publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ROFERON-A 18 MUI/0,5 ml Solution injectable Boîte de 1 Seringue préremplie de 0,5 ml

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 03.12.2009

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Interféron alfa-2a
laboratoire: Roche

Solution injectable SC
Toutes les formes
138,24€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 139,06 €

Indication

Roféron-A est indiqué dans le traitement :
- de la leucémie à tricholeucocytes,
- des patients atteints de SIDA, ayant un taux de CD4 > 250/mm3 et présentant un sarcome de Kaposi asymptomatique évolutif,
- de la Leucémie Myéloïde Chronique (LMC) en phase chronique avec présence de chromosome Philadelphie. Roféron-A n'est pas une alternative thérapeutique pour les patients atteints de LMC qui ont un donneur HLA compatible dans leur famille et pour lesquels une greffe de moelle osseuse allogénique est planifiée ou possible dans un futur proche. L'efficacité curative potentielle de Roféron-A n'a pas encore été démontrée dans cette indication,
- du lymphome cutané à cellules T. L'interféron alfa-2a (Roféron-A) peut être efficace chez des patients en phase évolutive, réfractaires aux traitements conventionnels ou ne relevant pas de ceux-ci,
- de l'hépatite chronique B de l'adulte, histologiquement prouvée, avec présence de marqueurs de la réplication virale, c'est-à-dire ADN du VHB ou antigène HBe,
- de l'hépatite chronique C de l'adulte, histologiquement prouvée, avec anticorps anti-VHC ou ARN-VHC positifs et élévation de l'alanine amino-transférase sérique (ALAT) en l'absence de décompensation hépatique.
L'efficacité de l'interféron alfa-2a dans le traitement de l'hépatite C est augmentée quand il est associé à la ribavirine. Roféron-A doit être donné seul principalement en cas d'intolérance ou de contre-indication à la ribavirine,
- du lymphome folliculaire non-hodgkinien,
- du cancer du rein à un stade avancé,
- des patients atteints d'un mélanome malin de stade II selon la classification AJCC (index de Breslow > 1,5 mm, sans atteinte ganglionnaire, ni extension cutanée) et sans maladie décelable après exérèse chirurgicale.

Posologie ROFERON-A 18 MUI/0,5 ml Solution injectable Boîte de 1 Seringue préremplie de 0,5 ml

Tous les dosages de Roféron-A disponibles ne peuvent pas être utilisés pour toutes les indications mentionnées dans la rubrique indications thérapeutiques. Le dosage prescrit doit correspondre à la posologie recommandée pour chaque indication.
LEUCEMIE A TRICHOLEUCOCYTES :
- Posologie initiale :
3 Millions UI (MUI) administrés quotidiennement en injection sous-cutanée pendant 16 à 24 semaines. En cas d'intolérance, soit la dose journalière sera réduite à 1,5 MUI, soit la fréquence d'administration sera diminuée à trois injections par semaine, soit la dose et la fréquence d'administration seront toutes les deux réduites.
- Posologie d'entretien :
3 MUI administrés trois fois par semaine en injection sous-cutanée. En cas d'intolérance, la dose journalière sera diminuée à 1,5 MUI 3 fois par semaine.
- Durée du traitement :
. Les patients doivent être traités pendant environ six mois avant que le médecin ne prenne la décision de la poursuite du traitement chez les patients répondeurs ou de l'arrêt du traitement chez les patients non-répondeurs. Des patients ont été traités jusqu'à 20 mois consécutifs. La durée optimale du traitement de la leucémie à tricholeucocytes par Roféron-A n'a pas été déterminée.
. La dose minimale efficace de Roféron-A dans la leucémie à tricholeucocytes n'a pas été établie.
SARCOME DE KAPOSI ASSOCIE AU SIDA :
- Roféron-A est indiqué dans le traitement des patients atteints de SIDA, ayant un taux de CD4 > 250/mm3 et présentant un sarcome de Kaposi asymptomatique évolutif. Les patients atteints de SIDA, ayant un taux de CD4 < 250/mm3 ou des antécédents d'infections opportunistes ou de signes constitutionnels sont peu susceptibles de répondre au traitement par Roféron-A et ne doivent donc pas être traités par Roféron-A.
