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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

TRIZIVIR 300 mg/150 mg/300 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Abacavir, Lamivudine, Zidovudine
laboratoire: Glaxo Group Ltd

Comprimé pelliculé
Boîte de 60
Toutes les formes
624,42€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 625,24 €

Indication

Trizivir est indiqué dans le traitement des patients adultes infectés par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH). Cette association fixe remplace les trois substances actives (abacavir, lamivudine et zidovudine) utilisées séparément aux mêmes dosages. Il est recommandé de démarrer le traitement par la prise séparée d'abacavir, de lamivudine et de zidovudine pendant les 6 à 8 premières semaines de traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Le choix de cette association fixe devrait être basé non seulement sur des critères potentiels d'adhésion au traitement, mais aussi et surtout sur l'efficacité attendue et le risque lié à la prise de ces trois analogues nucléosidiques.


La démonstration du bénéfice de Trizivir est principalement basée sur les résultats d'études conduites chez des patients à un stade non avancé de la maladie, n'ayant jamais ou peu reçu d'antirétroviraux. Chez les patients avec une charge virale élevée (> 100 000 copies/ml), le choix de ce traitement doit faire l'objet d'une attention particulière (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).


Avant de débuter un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique. L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B*5701, à moins qu'aucune autre alternative thérapeutique ne soit disponible chez ces patients, en tenant compte des antécédents thérapeutiques et des tests de résistance (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables).

Posologie TRIZIVIR 300 mg/150 mg/300 mg Comprimé pelliculé Boîte de 60

La prescription doit être faite par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH.


Chez l'adulte (≥ 18 ans) : La posologie recommandée de Trizivir est d'un comprimé deux fois par jour.


Trizivir peut être pris au cours ou en dehors des repas.


Si une interruption du traitement ou une diminution de la posologie de l'une des substances actives de Trizivir est nécessaire, chaque substance active (abacavir, lamivudine et zidovudine) est disponible séparément.

Insuffisance rénale : Aucun ajustement posologique d'abacavir n'est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale.

Les concentrations de lamivudine et de zidovudine sont augmentées en raison d'une diminution de leur clairance et une adaptation posologique de ces médicaments peut être nécessaire. Il est donc recommandé d'administrer séparément l'abacavir, la lamivudine et la zidovudine chez les patients ayant une atteinte de la fonction rénale (clairance de la créatinine ≤ à 50 ml/min), en se référant au résumé des caractéristiques de chacun des médicaments. Trizivir ne doit pas être administré chez les patients ayant une insuffisance rénale au stade terminal (voir rubriques Contre-indications et Propriétés pharmacocinétiques).


Insuffisance hépatique
: Trizivir est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubriques Contre-indications et Propriétés pharmacocinétiques).


Personnes âgées
: Aucune donnée pharmacocinétique n'est actuellement disponible chez les patients âgés de plus de 65 ans. Chez le sujet âgé, une attention particulière devra être portée sur une éventuelle altération de la fonction rénale et des modifications des paramètres hématologiques, liées à l'âge.


Ajustement posologique recommandé chez les patients ayant une mauvaise tolérance hématologique
: Un ajustement posologique de la zidovudine peut se révéler nécessaire chez les patients ayant un taux d'hémoglobine < 9 g/dl (5,59 mmol/l) ou un taux de neutrophiles < 1,0 x 109/l (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi). Comme l'ajustement posologique de Trizivir n'est pas possible, l'administration séparée de l'abacavir, de la lamivudine et de la zidovudine est recommandée, en se référant au résumé des caractéristiques de chacun de ces médicaments.

Contre indications

L'administration de Trizivir est contre-indiquée en cas d'hypersensibilité connue à l'abacavir, à la lamivudine, à la zidovudine ou à l'un des excipients. Voir INFORMATIONS ENCADREES SUR LES REACTIONS D'HYPERSENSIBILITE au niveau des rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables.


Trizivir est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance rénale au stade terminal.


Trizivir est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance hépatique.


En raison de la présence de zidovudine, Trizivir est contre-indiqué chez les patients ayant des troubles hématologiques sévères : taux de neutrophiles < 0,75 x 109/l ou taux d'hémoglobine < 7,5 g/dl (4,65 mmol/l) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Effets indésirables Trizivir

Effets indésirables liés aux trois substances actives

Des effets indésirables ont été rapportés lors du traitement de l'infection par le VIH avec l'abacavir, la lamivudine et la zidovudine, pris séparément ou en association. Trizivir contenant de l'abacavir, de la lamivudine et de la zidovudine, les effets indésirables associés à ces molécules sont donc attendus.

Hypersensibilité à l'abacavir (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)


Dans les études cliniques, une réaction d'hypersensibilité a été observée chez environ 5 % des patients traités par l'abacavir. Dans certains cas, ces réactions d'hypersensibilité ont menacé le pronostic vital, voire entraîné une évolution fatale, malgré la prise de précautions. Ces réactions d'hypersensibilité sont caractérisées par la survenue de manifestations plurisymptomatiques évocatrices d'une affection systémique.


