publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

STIVARGA 40 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Régorafénib
laboratoire: Bayer Pharma AG

Comprimé pelliculé
Emballage de 3 Flacons de 28
Toutes les formes
2 553,37€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 2 554,19 €

Indication

Stivarga est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints :

- d'un cancer colorectal (CCR) métastatique qui ont été traités antérieurement ou qui ne sont pas éligibles aux traitements disponibles, notamment une chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, un traitement par anti-VEGF et un traitement par anti-EGFR (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

- de tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) non résécables ou métastatiques ayant progressé lors d'un traitement antérieur par imatinib et sunitinib ou en cas d'intolérance à ces traitements.

Posologie STIVARGA 40 mg Comprimé pelliculé Emballage de 3 Flacons de 28

Stivarga doit être prescrit par des médecins expérimentés dans l'utilisation des traitements anticancéreux.


Posologie

La dose recommandée de régorafénib est de 160 mg (4 comprimés de 40 mg) une fois par jour pendant 3 semaines, suivies d'une semaine de pause. Cette période de 4 semaines correspond à un cycle de traitement.


Si une dose est oubliée, elle doit être prise le jour-même dès que le patient s'aperçoit de l'oubli. Le patient ne doit pas prendre deux doses le même jour pour compenser une dose oubliée. En cas de vomissements après l'administration du régorafénib, le patient ne doit pas prendre de comprimés supplémentaires.


Le traitement doit être poursuivi tant qu'un bénéfice est observé ou jusqu'à l'apparition d'une toxicité inacceptable (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Les patients qui présentaient un indice de performance (IP) de 2 ou plus ont été exclus des études cliniques. Les données concernant les patients ayant un IP ≥ 2 sont limitées.

Ajustements posologiques

Des interruptions du traitement et/ou des diminutions de la posologie peuvent s'avérer nécessaires en fonction de la sécurité et de la tolérance individuelle. Les modifications de la posologie doivent être effectuées par paliers de 40 mg (un comprimé). La dose quotidienne minimale recommandée est de 80 mg. La dose quotidienne maximale est de 160 mg.


Concernant les modifications de la posologie et les mesures recommandées à prendre en cas de syndrome main-pied (SMP) / érythrodysesthésie palmo-plantaire, voir le tableau 1.

Tableau 1 : Modifications de la posologie et mesures recommandées en cas de SMP

Grade de toxicité cutanée

Survenue

Modifications posologiques et mesures recommandées

Grade 1

Tous les cas

Maintenir la posologie et instaurer immédiatement un traitement symptomatique.

Grade 2

1 re survenue

Réduire la dose de 40 mg (un comprimé) et instaurer immédiatement un traitement symptomatique.

Si aucune amélioration n'est observée malgré la réduction de la dose, interrompre le traitement pendant un minimum de 7 jours, jusqu'à résorption de la toxicité à un grade 0-1.

La dose peut ensuite être ré-augmentée à la discrétion du médecin.

Aucune

amélioration dans les 7 jours ou 2 e survenue

Interrompre le traitement jusqu'à résorption

de la toxicité à un grade 0-1.

Lors de la reprise du traitement, réduire la

dose de 40 mg (un comprimé).

La dose peut ensuite être ré-augmentée à la

discrétion du médecin.

3 e survenue

Interrompre le traitement jusqu'à résorption

de la toxicité à un grade 0-1.

Lors de la reprise du traitement, réduire la

dose de 40 mg (un comprimé).

La dose peut ensuite être ré-augmentée à la

discrétion du médecin.

4 e survenue

Arrêter définitivement le traitement par Stivarga.

Grade de toxicité cutanée

Survenue

Modifications posologiques et mesures recommandées

Grade 3

1 re survenue

Instaurer immédiatement un traitement symptomatique.

Interrompre le traitement pendant un

minimum de 7 jours jusqu'à résorption de la

toxicité à un grade 0-1.