- La posologie optimale n'a pas encore été bien établie.
- Roféron-A ne doit pas être utilisé conjointement avec les inhibiteurs de protéases. A l'exception de la zidovudine, il n'y a pas de donnée de tolérance en ce qui concerne l'association de Roféron-A aux inhibiteurs de la transcriptase inverse.
- Posologie initiale :
Roféron-A doit être administré en injection sous-cutanée. La posologie de départ doit être augmentée progressivement jusqu'à 18 MUI/jour minimum et, si possible, 36 MUI/jour. La durée du traitement est de dix à douze semaines pour les patients âgés de 18 ans et plus. Le schéma recommandé d'augmentation des doses est le suivant :
. Jours 1 à 3 : 3 MUI/jour.
. Jours 4 à 6 : 9 MUI/jour.
. Jours 7 à 9 : 18 MUI/jour et, si cette dose est bien tolérée, augmenter à :
. Jours 10 à 84 : 36 MUI/jour.
- Posologie d'entretien :
. Roféron-A doit être administré en injection sous-cutanée 3 fois par semaine à la dose maximale tolérée par le patient, sans dépasser 36 MUI.
. Le taux de réponse obtenu lors d'un traitement à la dose de 3 MUI/jour de Roféron-A chez les patients atteints d'un sarcome de Kaposi associé au SIDA est inférieur à celui observé chez les patients traités selon la posologie recommandée.
- Durée du traitement :
. L'évolution des lésions doit être documentée pour déterminer la réponse au traitement.
Les patients doivent être traités dix semaines au minimum, et même de préférence, pendant au moins douze semaines, avant que le médecin ne décide de la poursuite du traitement chez les patients répondeurs ou de l'arrêt du traitement chez les patients non-répondeurs. Les patients répondeurs ont montré en général une réponse objective après environ 3 mois de traitement.
Des patients ont été traités jusqu'à 20 mois consécutifs. Si une réponse au traitement est obtenue, ce dernier doit être poursuivi au moins jusqu'à ce qu'il n'existe plus de tumeur évidente.
. La durée optimale du traitement par Roféron-A dans le sarcome de Kaposi associé au SIDA n'a pas été déterminée.
- A noter :
Les lésions du sarcome de Kaposi réapparaissent fréquemment à l'arrêt du traitement par Roféron-A.
LEUCEMIE MYELOIDE CHRONIQUE :
- Roféron-A est indiqué dans le traitement des patients atteints de Leucémie Myéloïde Chronique en phase chronique avec présence du chromosome Philadelphie. Roféron-A n'est pas une alternative thérapeutique pour les patients atteints de LMC qui ont un donneur HLA compatible dans leur famille et pour lesquels une greffe de moelle osseuse allogénique est planifiée ou possible dans un avenir proche.
- Roféron-A permet d'obtenir une rémission hématologique chez 60% des patients en phase chronique de Leucémie Myéloïde Chronique, quel qu'ait été le traitement précédent. Deux tiers de ces patients présentent une réponse hématologique complète au plus tard 18 mois après la mise en route du traitement.
. A la différence des chimiothérapies cytotoxiques, l'interféron alfa-2a peut engendrer des réponses cytogénétiques soutenues et durables au-delà de 40 mois. L'efficacité curative potentielle du Roféron-A n'a pas encore été démontrée dans cette indication.
- Posologie :
Il est conseillé d'administrer Roféron-A en injection sous-cutanée pendant 8 à 12 semaines à des patients âgés de 18 ans et plus. Le schéma thérapeutique recommandé est le suivant :
. jours 1 à 3 : 3 MUI/jour.
. jours 4 à 6 : 6 MUI/jour.
. jours 7 à 84 : 9 MUI/jour.
