publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

SUBOXONE 2 mg/0,5 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Neurologie-psychiatrie
principes actifs: Buprénorphine, Naloxone
laboratoire: RB Pharma Ltd

Comprimé sublingual
Boîte de 7
Toutes les formes
4,92€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 5,74 €

Indication

Traitement substitutif de la pharmacodépendance aux opioïdes dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique. La naloxone est un composant destiné à empêcher le mauvais usage du produit par voie intraveineuse. Le traitement est réservé aux adultes et aux adolescents âgés de plus de 15 ans qui ont accepté d'être traités pour leur dépendance.

Posologie SUBOXONE 2 mg/0,5 mg Comprimé sublingual Boîte de 7

Le traitement doit se faire sous le contrôle d'un médecin spécialisé dans la prise en charge de la dépendance/addiction aux opiacés.

Posologie

Précautions à prendre avant l'induction

Un bilan hépatique et la recherche d'une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement. Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) et/ou souffrant d'un dysfonctionnement hépatique ont un risque d'atteinte majorée du foie. Il est recommandé de contrôler régulièrement la fonction hépatique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Avant d'instaurer le traitement, le médecin doit prendre en compte le type de dépendance aux opioïdes (opioïdes à durée d'action longue ou courte), l'intervalle de temps écoulé depuis la dernière prise d'opioïdes et le niveau de dépendance aux opioïdes. Afin d'éviter de précipiter l'apparition d'un syndrome de sevrage, l'induction du traitement par buprénorphine/naloxone ou par buprénorphine seule doit être effectuée dès l'apparition des signes objectifs et évidents de sevrage.

o Pour les patients dépendants à l'héroïne ou aux opioïdes à courte durée d'action, la première dose de buprénorphine/naloxone doit être prise lors de l'apparition des premiers signes de sevrage, mais doit intervenir au moins 6 heures après la dernière prise d'opioïdes.

o Pour les patients recevant de la méthadone, la dose de méthadone doit être réduite à une posologie maximum de 30 mg/jour avant d'instaurer un traitement par buprénorphine/naloxone. Il convient de prendre en considération la longue demi-vie de la méthadone au moment d'instaurer le traitement par la buprénorphine/naloxone. La première dose de buprénorphine/naloxone ne doit être prise que lorsqu'apparaissent les premiers signes de sevrage, mais doit intervenir au moins 24 heures après la dernière prise de méthadone par le patient. La buprénorphine peut précipiter l'apparition de symptômes de sevrage chez les patients dépendants à la méthadone.

Instauration du traitement (induction)

La dose initiale recommandée chez l'adulte et l'adolescent âgé de plus de 15 ans est de un à deux comprimés de Suboxone 2 mg/0,5 mg. Une dose supplémentaire de un à deux comprimés de Suboxone 2 mg/0,5 mg peut être administrée le premier jour en fonction des besoins individuels du patient. Pendant la phase d'instauration du traitement, il est recommandé de contrôler quotidiennement son administration afin de s'assurer que la dose est placée correctement sous la langue et d'observer la réponse du patient au traitement, ce qui permettra d'adapter efficacement la dose administrée en fonction de l'effet clinique obtenu chez le patient.

Adaptation posologique et dose d'entretien

Suite à l'induction du traitement le jour 1, le patient doit être stabilisé à une dose d'entretien au cours des quelques jours qui suivent en adaptant progressivement la dose administrée en fonction de l'effet clinique obtenu chez le patient. L'adaptation de la posologie par paliers de 2 à 8 mg est fonction de la réévaluation de l'état clinique et psychologique du patient et ne doit pas dépasser la posologie maximale de 24 mg par jour.

Administration non quotidienne

Après obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite à une administration tous les deux jours en doublant la dose quotidienne du patient. Par exemple, un patient stabilisé recevant une dose quotidienne de 8 mg peut recevoir 16 mg un jour sur deux, sans traitement les jours intermédiaires. Chez certains patients, après l'obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite à

3 administrations par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi). La dose du lundi et du mercredi doit être égale à deux fois la dose quotidienne du patient, et la dose du vendredi doit être égale à trois fois la dose quotidienne du patient, sans traitement les jours intermédiaires. En aucun cas, la dose ne dépasser 24 mg par jour. Cette posologie peut ne pas convenir aux patients nécessitant une dose quotidienne > 8 mg/jour.