Lors de la reprise du traitement, réduire la

dose de 40 mg (un comprimé).

La dose peut ensuite être ré-augmentée à la

discrétion du médecin.

2 e survenue

Instaurer immédiatement un traitement symptomatique.

Interrompre le traitement pendant un minimum de 7 jours jusqu'à résorption de la toxicité à un grade 0-1. Lors de la reprise du traitement, réduire la dose de 40 mg (un comprimé).

3 e survenue

Arrêter définitivement le traitement par Stivarga.

Concernant les modifications de la posologie et les mesures recommandées en cas de détérioration du bilan hépatique considérée comme liée au traitement par Stivarga, voir le tableau 2 (voir également rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Tableau 2 : Modifications de la posologie et mesures recommandées en cas d'anomalies du bilan hépatique liées au médicament

Élév ations observées du taux d'alanine aminotransférase (ALAT) et/ou d'aspartate aminotransférase (ASAT)

Survenue

Modifications posologiques et mesures recommandées

≤ 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN) (Grade 2 maximum)

Tous les cas

Poursuivre le traitement par Stivarga. Contrôler la fonction hépatique chaque semaine jusqu'à ce que les transaminases reviennent à un taux < 3 fois la LSN (grade 1) ou à leur taux initial.

> 5 fois la LSN, ≤ 20 fois la LSN (Grade 3)

1 re survenue

Interrompre le traitement par Stivarga. Contrôler les transaminases chaque semaine jusqu'à ce qu'elles reviennent à un taux < 3 fois la LSN ou à leur taux initial.

Reprise du traitement : si le bénéfice attendu l'emporte sur le risque d'hépatotoxicité, réinstaurer le traitement par Stivarga, réduire la dose de 40 mg (un comprimé) et contrôler la fonction hépatique chaque semaine pendant au moins 4 semaines.

Nouvelle survenue

Arrêter définitivement le traitement par Stivarga.

> 20 fois la LSN (Grade 4)

Tous les cas

Arrêter définitivement le traitement par Stivarga.

> 3 fois la LSN (Grade 2 ou plus) avec élévation concomitante de la bilirubine > 2 fois la LSN

Tous les cas

Arrêter définitivement le traitement par Stivarga. Contrôler la fonction hépatique chaque semaine jusqu'à résorption ou retour au taux initial. Exception : les patients atteints d un syndrome de Gilbert développant une élévation des transaminases doivent être pris en charge conformément aux recommandations décrites ci-dessus pour les élévations correspondantes des ALAT et/ou des ASAT.

Insuffisance hépatique

Le régorafénib est principalement éliminé par voie hépatique.

Dans les études cliniques, aucune différence pertinente n'a été observée au niveau de l'exposition, de la sécurité ou de l'efficacité entre les patients atteints d'insuffisance hépatique légère (Child-Pugh A) et ceux présentant une fonction hépatique normale. Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère. Les données disponibles étant limitées chez les patients atteints d'insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh B), aucune recommandation posologique ne peut être donnée pour ces patients. Une surveillance étroite de la tolérance globale est recommandée chez ces patients (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Stivarga n'ayant pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C), son utilisation n'est pas recommandée dans cette population.

Insuffisance rénale

Dans les études cliniques, aucune différence pertinente n'a été observée au niveau de l'exposition, de la sécurité ou de l'efficacité entre les patients atteints d'insuffisance rénale légère (débit de filtration glomérulaire estimé [DFGe] de 60-89 mL/min/1,73 m 2 ) et ceux présentant une fonction rénale normale. Les données de pharmacocinétiques, limitées, n'indiquent aucune différence au niveau de l'exposition chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée (DFGe de 30-59 mL/min/1,73 m 2 ). Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère ou modérée (voir également rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Aucune donnée clinique n'est disponible concernant les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (DFGe < 30 mL/min/1,73 m 2 ).


