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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

SKENAN LP 200 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 31.12.2000

Médicament générique du Classe thérapeutique: Antalgiques
principes actifs: Morphine sulfate
laboratoire: Bristol Myers Squibb

Gélule de microgranules à libération prolongée
Boîte de 28
Toutes les formes

Indication

Douleurs persistantes intenses ou rebelles aux autres analgésiques, en particulier douleurs d'origine cancéreuse

Posologie SKENAN LP 200 mg Gélule de microgranules à libération prolongée Boîte de 28

Réservé à l'adulte et à l'enfant de plus de 6 mois.
Mode d'administration :
Voie orale.
Avec les formes à libération prolongée, la dose journalière totale doit être répartie en deux prises, le plus souvent équivalentes, à 12 heures d'intervalle.
Dans le cas où les gélules ne peuvent être avalées, leur contenu peut être administré directement dans une alimentation semi-solide (purée, confiture, yaourt), ou encore dans des sondes gastriques ou de gastrostomie de diamètre supérieur à 16 F.G. à extrémité distale ouverte ou à pores latéraux. Un rinçage de la sonde avec 30 à 50 ml d'eau est suffisant.
Posologie initiale :
- Chez l'adulte, en règle générale, la dose journalière de départ est de 60 mg par jour.
- Chez l'enfant, la dose journalière de départ est de 1 mg/kg et par jour.
- Chez le sujet âgé, il est recommandé de réduire les doses initiales de moitié.
- Chez l'insuffisant rénal, les doses seront également réduites par rapport à un sujet à fonction rénale normale et ajustées selon les besoins du patient.
Adaptation posologique :
Elle se justifie lorsque les doses antérieurement prescrites (palier précédent) se révèlent insuffisantes.
- Fréquence de l'évaluation :
Il ne faut pas s'attarder plus de 24 à 48 heures sur un palier qui s'avère inefficace.
Le patient doit donc être vu de manière rapprochée tant que la douleur n'est pas contrôlée. En pratique, en début de traitement, une évaluation quotidienne est recommandée.
- Augmentation des doses :
Si la douleur n'est pas contrôlée, il convient d'augmenter les doses de morphine d'environ 50%. Dans ce processus d'ajustement des doses, il n'y a pas de limite supérieure tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.
- Correspondance entre les différentes voies d'administration :
La posologie varie selon la voie d'administration.
Par rapport à la voie orale, la posologie par voie intraveineuse doit être réduite des deux tiers et de moitié pour la voie sous-cutanée.
Le passage d'une voie d'administration à une autre doit tenir compte de ces coefficients afin de maintenir la même quantité de morphine disponible.
De la même façon, chez les patients recevant au préalable une morphine per os à libération immédiate, la posologie quotidienne de morphine sera inchangée.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament NE DOIT JAMAIS être utilisé dans les cas suivants :
- Insuffisance respiratoire décompensée.
- Enfants de moins de 6 mois (pour les formes à libération prolongée).
- Insuffisance hépatocellulaire sévère.
- Allaitement : en raison du passage de la morphine dans le lait maternel, l'allaitement est contre-indiqué.
- Association avec la buprénorphine, la nalbuphine et la pentazocine (agonistes-antagonistes morphiniques) (voir interactions).
En raison de la présence de saccharose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.
DECONSEILLE :
Association déconseillée : alcool.

Effets indésirables Skenan LP

Les effets indésirables les plus fréquents aux doses habituelles sont la somnolence, la confusion, des nausées et vomissements, une constipation. Les premiers sont transitoires et leur persistance doit faire rechercher une cause associée. La constipation en revanche ne cède pas à la poursuite du traitement. Tous ces effets sont prévisibles et doivent donc être anticipés afin d'optimiser le traitement, et notamment la constipation. Ils peuvent nécessiter le plus souvent une thérapeutique correctrice.
On peut également noter :
- sédation, excitation, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, avec éventuellement hallucinations ;
- dépression respiratoire ;
- augmentation de la pression intracrânienne, qu'il convient de traiter dans un premier temps ;
- rétention urinaire en cas d'anémone prostatique ou de sténose urétrale.



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