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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

TASIGNA 150 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Nilotinib
laboratoire: Novartis Europharm Ltd

Gélule
Boîte de 4 Plaquettes thermoformées de 28
Toutes les formes
2 903,21€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 2 904,03 €

Indication

Tasigna est indiqué chez l'adulte dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC) chromosome Philadelphie positive (Ph+) en phase chronique nouvellement diagnostiquée.

Posologie TASIGNA 150 mg Gélule Boîte de 4 Plaquettes thermoformées de 28

Le traitement doit être instauré par un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement de la LMC.

Posologie

La posologie recommandée de Tasigna est de 300 mg deux fois par jour. Le traitement doit être poursuivi aussi longtemps que le patient en tire un bénéfice. Pour une dose de 400 mg une fois par jour (voir adaptations de la posologie ci-dessous), les gélules de 200 mg sont disponibles.

Adaptations ou modifications de la posologie

Il peut être nécessaire d'interrompre provisoirement le traitement par Tasigna et/ou réduire la posologie en cas de toxicités hématologiques (neutropénie, thrombopénie) non reliées à la leucémie sous-jacente (voir tableau 1).

Tableau 1  Adaptations posologiques en cas de neutropénie et de thrombopénie

LMC en phase chronique nouvellement diagnostiquée à la posologie de 300 mg deux fois par jour

PN * < 1,0 x 109/l et/ou plaquettes < 50 x 109/l

1. Le traitement doit être interrompu et l'hémogramme doit être surveillé.

2. Le traitement doit être repris dans les 2 semaines à la dose initiale si

PN > 1,0 x 109/l et/ou plaquettes > 50 x 109/l.

3. Si les valeurs de l'hémogramme restent faibles, il pourra être nécessaire de réduire la posologie à 400 mg une fois par jour.

* PN = polynucléaires neutrophiles

En cas de toxicité extra-hématologique modérée ou sévère cliniquement significative, le traitement doit être interrompu et il pourra être repris à la dose de 400 mg une fois par jour après résolution de la toxicité. Si cela est cliniquement justifié, une nouvelle augmentation de la posologie à 300 mg deux fois par jour doit être envisagée.

Elévation des taux sériques de lipase : En cas d'élévation des taux sériques de lipase de grade 3 ou 4, il faut réduire la posologie à 400 mg une fois par jour ou interrompre le traitement. Les taux sériques de lipase doivent être contrôlés une fois par mois ou lorsque cela est cliniquement justifié (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Elévation de la bilirubine et des transaminases hépatiques : En cas d'élévation de la bilirubine et des transaminases hépatiques de grade 3 ou 4, il faut réduire la posologie à 400 mg une fois par jour ou interrompre le traitement. La bilirubinémie et les taux de transaminases hépatiques doivent être contrôlés une fois par mois ou lorsque cela est cliniquement justifié.

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de Tasigna dans la population pédiatrique à partir de la naissance jusqu'à 18 ans n'ont pas encore été établies (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). L'utilisation dans la population pédiatrique n'est donc pas recommandée compte tenu de l'insuffisance de données concernant la sécurité et l'efficacité.

Patients âgés

Dans l'étude clinique, 12 % environ des patients étaient âgés de 65 ans et plus. Aucune différence notable n'a été observée en termes de sécurité et d'efficacité chez les patients de 65 ans et plus par rapport aux adultes âgés de 18 à 65 ans.

Insuffisance rénale

Il n'a pas été mené d'études cliniques chez les patients insuffisants rénaux.

Comme le nilotinib et ses métabolites ne sont pas excrétés par voie rénale, une diminution de la clairance corporelle totale est peu probable chez les patients présentant une insuffisance rénale.