- Durée du traitement :
. Les patients doivent être traités au minimum huit semaines, et même de préférence, pendant au moins douze semaines, avant que le médecin ne décide de la poursuite du traitement chez les patients répondeurs ou de l'arrêt du traitement chez les patients dont les paramètres hématologiques n'ont pas été modifiés.
. Les patients répondeurs doivent être traités jusqu'à rémission hématologique complète ou pendant 18 mois au maximum. Tous les patients en rémission hématologique complète doivent poursuivre le traitement à la posologie de 9 MUI/jour (posologie optimale) ou de 9 MUI 3 fois par semaine (posologie minimale) afin d'obtenir une réponse cytogénétique le plus rapidement possible.
. La durée optimale du traitement de la Leucémie Myéloïde Chronique par Roféron-A n'a pas été déterminée bien que des réponses cytogénétiques aient été observées deux ans après le début du traitement.
. La tolérance, l'efficacité et la posologie optimale de Roféron-A n'ont pas encore été établies chez l'enfant atteint de Leucémie Myéloïde Chronique.
LYMPHOME CUTANE A CELLULES T (LCCT) :
- L'interféron alfa-2a (Roféron-A) peut être efficace chez les patients atteints de lymphome cutané à cellules T en évolution, réfractaires ou ne relevant pas des traitements conventionnels.
- La posologie optimale n'a pas été établie.
- Posologie initiale :
Roféron-A doit être administré en injection sous-cutanée par paliers jusqu'à la dose de 18 MUI par jour, pendant 12 semaines, chez les patients âgés de 18 ans et plus.
Le schéma recommandé pour l'augmentation des doses est le suivant :
. jours 1 à 3 : 3 MUI/jour.
. jours 4 à 6 : 9 MUI/jour.
. jours 7 à 84 : 18 MUI/jour.
- Posologie d'entretien :
Roféron-A doit être administré en injection sous-cutanée 3 fois par semaine à la dose maximale tolérée par le patient, sans excéder 18 MUI.
- Durée du traitement :
. Les patients doivent être traités pendant au moins 8 semaines et de préférence pendant au moins 12 semaines avant que le médecin ne décide de continuer le traitement chez les patients répondeurs ou de l'arrêter chez les patients non-répondeurs.
. La durée minimale de traitement chez les répondeurs doit être de 12 mois afin d'optimiser les chances d'obtenir une réponse complète et un maintien prolongé des réponses.
. Des patients ont été traités jusqu'à 40 mois consécutifs.
. La durée optimale de traitement par Roféron-A dans le lymphome cutané à cellules T n'a pas été déterminée.
- Précaution :
Chez environ 40% des patients atteints de LCCT, il n'a pas été observé de réponse tumorale objective. Les réponses partielles apparaissent en général dans les trois mois et les réponses complètes dans les six mois bien qu'il faille souvent plus d'un an pour obtenir les réponses optimales.
HEPATITE CHRONIQUE B :
Roféron-A est indiqué dans le traitement de l'hépatite B chronique de l'adulte, histologiquement prouvée, avec présence de marqueurs de la réplication virale, c'est-à-dire ADN du VHB, ou l'antigène HBe.
- Posologie recommandée :
. Le schéma de traitement optimal n'a pas encore été établi. La dose se situe généralement entre 2,5 MUI/m² et 5 MUI/m² de surface corporelle, administrée en sous-cutané 3 fois par semaine pendant 4 à 6 mois.
. La posologie peut être adaptée en fonction de la tolérance du patient au médicament.
Si aucune amélioration n'a été observée après 3 ou 4 mois de traitement, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
- Enfants : Des doses allant jusqu'à 10 MUI/m² ont été administrées sans incident aux enfants ayant une hépatite chronique B. L'efficacité du traitement n'a cependant pas été démontrée.
HEPATITE CHRONIQUE C :
ROFERON-A EN ASSOCIATION AVEC LA RIBAVIRINE :
- Patients en rechute :
Roféron-A est donné en association avec la ribavirine aux patients adultes atteints d'hépatite chronique C ayant préalablement répondu à un traitement par interféron alpha en monothérapie, mais ayant rechuté après l'arrêt du traitement.
