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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

RETROVIR 100 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 13.10.2008

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Zidovudine
laboratoire: Glaxosmithkline

Gélule
Boîte de 60
Toutes les formes

Indication

- Retrovir est indiqué, en association avec d'autres agents antirétroviraux (excepté lorsqu'il est utilisé chez la femme enceinte), pour le traitement de l'infection par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH) chez l'adulte et l'enfant.
- Retrovir est indiqué en monothérapie chez la femme enceinte (à partir de la 14ème semaine d'aménorrhée), séropositive pour le VIH, et chez son enfant nouveau-né pour la prévention primaire de la transmission maternofoetale du VIH-1.

Posologie RETROVIR 100 mg Gélule Boîte de 60

- Adulte :
La dose habituelle recommandée de Retrovir en association avec d'autres agents antirétroviraux est de 500 ou 600 mg/jour en deux ou trois prises. Pour le traitement ou la prévention des troubles neurologiques associés au VIH, l'efficacité de doses de Retrovir inférieures à 1000 mg/jour n'a pas été mise en évidence.
- Enfant :
. Enfant de 3 mois à 12 ans :
La posologie recommandée de Retrovir est de 360 à 480 mg/m² de surface corporelle (SC) par jour, en 3 ou 4 prises fractionnées, en association avec d'autres agents antirétroviraux. Pour le traitement ou la prévention des troubles neurologiques associés au VIH, l'efficacité de posologies inférieures à 720 mg/m² par jour (180 mg/m² SC toutes les six heures) est inconnue. La posologie maximale utilisée ne devra pas dépasser 200 mg toutes les 6 heures.
. Enfant de moins de 3 mois :
Les données disponibles limitées sont insuffisantes pour proposer des recommandations posologiques spécifiques (voir paragraphe suivant : Transmission maternofoetale et propriétés pharmacocinétiques).
- Prévention de la transmission maternofoetale :
Bien que le schéma posologique optimal ne soit pas défini, le schéma thérapeutique suivant s'est montré efficace :
. Chez la femme enceinte, à partir de la 14ème semaine d'aménorrhée, la posologie est de 500 mg/jour (100 mg cinq fois par jour) administrés par voie orale jusqu'au déclenchement du travail.
. Pendant le travail et l'accouchement, la posologie de Retrovir est de 2 mg/kg de poids corporel administrés par perfusion intraveineuse pendant une heure, puis de 1 mg/kg/h jusqu'au clampage du cordon ombilical.
. Chez le nouveau-né, le traitement doit débuter dans les 12 heures qui suivent la naissance, à la posologie de 2 mg/kg de poids corporel administrés oralement toutes les 6 heures, et être poursuivi jusqu'à l'âge de 6 semaines.
. Chez les enfants ne pouvant pas recevoir le traitement par voie orale, Retrovir sera administré en perfusion intraveineuse d'au moins 30 minutes, à la posologie de 1,5 mg/kg de poids corporel toutes les 6 heures.
. En cas de césarienne programmée, la perfusion intraveineuse de Retrovir sera débutée 4 heures avant l'intervention.
. En cas de travail inefficace, la perfusion intraveineuse de Retrovir sera interrompue et le traitement par voie orale repris.
- Ajustement posologique recommandé en cas de mauvaise tolérance hématologique :
Un ajustement posologique ou un arrêt du traitement peut se révéler nécessaire lorsque l'on observe chez les patients une diminution du taux d'hémoglobine entre 7,5 g/dl (4,65 mmol/L) et 9 g/dl (5,59 mmol/L), ou une diminution du nombre des neutrophiles entre 0,75 x 10puissance9/L et 1,0 x 10puissance9/L (voir contre-indications et mises en garde et précautions d'emploi).
- Sujet âgé :
Le profil pharmacocinétique de la zidovudine n'a pas été étudié chez les patients âgés de plus de 65 ans et aucune donnée spécifique n'est disponible. Cependant, une attention particulière est recommandée chez ces patients avant et pendant l'utilisation de Retrovir, en raison d'une possible baisse de la fonction rénale et des modifications des paramètres hématologiques liés à l'âge.
- Insuffisance rénale :
. Chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère, la clairance apparente de la zidovudine mesurée après administration orale de zidovudine est d'environ 50% supérieure à celle retrouvée chez le sujet sain avec une fonction rénale normale. Aussi, un ajustement posologique à la dose de 300 à 400 mg/jour est recommandé chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère avec une clairance de la créatinine < = 10 ml/mn.
. Les paramètres hématologiques et la réponse clinique peuvent entraîner un ajustement posologique ultérieur.
. L'hémodialyse et la dialyse péritonéale n'ont que peu d'effet sur l'élimination de la zidovudine, mais elles augmentent celle de son métabolite glucuronoconjugué.
- Insuffisance hépatique :
. Les données observées chez des patients cirrhotiques ayant reçu de la zidovudine suggèrent une possible accumulation de la zidovudine chez les patients insuffisants hépatiques en raison d'une baisse de la glucuroconjugaison.