Chez la quasi-totalité des patients présentant une réaction d'hypersensibilité, le syndrome comporte de la fièvre et/ou un rash (habituellement maculopapuleux ou urticarien), cependant certains patients ont présenté une réaction sans fièvre ni rash.


Les signes et symptômes associés à une hypersensibilité à l'abacavir sont résumés dans le tableau 1. Ceux-ci on été identifiés au cours des essais cliniques ou lors du suivi après commercialisation.


Chez certains patients ayant eu une réaction d'hypersensibilité, le diagnostic initial évoqué était une gastro-entérite, une affection respiratoire (pneumonie, bronchite, pharyngite) ou un syndrome pseudogrippal. Ce retard dans le diagnostic d'une réaction d'hypersensibilité a entraîné la poursuite ou la reprise du traitement par abacavir et a conduit à une réaction d'hypersensibilité plus sévère, voire au décès. De ce fait, le diagnostic de réaction d'hypersensibilité doit systématiquement être évoqué chez les patients présentant de tels symptômes.


Les symptômes apparaissent habituellement au cours des six premières semaines de traitement par abacavir (délai médian d'apparition : 11 jours), bien que ces réactions puissent survenir à tout moment au cours du traitement. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant les deux premiers mois de traitement par l'abacavir, avec une consultation tous les 15 jours.


Il est vraisemblable qu'un traitement intermittent puisse augmenter le risque de sensibilisation et donc de survenue de réactions d'hypersensibilité cliniquement significatives. Les patients doivent donc être avertis de l'importance d'une prise régulière de Trizivir.


La reprise du traitement par Trizivir (ou par tout autre médicament contenant de l'abacavir) après une réaction d'hypersensibilité entraîne une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension mettant en jeu le pronostic vital, voire le décès. Les patients développant une réaction d'hypersensibilité doivent arrêter Trizivir. Chez ces patients, le traitement par Trizivir, ou par tout autre médicament contenant de l'abacavir (ex. : Kivexa, Ziagen), ne doit jamais être réintroduit.


Afin d'éviter tout retard dans le diagnostic et de réduire le risque de survenue d'une réaction d'hypersensibilité mettant en jeu le pronostic vital, le traitement par Trizivir doit être définitivement interrompu chez les patients pour lesquels une réaction d'hypersensibilité ne peut être exclue, même si d'autres diagnostics sont possibles (par exemple : affections respiratoires, syndrome pseudo-grippal, gastro-entérite ou réactions liées à d'autres traitements).

Des réactions d'hypersensibilité d'apparition rapide – mettant parfois en jeu le pronostic vital – ont été rapportées chez des patients après reprise du traitement par abacavir, alors que ceux-ci n'avaient présenté qu'un seul des symptômes évocateurs d'une réaction d'hypersensibilité (rash, fièvre, troubles gastro-intestinaux, respiratoires ou symptômes constitutionnels tels que léthargie et malaise) préalablement à l'arrêt du traitement. Le symptôme isolé de réaction d'hypersensibilité le plus fréquemment rapporté était un rash. De plus, une réaction d'hypersensibilité a été très rarement rapportée chez des patients pour lesquels un traitement a été ré-initié alors qu'ils ne présentaient au préalable aucun symptôme d'hypersensibilité. Dans les deux cas, s'il est décidé de ré-administrer Trizivir, cette reprise devra être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible.


Chaque patient doit être averti de la possibilité de survenue d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir.

Tableau 1 : Résumé des signes et symptômes associés à une hypersensibilité à l'abacavir (Les signes et symptômes rapportés chez au moins 10 % des patients présentant une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir sont en caractères gras).

Classe organe

Effets indésirables

Affections gastrointestinales

Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales , ulcérations buccales.

Affections du système nerveux et psychiatriques

Céphalées , paresthésie.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Lymphopénie.

Affections hépatobiliaires

Perturbation du bilan hépatique , hépatite, insuffisance hépatique.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Myalgies , rarement myolyse, arthralgies, élévation de la créatine phosphokinase.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée , maux de gorge, toux, syndrome de détresse respiratoire de l'adulte, insuffisance respiratoire.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rash (habituellement maculopapuleux ou urticariens).

Affections du rein et des voies urinaires

Elévation de la créatinine, insuffisance rénale.

Effets divers

Fièvre, léthargie, malaise , oedème, lymphadénopathie, hypotension artérielle, conjonctivite, anaphylaxie.


Effets indésirables rapportés avec chacune des substances actives de Trizivir


Les effets indésirables rapportés avec l'abacavir, la lamivudine et la zidovudine sont présentés dans le tableau 2. Ils sont listés par classe d'organe et par fréquence absolue. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : très fréquent (> 1/10), fréquent (< 1/10 et > 1/100), peu fréquent (< 1/100 et > 1/1000), rare (< 1/1000 et > 1/10 000) et très rare (< 1/10 000).