Patients âgés

Dans les études cliniques, aucune différence pertinente n'a été observée en termes d'exposition, de sécurité ou d'efficacité entre les patients âgés (65 ans et plus) et les patients plus jeunes (voir également rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Sexe

Dans les études cliniques, aucune différence pertinente n'a été observée en termes d'exposition, de sécurité ou d'efficacité entre les patients de sexe masculin et féminin. Aucun ajustement posologique n'est nécessaire en fonction du sexe (voir également rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Différences ethniques

Dans les études cliniques, aucune différence pertinente n'a été observée au niveau de l'exposition, de la sécurité ou de l'efficacité entre les patients des différents groupes ethniques. Aucun ajustement

posologique n'est nécessaire en fonction de l'origine ethnique (voir également rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Les données disponibles dans la population des patients noirs sont limitées.

Population pédiatrique

Il n'y a pas d'utilisation justifiée de Stivarga dans la population pédiatrique pour l'indication cancer colorectal métastatique. La sécurité et l'efficacité du régorafénib chez les patients âgés de moins de 18 ans dans l'indication de tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.


Mode d'administration

Stivarga est administré par voie orale.

Stivarga doit être pris à heure fixe chaque jour. Les comprimés doivent être avalés entiers avec de l'eau après un repas léger contenant moins de 30 % de lipides. Un repas léger (à faible teneur lipidique) pourra être composé par exemple d'une portion de céréales (environ 30 g), d'un verre de lait écrémé, d'une tranche de pain avec de la confiture, d'un verre de jus de pomme et d'une tasse de café ou de thé (520 calories, 2 g de lipides).

Contre indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

Effets indésirables Stivarga

Résumé du profil de sécurité

Le profil de sécurité global de Stivarga est basé sur les données issues de plus de 1 200 patients traités dans les essais cliniques, incluant les données d'études de phase III contrôlées versus placebo portant sur 500 patients atteints de cancer colorectal (CCR) métastatique et 132 patients atteints de tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST). Les effets indésirables les plus graves observés chez les patients traités par Stivarga sont les atteintes hépatiques sévères, les hémorragies et les perforations gastro-intestinales.

Les effets indésirables observés le plus fréquemment ( ≥ 30 %) chez les patients traités par Stivarga sont l'asthénie/la fatigue, le syndrome main-pied, la diarrhée, la diminution de l'appétit et de l'alimentation, l'hypertension, la dysphonie et les infections.


Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés dans les essais cliniques chez les patients traités par Stivarga sont listés dans le tableau 3. Ils sont présentés par classe de systèmes d'organes et la terminologie MedDRA la plus appropriée est utilisée pour décrire chaque réaction et ses synonymes, ainsi que les affections liées.

Les effets indésirables sont regroupés par fréquence. Les groupes de fréquence sont définis sur la base de la convention suivante : très fréquents ( ≥ 1/10) ; fréquents ( ≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquents ( ≥ 1/1 000, < 1/100) ; et rares ( ≥ 1/10 000, < 1/1 000).

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Tableau 3 : Effets indésirables rapportés dans les essais cliniques chez les patients traités par Stivarga

Classe de

systèmes d'organes (MedDRA) Très fréquents Fréquents Peu fréquents Rares

Infections et infestations

Infection

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

Kérato-

acanthome/Carci-nome épidermoïde cutané

Affections hématologiques et du système lymphatique

Thrombopénie Anémie

Leucopénie

Affections du système immunitaire

Réaction d'hypersensibilité

Affections endocriniennes

Hypothyroïdie

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Diminution de l'appétit et de l'alimentation

Hypokaliémie Hypophospha-témie

Hypocalcémie

Hyponatrémie

Hypo-

magnésémie

Hyperuricémie

Affections du système nerveux

Céphalées

Tremblements

Syndrome d'encéphalopathie postérieure réversible (SEPR)

