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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

TARGRETIN 75 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 21.05.2007

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Bexarotène
laboratoire: Ligand

Capsule molle
Flacon de 100
Toutes les formes

Indication

Traitement des manifestations cutanées des lymphomes cutanés T épidermotropes (LCT), au stade avancé et réfractaires à au moins un traitement systémique.

Posologie TARGRETIN 75 mg Capsule molle Flacon de 100

La thérapie par bexarotène ne doit être commencée et poursuivie que par des médecins ayant acquis une expérience suffisante dans le traitement des patients atteints de LCT. La dose initiale recommandée est de 300 mg/m²/jour. Les capsules molles de Targretin seront administrées par voie orale en une prise par jour lors d'un repas (voir interactions). Le calcul de la dose initiale est fait d'après la surface corporelle du patient :
. 0,88-1,12 m² : 300 mg/jour (4 gélules).
. 1,13-1,37 m² : 375 mg/jour (5 gélules).
. 1,38-1,62 m² : 450 mg/jour (6 gélules).
. 1,63-1,87 m² : 525 mg/jour (7 gélules).
. 1,88-2,12 m² : 600 mg/jour (8 gélules).
. 2,13-2,37 m² : 675 mg/jour (9 gélules).
. 2,38-2,62 m² : 750 mg/jour (10 gélules).
- Recommandations concernant la modification de la dose : la dose de 300 mg/m²/jour peut être diminuée à 200 mg/m²/jour puis à 100 mg/m²/jour ou le traitement interrompu temporairement, en cas de toxicité. Lorsque la toxicité est contrôlée, la posologie peut être prudemment réaugmentée. Avec un suivi clinique approprié, certains patients peuvent être traités par des doses supérieures à 300 mg/m²/jour. Chez les patients atteints de LTC, des doses supérieures à 650 mg/m²/jour n'ont pas été évaluées. Chez ces patients, lors d'essais cliniques, le bexarotène a été administré jusqu'à 118 semaines.
- Utilisation chez les enfants et les adolescents : la sécurité et l'efficacité cliniques du bexarotène dans la population pédiatrique (moins de 18 ans) n'ont pas été étudiées et ce médicament ne doit pas être utilisé chez cette population avant d'obtenir des données supplémentaires.
- Utilisation chez les personnes âgées : sur le nombre total de patients atteints de LCT dans les études cliniques, 61% avaient 60 ans ou plus, tandis que 30% avaient 70 ans ou plus. Dans l'ensemble, il n'y avait pas de différence de tolérance entre les patients de 70 ans ou plus et les patients plus jeunes mais une plus grande sensibilité au bexarotène chez des personnes plus âgées ne peut être exclue. La dose standard peut être utilisée chez les personnes âgées.
- Insuffisance rénale : aucune étude spécifique n'a été réalisée chez les patients atteints d'insuffisance rénale. Les données pharmacocinétiques cliniques indiquent que l'élimination urinaire du bexarotène et de ses métabolites est une voie mineure d'excrétion pour le bexarotène. Chez tous les patients évalués, la clairance rénale du bexarotène était estimée inférieure à 1 ml/minute. Les données étant limitées, les patients avec une insuffisance rénale seront étroitement surveillés lors du traitement par bexarotène.