Insuffisance hépatique

L'insuffisance hépatique a un effet modéré sur la pharmacocinétique du nilotinib. Il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie chez les patients atteints d'insuffisance hépatique. Toutefois, la prudence est requise chez ces patients (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections cardiaques

Au cours des études cliniques, les patients présentant une maladie cardiaque non contrôlée ou significative (par ex. un infarctus du myocarde récent, une insuffisance cardiaque congestive, un angor instable ou une bradycardie cliniquement significative) ont été exclus. La prudence est requise chez les patients présentant une affection cardiaque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Mode d'administration

Tasigna doit être pris deux fois par jour, à 12 heures d'intervalle environ, en-dehors des repas. La gélule doit être avalée entière avec de l'eau. Le patient ne doit consommer aucun aliment pendant les deux heures précédant la prise du médicament et pendant une heure au moins après celle-ci.

En cas d'oubli d'une dose, le patient ne doit pas prendre une dose supplémentaire, mais prendre la dose suivante selon le schéma posologique habituel.

Pour les patients qui ne peuvent avaler les gélules, le contenu de chaque gélule peut être dispersé dans une cuillère à café de compote de pommes et doit être avalé immédiatement. Il ne doit pas être utilisé plus d'une cuillère à café de compote de pommes ou d'autres aliments que la compote de pommes (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Tasigna peut être administré en association avec des facteurs de croissance hématopoïétiques tels que l'érythropoïétine ou le facteur de croissance des granulocytes (G-CSF), si cela est cliniquement indiqué. Il peut être administré avec l'hydroxyurée ou l'anagrélide si cela est cliniquement indiqué.

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.

Effets indésirables Tasigna

Les données décrites ci-dessous sont le reflet d'une exposition à Tasigna de 279 patients au total, lors d'une étude clinique randomisée de phase III chez des patients atteints d'une LMC nouvellement diagnostiquée en phase chronique traités à la dose de 300 mg de nilotinib deux fois par jour. La durée médiane d'exposition était de 25 mois (intervalle : 0,1-35,4 mois).

Les effets indésirables extra-hématologiques les plus fréquents (≥ 10%) étaient une éruption, un prurit, des céphalées, des nausées, une fatigue et des myalgies. La plupart de ces effets indésirables étaient de sévérité légère à modérée. Les effets indésirables observés moins fréquemment (< 10% et ≥ 5%) étaient douleurs abdominales supérieures, alopécie, constipation, diarrhée, asthénie, sécheresse cutanée, spasmes musculaires, arthralgies, vomissements, douleurs abdominales, oedème périphérique, dyspepsie et douleurs aux extrémités, ces effets étaient de sévérité légère à modérée, gérables et n'ont généralement pas nécessité une réduction de la dose. Que la relation de causalité ait été établie ou non, 9 % des patients ont arrêté leur traitement en raison de ces effets indésirables.

Les toxicités hématologiques induites par le traitement consistent en une myélosuppression : une thrombopénie (17 %), une neutropénie (15 %) et une anémie (7 %). Des épanchements pleuraux et péricardiques ont été rapportés chez 1 % des patients traités par Tasigna 300 mg deux fois par jour. Des hémorragies gastro-intestinales ont été rapportées chez 2,5 % de ces patients.

La variation moyennée de l'intervalle QTcF à l'état d'équilibre a été de 6 ms. Aucun patient n'a présenté d'intervalle QTcF absolu > 500 ms pendant le traitement à l'étude. Une augmentation de l'intervalle QTcF par rapport à l'état initial de plus de 60 msec a été observée chez < 1 % des patients pendant le traitement à l'étude. Aucune mort subite et aucun épisode de torsades de pointes (transitoires ou maintenues) n'a été observé. Aucune réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche par rapport à l'état initial n'a été observée à aucun moment au cours du traitement. Aucun patient n'a présenté une fraction d'éjection ventriculaire gauche <45 % au cours du traitement ni de réduction en valeur absolue de la fraction d'éjection ventriculaire gauche de plus de 15 %.

Les effets indésirables extra-hématologiques (à l'exception des anomalies biologiques) rapportés chez au moins 5 % des patients traités par 300 mg de nilotinib deux fois par jour lors de l'étude randomisée de phase III sont décrites dans le tableau 2. Ces effets sont classés par ordre de fréquence, selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée [ne peut être estimée sur la base des données disponibles]. Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de sévérité.