Affections cardiaques

Infarctus du myocarde Ischémie myocardique

Affections vasculaires

Hémorragie* Hypertension

Crise

hypertensive

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dysphonie

Affections gastro­intestinales

Diarrhée Stomatite Vomissements Nausées

Dysgueusie

Bouche sèche

Reflux gastro­oesophagien Gastro-entérite

Perforation gastro­intestinale* Fistule gastro­ intestinale

Affections hépatobiliaires

Hyperbilirubinémie

Elévation des transaminases

Atteinte hépatique

sévère * #

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Syndrome main-pied**

Éruption cutanée Alopécie

Sècheresse cutanée

Éruption cutanée exfoliative

Troubles unguéaux Érythème polymorphe

Syndrome de Stevens-Johnson Syndrome de Lyell

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Raideur musculo-

squelettique

Affections du rein et des voies urinaires

Protéinurie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie/fatigue

Douleur

Fièvre

Inflammation des muqueuses

Investigations

Perte de poids

Elévation de l'amylase et de la lipase

Anomalies de l'INR (Rapport normalisé international)

* Des cas avec issue fatale ont été rapportés ** Syndrome d'érythrodysesthésie palmo-plantaire selon la terminologie MedDRA

# Selon les critères du groupe de travail international DILI (drug-induc ed liver injury) définissant une lésion hépatique d'origine médicamenteuse


Description de certains effets indésirables

Des atteintes hépatiques sévères d'origine médicamenteuse (DILI) avec issue fatale sont survenues chez 3 patients sur plus de 1 200 patients traités par Stivarga dans l'ensemble des essais cliniques (0,25 %). Deux de ces patients présentaient des métastases hépatiques. Chez ces patients, le dysfonctionnement hépatique est apparu dans les 2 premiers mois de traitement et était caractérisé par un schéma lésionnel hépatocellulaire avec une élévation des transaminases > 20 x LSN, suivie d'une augmentation de la bilirubine. Les biopsies hépatiques, chez 2 patients, ont révélé une nécrose hépatocellulaire avec infiltration cellulaire inflammatoire.

Dans les deux essais de phase III contrôlés versus placebo, l'incidence globale des hémorragies/événements hémorragiques a été de 19,3 % chez les patients traités par Stivarga. Les événements hémorragiques survenus chez les patients traités par Stivarga ont été, dans la plupart des cas, de sévérité légère à modérée (grades 1 et 2 : 16,9 %), plus particulièrement des épistaxis (7,6 %). Les événements fatals survenus chez les patients traités par Stivarga ont été peu fréquents (0,6 %), et ont affecté les voies respiratoires, gastro-intestinales et génito-urinaires.

Dans les deux essais de phase III contrôlés versus placebo, les infections ont été plus fréquentes chez les patients traités par Stivarga que chez les patients ayant reçu le placebo (tous grades confondus : 31,0 % contre 14,4 %). Les infections survenues chez les patients traités par Stivarga ont été pour la plupart de sévérité légère à modérée (grades 1 et 2 : 22,9 %) ; il s'agissait notamment d'infections urinaires (6,8 %), de rhinopharyngites (4,2 %), ainsi que d'infections cutanéo-muqueuses et d'infections fongiques systémiques (2,4 %). Aucune différence n'a été observée entre les groupes de traitement s'agissant des évolutions fatales associées aux infections (0,6 % dans le groupe Stivarga vs. 0,6 % dans le groupe placebo).

Dans l'essai de phase III contrôlé versus placebo sur le CCR métastatique, l'incidence globale du syndrome main-pied a été de 45,2 % chez les patients traités par Stivarga par rapport à 7,1 % chez les patients ayant reçu le placebo. Dans l'essai de phase III contrôlé versus placebo sur le GIST, l'incidence globale du syndrome main-pied a été de 66,7 % chez les patients traités par Stivarga contre 15,2 % chez les patients ayant reçu le placebo. Dans les deux essais, les cas de syndrome main-pied observés chez des patients traités par Stivarga sont apparus majoritairement au cours du premier cycle de traitement et ont été pour la plupart de sévérité légère à modérée (grades 1 et 2 : 28,6 % pour le CCR et 44,7 % pour le GIST). Les incidences du syndrome main-pied de grade 3 ont été de 16,6 % (CCR) et de 22,0 % (GIST). Dans les deux essais, l'incidence globale du syndrome main-pied (78,4% pour le CCR et 88,2% pour le GIST) a été plus élevée chez les patients asiatiques traités par Stivarga que pour les autres ethnies. Les incidences du syndrome main-pied de grade 3 ont été de 28,4% (CCR) et de 23,5% (GIST) chez les patients asiatiques.