Des précautions doivent être prises pour éliminer une possible réaction d'hypersensibilité si l'un de ces symptômes est observé.

Tableau 2 : Effets indésirables rapportés avec chacune des trois substances actives de Trizivir

Abacavir

Lamivudine

Zidovudine

IMPORTANT : pour toute information sur l'hypersensibilité à l'abacavir, se référer à l'encadré détaillant l'hypersensibilité à l'abacavir ci-dessus et au tableau 1

Affections hématologiques et du système lymphatique

Peu fréquent : neutropénie, anémie (toutes deux parfois sévères), thrombocytopénie.

Très rare: érythroblastopénie.

Fréquent : anémie, neutropénie et leucopénie.

Peu fréquent : thrombocytopénie et pancytopénie avec hypoplasie médullaire.

Rare : érythroblastopénie.

Très rare : anémie aplasique.

Affections du système immunitaire

Fréquent : hypersensibilité.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent : anorexie.

Rare : anorexie, acidose lactique en l'absence d'hypoxémie.

Affections psychiatriques

Rare : anxiété, dépression

Affections du système nerveux

Fréquent : céphalées.

Fréquent : céphalées, insomnie.

Très rare : neuropathie périphérique (paresthésie).

Très fréquent : céphalées.

Fréquent : vertiges.

Rare : insomnie, paresthésie, somnolence, baisse de l'acuité intellectuelle, convulsions.

Affections cardiaques

Rare : cardiomyopathie.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent : toux, symptômes au niveau nasal.

Peu fréquent : dyspnée.

Rare : toux.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : nausées, vomissements, diarrhée.

Rare : pancréatite.

Fréquent : nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée.

Rare : hyperamylasémie, pancréatite.

Très fréquent : nausées.

Fréquent : vomissements, douleurs abdominales et diarrhée.

Peu fréquent : flatulence.

Rare : pigmentation de la muqueuse buccale, altération du goût, dyspepsie, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent : élévation transitoires des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT).

Rare : hépatite.

Fréquent : élévation des taux sanguins des enzymes hépatiques et de la bilirubinémie.

Rare : anomalies hépatiques telles qu'hépatomégalie importante avec stéatose.

Abacavir

Lamivudine

Zidovudine

Affection de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : rash (sans symptôme systémique).

Très rare : érythème multiforme, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell.

Fréquent : rash, alopécie.

Peu fréquent : rash et prurit.

Rare : pigmentation des ongles et de la peau, urticaire et sueurs.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent : arthralgie, troubles musculaires.

Rare : rhabdomyolyse.

Fréquent : myalgie.
Peu fréquent : myopathie.

Affections du rein et des voies urinaires

Rare : polliakurie.

Affections des organes de reproduction et du sein

Rare : gynécomastie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent : fièvre, léthargie, fatigue.

Fréquent : fatigue, malaise, fièvre.

Fréquent : malaise.

Peu fréquent : fièvre, douleur généralisée et asthénie.

Rare : frissons, douleur thoracique et syndrome pseudogrippal.


Effets indésirables rapportés avec l'abacavir


La plupart des effets listés ci-dessus surviennent fréquemment (nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, léthargie, rash) chez les patients présentant une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir. Par conséquent, chez les patients présentant un de ces symptômes, la présence d'une réaction d'hypersensibilité doit être soigneusement recherchée. Si le traitement par Trizivir a été interrompu chez des patients ayant présenté un de ces symptômes et s'il est décidé de réadministrer un médicament contenant de l'abacavir, cette reprise devra être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Des cas d'érythème polymorphe, de syndrome de Stevens Johnson ou de syndrome de Lyell, pour lesquels l'hypothèse d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir n'a pu être exclue, ont été très rarement rapportés. Dans ces cas, les médicaments contenant de l'abacavir doivent être définitivement arrêtés.


Effets hématologiques rapportés avec la zidovudine

Anémie, neutropénie et leucopénie, plus fréquentes aux posologies élevées (1200 – 1500 mg/jour) et chez les patients à un stade avancé de la maladie (en particulier chez les patients présentant une insuffisance médullaire avant traitement) et particulièrement chez les sujets ayant un taux de lymphocytes CD4 inférieur à 100/mm3. Une diminution de la posologie ou un arrêt du traitement peut être nécessaire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). L'anémie peut nécessiter des transfusions.


L'incidence des neutropénies est également supérieure chez les patients ayant de faibles taux de neutrophiles, d'hémoglobine et de vitamine B12 à l'initiation du traitement par la zidovudine.


Acidose lactique

Des cas d'acidose lactique, parfois fatale, associée habituellement à une hépatomégalie importante et à une stéatose hépatique, ont été observés après administration d'analogues nucléosidiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Lipodystrophie/anomalies métaboliques

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétro-cervical (bosse de bison).


Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que des hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Syndrome de Restauration Immunitaire

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).



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