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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

TARGRETIN 75 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Bexarotène
laboratoire: Eisai Limited

Capsule molle
Boîte de 1 Flacon de 100
Toutes les formes
878,12€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 878,94 €

Indication

Traitement des manifestations cutanées des lymphomes cutanés T épidermotropes (LCT), au stade avancé et réfractaires à au moins un traitement systémique.

Posologie TARGRETIN 75 mg Capsule molle Boîte de 1 Flacon de 100

- La thérapie par bexarotène ne doit être commencée et poursuivie que par des médecins ayant acquis une expérience suffisante dans le traitement des patients atteints de LCT. La dose initiale recommandée est de 300 mg/m²/jour. Les capsules molles de Targretin seront administrées par voie orale en une prise par jour lors d'un repas (voir rubrique interactions). Le calcul de la dose initiale est fait d'après la surface corporelle du patient :
Concentration initiale de la dose (300 mg/m²/jour).
Zone de surface corporelle : Dose quotidienne totale (Nombre de capsules de 75 mg de Targretin).
. 0,88-1,12 m² : 300 mg/jour (4).
. 1,13-1,37 m² : 375 mg/jour (5).
. 1,38-1,62 m² : 450 mg/jour (6).
. 1,63-1,87 m² : 525 mg/jour (7).
. 1,88-2,12 m² : 600 mg/jour (8).
. 2,13-2,37 m² : 675 mg/jour (9).
. 2,38-2,62 m² : 750 mg/jour (10).
- Recommandations concernant la modification de la dose : la dose de 300 mg/m²/jour peut être diminuée à 200 mg/m²/jour puis à 100 mg/m²/jour ou le traitement interrompu temporairement, en cas de toxicité. Lorsque la toxicité est contrôlée, la posologie peut être à nouveau prudemment augmentée. Avec un suivi clinique approprié, certains patients peuvent être traités par des doses supérieures à 300 mg/m²/jour. Chez les patients atteints de LTC, des doses supérieures à 650 mg/m²/jour n'ont pas été évaluées. Chez ces patients, lors d'essais cliniques, le bexarotène a été administré jusqu'à 118 semaines.
- Utilisation chez les enfants et les adolescents : la sécurité et l'efficacité cliniques du bexarotène dans la population pédiatrique (moins de 18 ans) n'ont pas été étudiées et ce médicament ne doit pas être utilisé chez cette population avant d'obtenir des données supplémentaires.
- Utilisation chez les personnes âgées : sur le nombre total de patients atteints de LCT dans les études cliniques, 61% avaient 60 ans ou plus, tandis que 30% avaient 70 ans ou plus. Dans l'ensemble, il n'y avait pas de différence de tolérance entre les patients de 70 ans ou plus et les patients plus jeunes mais une plus grande sensibilité au bexarotène chez des personnes plus âgées ne peut être exclue. La dose standard peut être utilisée chez les personnes âgées.
- Insuffisance rénale : aucune étude spécifique n'a été réalisée chez les patients atteints d'insuffisance rénale. Les données pharmacocinétiques cliniques indiquent que l'élimination urinaire du bexarotène et de ses métabolites est une voie mineure d'excrétion pour le bexarotène. Chez tous les patients évalués, la clairance rénale du bexarotène était estimée inférieure à 1 ml/minute. Les données étant limitées, les patients avec une insuffisance rénale seront étroitement surveillés lors du traitement par bexarotène.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité connue au bexarotène ou à l'un des excipients du médicament.
- Antécédents de pancréatite.
- Hypercholestérolémie incontrôlée.
- Hypertriglycéridémie incontrôlée.
- Hypervitaminose A.
- Maladie thyroïdienne incontrôlée.
- Insuffisance hépatique.
- Infection systémique en cours.
- Grossesse et allaitement :
. grossesse : il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation du bexarotène chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction. La comparaison de l'exposition animale et humaine au bexarotène, n'a pas permis de calculer une marge de sécurité quant à la tératogénicité humaine. Le bexarotène est contre-indiqué pendant la grossesse. Si ce médicament est utilisé par accident au cours de la grossesse ou si la patiente devient enceinte pendant qu'elle suit ce traitement, elle devra être informée du danger potentiel que peut encourir le foetus.
. allaitement : on ne sait pas si le bexarotène est excrété dans le lait maternel. Le bexarotène ne doit pas être prescrit aux mères allaitant leurs enfants.
- Femmes en âge de procréer sans contraception efficace : les femmes en âge de procréer doivent utiliser des moyens de contraception efficaces pendant le traitement par bexarotène. Le dosage de bêta-HCG plasmatiques doit être négatif au cours de la semaine qui précède le début du traitement par bexarotène. Une contraception efficace sera utilisée dès le dosage de bêta-HCG plasmatiques, pendant le traitement et pendant au moins un mois après l'arrêt de celui-ci. Lorsque la contraception est nécessaire, il est recommandé d'utiliser simultanément deux méthodes fiables de contraception. Le bexarotène peut induire les enzymes métaboliques et, de ce fait, réduire, en théorie, l'efficacité des contraceptifs oestroprogestatifs. Donc, si un traitement par bexarotène est envisagé chez une femme en âge de procréer, une méthode fiable de contraception, non hormonale, est également recommandée. Les patients de sexe masculin dont les partenaires sexuelles sont enceintes, pourraient l'être ou pourraient le devenir, utiliseront des préservatifs lors des rapports sexuels pendant le traitement et pendant au moins un mois après la dernière dose de bexarotène.
- Utilisation chez les enfants et les adolescents : la sécurité et l'efficacité cliniques du bexarotène dans la population pédiatrique (moins de 18 ans) n'ont pas été étudiées et ce médicament ne doit pas être utilisé chez cette population avant d'obtenir des données supplémentaires.
DECONSEILLE :
L'administration concomitante du gemfibrozil et du bexarotène n'est pas recommandée.