. Un ajustement posologique peut s'avérer nécessaire mais, en raison d'un nombre limité de données disponibles, des recommandations précises ne sont pas possibles actuellement. Si un contrôle des concentrations plasmatiques de zidovudine n'est pas réalisable, il sera nécessaire de surveiller avec attention les signes d'intolérance et d'ajuster la posologie et/ou augmenter de façon appropriée l'intervalle entre les prises.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Antécédents d'hypersensibilité à la zidovudine ou à l'un des composants de la spécialité.
- Troubles hématologiques sévères (taux d'hémoglobine < 7,5 g/dl soit 4,65 mmol/L, ou neutrophiles < 0,75 x 10puissance9/L).
- Retrovir est contre-indiqué chez les nouveau-nés ayant une hyperbilirubinémie nécessitant un traitement autre que la photothérapie ou ayant des taux de transaminases de plus de 5 fois la limite supérieure de la normale.
DECONSEILLE :
- Grossesse : l'utilisation de Retrovir chez les femmes enceintes de plus de 14 semaines d'aménorrhée, suivie du traitement des nouveau-nés, réduit significativement le taux de transmission maternofoetale du VIH. Ceci a été démontré par les résultats de cultures virales effectuées à partir de prélèvements réalisés chez les enfants. Les résultats de l'étude pivot, contrôlée contre placebo conduite aux Etats-Unis et en Europe, ont montré que Retrovir diminue la transmission maternofoetale d'environ 70%. Dans cette étude, les mères avaient un taux de lymphocytes CD4+ compris entre 200 et 1818/mm3 (médiane de 560/mm3 dans le groupe traité). Elles ont commencé le traitement par Retrovir entre la 14ème et la 34ème semaine d'aménorrhée, alors que leur état clinique ne justifiait pas ce traitement. Les nouveau-nés ont reçu du Retrovir jusqu'à l'âge de 6 semaines. La décision d'entreprendre le traitement pour diminuer le risque de transmission maternofoetale du VIH devra prendre en compte les bénéfices et les risques potentiels. Les femmes enceintes devant être traitées par Retrovir en prévention de la transmission maternofoetale du VIH seront informées qu'un risque de transmission persiste malgré le traitement. L'efficacité de la zidovudine dans la diminution de la transmission maternofoetale chez les femmes ayant reçu antérieurement un traitement prolongé par zidovudine ou par un autre antirétroviral, ou chez celles infectées par une souche de VIH dont la sensibilité à la zidovudine est réduite, n'est pas connue. Les conséquences à long terme d'une exposition à Retrovir in utero et dès la naissance ne sont pas connues. Au regard des résultats des études de carcinogenèse et mutagenèse animales, un risque carcinogène ne peut être exclu chez l'homme. La pertinence de ces résultats pour les enfants infectés ou non par le VIH et exposés au Retrovir est inconnue. Cependant, les femmes enceintes pour lesquelles un traitement par Retrovir au cours de la grossesse est envisagé devront être informées de ces résultats. Au vu des données limitées sur l'utilisation de Retrovir au cours de la grossesse, Retrovir ne devra être utilisé chez la femme enceinte avant la 14ème semaine d'aménorrhée que si le bénéfice escompté pour la mère est supérieur au risque possible encouru par le foetus. Des études chez la rate et la lapine gravides à des doses orales de zidovudine allant jusqu'à 450 et 500 mg/kg/jour respectivement et administrées pendant la majeure partie de l'organogenèse n'ont montré aucun risque de tératogénicité. Il y a eu cependant une augmentation statistiquement significative du nombre de résorptions foetales aux doses de 150 à 450 mg/kg/jour chez la rate et 500 mg/kg/jour chez la lapine. Une autre étude rapportée ultérieurement a montré que la dose de 3000 mg/kg/jour administrée à des rats femelles au cours de la période d'organogenèse, cause une toxicité marquée chez la mère et augmente la fréquence des malformations foetales. Cette dose est comparable à la dose orale létale moyenne pour une prise unique de 3683 mg/kg chez le rat. Dans cette même étude, aucune preuve de l'augmentation de la fréquence d'anomalies foetales n'a été observée aux doses plus faibles (< = 600 mg/kg/jour).
- Allaitement : certains spécialistes recommandent que les femmes infectées par le VIH n'allaitent pas leur enfant afin d'éviter la transmission du VIH. Après administration d'une dose unique de 200 mg de zidovudine à des femmes infectées par le VIH, la concentration moyenne de zidovudine était semblable dans le lait et le sérum humains. Aussi, puisqu'il existe un passage du produit et du virus dans le lait maternel, l'allaitement est déconseillé pendant le traitement par Retrovir.
- In vitro, il existe un antagonisme entre la zidovudine et la ribavirine ou entre la zidovudine et la stavudine. Par conséquent, l'utilisation concomitante de Retrovir avec l'un de ces deux médicaments est à éviter.

