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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

RIFINAH 300 mg/150 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Rifampicine, Isoniazide
laboratoire: Sanofi-Aventis France

Comprimé enrobé
Boîte de 30
Toutes les formes
20,65€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 21,47 €

Indication

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la rifampicine. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.
Elles sont limitées au traitement de la TUBERCULOSE sous toutes ses formes notamment la tuberculose pulmonaire.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

Posologie RIFINAH 300 mg/150 mg Comprimé enrobé Boîte de 30

Posologie :
RESERVE A L'ADULTE DE PLUS DE 50 KG.
a) Principes de traitement :
La notion de traitement correct et bien suivi est, avec la négativation durable des examens bactériologiques, le critère de guérison essentiel.
Quel que soit le contexte, on ne commencera le traitement qu'une fois obtenue la preuve bactériologique de la tuberculose. L'examen bactériologique comprend systématiquement l'examen direct, la mise en culture et l'antibiogramme.
Toutefois, s'il y a urgence ou si les lésions sont typiques et la bacilloscopie négative malgré sa répétition (4 à 6 prélèvements), le traitement peut être institué et sera reconsidéré lorsque l'on disposera des résultats de la culture.
Pour être efficace, ce traitement doit :
- associer plusieurs antituberculeux :
. trois ou quatre jusqu'aux résultats de l'antibiogramme pour tenir compte d'une éventuelle résistance primaire (et, de toute façon, pendant au moins 2 mois),
. au moins deux ensuite, pour éviter l'apparition d'une résistance acquise.
- utiliser les antituberculeux les plus actifs (bactéricides) à des doses efficaces (mais adaptées pour éviter tout surdosage)
La chimiothérapie de la tuberculose associe habituellement la rifampicine (RMP), l'isoniazide (INH), le pyrazinamide (PZA) avec adjonction éventuelle d'éthambutol (EMB).
b) Posologie du traitement :
2 comprimés par jour en une seule prise :
- dose usuelle de rifampicine : 8 à 12 mg/kg/jour.
- dose usuelle d'isoniazide : 5 mg/kg/jour.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :
- hypersensibilité à la famille des rifamycines et à l'isoniazide ;
- hypersensibilité à l'un des composants de ce médicament : jaune orangé S ;
- insuffisance hépatique ;
- porphyries ;
- intervention avec anesthésie générale ;
- association avec les antiprotéases : amprénavir, indinavir, nelfinavir, ritonavir, lopinavir/ritonavir, saquinavir ;
- association avec la delavirdine (voir interactions).
- en raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.
DECONSEILLE :
Ce médicament ne doit généralement pas être utilisé :
- en association avec :
. les contraceptifs oestroprogestatifs et progestatifs,
. la névirapine,
. la carbamazépine,
. le disulfirame (voir interactions).
- en cours d'allaitement : en raison du passage dans le lait maternel des composés de cette association, l'allaitement est déconseillé. L'isoniazide est faiblement lié aux protéines plasmatiques et le passage dans le lait maternel est démontré, avec des concentrations équivalentes aux concentrations plasmatiques maternelles. Dans la mesure où il existe un risque potentiel de défaut d'acétylation chez le nouveau-né et compte tenu de la neurotoxicité et de l'hépatotoxicité de l'isoniazide, l'allaitement est déconseillé.

Effets indésirables Rifinah

La rifampicine et l'isoniazide sont habituellement bien tolérés aux doses recommandées.
RIFAMPICINE :
- La rifampicine peut entraîner une coloration rouge des sécrétions comme l'urine, les crachats et le liquide lacrymal. Elle peut colorer de façon permanente les lentilles de contact.
- Des réactions à la rifampicine apparaissant lors des traitements quotidiens ou intermittents :
. Manifestations cutanées :
Occasionnellement : réactions vasomotrices, prurit avec ou sans éruption et urticaires.
Cas isolés : réactions d'hypersensibilité cutanées. Quelques cas isolés de syndrome de Lyell ont été rapportés.
. Manifestations gastro-intestinales :
Occasionnellement : anorexie, nausées, douleurs abdominales, météorisme.
Rarement : vomissements, diarrhées.
Des cas isolés de colites pseudomembraneuses ont été rapportés.
. Manifestations hépatiques :
Rarement : manifestations hépatiques d'hypersensibilité d'apparition précoce (1er mois). Il peut apparaître une hypertransaminasémie isolée exceptionnellement associée à des signes cliniques.
. Manifestations hématologiques et hémodynamiques :
Rarement : éosinophilie, leucopénie et oedème.
Des cas isolés de thrombocytopénie, avec ou sans purpura, peuvent apparaître, habituellement associés aux traitements intermittents. Ceci est réversible si le traitement est suspendu dès l'apparition du purpura. Dans ces cas de purpura, l'administration de rifampicine doit être interrompue car des hémorragies cérébrales fatales ont été rapportées lorsque l'administration était maintenue.
. Manifestations endocriniennes :
Occasionnellement : perturbations du cycle menstruel rapportées chez des patientes recevant des traitements anti-tuberculeux prolongés contenant de la rifampicine.
- Des réactions apparaissant habituellement lors de traitements intermittents ou lors de la prise de la médication après interruption momentanée, plus probablement d'origine immuno-allergique, ont été décrites :
. "syndrome grippal" ("flu-syndrom") consistant en épisodes fébriles, frissons, maux de tête, vertiges et douleurs osseuses apparaissant le plus fréquemment entre le 3ème et le 6ème mois de traitement. La fréquence du syndrome varie mais elle peut s'observer chez 50 pour cent des patients recevant des traitements 1 fois par semaine à des posologies de 25 mg/kg ou plus,
. troubles respiratoires et asthmatiformes,
. baisse de la pression artérielle et choc,
. anémie hémolytique aiguë,
. insuffisance rénale aiguë habituellement due à une nécrose tubulaire aiguë réversible. Une nécrose corticale a également été rapportée.
ISONIAZIDE :
- nausées, vomissements, douleurs épigastriques ;
- pyrexie, myalgies, arthralgies ou anorexie ;
- de nombreux effets toxiques sont liés à une hypersensibilité et/ou à des doses élevées (supérieures à 10 mg/kg)
- hépatotoxicité : élévation relativement fréquente des transaminases, bilirubinurie, rares hépatites aiguës (avec ou sans ictère), certaines pouvant être sévères. L'hépatotoxicité est accrue par association à la rifampicine, par un mécanisme d'induction enzymatique.
D'autres inducteurs enzymatiques pourraient avoir le même effet (barbituriques).
- neurotoxicité : elle semble due au principe actif lui-même par carence en pyridoxine :
. neuropathies périphériques, annoncées par des paresthésies distales qui surviennent surtout chez les acétyleurs lents, le dénutri et l'éthylique ;
. troubles psychiques à type d'excitation neuropsychique : hyperactivité, euphorie, insomnie ;
. convulsions, névrite et atrophie optiques ont été rapportées ;
. sur terrain prédisposé et en particulier lors d'association avec l'éthionamide, on a noté : accès maniaques, délires aigus ou dépressions.
- réactions d'hypersensibilité : rarement fièvre, éruptions cutanées, acné, ictère ou hépatite, lymphadénie, éosinophilie, dyscrasie sanguine ;
- exceptionnellement : syndrome rhumatoïde, algodystrophie (syndrome épaule-main), syndrome lupique.
En raison de la présence de Jaune Orangé S (E 110), risque de réactions allergiques.

Rifinah existe aussi sous ces formes

Rifinah



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