. Posologie :
Roféron-A : 4,5 MUI 3 fois par semaine par voie sous-cutanée pendant 6 mois.
. Posologie de la ribavirine :
Dose de ribavirine : 1000 mg à 1200 mg/jour en deux prises (une le matin avec le petit-déjeuner et une le soir avec le repas). Se référer au RCP de la ribavirine pour des informations complémentaires sur la posologie et le mode d'administration de la ribavirine.
- Patients naïfs :
L'efficacité de l'interféron alfa-2a dans le traitement de l'hépatite C est augmentée quand il est associé à la ribavirine. Roféron-A doit être donné seul principalement en cas d'intolérance ou de contre-indication à la ribavirine.
. Posologie :
Roféron-A : 3 à 4,5 MUI 3 fois par semaine par voie sous-cutanée pendant au moins 6 mois. Le traitement doit être poursuivi pendant 6 mois supplémentaires chez les patients infectés par un génotype 1 avec une charge virale élevée avant le traitement et ayant un ARN-VHC négatif au 6ème mois.
. Posologie de la ribavirine : voir ci-dessus.
Les autres facteurs prédictifs de mauvaise réponse (âge > 40 ans, sexe masculin, fibrose en pont) doivent être pris en compte quant à la poursuite du traitement jusqu'à 12 mois.
Les patients n'ayant pas de réponse virologique après 6 mois de traitement (ARN-VHC en dessous de la limite inférieure de détection) n'ont généralement pas de réponse virologique prolongée (ARN-VHC en dessous de la limite de détection six mois après l'arrêt du traitement).
ROFERON-A EN MONOTHERAPIE :
Roféron-A doit être donné en monothérapie principalement en cas d'intolérance ou de contre-indication à la ribavirine.
- Posologie initiale :
En traitement d'attaque, Roféron-A doit être administré à la posologie de 3 à 6 MUI par voie sous-cutanée, 3 fois par semaine pendant 6 mois si la tolérance du patient le permet. Chez les patients non-répondeurs après 3 à 4 mois de traitement, l'arrêt de Roféron-A doit être envisagé.
- Posologie d'entretien :
Les patients dont les ALAT sériques se sont normalisées et/ou l'ARN-VHC est devenu indétectable, nécessitent un traitement d'entretien à la dose de 3 MUI de Roféron-A, 3 fois par semaine, pendant 6 mois supplémentaires ou plus afin de consolider la réponse complète. La durée optimale du traitement n'a pas encore été déterminée mais un traitement d'au moins 12 mois est recommandé.
- Remarque :
Chez la majorité des patients qui rechutent après avoir reçu un traitement approprié par Roféron-A seul, les rechutes surviennent le plus souvent dans les 4 mois qui suivent l'arrêt du traitement.
LYMPHOME FOLLICULAIRE NON-HODGKINIEN :
- Roféron-A prolonge la survie sans récidive et la survie sans progression lorsqu'il est utilisé en association à une chimiothérapie de type CHOP, chez des patients atteints d'un lymphome folliculaire de stade avancé (masse tumorale élevée).Toutefois, l'efficacité de ce traitement adjuvant par interféron alfa-2a n'a pas encore été établie en terme de survie globale à long terme.
- Posologie recommandée :
Roféron-A doit être administré associé à une chimiothérapie conventionnelle (telle que cyclophosphamide, prednisone, vincristine et doxorubicine), selon le schéma posologique de 6 millions d'UI/m² en sous-cutané de J 22 à J 26 de chaque cycle de 28 jours.
CANCER DU REIN A UN STADE AVANCE :
- Le traitement par Roféron-A en association à la vinblastine induit un taux de réponse globale d'environ 17 à 26%, retarde la progression de la maladie et prolonge la survie globale chez les patients atteints d'un cancer du rein à un stade avancé.