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité connue au bexarotène ou à l'un des excipients du médicament.
- Antécédents de pancréatite.
- Hypercholestérolémie incontrôlée.
- Hypertriglycéridémie incontrôlée.
- Hypervitaminose A.
- Maladie thyroïdienne incontrôlée.
- Insuffisance hépatique.
- Infection systémique en cours.
- Grossesse et allaitement :
. grossesse : il n'existe pas de données adéquates relatives à l'utilisation du bexarotène chez la femme enceinte. Des études animales ont démontré une toxicité sur la reproduction. La comparaison de l'exposition animale et humaine au bexarotène, n'a pas permis de calculer une marge de sécurité quant à la tératogénicité humaine. Le bexarotène est contre-indiqué pendant la grossesse. Si ce médicament est utilisé par accident au cours de la grossesse ou si la patiente devient enceinte pendant qu'elle suit ce traitement, elle devra être informée du danger potentiel que peut encourir le foetus. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des moyens de contraception efficaces pendant le traitement par bexarotène. Le dosage de bêta-HCG plasmatiques doit être négatif au cours de la semaine qui précède le début du traitement par bexarotène. Une contraception efficace sera utilisée dès le dosage de bêta-HCG plasmatiques, pendant le traitement et pendant au moins un mois après l'arrêt de celui-ci. Lorsque la contraception est nécessaire, il est recommandé d'utiliser simultanément deux méthodes fiables de contraception. Le bexarotène peut induire les enzymes métaboliques et, de ce fait, réduire, en théorie, l'efficacité des contraceptifs oestroprogestatifs. Donc, si un traitement par bexarotène est envisagé chez une femme en âge de procréer, une méthode fiable de contraception, non hormonale, est également recommandée. Les patients de sexe masculin dont les partenaires sexuelles sont enceintes, pourraient l'être ou pourraient le devenir, utiliseront des préservatifs lors des rapports sexuels pendant le traitement et pendant au moins un mois après la dernière dose de bexarotène.
. allaitement : on ne sait pas si le bexarotène est excrété dans le lait maternel. Le bexarotène ne doit pas être prescrit aux mères allaitant leurs enfants.
- Utilisation chez les enfants et les adolescents : la sécurité et l'efficacité cliniques du bexarotène dans la population pédiatrique (moins de 18 ans) n'ont pas été étudiées et ce médicament ne doit pas être utilisé chez cette population avant d'obtenir des données supplémentaires.
DECONSEILLE :
L'administration concomitante du gemfibrozil et du bexarotène n'est pas recommandée (voir interactions).

