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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

REYATAZ 200 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Atazanavir
laboratoire: Bristol-Myers Squibb Eeig

Gélule
Etui de 10 Plaquettes prédécoupées de 6
Toutes les formes
452,40€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 453,22 €

Indication

REYATAZ gélules, co-administré avec le ritonavir à faible dose, est indiqué, en association avec d'autres agents antirétroviraux, dans le traitement de l'infection par le VIH-1 chez l'adulte, l'adolescent et l'enfant âgé de 6 ans ou plus.

Sur la base des données virologiques et cliniques disponibles chez le patient adulte, aucun bénéfice n'est attendu chez les patients ayant des souches virales multi résistantes aux inhibiteurs de protéase (≥ 4 mutations). Les données disponibles chez les enfants âgés de 6 ans à moins de 18 ans sont très limitées (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Le choix d'un traitement par REYATAZ chez les patients prétraités adultes et pédiatriques devrait prendre en compte les résultats des tests de résistance virale du patient et les traitements antérieurs (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Posologie REYATAZ 200 mg Gélule Etui de 10 Plaquettes prédécoupées de 6

Posologie

Le traitement devra être initié par un médecin spécialiste dans la prise en charge de l'infection par le VIH.

Adultes : la dose recommandée de REYATAZ gélules est 300 mg une fois par jour associé à 100 mg de ritonavir une fois par jour avec de la nourriture. Le ritonavir agit en potentialisant la pharmacocinétique d'atazanavir (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

Population pédiatrique

Patients pédiatriques (de 6 ans à moins de 18 ans) : La posologie de REYATAZ gélules pour les patients pédiatriques est basée sur le poids corporel (voir Tableau 1) et ne doit pas excéder la posologie recommandée chez l'adulte. REYATAZ gélules doit être associé au ritonavir et doit être pris avec de la nourriture.

Tableau 1 : Dose pédiatrique de REYATAZ gélules et de ritonavir chez les enfants et adolescents (de 6 ans à moins de 18 ans)

Poids corporel (kg)

Dose de REYATAZ une fois par jour

Dose de ritonavira une fois par jour

15 à moins de 20

150 mg

100 mgb

20 à moins de 40

200 mg

100 mg

au moins 40

300 mg

100 mg

a Ritonavir gélules, comprimés ou solution buvable.

b Ritonavir solution buvable : pas moins de 80 mg et pas plus de 100 mg peuvent être utilisés chez les

patients pédiatriques de 15 kg à moins de 20 kg qui ne peuvent pas avaler les gélules/comprimés de ritonavir.

Les données disponibles ne soutiennent pas l'utilisation de REYATAZ en association avec le ritonavir à posologie basse chez les patients pédiatriques pesant moins de 15 kg.

Patients pédiatriques (âgés de moins de 6 ans) : L'efficacité et la tolérance de REYATAZ chez les enfants âgés de 3 mois à 6 ans n'ont pas encore été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques Effets indésirables, Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques mais aucune recommendation concernant une posologie ne peut être formulée. Pour des raisons de sécurité, REYATAZ ne doit pas etre utilisé chez l'enfant âgé de moins de 3 mois, notamment en raison du risque potentiel d'ictère nucléaire.

Populations particulières

Patients présentant une insuffisance rénale : aucune adaptation posologique n'est nécessaire. REYATAZ associé au ritonavir n'est pas recommandé chez les patients hémodialysés (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Patients présentant une insuffisance hépatique : REYATAZ associé au ritonavir n'a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Cependant, REYATAZ associé au ritonavir doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère. REYATAZ ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère (voir rubrique Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Grossesse et période du post-partum:

Pendant les second et troisième trimestres de la grossesse :

REYATAZ à la dose de 300 mg associé à 100 mg de ritonavir pourrait ne pas permettre d'atteindre une exposition suffisante pour l'atazanavir, notamment en cas de résistance susceptible de compromettre l'efficacité de l'atazanavir voire du traitement dans sa totalité. Compte-tenu des données disponibles limitées et de la variabilité inter-individuelle observée pendant la grossesse, une surveillance des taux plasmatiques peut être envisagée afin d'assurer une exposition adéquate.

Le risque d'une diminution supplémentaire de l'exposition à l'atazanavir est attendu quand l'atazanavir est administré avec des médicaments connus pour réduire l'exposition à l'atazanavir (par exemple : ténofovir ou antagonistes des récepteurs H2).

●          si l'administration de ténofovir ou d'un antagoniste des récepteurs H2 s'avère nécessaire, une augmentation de la dose de REYATAZ à 400 mg avec 100 mg de ritonavir accompagnée d'une surveillance des taux plasmatiques peut être envisagée (voir rubriques Grossesse et allaitement et Propriétés pharmacocinétiques).