- Posologie recommandée :
. Roféron-A doit être administré par voie sous-cutanée à la dose de 3 millions d'UI 3 fois par semaine la première semaine, millions d'UI 3 fois par semaine la semaine suivante et 18 millions d'UI 3 fois par semaine par la suite.
. La vinblastine doit être administrée de façon concomitante par voie intraveineuse, conformément aux instructions du fabricant, à la dose de 0,1 mg/kg, une fois toutes les 3 semaines.
. Si Roféron-A à la dose de 18 millions d'UI 3 fois par semaine n'est pas toléré, la posologie peut être réduite à 9 millions d'UI 3 fois par semaine.
. Le traitement doit être administré pendant au moins 3 mois, jusqu'à un maximum de 12 mois ou jusqu'à l'apparition d'une maladie évolutive. Les patients présentant une réponse complète peuvent arrêter le traitement 3 mois après confirmation de la réponse.
MELANOME MALIN APRES RESECTION CHIRURGICALE :
- Un traitement adjuvant à faible dose de Roféron-A prolonge l'intervalle libre sans récidive chez des patients atteints d'un mélanome malin (épaisseur de la tumeur > 1,5 mm) sans métastase ganglionnaire ou à distance, après exérèse.
- Posologie recommandée :
Roféron-A doit être administré par voie sous-cutanée à la dose de 3 millions d'UI 3 fois par semaine, pendant 18 mois, en commençant au plus tard 6 semaines après l'intervention chirurgicale. En cas d'intolérance, la posologie devra être diminuée à 1,5 millions d'UI 3 fois par semaine.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Roféron-A est contre-indiqué en cas de :
1. Antécédents d'hypersensibilité à l'interféron alfa-2a recombinant ou à l'un des excipients.
2. Affection cardiaque sévère préexistante ou antécédents de maladie cardiaque. Aucun effet cardiotoxique direct n'a été démontré, mais il est probable que les effets secondaires aigus limitants (fièvre, frissons) fréquemment associés à l'administration de Roféron-A, peuvent aggraver une affection cardiaque préexistante.
3. Insuffisance sévère rénale, médullaire ou hépatique.
4. Epilepsie non contrôlée et/ou atteinte des fonctions du système nerveux central (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
5. Hépatite chronique évoluée et décompensée ou cirrhose hépatique.
6. Hépatite chronique récemment traitée ou en cours de traitement par des agents immunosuppresseurs.
7. L'alcool benzylique, qui est un excipient de Roféron-A solution injectable, a été associé dans de rares occasions à des cas de toxicité potentiellement fatals chez des enfants jusqu'à l'âge de 3 ans. Ainsi, Roféron-A, solution injectable ne doit pas être utilisé chez les prématurés, les nouveau-nés à terme, les nourrissons ou les jeunes enfants. La solution de Roféron-A contient 10 mg/ml d'alcool benzylique.
- Traitement en association avec la ribavirine : si l'interféron alfa-2a doit être administré en association avec la ribavirine chez les patients atteints d'hépatite chronique C, voir également le RCP de la ribavirine.
- Grossesse : les hommes et les femmes recevant Roféron-A doivent recourir à une contraception efficace. Il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation de Roféron-A chez la femme enceinte. Un effet abortif a été observé chez des guenons rhésus en gestation ayant reçu des doses très supérieures à la dose recommandée en clinique du début au milieu de la période foetale. Bien que les tests chez l'animal avec Roféron-A ne mettent pas en évidence d'effets tératogènes, des conséquences dommageables pour le foetus ne peuvent être exclues. Durant la grossesse, Roféron-A ne doit être administré que si les bénéfices attendus pour la mère justifient les risques potentiels pour le foetus.
- Allaitement : en l'absence de données sur le passage du médicament dans le lait maternel, le choix entre l'arrêt de l'allaitement ou l'arrêt du traitement repose sur l'évaluation du bénéfice thérapeutique pour la mère.
DECONSEILLE :
L'utilisation de Roféron-A n'est pas recommandée chez l'enfant, la tolérance et l'efficacité de Roféron-A chez l'enfant n'ayant pas été établies.

