hépatomégalie sévère avec stéatose.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Peu fréquents : Eruption cutanée et prurit.

Rares : Urticaire, pigmentation des ongles et de la peau  et sueurs.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Fréquents : Myalgies.

Peu fréquents : Myopathie.

Affections du rein et des voies urinaires :

Rares : Pollakiurie.

Affections des organes de reproduction et des seins :

Rares : Gynécomastie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquents : Malaise.

Peu fréquents : Asthénie, fièvre et douleur généralisée.

Rares : Douleur thoracique et syndrome pseudo-grippal, frissons.

Les données disponibles des études contrôlées contre placebo ou ouvertes réalisées avec Retrovir montrent que l'incidence des nausées et des autres événements indésirables fréquents rapportés décroît avec le temps, au cours des premières semaines de traitement par Retrovir.

Effets indésirables et prévention de la transmission materno-foetale :

Lors d'une étude contrôlée contre placebo, l'ensemble des événements indésirables cliniques et des anomalies des paramètres biologiques ont été similaires chez les femmes des groupes Retrovir et placebo. Toutefois, une anémie légère à modérée a été observée plus souvent avant l'accouchement chez les femmes traitées par la zidovudine.

Dans la même étude, les taux d'hémoglobine des nourrissons traités par Retrovir dans cette indication étaient légèrement moindres que dans le groupe placebo. Aucune transfusion n'a toutefois été nécessaire. L'anémie a régressé dans les six semaines suivant la fin du traitement par Retrovir. 

Les autres événements indésirables (cliniques et biologiques) étaient similaires dans les groupes Retrovir et placebo.  Les conséquences à long terme d'une exposition à Retrovir in utero et dès la naissance ne sont pas connues.

Des cas d'acidose lactique, parfois fatale, associée habituellement à une hépatomégalie sévère et à une stéatose hépatique, ont été observés après administration d'analogues nucléosidiques (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétro-cervical (bosse de bison).

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que des hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).



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