publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

TRASYLOL 1000000U/100ml

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 30.06.2008

Médicament générique du Classe thérapeutique: Hémostase et sang
principes actifs: Aprotinine
laboratoire: Bayer Pharma SA

Solution injectable
Boîte de 1 Flacon de 100 ml
Toutes les formes

Précautions d'emploi

- L'aprotinine est en général bien tolérée. Il est recommandé de ne pas dépasser un débit de perfusion de 5 ml/minute pour éviter l'éventuelle survenue de nausées et vomissements.
- L'administration devra être réalisée chez des patients en position couchée.
- Comme pour tout produit d'origine protéique pouvant potentiellement provoquer des réactions allergiques/anaphylactiques, un traitement prophylactique par des antagonistes H1 et H2 par voie IV est fortement recommandée 15 minutes avant l'injection d'aprotinine :
. chez les patients présentant des antécédents d'allergies ;
. lors d'une deuxième administration d'aprotinine même si la première administration a été bien tolérée.
- Dans tous les cas, un traitement d'urgence des réactions allergiques/anaphylactiques doit pouvoir être immédiatement disponible.
- Ce médicament contient 353,85 mg de sodium par unité de prise : en tenir compte chez les personnes suivant un régime hyposodé strict.
- Note complémentaire sur la nécessité d'une anticoagulation adéquate au cours d'un pontage coronarien :
. L'aprotinine augmente le risque de thrombose des greffons chez des patients devant subir un pontage aorto-coronarien et ne recevant pas d'anticoagulation adéquate.
. L'aprotinine ne doit être utilisée que si l'héparinisation peut être réalisée de façon correcte avec possibilité de surveillance.
. Une attention particulière doit être accordée lors de l'interprétation des différents tests et en particulier lorsque le Temps de Coagulation Activé (ACT) est utilisé.
. L'ACT n'est pas un test de coagulation standard et les différentes formulations du test sont différemment affectées par la présence d'aprotinine.
. Le test est en outre influencé par la dilution et la température maintenue au cours de la circulation extracorporelle (CEC).
. Il a été observé que l'ACT à base de kaolin n'était pas augmenté dans les mêmes proportions par l'aprotinine que l'ACT-célite. Indépendamment des protocoles utilisés, un ACT-célite minimal de 750 secondes ou un ACT-kaolin minimal de 480 secondes est recommandé en présence d'aprotinine.
. Une autre alternative serait le dosage de l'héparinémie par une méthode de titration par la protamine, méthode qui présente l'avantage d'être non influencée par l'aprotinine.
. Pour déterminer la dose de charge d'héparine, cette titration par la protamine doit être réalisée avant l'administration d'aprotinine. Le complément d'héparine doit être en fonction de l'héparinémie obtenue.
. Au cours de la CEC, l'héparinémie ne doit pas être inférieure à 2,7 U/ml.
. Posologie d'héparine : une dose de charge d'héparine de 350 à 400 UI/kg est administrée au patient avant la canulation. Un complément est ajouté au volume d'amorçage du circuit de CEC. En cours de CEC, en fonction des résultats de l'ACT et/ou de l'héparinémie, un complément d'héparine peut être administré au patient sous forme de bolus ou de perfusion continue.
- Insuffisance rénale :
. Une adaptation posologique n'est pas nécessaire en cas d'insuffisance rénale.
. Les résultats d'études observationnelles récentes indiquent que l'aprotinine pourrait entraîner une dysfonction rénale, en particulier chez des patients ayant une dysfonction rénale préexistante. Une analyse de l'ensemble des résultats des études contrôlées versus placebo réalisées chez des patients ayant bénéficié d'un pontage coronaire a montré une augmentation de la créatininémie de plus de 5 mg/L par rapport aux valeurs initiales chez les patients traités par l'aprotinine (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).
Il est donc recommandé d'évaluer attentivement le rapport bénéfice/risque avant d'administrer l'aprotinine à des patients ayant une altération préexistante de la fonction rénale ou à des patients présentant des facteurs de risque (comme un traitement concomitant par les aminoglycosides).
. Une altération de la fonction rénale a été décrite au cours des hypothermies profondes sous CEC accompagnant les opérations de l'aorte thoracique. Dans ces cas l'aprotinine doit être utilisée avec précaution et une héparinisation appropriée doit être effectuée.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
- 1er trimestre : les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène dans une espèce. Chez l'homme, il n'existe pas de données pertinentes sur un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de l'aprotinine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.
En conséquence, l'utilisation de l'aprotinine est déconseillée pendant la grossesse. Toutefois, la découverte d'une grossesse sous aprotinine n'en justifie pas l'interruption.
- 2ème et 3ème trimestre : l'utilisation ne peut être faite qu'en cas de fibrinolyse et/ou fibrinogénolyse aiguë primitive, en éliminant tout processus de CIVD.
Allaitement :
Aucune étude n'a été effectuée pour rechercher le passage de l'aprotinine dans le lait maternel. Cependant, dans la mesure où la biodisponibilité de l'aprotinine par voie orale est nulle, il est peu vraisemblable qu'elle soit présente chez l'enfant même si elle passe dans le lait maternel.

Comment ça marche ?

TAUX SERIQUES :
- La concentration plasmatique moyenne à l'état d'équilibre est de 175 à 281 UIK par ml chez les patients traités selon le schéma posologique des situations à haut risque hémorragique. Elle est de 110 à 164 UIK par ml quand une posologie réduite de moitié est utilisée (patients à faible risque hémorragique) (voir posologie et mode administration).
- En général les concentrations plasmatiques sont dose-dépendantes et la pharmacocinétique est linéaire pour des posologies comprises entre 500000 et 2000000 d'UIK (277,8 à 1111,2 U.Ph.Eur).
DISTRIBUTION :
- Après injection intraveineuse, il est observé une distribution rapide de l'aprotinine dans l'espace extracellulaire. Le volume de distribution à l'état d'équilibre est d'environ 20 litres.
- L'élimination plasmatique est biexponentielle caractérisée par une demi-vie initiale de 0,3 à 0,7 heure prédominante pendant les premières heures suivant l'administration.
- La demi-vie terminale d'élimination est d'environ 5 à 10 heures.
- Des concentrations tissulaires élevées sont retrouvées dans le rein.
- Des concentrations tissulaires moins élevées sont retrouvées dans les tissus cartilagineux.
- Des concentrations proches des concentrations plasmatiques sont retrouvées dans les autres organes et des concentrations très faibles dans le cerveau, l'aprotinine ne diffusant pratiquement pas dans le liquide céphalorachidien.
- Une très faible quantité d'aprotinine passe la barrière placentaire.
METABOLISME ET EXCRETION :
- L'aprotinine est métabolisée au niveau du rein en polypeptides courts ou en acides aminés. Chez l'homme, l'excrétion urinaire d'aprotinine sous forme active représente moins de 5% de la dose administrée.
- Après administration chez le volontaire sain, d'aprotinine marquée à l'iode 131, l'excrétion urinaire observée en 48 heures est de 25 à 40% sous forme de métabolites inactifs.
- Il n'y a pas d'étude pharmacocinétique disponible chez le sujet insuffisant rénal sévère. Les études réalisées chez les patients présentant une altération de la fonction rénale ne montrent pas de modifications cliniquement significatives des paramètres pharmacocinétiques. Il n'y a donc pas de nécessité d'adaptation posologique.
- La clairance corporelle totale est d'environ 40 ml/min chez l'homme.



publicité