Effets indésirables Targretin

La sécurité du bexarotène a été évaluée lors d'études cliniques sur 193 patients atteints de LCT qui avaient reçu du bexarotène pendant 118 semaines et sur 420 patients atteints d'un cancer non-LCT dans d'autres études.
Chez 109 patients atteints de LCT, traités initialement par bexarotène 300 mg/m²/jour, les effets indésirables les plus souvent rapportés étaient l'hyperlipémie (principalement une augmentation des triglycérides) (74%), l'hypothyroïdie (29%), l'hypercholestérolémie (28%), les céphalées (27%), la leucopénie (20%), le prurit (20%), l'asthénie (19%), les éruptions cutanées (16%), la dermatite exfoliative (15%) et les douleurs (12%).
Les effets indésirables suivants, associés au médicament, ont été rapportés pendant les études cliniques sur des patients atteints de LCT (N = 109), traités initialement par bexarotène 300 mg/m²/jour. La fréquence des effets indésirables est classée comme étant très fréquente (> 1/10), fréquente (> 1/100, < 1/10), peu fréquente (> 1/1000, < 1/100), rare (> 1/10000, < 1/1000) et très rare (< 1/10000).
- Hématologique et lymphatique :
. Très fréquents : leucopénie.
. Fréquents : anémie hypochromique, lymphadénopathie, réaction ressemblant au lymphome.
. Peu fréquents : anémie, dyscrasie sanguine, trouble de la coagulation, augmentation du temps de coagulation, éosinophilie, leucocytose, lymphocytose, purpura, thrombocytémie, thrombocytopénie.
- Endocrinienne :
. Très fréquents : hypothyroïdie.
. Fréquents : trouble thyroïdien.
. Peu fréquents : hyperthyroïdie.
- Métabolique et de la nutrition :
. Très fréquents : hyperlipémie, hypercholestérolémie.
. Fréquents : augmentation de la ALT, augmentation de la AST, augmentation de la déshydrogénase lactique, augmentation de la créatinine, hypoprotéinémie, prise de poids.
. Peu fréquents : bilirubinémie, augmentation de l'urémie, goutte, diminution des lipoprotéines à haute densité (LDH).
- Système nerveux :
. Fréquents : insomnie, étourdissements, hypo-esthésie.
. Peu fréquents : agitation, ataxie, dépression, hyperesthésie, neuropathie, vertiges.
- Les cinq sens :
. Fréquents : sécheresse oculaire, surdité, troubles oculaires.
. Peu fréquents : vision anormale, amblyopie, blépharite, cataracte, conjonctivite, lésion de la cornée, troubles auditifs, troubles du champ visuel.
- Cardiovasculaire :
. Fréquents : oedème périphérique.
. Peu fréquents : oedème, hémorragie, hypertension, tachycardie, varices, vasodilatation.
- Digestive :
. Fréquents : nausées, diarrhée, sécheresse buccale, chéilite, anorexie, constipation, météorisme, anomalie du bilan hépatique, vomissements.
. Peu fréquents : troubles gastro-intestinaux, insuffisance hépatique, pancréatite.
- Peau et annexes cutanées :
. Très fréquents : prurit, éruption cutanée, dermatite exfoliative.
. Fréquents : sécheresse cutanée, troubles cutanés, alopécie, ulcère, acné, hypertrophie cutanée, nodule, sueurs.
. Peu fréquents : affections du cuir chevelu, herpès, affections des ongles, éruption cutanée pustuleuse, drainage séreux, décoloration cutanée.
- Musculosquelettique :
. Fréquents : arthralgie, douleur osseuse, myalgie.
. Peu fréquents : myasthénie.
- Urogénitale :
Peu fréquents : albuminurie, anomalie des fonctions rénales.
- Le corps entier :
. Très fréquents : céphalées, asthénie, douleurs.
. Fréquents : modifications hormonales, frissons, douleurs abdominales, réaction allergique, infection.
. Peu fréquents : douleur dorsale, cellulite, fièvre, infection parasitaire, anomalies biologiques, trouble des muqueuses, néoplasme.
- Les effets indésirables suivants ont été observés avec une fréquence croissante sous bexarotène > 300 mg/m²/jour (LCT) : anémie, anémie hypochromique, éosinophilie, hyperbilirubinémie, augmentation de l'urémie, dépression, troubles de vision, cataracte, vasodilatation, diarrhée, anorexie, pancréatite, troubles gastro-intestinaux, alopécie, drainage séreux, affections du cuir chevelu, affections des ongles, myasthénie, albuminurie, frissons, modifications hormonales, douleur dorsale et fièvre.
- Ont été également observées d'autres réactions indésirables quand le bexarotène était administré à une dose > 300 mg/m²/jour (LCT) : anomalie des globules blancs, augmentation de la gonadotrophine lutéinique, perte de poids, augmentation de la phosphatase alcaline, augmentation de la créatine-phosphokinase, somnolence, hypertonie, baisse de la libido, nervosité, troubles de la sécrétion des larmes, cécité nocturne, acouphène, dyspnée, sinusite, dyspepsie, éruption maculopapuleuse et syndrome grippal.