Effets indésirables Retrovir

- Le profil des effets indésirables semble comparable chez l'adulte et chez l'enfant. Les effets indésirables les plus sévères incluent anémie (pouvant nécessiter des transfusions), neutropénie et leucopénie. Celles-ci sont plus fréquentes aux posologies élevées (1200 à 1500 mg/jour) et chez les patients à un stade avancé de la maladie (en particulier en cas d'insuffisance médullaire avant traitement), et particulièrement chez les patients avec un nombre faible de lymphocytes CD4+, inférieur à 100/mm3. Une diminution de la posologie ou un arrêt du traitement peut être nécessaire (voir mises en garde et précautions d'emploi).
- L'incidence des neutropénies est également supérieure chez les patients ayant de faibles taux de neutrophiles, d'hémoglobine et de vitamine B12 à l'initiation du traitement par Retrovir.
- Des cas d'acidose lactique, associée habituellement à une hépatomégalie importante et à une stéatose hépatique, ont été observés après administration d'analogues nucléosidiques.
- Les effets suivants ont été rapportés chez des patients traités par Retrovir. Ils peuvent être liés à l'évolution sous-jacente de la maladie ou au grand nombre de médicaments associés lors de la prise en charge thérapeutique de l'infection par le VIH. Aussi, le lien de causalité entre ces effets et l'utilisation de Retrovir est difficile à évaluer, notamment chez les patients à un stade avancé de l'infection par le VIH. La survenue de ces effets peut néanmoins conduire à une réduction de la posologie ou à un arrêt du traitement.
- Effets gastro-intestinaux :
Nausées, vomissements, pigmentation de la muqueuse buccale, douleur abdominale, dyspepsie, anorexie, diarrhée, flatulence.
- Effets hématologiques :
Anémie, neutropénie, leucopénie, thrombocytopénie, pancytopénie avec hypoplasie médullaire.
- Effets hépatiques/pancréatiques :
Anomalies hépatiques telles qu'hépatomégalie importante avec stéatose, élévation des transaminases et de la bilirubinémie, pancréatite.
- Effets métaboliques/endocriniens :
Acidose lactique en l'absence d'hypoxémie.
- Effets musculosquelettiques :
Myalgie, myopathie.
- Effets neurologiques/psychiatriques :
Céphalées, vertiges, insomnie, paresthésie, somnolence, baisse de l'acuité intellectuelle, convulsions, anxiété, dépression.
- Effets respiratoires :
Dyspnée, toux.
- Effets cutanés :
Pigmentation des ongles et de la peau, éruption, urticaire, prurit, sueurs.
- Effets divers :
Pollakiurie, altération du goût, fièvre, malaise, douleur généralisée, frissons, douleur thoracique, syndrome pseudogrippal, gynécomastie, asthénie.
Les données disponibles des études contrôlées contre placebo ou ouvertes réalisées avec Retrovir montrent que l'incidence des nausées et des autres événements indésirables fréquents rapportés décroît avec le temps, au cours des premières semaines de traitement par Retrovir.
- Effets indésirables et prévention de la transmission maternofoetale :
. Lors d'une étude contrôlée contre placebo, l'ensemble des événements indésirables et des anomalies des paramètres biologiques ont été similaires chez les femmes des groupes Retrovir et placebo. Toutefois, une anémie légère à modérée a été observée plus souvent avant l'accouchement chez les femmes traitées par la zidovudine.
. Dans la même étude, les taux d'hémoglobine des enfants traités par Retrovir étaient légèrement moindres que dans le groupe placebo. Aucune transfusion n'a toutefois été nécessaire. L'anémie a régressé dans les 6 semaines suivant la fin du traitement par Retrovir.
. Les autres événements indésirables (cliniques et biologiques) étaient similaires dans les groupes Retrovir et placebo. Les conséquences à long terme pour les enfants ayant été exposés à Retrovir in utero et à la naissance ne sont pas connues.



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