Arrêt du traitement

Après l'obtention d'une stabilisation satisfaisante, si le patient l'accepte, la posologie peut être réduite progressivement jusqu'à parvenir à une dose d'entretien plus faible ; dans certains cas favorables, le traitement peut être arrêté. La mise à disposition de comprimés dosés à 2 mg/0,5 mg et 8 mg/2 mg permet une diminution progressive de la posologie. Chez les patients nécessitant des doses plus faibles de buprénorphine, il est possible d'utiliser les comprimés de buprénorphine 0,4 mg. Les patients doivent être suivis après l'arrêt du traitement en raison du risque de rechute.

Populations particulières

Personnes âgées

La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine/naloxone chez les patients âgés de plus de 65 ans n'ont pas été établies. Aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.

Insuffisance hépatique

Un bilan hépatique et la recherche d'une hépatite virale sont recommandés avant d'instaurer le traitement. Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) et/ou souffrant d'un dysfonctionnement hépatique ont un risque d'atteinte majorée du foie. Il est recommandé de contrôler régulièrement la fonction hépatique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les conséquences d'une insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine et de la naloxone ne sont pas connues. En raison de la métabolisation importante des deux principes actifs, on peut s'attendre à des taux plasmatiques plus élevés chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée à sévère. On ignore si les deux principes actifs sont autant affectés l'un que l'autre. Comme la pharmacocinétique de la buprénorphine/naloxone peut être modifiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique, il est recommandé d'instaurer le traitement avec une dose plus faible et d'adapter la posologie avec prudence chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). L'administration de buprénorphine/naloxone est contre-indiquée chez les patients présentant un dysfonctionnement hépatique sévère (voir rubrique Contre-indications).

Insuffisance rénale

La modification de la posologie de la buprénorphine/naloxone n'est pas nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (CLcr < 30 ml/min) (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine/naloxone chez les enfants âgés de moins de 15 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration

Les médecins doivent informer les patients que la voie sublinguale constitue la seule voie efficace et bien tolérée pour l'administration de ce médicament (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Le comprimé doit être maintenu sous la langue jusqu'à sa dissolution complète. Les patients ne doivent pas avaler ou consommer des aliments ou des boissons avant la dissolution complète du comprimé.

La dose se compose de comprimés de Suboxone 2 mg/0,5 mg et de Suboxone 8 mg/2 mg, qui peuvent être pris simultanément ou en deux parts ; la deuxième part doit être prise dès que le ou les comprimés de la première part sont dissous.

Contre indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients

Insuffisance respiratoire sévère

Insuffisance hépatique sévère

Intoxication alcoolique aiguë ou delirium tremens.

Effets indésirables Suboxone

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables liés au traitement les plus fréquemment signalés au cours des études cliniques pivots ont été la constipation et les symptômes fréquemment associés au syndrome de sevrage (à savoir insomnie, céphalée, nausées et hyperhidrose). Parmi les cas de crise épileptique, vomissement, diarrhée et résultats élevés des tests de la fonction hépatique qui ont été rapportés, certains ont été considérés comme graves.

Tableau récapitulant les réactions indésirables

Le tableau 1 récapitule les réactions indésirables signalées lors des études cliniques pivots au cours desquelles 342 patients sur 472 (72,5 %) ont signalé des réactions indésirables.

La fréquence des effets indésirables possibles, indiqués ci-dessous, est définie conformément à la convention suivante :

très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (les événements qui n'ont pas été rapportés dans les essais cliniques enregistrés ne peuvent pas être estimés sur la base des rapports spontanés disponibles effectués après la commercialisation du produit).

Tableau 1 : Réactions indésirables liées au traitement signalées dans les études cliniques portant sur l'association buprénorphine/naloxone

Très fréquent

(≥1/10)

Fréquent

(≥1/100, 1/10<)

Peu fréquent

(≥1/1 000, 1/100<)