- Chez les patients atteints d'un cancer non-LCT, les réactions indésirables suivantes ont été observées avec une fréquence croissante sous bexarotène 300 mg/m²/jour : anémie, augmentation du temps de coagulation, leucocytose, dépression, troubles de vision, cataractes, conjonctivite, vasodilatation, oedème, nausées, diarrhée, sécheresse buccale, pancréatite, sécheresse cutanée, albuminurie, fièvre, douleur dorsale et troubles des muqueuses.
Les autres réactions suivantes ont été également notifiées : paresthésie, dyspnée, pharyngite, soif, éruption maculopapuleuse et douleur thoracique.
- Chez les patients atteints d'un cancer non-LCT, les réactions indésirables suivantes ont été observées avec une fréquence croissante sous bexarotène > 300 mg/m²/jour (par rapport à l'administration à des patients atteints de LCT, et à une dose de 300 mg/m²/jour) : anémie, augmentation du temps de coagulation, thrombocytopénie, hyperbilirubinémie, dépression, amblyopie, trouble de vision, cataracte, conjonctivite, vasodilatation, oedème, nausées, diarrhée, sécheresse buccale, pancréatite, sécheresse cutanée, affections des ongles, décoloration cutanée, albuminurie, fièvre, douleur dorsale et trouble des muqueuses.
- Les autres réactions indésirables ont également été observées chez les patients atteints d'un cancer non-LCT quand le bexarotène était administré à une dose > 300 mg/m²/jour : diminution de la thromboplastine, ecchymoses, érythrocytes anormaux, pétéchie, anomalie des globules blancs, augmentation de la phosphatase alcaline, perte de poids, hypercalcémie, augmentation de la créatine-phosphokinase, augmentation de la lipase, déshydratation, anxiété, confusion, paresthésie, névrite périphérique, nystagmus, nervosité, somnolence, labilité émotionnelle, perversion du goût, migraine, arythmie, trouble vasculaire périphérique, dyspnée, toux, hémoptysie, pharyngite, ulcération buccale, stomatite, anomalie des selles, dyspepsie, dysphagie, éructation, candidose orale, éruption maculopapuleuse, éruption vésiculobulleuse, crampes dans les jambes, hématurie, douleur thoracique, douleur pelvienne, changement de l'odeur corporelle et oedème généralisé.
- Avec des doses de 300 mg/m²/jour (non-LCT), les événements suivants isolés ont été rapportés : anomalie des globules blancs, augmentation de la créatine-phosphokinase, hyponatrémie, perte de poids, paresthésie péri-orale, perversion du goût, palpitations, épistaxis, pneumonie, troubles respiratoires, selles anormales, dyspepsie, augmentation de l'appétit, psoriasis et carcinome.
- Avec une augmentation de la dose (> 300 mg/m²/jour, LCT et non-LCT), les réactions suivantes isolées ont été rapportées : dépression médullaire, diminution de la prothrombine, diminution de la gonadotrophine lutéinique, déshydratation, hypokaliémie, augmentation de l'amylase, hyperuricémie, hypocholestérolémie, hypolipémie, hypomagnésémie, hyponatrémie, hypovolémie, démarche anormale, confusion, stupeur, troubles de la pensée, baisse de la libido, hématome sous-dural, perversion du goût, douleur oculaire, insuffisance cardiaque congestive, pâleur, anomalie vasculaire, trouble vasculaire, laryngisme, pneumonie, rhinite, trouble pulmonaire, trouble pleural, ictère cholestatique, selles anormales, dysphagie, éructation, ictère, lésions hépatiques, cholécystite, gingivite, méléna, nausées et vomissements, ténesme, soif, zona, séborrhée, dermatite de contact, furonculose, dermatite lichénoïde, arthrite, troubles articulaires, crampes dans les jambes, polyurie, troubles mammaires, impuissance, nycturie, rétention urinaire, troubles de miction, anomalie urinaire, malaise, infection virale, douleur thoracique, oedèmes généralisés, distension de l'abdomen, oedème au visage et réaction de photosensibilité.
- La majorité des effets indésirables ont été observés plus fréquemment avec les doses supérieures à 300 mg/m²/jour. Généralement, il disparaissent sans séquelles en diminuant la dose ou en arrêtant le médicament. Toutefois, sur un total de 810 patients, y compris ceux sans malignité traités par bexarotène, trois effets indésirables graves avec issue fatale ont été observés (pancréatite aiguë, hématome sous-dural et insuffisance hépatique). Seule l'insuffisance hépatique, jugée non liée au bexarotène, est survenue chez un patient atteint de LCT.
- L'hypothyroïdie apparaît généralement 4 à 8 semaines après le début du traitement. Elle peut être asymptomatique et répond au traitement par thyroxine ; elle disparaît après l'arrêt du médicament.
- Le bexarotène a un profil des effets indésirables différent de celui rapporté avec les autres rétinoïdes oraux, non-RXR (retinoïde-X récepteur) sélectifs. Grâce à sa sélectivité pour le RXR, le bexarotène est moins susceptible de provoquer des toxicités mucocutanées, des ongles et des cheveux, de l'arthralgie et de la myalgie, effets fréquemment rapportés avec les agents RAR-spécifiques.



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