Effets indésirables Targretin

- La sécurité du bexarotène a été évaluée lors d'études cliniques sur 193 patients atteints de LCT qui avaient reçu du bexarotène pendant 118 semaines et sur 420 patients atteints d'un cancer non-LCT dans d'autres études.
- Chez 109 patients atteints de LCT, traités avec la dose initiale recommandée de 300 mg/m²/jour, les effets indésirables les plus souvent rapportés étaient l'hyperlipémie [(principalement une augmentation des triglycérides) (74%)], l'hypothyroïdie (29%), l'hypercholestérolémie (28%), les céphalées (27%), la leucopénie (20%), le prurit (20%), l'asthénie (19%), les éruptions cutanées (16%), la dermatite exfoliative (15%) et les douleurs (12%).
- Les effets indésirables suivants, associés au médicament, ont été rapportés pendant les études cliniques sur des patients atteints de LCT (N = 109), traités avec la dose initiale recommandée de 300 mg/m²/jour. La fréquence des effets indésirables est classée comme étant très fréquente (> 1/10), fréquente (> 1/100, < 1/10), peu fréquente (> 1/1000, < 1/100), rare (> 1/10000, < 1/1000) et très rare (< 1/10000).
- Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
. Très fréquents : Leucopénie.
. Fréquents : Réaction ressemblant au lymphome, lymphadénopathie, anémie hypochrome(1,2,3).
. Peu fréquents : Dyscrasie sanguine, purpura, trouble de la coagulation, augmentation du temps de coagulation(2,3), anémie(1), thrombocytopénie(3), thrombocytémie, éosinophilie(1), leucocytose(2), lymphocytose.
- Affections endocriniennes :
. Très fréquents : Hypothyroïdie.
. Fréquents : Trouble thyroïdien.
. Peu fréquents : Hyperthyroïdie.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
. Très fréquents : Hyperlipémie, hypercholestérolémie.
. Fréquents : Prise de poids, augmentation de la SGOT, augmentation de la SGPT, augmentation de la déshydrogénase lactique, augmentation de la créatinine, hypoprotéinémie.
. Peu fréquents : Goutte, bilirubinémie(1,2,3), augmentation de l'urémie(1), diminution des lipoprotéines à haute densité (LDH).
- Affections du système nerveux :
. Fréquents : Etourdissements, hypo-esthésie, insomnie.
. Peu fréquents : Ataxie, neuropathie, vertiges, hyperesthésie, dépression(1,2,3), agitation.
- Affections oculaires :
. Fréquents : Sécheresse oculaire, troubles oculaires.
. Peu fréquents : Cataracte spécifiée(1,2,3), amblyopie(3), troubles du champ visuel, lésion de la cornée, vision anormale(1,2,3), blépharite, conjonctivite(3).
- Affections de l'oreille et du labyrinthe :
. Fréquents : Surdité.
. Peu fréquents : Troubles auditifs.
- Affections cardiaques :
Peu fréquents : Tachycardie.
- Affections vasculaires :
. Fréquents : Oedème périphérique.
. Peu fréquents : Hémorragie, hypertension, oedème(3), vasodilatation(1,2,3), varices.
- Affections gastro-intestinales :
. Fréquents : Vomissements, diarrhée(1,3), nausées(3), anorexie(1), anomalie du bilan hépatique, chéilite(2), sécheresse buccale(2,3), constipation, météorisme.
. Peu fréquents : Pancréatite(1,3), insuffisance hépatique, troubles gastro-intestinaux(1).
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
. Très fréquents : Dermatite exfoliative, prurit, éruption cutanée.
. Fréquents : Ulcères cutanés, alopécie(1), hypertrophie cutanée, nodules cutanés, acné, sueurs, sécheresse cutanée(2,3), troubles cutanés.
. Peu fréquents : Drainage séreux(1), herpès, éruption cutanée pustuleuse, décoloration cutanée(3), affections du cuir chevelu(1), affections des ongles(1,3).
- Affections musculosquelettiques et systémiques :
. Fréquents : Douleur osseuse, arthralgie, myalgie.
. Peu fréquents : Myasthénie(1).
- Affections du rein et des voies urinaires :
Peu fréquents : Albuminurie(1,3), anomalie des fonctions rénales.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Très fréquents : Douleurs, céphalées, asthénie.
. Fréquents : Réaction allergique, infection, frissons(1), douleurs abdominales, modifications hormonales(1).
. Peu fréquents : Néoplasme, fièvre(1,2,3), cellulite, infection parasitaire, trouble des muqueuses(3), douleur dorsale(1,2,3), anomalies biologiques.
(1) : effets indésirables observés avec une fréquence accrue quand le bexarotène était administré à une dose > 300 mg/m²/jour.