Fréquence indéterminée

Infections et infestations

Grippe Infection Pharyngite Rhinite

Infection du tractus urinaire Infection vaginale

Affections hématologiques et du système lymphatique

Anémie

Leucocytose

Leucopénie

Lymphadénopathie

Thrombocytopénie

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Appétit diminué

Hyperglycémie Hyperlipidémie Hypoglycémie

Troubles psychiatriques

Insomnie

Anxiété Dépression Diminution de la libido Nervosité Pensée anormale

Rêves anormaux

Agitation

Apathie

Dépersonnalisation

Pharmacodépendance

Humeur euphorique

Hostilité

Affections du système nerveux

Céphalée

Migraine

Sensation

vertigineuse

Hypertonie

Paresthésie

Somnolence

Amnésie Convulsion Hyperkinésie Trouble du langage Tremblement

Affections oculaires

Amblyopie Trouble lacrymal

Conjonctivite Myosis

Affections cardiaques

Angine de poitrine Bradycardie Infarctus du myocarde Palpitations Tachycardie

Affections vasculaires

Hypertension Vasodilatation

Hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Toux

Asthme Dyspnée Bâillement

Affections gastro-intestinales

Constipation Nausées

Douleur abdominale

Diarrhée

Dyspepsie

Flatulence

Vomissement

Ulcération buccale Décoloration de la langue

Affections hépatobiliaires

Fonction hépatique anormale

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Hyperhidrose

Prurit Rash Urticaire

Acné Alopécie

Dermatite exfoliatrice Sécheresse cutanée Masse cutanée

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Dorsalgie Arthralgie

Spasmes musculaires Myalgie

Arthrite

Affections du rein et des voies urinaires

Anormalité de l'urine

Albuminurie Dysurie Hématurie Néphrolithiase

Rétention urinaire

Affections gravidiques, puerpérales et périnatales

Avortement, spontané

Affections des organes reproducteurs et du sein

Dysérection

Aménorrhée Trouble de l'éjaculation Ménorragie Métrorragie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Syndrome de sevrage médicamenteux

Asthénie

Douleur thoracique

Frissons

Fièvre

Malaise

Douleur

Œdèmes

périphériques

Hypothermie

Syndrome de sevrage

médicamenteux,

néonatal

Investigations

Poids diminué

Créatininémie augmentée

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Lésion

Coup de chaleur

Tableau 2 : Réactions indésirables rapportées avec la buprénorphine utilisée seule dans le traitement de la dépendance aux opioïdes.

Très fréquent

(≥1/10)

Fréquent

(≥1/100, 1/10<)

Peu fréquent

(≥1/1 000, 1/100<)

Rare

(≥1/10 000, <1/1 000)

Fréquence indéterminée

Affections du système immunitaire

Choc anaphylactique

Septicémie

Troubles psychiatriques

Insomnie

Hallucination

Mauvais usage intentionnel du médicament

Affections du système nerveux

Céphalée

Vertiges

Somnolence

Syncope

Affections vasculaires

Hypotension orthostatique

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dépression respiratoire Bronchospasme

Affections gastro-intestinales

Nausées Vomissement

Constipation

Affections hépatobiliaires

Nécrose

hépatique

Hépatite

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Hyperhidrose

Angi-oedème

Affections gravidiques, puerpérales et périnatales

Avortement, spontané

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie

Syndrome de sevrage

médicamenteux Syndrome de sevrage

médicamenteux, néonatal Réaction locale

Description d'autres effets indésirables qui ont été sélectionnés

Les réactions indésirables énumérées dans les tableaux 1 et 2, à fréquence indéterminée, ont été rapportées dans les circonstances suivantes :

● En cas de mauvais usage intentionnel d'un médicament en intraveineuse, des réactions locales, parfois septiques, et des hépatites aiguës potentiellement graves ont été rapportées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

● Chez les patients présentant une pharmacodépendance manifeste, la première administration de buprénorphine peut provoquer un syndrome de sevrage médicamenteux du même type que celui induit par la naloxone (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).

● Des cas d'avortement spontané ont été signalés tant avec la buprénorphine qu'avec l'association buprénorphine/naloxone. Il n'est pas possible d'établir un liende causalité ni une fréquence d'apparition car ces cas impliquent habituellement l'utilisation d'autres médicaments ou la présence d'autres facteurs de risque id'avortement spontané (voir rubrique Grossesse et allaitement).

● Un syndrome de sevrage médicamenteux néonatal a été signalé chez les nouveau-nés de femmes qui ont reçu de la buprénorphine pendant la grossesse. Le syndrome peut être plus léger et plus long que celui induit par des agonistes complets des récepteurs opiacés µ à courte durée d'action.

La nature du syndrome peut varier en fonction des antécédents d'utilisation de drogues par la mère (voir rubrique Grossesse et allaitement).



publicité