Dans l'essai de phase III contrôlé versus placebo sur le CCR métastatique, l'incidence globale de l'hypertension a été de 30,4 % chez les patients traités par Stivarga contre 7,9 % chez les patients ayant reçu le placebo. Dans l'essai de phase III contrôlé versus placebo sur les GIST, l'incidence globale de l'hypertension a été de 59,1 % chez les patients traités par Stivarga contre 27,3 % chez les patients ayant reçu le placebo. Dans les deux essais, les cas d'hypertension observés chez les patients traités par Stivarga sont apparus majoritairement au cours du premier cycle de traitement et ont été pour la plupart de sévérité légère à modérée (grades 1 et 2 : 22,8 % pour le CCR et 31,1 % pour les GIST). L'incidence de l'hypertension de grade 3 a été de 7,6 % (CCR) et de 27,3 % (GIST). Un cas d'hypertension de grade 4 a été signalé dans l'essai mené sur les GIST.

Dans l'essai de phase III contrôlé versus placebo mené chez des patients atteints de CCR métastatique, l'incidence globale des protéinuries apparues sous traitement a été de 7,4 % chez les patients traités par Stivarga contre 2,4 % chez les patients ayant reçu le placebo. Parmi ces événements, 40,5 % dans le groupe Stivarga et 66,7 % dans le groupe placebo ont été rapportés comme " non guéris/non résolus ". Dans l'essai de phase III contrôlé versus placebo mené sur les GIST, l'incidence globale des protéinuries a été de 6,8 % chez les patients traités par Stivarga contre 1,5 % chez les patients ayant reçu le placebo.

Dans l'ensemble des essais cliniques, les troubles cardiaques (tous grades confondus) ont été reportés plus fréquemment (20,5 % vs. 10,4 %) chez les patients traités par Stivarga âgés de 75 ans ou plus (N = 78) que chez les patients traités par Stivarga âgés de moins de 75 ans (N = 995).


Anomalies biologiques

Les anomalies biologiques apparues sous traitement lors des essais de phase III contrôlés versus placebo sont présentées dans le tableau 4 et le tableau 5 (voir également rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Tableau 4 : Anomalies biologiques apparues sous traitement au cours de l'essai de phase III contrôlé versus placebo mené chez des patients atteints de CCR métastatique (CORRECT)

Stivarga plus MSS §

Placebo plus MSS §

Paramètre biologique

(N = 500)

(N = 253)

(en % des échantillons analysés)

Tous

grades*

Grade

3*

Grade

4*

Tous grades*

Grade

3*

Grade

4*

Affections hématologiques

e t du système lymphatique

Diminution du taux 78,5 4,7 0,6 66,3 2,8 0
d'hémoglobine

Diminution du taux de 40,5 2,4 0,4 16,8 0,4 0
plaquette

Diminution du taux de 2,8 0,6 0 0 0 0
neutrophiles

Diminution du taux de

54,1 9,3 0 34,4 3,2 0
lymphocyte

Troubles du métabolisme et

de la nutrition

Diminution du taux de 59,3 1,0 0,2 18,3 1,2 0
calcium

Diminution du taux de 25,7 4,3 0 8,3 0,4 0
potassium

Diminution du taux de 57,4 30,5 0,6 11,1 3,6 0
phosphate

Affections hépatobiliaires

Élévation du taux de 44,6 9,6 2,6 17,1 5,2 3,2
bilirubine

Élévation des ASAT 65,0 5,3 0,6 45,6 4,4 0,8
Élévation des ALAT 45,2 4,9 0,6 29,8 2,8 0,4