Effets indésirables Roferon-A

- Traitement en association avec la ribavirine : si l'interféron alfa-2a doit être administré en association avec la ribavirine chez les patients atteints d'hépatite chronique C, voir également le RCP de la ribavirine.
- Les données suivantes sur les effets indésirables reposent sur l'étude de patients traités atteints soit d'un cancer de type divers à un stade avancé et souvent réfractaires aux traitements antérieurs, soit d'une hépatite chronique B, soit d'une hépatite chronique C.
- Environ deux tiers des patients atteints d'un cancer ont présenté une anorexie, et la moitié d'entre eux des nausées. Des troubles cardiovasculaires et pulmonaires ont été observés chez environ un cinquième des patients atteints de cancer. Il s'agissait d'hypotension transitoire, d'hypertension, d'oedèmes, de cyanose, d'arythmies, de palpitations et de douleurs thoraciques. La plupart des patients atteints d'un cancer ont reçu des doses significativement plus élevées que les doses actuellement recommandées. Ceci explique probablement la plus grande fréquence des effets secondaires et leur sévérité dans ce groupe de patients, comparé aux patients atteints d'une hépatite B pour lesquels les effets secondaires sont en général transitoires et disparaissent 1 à 2 semaines après l'arrêt du traitement. Des troubles cardiovasculaires ont été très rarement observés chez les patients atteints d'une hépatite B. Chez les patients atteints d'une hépatite B, des modifications des transaminases signalent généralement une amélioration de l'état clinique du patient.
- On retrouve chez la majorité des patients un syndrome pseudogrippal avec fatigue, fièvre, frissons, perte de l'appétit, myalgies, céphalées, arthralgies et sueurs. Ces effets secondaires aigus sont habituellement atténués, voire disparaissent sous paracétamol. Ils tendent à diminuer au cours du traitement ou en modifiant la dose administrée. Cependant, la poursuite du traitement peut conduire à une léthargie, une asthénie et une fatigue.
- Infections et infestations :
Rare : pneumonie, herpès (dont des poussées d'herpès labial).
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
. Très fréquent : leucopénie.
. Fréquent : thrombocytopénie, anémie.
. Rare : agranulocytose, anémie hémolytique.
. Très rare : purpura thrombocytopénique idiopathique.
Chez les patients présentant une myélosuppression, les cas de thrombocytopénie et de diminution de l'hémoglobine ont été plus fréquents. Le retour de ces paramètres aux valeurs observées avant traitement est survenu généralement sept à dix jours après l'arrêt du traitement par Roféron-A.
Rarement, les interférons alpha dont Roféron-A, utilisés seuls ou en association avec la ribavirine, peuvent être associés à une pancytopénie, et très rarement, une anémie aplasique a été rapportée.
- Affections du système immunitaire :
. Rare : trouble auto-immun, réactions d'hypersensibilité aiguë (par exemple urticaire, oedème de Quincke, bronchospasme et anaphylaxie).
. Très rare : sarcoïdose.
- Affections endocriniennes :
Rare : hyperthyroïdie, hypothyroïdie, dysfonctionnement thyroïdien.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
. Très fréquent : anorexie, nausées, hypocalcémie asymptomatique.
. Peu fréquent : déséquilibre électrolytique, déshydratation.
. Rare : hyperglycémie.
. Très rare : diabète sucré, hypertriglycéridémie.
- Affections psychiatriques :
. Peu fréquent : dépression, anxiété, troubles de l'humeur, confusion, troubles du comportement, nervosité, trouble de la mémoire, trouble du sommeil.
. Rare : suicide, tentative de suicide, idées suicidaires.
- Affections du système nerveux :
. Très fréquent : céphalée.
. Peu fréquent : neuropathie, étourdissements, somnolence, dysgueusie, paresthésie, hypo-esthésie, tremblement.
. Rare : coma, accident vasculaire cérébral, convulsions, dysfonction érectile temporaire.
- Affections oculaires :
. Peu fréquent : conjonctivite, trouble visuel.
. Rare : rétinopathie ischémique.