●          Il n'est pas recommandé d'utiliser REYATAZ associé au ritonavir chez les patientes enceintes recevant à la fois du ténofovir et un antagoniste des récepteurs H2.

Pendant la période du post-partum

Après une possible diminution de l'exposition à l'atazanavir pendant les second et troisième trimestres de la grossesse, les expositions à l'atazanavir pourraient augmenter pendant les deux premiers mois qui suivent l'accouchement (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Par conséquent, les patientes en post-partum seront étroitement surveillées au regard des effets indésirables.

●          pendant cette période, les patientes en post-partum doivent être traitées selon les mêmes recommandations posologiques que les patientes non enceintes, y compris celles concernant l'administration concomitante de médicaments connus pour modifier l'exposition à l'atazanavir (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Voie d'administration : voie orale. Les gélules doivent être avalées sans les ouvrir.

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

Patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).

La co-administration de REYATAZ avec la simvastatine ou la lovastatine est contre-indiquée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

L'association de la rifampicine avec REYATAZ associé à une faible dose de ritonavir est contre-indiquée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Le sildénafil, un inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5), est contre-indiqué quand il est utilisé pour traiter l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). En ce qui concerne la co-administration du sildénafil quand il est utilisé pour traiter le dysfonctionnement érectile, voir les rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.

REYATAZ associé au ritonavir ne doit pas être utilisé en association avec des médicaments qui sont des substrats du CYP3A4, isoforme du cytochrome P450 et qui ont un indice thérapeutique étroit (ex., alfuzosine, astémizole, terfénadine, cisapride, pimozide, quinidine, bépridil, triazolam, midazolam administré par voir orale (pour les précautions d'emploi relatives à l'administration du midazolam par voie parentérale, voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) et les dérivés de l'ergot de seigle, notamment ergotamine, dihydroergotamine, ergonovine, méthylergonovine) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

REYATAZ ne doit pas être utilisé avec des produits contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Effets indésirables Reyataz

a .         Résumé du profil de sécurité d'emploi

La sécurité de REYATAZ en association avec d'autres médicaments antirétroviraux a été évaluée au cours d'essais cliniques contrôlés chez 1806 patients adultes recevant REYATAZ 400 mg une fois par jour (1151 patients, sur une durée médiane de 52 semaines, et sur une durée maximale de 152 semaines) ou REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg une fois par jour (655 patients, sur une durée médiane de 96 semaines, et sur une durée maximale de 108 semaines)

Les effets indésirables étaient comparables entre les patients recevant REYATAZ 400 mg une fois par jour et ceux recevant REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg une fois par jour, à l'exception de l'ictère et des taux plus élevés de bilirubine totale rapportés plus fréquemment chez les patients recevant REYATAZ associé au ritonavir.

Parmi les patients recevant REYATAZ 400 mg une fois par jour ou REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg une fois par jour, les seuls effets indésirables toutes sévérités confondues fréquemment rapportés avec au moins un lien possible avec le traitement par REYATAZ et un ou plusieurs INTI étaient : nausée (20%), diarrhée (10%), et ictère (13%). Chez les patients recevant REYATAZ 300 mg associé au ritonavir 100 mg, la fréquence des ictères était de 19%. Dans la plupart des cas, l'ictère survenait quelques jours à quelques mois après le début du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

b.         Tableau récapitulatif des effets indésirables

L'évaluation des effets indésirables de REYATAZ repose sur les données de tolérance issues des études cliniques et sur l'expérience acquise depuis la mise sur le marché. La fréquence est définie en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10000 à < 1/1000) ; très rare (< 1/10000). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Affections du système immunitaire :

peu fréquents : hypersensibilité

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

peu fréquents : diabètea, hyperglycémiea,b, perte de poids, prise de poids, anorexie, augmentation de l'appétit

Affections psychiatriques :

peu fréquents : dépression, désorientation, anxiété,

insomnie, troubles du sommeil, rêves anormaux

Affections du système nerveux :

fréquents : maux de tête ;

peu fréquents : neuropathies périphériques, syncope,

amnésie, vertiges, somnolence, dysgueusie

Affections oculaires :

fréquents : ictère oculaire

Affections cardiaques

Peu fréquents : torsades de pointea ;

rares : allongement de l'intervalle QTa, oedème,

palpitation

Affections vasculaires :

peu fréquents : hypertension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

peu fréquents : dyspnée

Affections gastro-intestinales :

fréquents : vomissement, diarrhée, douleur abdominale,

nausée, dyspepsie ;

peu fréquents : pancréatite, gastrite, distension

abdominale; aphtes buccaux, flatulence, sécheresse

buccale

Affections hépatobiliaires :

fréquents : jaunisse ;

peu fréquents : hépatite, cholélithiasea, choléstasea ;

rares : hépatosplénomégalie, cholécystitea

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

fréquent : rash;