Affections du rein et des

voies urinaires

Protéinurie 59,7 0,4 0 34,1 0,4 0

Investigations

Élévation de l'INR** 23,7 4,2

- #

16,6 1,6

- #

Élévation de la lipase 46,0 9,4 2,0 18,7 2,8 1,6
Élévation de l'amylase 25,5 2,2 0,4 16,7 2,0 0,4

§ Meilleurs Soins de Support

* Échelle de classification clinique internationale (Common Terminology Criteria for Adverse Events

(CTCAE)), Version 3.0

** rapport normalisé international (International Normalized Ratio)

# Pas de grade 4 indiqué dans l'échelle CTCAE, Version 3.0

Tableau 5 : Anomalies biologiques apparues sous traitement au cours de l'essai de phase III contrôlé versus placebo (phase en double aveugle) mené chez des patients atteints de GIST (GRID)

Paramètre biologique (en % des échantillons analysés)

Stivarga plus MSS

(N = 132)

Placebo plus MSS (N = 66)

Tous grades*

Grade

3*

Grade 4*

Tous grades*

Grade

3*

Grade 4*

Affections hématologiques

et du système lymphatique

Diminution du taux

75,0

3,0

0

72,7

1,5

0

d'hémoglobine

Diminution du taux de

12,9

0,8

0

1,5

0

1,5

plaquette

Diminution du taux de

15,9

2,3

0

12,1

3,0

0

neutrophile

Diminution du taux de

29,5

7,6

0

24,2

3,0

0

lymphocyte

Troubles du métabolisme et

de la nutrition

Diminution du taux de

16,7

1,5

0

4,5

0

0

calcium

Diminution du taux de

20,5

3,0

0

3,0

0

0

potassium

Diminution du taux de

54,5

19,7

1,5

3,1

1,5

0

phosphate

Affections hépatobiliaires

Élévation du taux de

33,3

3,0

0,8

12,1

1,5

0

bilirubine

Élévation des ASAT

58,3

3,0

0,8

47,0

3,0

0

Élévation des ALAT

39,4

3,8

0,8

39,4

1,5

0

Affections du rein et des voies urinaires

Protéinurie

38,5

1,5



-

39,0

1,7



-

I nvestigations

Élévation de l'INR**

Élévation de la lipase

9,3
14,4

1,6
0

-
0,8

12,5
4,6

4,7
0

-
0

* Échelle de classification clinique internationale ( Common Terminology Criteria for Adverse Events

[CTCAE]), Version 4.0 ** Rapport normalisé international ( International Normalized Ratio )

- Pas de grade 4 indiqué dans l'échelle CTCAE ( Common Terminology Criteria for Adverse Events ), Version 4.0

Dans les deux essais de phase III contrôlés versus placebo, le dosage de la thyréostimuline (TSH) a fait apparaître des valeurs post-début d'étude > LSN chez 26,1 % des patients traités par Stivarga et chez 15,1 % des patients ayant reçu le placebo. Des taux de TSH post-début d'étude > 4 fois la LSN ont été rapportés chez 6,9 % des patients traités par Stivarga et chez 0,7 % des patients ayant reçu le placebo. Un taux de tri-iodothyronine libre (T3L) post-début d'étude < LIN (limite inférieure de la normale) a été rapporté chez 25,6 % des patients traités par Stivarga et chez 20,9 % des patients ayant reçu le placebo. Un taux de thyroxine libre (T4L) post-début d'étude < LIN a été rapporté chez 8,0 % des patients traités par Stivarga et chez 6,6 % des patients ayant reçu le placebo. Environ 7 % des patients traités par Stivarga ont développé une hypothyroïdie nécessitant un traitement hormonal substitutif.


Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.

Stivarga existe aussi sous ces formes

Stivarga



publicité