. Très rare : neuropathie optique, thrombose de l'artère rétinienne, thrombose de la veine rétinienne, rétinopathie, hémorragie rétinienne, oedème papillaire, exsudation rétinienne.
- Affections de l'oreille et du labyrinthe :
Peu fréquent : vertiges.
- Affections cardiaques :
. Peu fréquent : arythmies, dont bloc auriculoventriculaire, palpitations.
. Rare : arrêt cardiorespiratoire, infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque congestive, oedème pulmonaire, cyanose.
- Affections vasculaires :
. Peu fréquent : hypertension, hypotension.
. Rare : vascularite.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Rare : dyspnée, toux.
- Affections gastro-intestinales :
. Très fréquent : diarrhées.
. Fréquent : nausées/vomissements.
. Peu fréquent : douleur abdominale, sécheresse de la bouche.
. Rare : hyper-motilité intestinale, constipation, dyspepsie, flatulence, pancréatite.
. Très rare : réactivation d'un ulcère gastroduodénal, saignement gastro-intestinal ne mettant pas en jeu le pronostic vital.
- Affections hépatobiliaires :
Rare : insuffisance hépatique, hépatite, dysfonction hépatique.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
. Très fréquent : alopécie (réversible à l'arrêt ; la chute de cheveux peut persister plusieurs semaines après l'arrêt du traitement), hypersudation.
. Peu fréquent : apparition ou exacerbation d'un psoriasis, prurit.
. Rare : rash, sécheresse cutanée, épistaxis, sécheresse des muqueuses, rhinorrhée.
- Affections musculosquelettiques et systémiques :
. Très fréquent : myalgies, arthralgies.
. Rare : lupus érythémateux disséminé, arthrite.
- Affections du rein et des voies urinaires :
. Peu fréquent : protéinurie et présence de sédiment urinaire.
. Rare : insuffisance rénale aiguë (majoritairement chez des patients atteints de cancer et de maladie rénale), dysfonction rénale.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Très fréquent : syndrome pseudogrippal, fatigue, fièvre, frissons, diminution de l'appétit.
. Peu fréquent : douleur thoracique, oedème.
. Très rare : nécrose au site d'injection, réaction au site d'injection.
- Investigations :
. Peu fréquent : augmentation des ALAT, des phosphatases alcalines et des transaminases, perte de poids.
. Rare : augmentation dans le sang de la LDH, de la bilirubine, de la créatinine, de l'acide urique et de l'urée.
- Des anticorps neutralisants anti-interféron peuvent apparaître chez certains patients. Dans certaines situations cliniques (cancer, lupus érythémateux disséminé, zona), des anticorps anti-interféron leucocytaires humains peuvent également apparaître spontanément chez des patients qui n'ont jamais reçu d'interféron exogène. La signification clinique du développement des anticorps n'a pas été entièrement clarifiée.
- Lors d'études cliniques avec du Roféron-A lyophilisat qui avait été conservé à une température de 25°C, des anticorps neutralisants dirigés contre Roféron-A ont été détectés chez environ un cinquième des patients. Chez les patients atteints d'hépatite C, il a été constaté chez les répondeurs qui développaient des anticorps neutralisants une tendance à la disparition de la réponse sous traitement, et ce plus rapidement que chez les répondeurs qui n'avaient pas développé de tels anticorps. Aucune autre conséquence clinique de la présence d'anticorps dirigés contre Roféron-A n'a été documentée. La signification clinique du développement des anticorps n'a pas été entièrement clarifiée.
- Il n'existe pas encore de données sur l'apparition d'anticorps neutralisants dans les études cliniques avec Roféron-A lyophilisat ou Roféron-A solution injectable conservés à 4°C. Dans un modèle expérimental chez la souris, l'immunogénicité relative de Roféron-A lyophilisat augmente avec le temps, lorsque le produit est conservé à 25°C. Ce phénomène n'existe pas lorsque Roféron-A lyophilisat est conservé à 4°C, selon les conditions de conservation recommandées.



publicité