Tableau 2 Effets indésirables non hématologiques ( ≥ 5 % de tous les patients)

Classification par systèmes d'organes

Fréquence

Effets indésirables

Tous les grades

%

Grades 3-4

%

Affections du système

Très fréquent

Céphalées

14

1

nerveux

Affections gastro-

Très fréquent

Nausée

14

<1

intestinales

Fréquent

Constipation

9

0

Fréquent

Diarrhées

8

<1

Fréquent

Vomissements

5

0

Fréquent

Douleurs abdominales supérieures

9

<1

Fréquent

Douleurs abdominales

6

0

Fréquent

Dyspepsie

5

0

Affections de la peau et du

Très fréquent

Eruption

32

<1

tissu sous-cutané

Très fréquent

Prurit

16

<1

Fréquent

Alopécie

9

0

Fréquent

Sécheresse cutanée

8

0

Affections musculo-

Très fréquent

Myalgies

10

<1

squelettiques et systémiques

Fréquent

Arthralgies

7

<1

Fréquent

Spasmes musculaires

8

0

Fréquent

Douleurs aux extrémités

5

<1

Troubles généraux et

Très fréquent

Fatigue

11

0

anomalies au site

Fréquent

Asthénie

9

<1

d'administration

Fréquent

Oedème périphérique

5

0

Lors de l'étude clinique de phase III menée avec Tasigna, les effets indésirables suivants ont été rapportés, à une fréquence inférieure à 5 %. Pour les anomalies biologiques, les effets très fréquents (≥ 1/10) non inclus dans le tableau 2, ont également été rapportés. Ces effets indésirables sont présentés sur la base de leur pertinence clinique et sont classés par ordre décroissant de sévérité au sein de chaque catégorie.

Infections et infestations :
Fréquent : folliculite.

Peu fréquent : infection des voies respiratoires supérieures (incluant pharyngite, rhinopharyngite, rhinite).

Fréquence indéterminée : infection à herpes simplex, candidose orale, abcès sous-cutané, abcès anal, furoncle, tinea pedis (dermatomycose du pied). Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes) :

Fréquent : papillome cutané.

Fréquence indéterminée : papillome buccal.

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Fréquent : lymphopénie.

Peu fréquent : pancytopénie.

Fréquence indéterminée : neutropénie fébrile, éosinophilie.

Affections du système immunitaire :

Fréquence indéterminée : hypersensibilité.

Affections endocriniennes :

Fréquence indéterminée : hyperparathyroïdie secondaire.

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Fréquent : hypokaliémie, diabète, hypercholestérolémie, hyperlipidémie, hyperglycémie, hypophosphatémie, anorexie, diminution de l'appétit.

Peu fréquent : hyperkaliémie, hypocalcémie.

Fréquence indéterminée : hyperuricémie, goutte, hypoglycémie, dyslipidémie, altération de l'appétit.

Affections psychiatriques :

Fréquent : insomnie, anxiété.

Fréquence indéterminée : humeur dépressive, amnésie, dysphorie.

Affections du système nerveux :

Fréquent : vertiges, hypoesthésie.

Peu fréquent : paresthésies.

Fréquence indéterminée : syncope, migraine, tremblements, neuropathie périphérique, léthargie, dysesthésie, syndrome des jambes sans repos.

Affections oculaires :

Fréquent : prurit oculaire, conjonctivite, oeil sec.

Peu fréquent : oedème palpébral, photopsie, hyperémie (sclérale, conjonctivale, oculaire).

Fréquence indéterminée : oedème périorbitaire, irritation oculaire, blépharite, douleurs oculaires, choriorétinopathie, hémorragie conjonctivale, conjonctivite allergique, maladie de la surface oculaire.

Affections de l'oreille et du labyrinthe :

Fréquent : vertiges.

Affections cardiaques* :

Fréquent : arythmie (incluant tachycardie, fibrillation auriculaire, extrasystoles ventriculaires, bradycardie sinusale), allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme, palpitations.

Peu fréquent : angine de poitrine, cyanose.

Fréquence indéterminée : insuffisance cardiaque, diminution de la fraction d'éjection, épanchement péricardique, péricardites, trouble diastolique, bloc de branche gauche.