(2) : effets indésirables observés avec une fréquence accrue quand le bexarotène était administré à une dose de 300 mg/m²/jour chez des patients souffrant d'un cancer non-LCT.
(3) : effets indésirables observés avec une fréquence accrue quand le bexarotène était administré à une dose de > 300 mg/m²/jour (par rapport à l'administration à des patients avec LCT, à raison de 300 mg/m²/jour) chez des patients souffrant d'un cancer non-LCT.
AUTRES EFFETS INDESIRABLES OBSERVES QUAND LE PRODUIT EST UTILISE EN DEHORS DES DOSES ET DES INDICATIONS RECOMMANDEES (A SAVOIR, UTILISE DANS LE LCT A UNE DOSE INITIALE > 300 MG/M²/JOUR OU POUR DES INDICATIONS RELATIVES AU CANCER NON-LCT) :
- Réactions indésirables nouvellement observées : ecchymoses, pétéchie, anomalie des globules blancs, diminution de la thromboplastine, anomalie érythrocytaire, déshydratation, augmentation de l'hormone gonadotrope lutéinisante, perte de poids, augmentation de la phosphatase alcaline, augmentation de la créatine-phosphokinase, augmentation de la lipase, hypercalcémie, céphalées, névrite périphérique, paresthésie, hypertonie, confusion, anxiété, labilité émotionnelle, somnolence, baisse de la libido, nervosité, cécité nocturne, nystagmus, troubles de la sécrétion des larmes, acouphène, perversion du goût, douleurs thoraciques, arythmie, troubles vasculaires périphériques, oedème généralisé, hémoptysie, dyspnée, toux accrue, sinusite, pharyngite, dysphagie, ulcère buccal, candidose orale, stomatite, dyspepsie, soif, selles anormales, éructation, éruption vésiculobulleuse, éruption maculopapuleuse, crampes dans les jambes, hématurie, syndrome grippal, douleurs pelviennes et changement des odeurs corporelles.
- Des observations uniques des effets suivants ont également été rapportées : dépression médullaire, diminution de la prothrombine, diminution de l'hormone gonadotrope lutéinisante, augmentation de l'amylase, hyponatrémie, hypokaliémie, hyperuricémie, hypocholestérolémie, hypolipémie, hypomagnésémie, démarche anormale, stupeur, paresthésie péribuccale, troubles de la pensée, douleur oculaire, hypovolémie, hématome sous-dural, insuffisance cardiaque congestive, palpitations, épistaxis, anomalie vasculaire, trouble vasculaire, pâleur, pneumonie, troubles de la respiration, trouble pulmonaire, trouble pleural, cholécystite, lésions hépatiques, ictère, ictère cholestatique, méléna, vomissements, laryngisme, ténesme, rhinite, augmentation de l'appétit, gingivite, zona, psoriasis, furonculose, dermatite de contact, séborrhée, dermatite lichénoïde, arthrite, troubles des articulations, rétention des urines, insuffisance urinaire, polyurie, nycturie, impotence, anomalie des urines, distension mammaire, carcinome, réaction de photosensibilité, oedème du visage, malaise, infection virale, distension abdominale.
- La majorité des effets indésirables ont été observés plus fréquemment avec les doses supérieures à 300 mg/m²/jour. Généralement, ces effets disparaissent sans laisser de séquelles en réduisant la dose ou en arrêtant le médicament. Toutefois, sur un total de 810 patients, y compris ceux sans malignité traités par bexarotène, trois effets indésirables graves avec issue fatale ont été observés (pancréatite aiguë, hématome sous-dural et insuffisance hépatique). Seule l'insuffisance hépatique, jugée non liée au bexarotène, est survenue chez un patient atteint de LCT.
- L'hypothyroïdie apparaît généralement 4 à 8 semaines après le début du traitement. Elle peut être asymptomatique et répond au traitement par thyroxine ; elle disparaît après l'arrêt du médicament.
- Le bexarotène a un profil des effets indésirables différent de celui rapporté avec les autres rétinoïdes oraux, non-RXR (retinoïde-X récepteur) sélectifs. Grâce à son activité principalement sélective pour le RXR, le bexarotène est moins susceptible de provoquer des toxicités mucocutanées, des affections des ongles et du cuir chevelu, de l'arthralgie et de la myalgie, effets fréquemment rapportés avec les agents de liaison récepteurs de l'acide rétinoïque (RAR).



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