peu fréquent : érythème multiformea,b, éruptions cutanées toxiquesa,b, syndrome d'hypersensibilité (syndrome DRESS),a,b, urticaire, alopécie, prurit;

rare : syndrome de Stevens-Johnsona,b, éruption cutanée vésiculo-bulleuse, eczéma, vasodilatation.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

peu fréquents : atrophie musculaire, arthralgie, myalgie ; rares : myopathie

Affections du rein et des voies urinaires :

peu fréquents : néphrolithiasea, hématurie, protéinurie,

pollakiurie

rares : douleur rénale

Affections des organes de reproduction et du sein :

peu fréquents : gynécomastie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

fréquents : syndrome lipodystrophiqueb, fatigue ;

peu fréquents : douleur de poitrine, malaise, pyréxie, asthénie ;

rares : démarche anormale

a Ces effets indésirables ont été identifiés après la mise sur le marché du médicament mais ils n'ont pas été observés lors des essais cliniques menés avec REYATAZ. La catégorie de fréquence a été estimée à partir d'un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés à REYATAZ lors des essais cliniques randomisés et contrôlés et d'autres essais cliniques disponibles (n = 2321).

b Voir la rubrique c. Description de certains effets indésirables pour plus de détails.

c.         Description de certains effets indésirables

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associées, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétro-cervical (bosse de bison).

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, insulino-résistance, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Eruptions cutanées et syndromes associés

Les éruptions cutanées sont habituellement des éruptions cutanées maculo-papuleuses légères à modérées survenant au cours des trois premières semaines du traitement par REYATAZ.

Des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), d'érythème multiforme, d'éruption cutanée toxique et des syndromes d'hypersensibilité (syndrome DRESS) ont été rapportés chez des patients recevant REYATAZ (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Anomalies biologiques

L'anomalie biologique la plus fréquemment rapportée, chez les patients recevant un traitement contenant REYATAZ et au moins un INTI était l'élévation de la bilirubine totale signalée majoritairement comme une élévation de la bilirubine indirecte [non conjuguée]) (87% de Grade 1, 2, 3 ou 4). Des augmentations de la bilirubine totale de Grade 3 ou 4 ont été notées chez 37% des patients (6% de Grade 4). Parmi les patients prétraités par REYATAZ 300 mg une fois par jour associé à 100 mg de ritonavir une fois par jour sur une durée médiane de 95 semaines, 53% avaient une élévation de la bilirubine totale de Grade 3-4. Parmi les patients naïfs traités par REYATAZ 300 mg une fois par jour associé à 100 mg de ritonavir une fois par jour sur une durée médiane de 96 semaines, 48% avaient une élévation de la bilirubine totale de Grade 3-4 (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les autres anomalies biologiques (Grade 3 ou 4) rapportées chez ≥ 2% des patients traités par REYATAZ et au moins un INTI incluaient : hyperamylasémie (12%), augmentation de la créatine kinase (7%), élévation des ALAT/SGPT (5%), neutropénie (5%), élévation ASAT/SGOT (3%) et hyperlipasémie (3%).

Deux pour cent des patients traités par REYATAZ ont présenté des élévations concomitantes de Grade 3-4 des transaminases hépatiques ALAT/ASAT et de la bilirubine totale.

d.         Population pédiatrique

Des patients pédiatriques âgés de 3 mois à moins de 18 ans ont été traités par REYATAZ pendant une durée moyenne de 115 semaines dans les essais cliniques. Le profil de sécurité d'emploi dans ces études était comparable à celui observé chez l'adulte. Des blocs atrioventriculaires asymptomatiques du premier degré (23%) et du deuxième degré (1%) ont tous les deux été rapportés chez les patients pédiatriques. L'anomalie biologique la plus fréquemment rapportée chez les patients pédiatriques recevant REYATAZ était l'élévation de la bilirubine totale (≥ 2,6 fois la limite supérieure de la normale, Grade 3-4) qui est survenue chez 45% des patients.

e          Autres populations particulières

Patients co-infectés par l'hépatite B et/ou l'hépatite C

177 patients parmi les 1151 patients recevant de l'atazanavir 400 mg une fois par jour, et 97 patients parmi les 655 patients recevant de l'atazanavir 300 mg une fois par jour associé au ritonavir 100 mg une fois par jour, présentaient une hépatite B ou C chronique. Les patients co-infectés étaient plus susceptibles de présenter des élévations des transaminases hépatiques à l'inclusion par rapport à ceux sans hépatite virale chronique. Aucune différence dans la fréquence des hyperbilirubinémies n'a été observée entre ces patients et les patients non infectés par une hépatite virale. La fréquence des hépatites liées au traitement ou de l'augmentation des transaminases chez les patients co-infectés était comparable entre REYATAZ et les traitements comparateurs (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).



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