*rapporté dans l'étude de phase III dans les bras à 300°mg deux fois par jour et/ou 400°mg deux fois par jour

Affections vasculaires :

Fréquent : hypertension, bouffées vasomotrices.

Peu fréquent : artériopathie oblitérante périphérique.

Fréquence indéterminée : hématome.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Fréquent : dyspnée, toux.

Fréquence indéterminée : épanchement pleural, dyspnée d'effort, pleurésie, épistaxis.

Affections gastro-intestinales :

Fréquent : distension abdominale, inconfort abdominal, dysgueusie, flatulence.

Peu fréquent : pancréatite, douleurs oesophagiennes.

Fréquence indéterminée : ulcère oesophagien, ulcère gastrique, stomatite, sécheresse buccale, gastrite, entérocolite, hémorroïdes, hernie hiatale, hémorragie rectale, sensibilité dentaire, gingivite.

Affections hépatobiliaires :

Fréquent : fonction hépatique anormale

Peu fréquent : hépatite, ictère.

Fréquence indéterminée : hépatotoxicité.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Fréquent : érythème, hyperhidrose, contusion, acné, dermatose (incluant les dermatoses allergiques et acnéiformes), sueurs nocturnes.

Peu fréquent : éruption médicamenteuse, douleurs cutanés.

Fréquence indéterminée : érythème polymorphe, eczéma, urticaire, éruption bulleuse, kystes épiderrmoïdes, hyperplasie sébacée, oedème facial, atrophie cutanée, hypertrophie cutanée, desquamation cutanée, hyperpigmentation cutanée, décoloration cutanée.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Fréquent : douleurs osseuses, douleurs dorsales, douleurs costales.

Peu fréquent : douleurs musculaires, douleurs.

Fréquence indéterminée : faiblesse musculaire.

Affections du rein et des voies urinaires :

Fréquence indéterminée : dysurie, pollakurie, chromaturie.

Affections des organes de reproduction et du sein :

Fréquence indéterminée : gynécomastie, induration mammaire, ménorragie, oedème mamelonnaire.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquent : pyrexie, douleur thoracique (incluant douleur thoracique non cardiaque), gêne thoracique.

Peu fréquent : frissons, sensations de modifications de la température corporelle (sensations de chaleur, sensations de froid).

Fréquence indéterminée : oedème facial, malaise, oedème localisé.

Investigations :

Fréquent : diminution du taux d'hémoglobine, diminution du taux plaquettaires, augmentation des taux sanguins d'amylase, augmentation des taux sanguins de phosphatases alcalines, gain de poids.

Peu fréquent : diminution du taux de neutrophiles, diminution de la phosphorémie, augmentation du taux de gamma glutamyltransférase.

Fréquence indéterminée : augmentation de l'insulinémie, diminution des lipoprotéines (incluant celles de très faible densité VLDL et de haute densité HDL), augmentation du taux sanguins de la parathormone, augmentation de la kaliémie, diminution du taux des leucocytes, perte de poids.

Les anomalies hématologiques ou biologiques cliniquement pertinentes ou sévères sont présentées dans le tableau 3.

Tableau 3 Anomalies biologiques de grade 3-4

n=279 (%)

Paramètres hématologiques

Myélosuppression

- Neutropénie

12

- Thrombopénie

10

- Anémie

4

Paramètres biochimiques

- Elévation de la créatinémie

0

- Elévation des taux de lipase

7

- Elévation des taux SGOT (ASAT)

1

- Elévation des taux SGPT (ALAT)

4

- Hypophosphatémie

5

- Elevation de la bilirubine (totale)

4

Suivi post-commercialisation

Les effets indésirables suivants proviennent de rapports spontanés, de cas décrits dans la littérature, de programmes d'accès étendu, et d'études cliniques autres que les études globales ayant servi à l'enregistrement. Ces effets étant rapportés à partir d'une population de taille incertaine, il n'est pas toujours possible d'estimer leur fréquence de façon fiable ou d'établir un lien de causalité avec l'exposition au nilotinib.

Fréquence rare : Des cas de syndrome de lyse tumorale ont été rapportés chez des patients traités par Tasigna.



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